Accueil‎ > ‎Jeux de rôle‎ > ‎Les oripeaux du roi‎ > ‎

Joseph Cavalier dit "Jo"

Né à Saucy/Meurthe (Vosges) Joseph Cavalier est dans sa jeunesse apprenti-mécanicien. Appelé sous les drapeaux le 22 août 1914, il est versé au 11e Régiment du Génie d'Épinal, où il fait ses classes. Fasciné par les exploits des aviateurs depuis longtemps, il réussit à se faire verser dans l'aviation au début de l'année 1915. Il est élève pilote à l'école Caudron du Crotoy. Il débute enfin sa carrière aéronautique en tant que pilote d'une escadrille d'observation, la C 47, basée près de chez lui à Corcieux.
En tant que pilote d'observation, le 6 août 1916, aux commandes d'un Caudron G4, il force un avion de reconnaissance Rumpler C.I allemand à atterrir derrière les lignes alliées. Après cet exploit, déjà titulaire d'autres victoires, il est muté au Groupe de combat 12 ou « Groupe des cigognes », plus précisément à l'Escadrille 103. Il ne fut pas rare qu'il abatte plusieurs avions en une journée, jusqu'à six le 9 mai, puis à nouveau le 26 septembre 1918.
En 1917, il affronte en duel aérien le pilote allemand Gunther von Beckman. Après s'être posés en catastrophe près des lignes anglaises, les deux hommes se battent, mais se sauvent mutuellement la vie. Joseph Cavalier est blessé à la clavicule et sera soigné par le Capitaine O’Donell , un médecin anglais du Royal Army Medical Corps, avec qui il aura un échange particulièrement sympathique quoique bref.

En tant que pilote de chasse, il met peu à peu au point une technique de combat qui consiste essentiellement à surprendre l'adversaire, lui porter un coup décisif au plus près et avec un minimum de munitions, et se soustraire à sa riposte. Plus précisément, Cavalier n'hésite pas à viser le pilote ennemi plutôt que son avion, ce qui conduit, en cas de tir réussi, à la perte irréversible de l'appareil. Sa forme physique, entretenue par une bonne hygiène de vie, lui permet de supporter facilement les contraintes des longs vols en altitude et le stress du combat. Il n'aura de cesse de professer sa méthode et de former de jeunes pilotes. Lors de ses premiers vols de chasseur solitaire, il privilégie ensuite, avec ses camarades, des dispositifs aériens dans lesquels il se taille la part du lion. Ses avions, SPAD VII, SPAD XIII et SPAD XII-canon, font l'objet de tous ses soins et de ceux de ses mécaniciens, par une mise au point minutieuse et la mise en place d'améliorations techniques astucieuses (systèmes optiques, amélioration de la ventilation du moteur). Joseph Cavalier, surnommé « Jo », termine la guerre avec tous les honneurs, arborant une croix de guerre 1914-1918 enrichie de 26 palmes et d'une étoile, ainsi que de nombreuses décorations étrangères. De plus, et surtout, son palmarès de pilote de chasse est stupéfiant.

Après la guerre, Jo, tout auréolé de sa notoriété, organise des meetings de voltige et de cascades aériennes. Passionné de sports et plus particulièrement de boxe, il mène en parallèle une carrière d’entraineur et de coach à Paris. Fin août 1928, il a été contacté par un acteur/réalisateur de cinéma muet britannique, Bismark Du Plessis, pour monter ensemble un projet de film dont le héros est un pilote de chasse anglais durant la grande guerre. Jo est associé en tant que doublure de l’acteur, et comme responsable technique des scènes aériennes.
 
 
 
 
 
 
Prologue :

Après une prise de contact à Paris suivie d’échange de courriers, Jo est invité à Londres en ce mois d’octobre 1928 par Bismark Du Plessis pour promouvoir le projet auprès de mécènes, dont le célèbre magnat des armes A.J. Webley. 

Comments