Compte-Rendu 2012

08/09/2012 - Double Ironman de suisse à Neftenbach

publié le 11 sept. 2012 à 11:47 par Thierry Delhaye   [ mis à jour : 15 sept. 2012 à 23:53 ]

En cette année de préparation pour mon Triple Déca Ironman, je me suis aligné sur le Double Ironman de Suisse pour 2 raisons :
  • faire un point sur mon état de forme,
  • retrouver la famille de l'Ultra qui, je l'avoue, me manquait : les triathlètes, les accompagnateurs qui se dévouent coeur et âme pendant toute la durée de la course et, les organisateurs sans qui ne ne pourrions pas faire notre sport.
Partis le jeudi matin de très bonne heure de Saint Grégoire du Vièvre (4h30), nous sommes arrivés à Neftenbach (Zurich)
jeudi en début d'après-midi. Après avoir installé notre caravane sur le bord du circuit, nous avons vu arriver la plupart des autres concurrents et, en particulier, Yves Beauchamp (concurrent du Quebec) et son team (Gérard, Pascal , Annick de Grenoble et Audréanne sa fille) qui se sont installés à côté de notre caravane. Et là, nous avons compris ce que signifiait "Ultra Family. Nous avons rapidement sympathisé et, j'ai beaucoup échangé avec Gérard ancien ultra-triathlète, vainqueur de plusieurs courses et Pascal organisateur du Défi Mondial de l'Endurance au Fontanil (triple Ironman). Il est toujours très important d'écouter ce que les "anciens" ont appris.

Le vendredi fut une journée de repos : préparation du vélo, test d'hématocrite,
présentation des athlètes et pasta party et de rencontre avec les autres français présents sur cette course : Sophie Garcia, Dominique Montié, Stéphane Théry et Ghislain Maréchal. 

Je ne sais pas trop où j'en suis au niveau de ma préparation mais, je suis détendu. Je n'ai pas fait de grosses sorties de vélo (3 sorties de 200 kilomètres) et, je me doute bien que cela va être difficile.

L'heure du départ arrive enfin et, ça y est, je suis parti pour 7,6 km de natation. Curieusement, je me sens bien et, surprise 2h15 plus tard, je sors de l'eau (j'améliore mon meilleur temps de 14 minutes) en 7 ème position.

Maintenant le vélo. Je n'ai pas repéré le parcours et, surprise, il y a 6 trottoirs à sauter et, un tiers du parcours est en montée (ah oui, on est en Suisse) dont 150 mètres avec un pourcentage relativement élevé. Après 3 tours à 31 kilomètres heure de moyenne, je réduis la vitesse car je viens de réaliser qu'il y a 57 tours. L'équipe logistique s'est étoffée ; en plus
d'Hélène, Gérard, Pascal et Annick s'occupent de ma nourriture : purée, crêpe jambon fromage, sandwich, ... Mieux
qu'au restaurant. Il fait de plus en plus chaud et, heureusement, on est sur le vélo. Les tours s'enchaînent mais, à partir du 240ème kilomètre, cela devient de plus en plus dur. Il est 20 heures (240
kilomètres au compteur)  et, il faut penser à manger, à se couvrir (jambières, manchettes, gilet fluo) et à allumer les lumières. Une nouvelle course commence ; rouler à vélo la nuit est difficile car on perd toute notion de la vitesse. Je termine le vélo (360 kilomètres) à 00h29 en 11 ème position.

Je commence à calculer et, je me dis, que si la course à pied se passe bien, je pourrais peut-être accrocher les 24 heures et, ainsi battre mon record. Après une transition calamiteuse de 11 minutes (j'ai froid et je n'arrive pas à me déshabiller) et l'aide d'Hélène, je pars pour la course à pied.

