Le discernement

"C'est pour un discernement que je suis venu en ce monde : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir et que ceux qui voient deviennent aveugles."

(Jean, IX, 39)

 

 

     Depuis plus de 10 ans, je m'intéresse au discernement parce qu'il constitue, à mes yeux, le principal facteur-clé de succès d'une entreprise. Et cela, à tous les niveaux hiérarchiques. En particulier, c'est la qualité du discernement des équipes dirigeantes dans le choix de leurs collaborateurs et la détermination de la stratégie  qui va conditionner la réussite ou l'échec collectifs.

 

    C'est de discernement dont ont manqué tous ceux qui se sont engouffrés dans la folie des subprimes.


     Déterminer le temps opportun pour lancer une action, saisir une opportunité de marché, déceler l'occasion d'une réorientation stratégique ou voir ce qu'il faut changer au bon moment, constituent autant d'applications concrètes du discernement. Sans le savoir, nous discernons à chaque instant. Mais plus ou moins bien.

  C'est pourquoi il n'est pas inutile de se former, autant que se peut, à cette qualité déterminante (cf. "Accompagnement personnel").

 

     Le discernement est la capacité à voir clair dans la complexité. Quand le contexte est obscur, l'environnement économique confus et les urgences pressantes, c'est alors qu'il faut garder la tête froide pour y voir clair. Des principes, des méthodes, des exercices préalables, peuvent y aider.

 

     Il faut distinguer :

          le discernement stratégique, portant sur une situation donnée

          le discernement managérial, portant sur les hommes

          le discernement éthique, portant sur un dilemme ou un cas de conscience

 

 

Un discernement différencié suivant les trois niveaux dans l'entreprise

 

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