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Henry Hewart (a.k.a. Bismark Du Plessis)

De son vrai nom Henry Hewart, fils de l’honorable Gordon, Lord Hewart, juge en chef (à la retraite) qui siégeait à la division du roi (nommé en 1922 avec un salaire de 8000£), il est né en 1893. La résidence familiale est située à Kensington à l’ouest de Londres. Henry a deux sœurs, Melanie et Jean , la cadette.

  Son père l’envoit à Oxford en 1910 pour y poursuivre des études de droit. Mais le jeune Henry est dévoré par sa passion pour le théâtre et le cinéma et il suit des cours de comédie le soir en secret. Bien que de faible corpulence, il est particulièrement souple, ce qui lui ouvre très vite des portes vers le burlesque. Son père découvre la passion de son fils et un conflit éclate entre les deux hommes. Le jeune Henry prend alors la direction de la France puis des Etats Unis pour échapper à la pression paternelle. Il y prend le pseudonyme de Bismark Du plessis et décroche des seconds rôles. Pendant la première guerre, il poursuit sa carrière aux Etats-Unis où il rencontre le succès puis la notoriété. Il se retrouve à Hollywood où il joue à côté des plus grands (notamment D. Fairbanks dans « Martyrs of the Alamo », 1915, « Wild and wooly », 1917, et C. Chaplin dans « the Fireman », 1916, « The emigrant », 1917, « a dog’s life », 1918,  « Shoulder arms » , 1918 ). Il développe ses talents de cascadeur, cinéaste, et interprète au contact des stars américaines du moment et ne se contente plus du burlesque. Il sert même de doublure à D. Fairbanks dans certaines scènes d’action.

Après la guerre, auréolé de ses succès, il souhaite développer le cinéma muet en Europe et retourne en France, puis en Angleterre. Il rechigne toujours à révéler sa vraie identité, toujours en froid avec son père, toujours déçu qu’Henry n’ait pas pris sa succession, même si avec l’âge, il reconnaît une certaine fierté pudique envers son fils.

D’acteur, il passe réalisateur et se met lui même en scène. L’industrie du cinéma est encore timide en Europe comparée aux Etats-Unis et les finances manquent. Il projette de monter un grand film d’aventure dont le héros est un pilote de chasse anglais durant la grande guerre. Le projet est ambitieux et coûteux. De passage en France en été 1928, il convainc l’as de la deuxième guerre, Joseph Cavalier, dit « Jo », de prendre en charge la coordination technique des scènes aériennes et d’assurer sa doublure en vol. Fin août 1928, il contacte plusieurs mécènes anglais dont le célèbre magnat des armes A.J. Webley, héritier des manufactures d’armes éponymes. Celui-ci semble intéressé, et ils se rencontrent à deux reprises fin août et mi-septembre et échangent par courrier.

Jean, la sœur cadette de Bismark Du Plessis, se met elle-aussi au théâtre, toujours fascinée par son grand frère. Elle fait partie d’une troupe d’amateur londoniens et doit jouer en ce 17 octobre 1928 la première de la pièce Carcosa, ou « la Reine et l'Étranger » au Théâtre Scala sur Charlotte Street, dont un certain Talbot Estus est l’auteur. Elle tient à la présence de son illustre frère et lui adresse des invitations. Bismark ne raterait pour rien au monde les débuts de sa sœur chérie, la seule avec qui il a gardé des liens étroits. C’est  pour lui l’occasion de faire se rencontrer A.J. Webley et Jo Cavalier lors du cocktail servi à l’issue de la représentation. Il invite donc les deux hommes au théâtre. 

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