Accompagné d'Hélène à vélo, le rythme est bon pendant les 20 premiers kilomètres mais, au 20 ème kilomètre,  gros coup de pompe : la fatigue se fait sentir et, il faut que je me couche une vingtaine de minutes. Malgré le bienfait de cette sieste, je repars lentement sans rythme et suis obligé, à nouveau de m'arrêter pour une nouvelle sieste de 20 minutes. Je ne me fais plus d'illusion : les 24 heures seront pour une autre fois, il faut maintenant terminer. Je finis le premier marathon en 5h35 ....J'ai de meilleures sensations dans le second marathon (je m'arrête néanmoins 2 fois pour prendre un café et une tranche de pain) mais, je me rends compte que cela devient compliqué également pour les autres concurrents. Je passe de la 11 ème place, à la 10 ème puis à la 9 ème et, à 4 tours de l'arrivée à la
8 ème. IL faut maintenant gérer afin de garder cette place. Je demande à Hélène, qui m'accompagne toujours à vélo) de chronométrer mon avance sur mon poursuivant : elle m'annonce 3 minutes à 3 tours de l'arrivée. Je décide de jouer l'intox et, d'accélérer afin qu'il se rende compte au tour suivant qu'il perd du terrain. Je ne sais pas si cela a marché mais, bon je conserve cette 8 ème place. Temps de course catastrophique : 11h6 minutes.

Un grand merci à tous ceux qui m'ont envoyé leurs encouragements, à Gérard, Pascal et Annick pour leur aide logistique et, bien sur à Hélène pour ces 26 heures d'abnégation à m'encourager, me nourrir et à me suivre sur son vélo pendant toute la course à pied.

Je vous donne rendez-vous en février 2013 pour le double Ironman de Floride, en juin pour le double Iroman d'Allemagne et bien sur ne Août / Septembre pour ce grand défi en Italie. Avant cela, je courrai la SaintéLyon avec mes potes en décembre, ferai une semaine avec Serge Cordon pour le Téléthon immédiatement derrière.





01/07/2012 - Marathon du Mont Blanc

publié le 8 juil. 2012 à 12:17 par Thierry Delhaye   [ mis à jour : 8 juil. 2012 à 13:31 ]

Cela faisait des années que je n'avais pas participé à une compétition avec un copain. C'est ainsi qu'en novembre 2011, avec Patrick, nous avons décidé de nous inscrire au marathon du Mont-Blanc. Pour Patrick, cette course est son objectif de l'année et, il s'est entraîné comme un fou : 3 trails, séance de musculation, bref la totale.

En ce qui me concerne, cette compétition est l'occasion d'un gros entraînement avec un pote. Je n'ai rien fait de spécial à part du foncier (préparation de mes objectifs de la fin de saison).

Départ le vendredi 29 juin matin pour Chamonix où nous arrivons le soir vers 17 heures. Pätrick a trouvé un appartement à environ 30 kilomètres de Chamonix au niveau du plateau d'Assy.Installés, nous décidons d'aller retirer notre dossard et regardons la course du kilomètre vertical : 1000 mètres de dénivelé en 3,5 kilomètres ; un pourcentage de fou. Cette course a été gagnée par Kilian Jornet en 42 minutes.

Nous commençons à nous rendre compte du challenge que nous devons relever. En plus, il fait très chaud (plus de 30°C) ce qui contraste avec la température de la Normandie.

Samedi 30 juin : initialement, Patrick voulait courir et nager ; je l'en dissuade et, lui propose plutôt de marcher et de se reposer. Il fait de plus en plus chaud et, des orages sont annoncés. 

Dimanche 1 juillet : au réveil, les nuages sont présents mais, les organisateurs sont rassurants : pas de pluie avant 14 heures. Le départ de la course est donné à 7 heures et, nous sommes 2200 à nous élancer. La vedette de la course est Kilian Jornet qui vient s'entraîner pour l'UTMB.

Les 18 premiers kilomètres sont relativement plats (environ 900 mètres de dénivelé positif) et, nous les parcourons en 2 heures. Seul fait marquant, Patrick chute au 15
ème kilomètre et, se fait mal au niveau des abdominaux. Juste de le temps de le rebooster et, on est reparti.

Patrick
A la sortie du premier ravitaillement, début des hostilités : 1000 mètres de dénivelé positif en 6 kilomètres. Pas cool pour des normands ; c'est là où on se rend compte de la différence entre un montagnard et un Normand. J'arrive quand même à courir par intermittence lorsque le dénivelé n'est pas trop important et, je double pas mal de concurrents. Il me faut une heure pour arriver au sommet du col des Posettes qui culmine à un peu plus de 2200 mètres d'altitude. 

La descente est loin d'être naturelle : je me fais doubler par de nombreux concurrents et risque de tomber à chaque passage technique. Je ne vais guère plus vite qu'à la montée. On ne s'improvise pas descendeur ou plutôt cascadeur. J'arrive au 31ème kilomètre en 4 heures.

Ar
A cet instant, je me dis que je vais terminer en 5 heures et 30 minutes mais, c'est sans compter sur les dernières difficultés. Dès la sortie du ravitaillement, je me rends compte que les jambes sont de plus en plus lourdes et, que la fin va être terrible. 
La montée finale se découpe en 4 paliers : 
   - un premier palier de 4,5 kilomètres avec des pourcentages relativement faibles mais, je n'arrive plus à courir,
   - un second palier de 1,5 kilomètres avec des pourcentages très importants ou l'on arrive à peu près à 2000 mètres ; je galère,
   - un troisième palier de 3,5 kilomètres en descente,
   - un quatrième palier de 1,5 kilomètres avec des pourcentages de folie et, en particulier pour les 400 derniers mètres. Heureusement, le public, monté avec le téléphérique  est présent et nous pousse dans nos retranchements. 

Je termine en 6 heures et 38 minutes en 686 ème position ; Patrick termine 10 minutes plus tard en 793 ème position.

Pour information, KIlian Jornet, vainqueur de l'épreuve, termine en 3 heures et 38 minutes.

14/04/2012 - 6 heures de Gravigny.

publié le 10 mai 2012 à 11:56 par Thierry Delhaye   [ mis à jour : 10 mai 2012 à 12:51 ]

Première épreuve endurante de l'année : les 6 heures de Gravigny.

     La ville de Gravigny se situe à côté d'Evreux ; j'ai pris la décision de participer à cette compétition après les 30 kilomètres de Saint Paër. 

     Le début de la saison est difficile et, je n'ai pas beaucoup de kilomètres dans les jambes; La saison sera longue et, tous mes objectifs sont programmés pour la seconde partie de saison : 8 septembre pour un double Ironman où je vais tenter de passer sous la barre des 24 heures et, l'objectif premier : les championnats de France des 24 heures où je vais tenter de passer la barre des 240 kilomètres. Mais, dans ma tête, trotte déjà le défi de 2013 : le triple decaironman.

     Matin gris, temps normand avec un crachin que l'on ne connait qu'en Normandie et, grosse surprise sur la ligne de départ où je retrouve Philippe Gleize qui est venu pour m'encourager. Il y a personnes que l'on connait peu (on s'est croisé quelques semaines en 2007 sur une mission chez Natixis), on ne s'est pas vu depuis cette date mais, via facebook, il m'a retrouvé et, depuis ce temps il suit mes activités sportives. Sympa, très sympa ...

     Midi pétante, le départ est donné. 6 heures de course, cela fait un bail que je n'ai pas couru aussi longtemps (je n'ai fait que 3 sorties de plus de 20 kilomètres). Dans ma tête trotte l'idée de battre mon record personnel qui date de 2010 : un peu moins de 71 kilomètres et, je règle le partenaire virtuel de mon GPS sur un rythme de 5 minutes par kilomètre soit 72 kilomètres en 6 heures.

     Il "crachote" et, je pars couvert malgré la température assez élevée. Les premiers partent vite et, je ne peux pas m'empêcher de les suivre quelques kilomètres. Résultat : 13,3 kilomètres en une heure pour moi, plus de 14,5 kilomètres pour le trio de tête ; un rythme de folie. Ce départ rapide, je sais que je vais le payer plus tard mais, je continue : 26,3 kilomètres à la fin de la seconde heure, 30 kilomètres en 2h 20, le marathon en 3h21. Je suis encore en avance sur mon objectif de plus de 8 minutes au marathon. Il fait de plus en plus chaud et, en fait, je suis déshydraté .... Je m'en rends compte mais, c'est trop tard.

     A partir de ce moment et, pendant les 2 heures qui suivent, je vais perdre toute mon avance sur mon objectif. Je commence à me rendre compte que la fin de l'épreuve va être difficile mais, je n'imagine pas encore le cauchelar que je vais endurer.

     A partir de la 5ème heure, les jambes sont de plus en plus lourdes et, à partir de 5h15 de course, je ne peux plus courir. C'est la première fois que je ressens de telles sensations. Je décide donc de marcher le reste de la course et de discuter avec les autres coureurs. 

     Je suis forcément déçu et, je refais la couse dans ma tête : départ trop rapide, déshydratation, les deux à la fois ?

     Après quelques jours de réflexion, je décide, afin de tenir mon objectif, des 24 heures, de courir deux courses de 100 kilomètres :
    • le 17 mai : les 100 kilomètres de Steenwerck avec comme objectif 9 heures,
    • le 15 juillet : les 100 kilomètres de Cléder avec comme objectif 8h30.
     Avec ces temps, je suis loin, très loin de mon temps à Millau en 1998 de 7h26 minutes mais, il ne faut pas oublier, qu'aujourd'hui, je suis un ultra-triathlète et, à ce titre, je dois faire du vélo, courir et nager. 

     TOUT CET ENTRAINEMENT N'A QU'UN SEUL OBJECTIF : RÉUSSIR A COURIR 30 IRONMAN EN 30 JOURS EN 2013.

26/02/2012 - 30 km de Saint Paer

publié le 27 févr. 2012 à 11:26 par Thierry Delhaye   [ mis à jour : 27 févr. 2012 à 12:53 ]

Première course de l'année : les 30 km de Saint-Paer.

Cela fait des années que je me disais que je devais participer, à nouveau, à cette course (ma dernière participation remontait à 1999) et, c'est chose faite cette année. Cela s'est décidé à la dernière minute  et, cette course s'est intégrée dans mon entraînement (sortie vélo la veille de 100 km). Je devais également cela à mon club d'athlétisme :
EMSAM, co-organisateur de la course.

Cette année, je vais consacrer une grande partie de ma saison à la course à pied avec, comme objectif les championnats de France de 24 heures qui auront lieu le 6 octobre à Vierzon (OBJECTIF : 240 km).

Nous sommes plusieurs copains à participer à cette course  et, nous faisons du co-voiturage : 
  • Jean-françois, triathlète de Rouen, qui prépare le marathon de Londres (22 avril) et l'Ironman de Nice avec comme objectif de se qualifier pour Hawaï pour fêter ses 50 ans,
    Jeff
  • Olivier, triathlète de Pont-Audemer,
    Olivier
  • Arnaud, coureur à pied, qui prépare le marathon de Londres.
    Arnaud
L'objectif initial est simple : faire une sortie longue a 12 km/h et, si possible, rester groupé.

Le départ de la course est donné à 10 heures et, nous devons parcourir 3 fois le même tour. Notre départ est prudent et, nous courons le premier tour a un peu plus de 12 km/h. Au fur et à mesure, nous augmentons le rythme. Cette course est vraiment sympathique et, le circuit qui nous est proposé est vallonné ; aucune grosse bosse mais une succession de petites montées et descentes. Dommage que le brouillard soit resté durant la course. 

2h13 minutes plus tard, nous franchissons la ligne avec, je dois l'avouer les mollets un peu dur. Cela s'est confirmé le lundi matin ... L'organisme est vraiment ingrat ....

Prochain rendez-vous, le 1er avril au trail de l'Union.

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Thierry Delhaye,
28 févr. 2012 à 11:45