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15-01 Maslow

publié le 23 janv. 2015 à 10:15 par Marc Polizzi   [ mis à jour : 23 janv. 2015 à 10:32 ]

RECONTEXTUALISONS MASLOW 

La pyramide de Maslow :
Et si elle était conjoncturelle, mais pas universelle?

Depuis les années 1970, les approches humanistes, ainsi que certaines méthodes de coaching, ont pris l'habitude de s'appuyer sur la pyramide de la hiérarchie des besoins issus des travaux d' Abraham Maslow. Or ce modèle a été proposé alors que le contexte économique était dans un passage de son histoire très spécifique. Notamment par exemple à partir des années 1950 où le mot abondance est devenu présent à tous les niveaux. Il s'agissait donc d'un contexte économique très différent de celui que nous connaissons aujourd'hui. C'est pourquoi, dans cet article, nous vous proposons de revenir sur le contexte  qui a accompagné les découvertes et observations de Maslow. Ensuite nous nous poserons la question de savoir si son modèle ne recèle pas quelques pièges pour ceux qui le croient adapté à 100% à la réalité d’aujourd’hui.

Présentation d’Abraham Maslow

Né en 1908 et décédé en 1970, Abraham Maslow est un psychologue américain reconnu dans le monde  du travail pour ses recherches déterminant les besoins qui motivent les êtres humains. Il est également reconnu comme l'un des fondateurs de l'approche humaniste, celle-ci considérant l'être humain dans ses quatre dimensions physique, émotionnelle, mentale et spirituelle.

Évolution du contexte économique américain en parallèle aux études de Maslow

Maslow a 21 ans quand se produit le krach boursier  de 1929 qui conduira à ce qu'on a appelé la Grande Dépression. Cette crise entraînera la chute des salaires et des faillites de nombreuses banques. Jointe à des périodes de grandes sécheresses, elle verra, la ruine de nombreux fermiers avec dans le monde ouvrier plus de 12 millions de chômeurs, et plus de deux millions de sans-abri. À partir de 1940, quand il décide de se pencher sur ce qui détermine les comportements humains, c'est tout naturellement vers les sentiments de peurs, de privations, et d'insécurité qu'il s'oriente. Nous sommes au seuil de la 2e guerre mondiale et pour les États-Unis le service militaire obligatoire vient d'être rétabli.
1945, les États-Unis sortent grand vainqueur de la guerre. Seule puissance alliée n'ayant subi aucune destruction sur son territoire, sa supériorité économique est écrasante : elle assure les 2/3 de la production mondiale, elle possède les 3/4 des stocks d'or et a une maîtrise et une avance technologique incontestable. C'est à cette période que Maslow se tourne vers l'étude des sentiments positifs que sont la motivation et la satisfaction.
Au début des années 1950, ses études sur la motivation évoluent et il s'interroge sur l'accomplissement de soi. C'est le plein essor du rêve américain l"american way of live" : un mode de vie basé sur l'abondance et la facilité. Ce modèle de société illustre une société où chacun peut réussir et où être riche est symbole de réussite sociale. Sur le plan économique, c'est l'apologie d'une société d'abondance avec une consommation de masse. En parallèle c'est une période de plein emploi avec un niveau de salaires moyens élevé, la facilité des crédits, l'accès à la civilisation de loisirs. La suprématie d'Hollywood, l'influence de la télévision, le "star-system" et l'apparition des premiers parcs d'attractions en sont des illustrations.
1960, soit dix ans plus tard ce sont les expériences mystiques et les états modifiés de conscience qu'il va choisir d'observer et d'analyser. Suite à ses observations, il va établir une théorie qui va être reprise dans le monde du management et qu'on va appeler la pyramide des besoins de Maslow.

Présentation de la pyramide des besoins

Cette représentation pratique en tant que modèle a par contre fait oublier un élément essentiel : si Maslow a parlé de hiérarchie des besoins, il en avait une vision dynamique un élément qui est souvent oublié dans l'utilisation qui en est faite.
Autre fait important à signaler il n'a étudié qu'une population instruite et occidentale pour l'établir et il semble même qu'il se soit exclusivement appuyé sur l'observation de ses collègues de travail. Il en fera d’ ailleurs mention dans sa publication "Il est vrai que la plupart des gens avec lesquels nous avons travaillé ont eu l'air d'avoir ces besoins de base dans l'ordre indiqué".

Qu'en est-il aujourd'hui?

Le piège le plus courant, si on estime que cette pyramide est toujours valable à 100%, est représenté par le dernier étage : le besoin de se réaliser dans son travail. Pourquoi ?
- Sur le plan managérial, c'est un très bon argument pour manipuler les cadres en  leur faisant miroiter que le travail peut être épanouissant ou que, s'ils s'investissent vraiment, ils vont vers de la réalisation personnelle. En parallèle, si je ne réussis pas à être heureux au travail, c'est signe que je ne suis pas assez adapté, que je ne fais pas ce qu'il faut puisque par ailleurs tout le monde affiche un grand bonheur d'être là.
- Sur le plan individuel, le besoin de se réaliser dans le travail va prêter à une autre confusion pour les personnes ayant entrepris un chemin de développent personnel. En effet, elles vont fusionner réalisation personnelle et activité professionnelle ce qui est une confusion très pénalisante en 2010-2015. Elles vont croire que c'est une équation qui est à la portée de tous alors qu'il n'y a pas de travail et que la société traverse une véritable crise dans ce domaine. D'où de nombreuses erreurs commises. Cela peut pousser à prendre des décisions inadaptées parce que l'on s'imagine qu'on va pouvoir trouver mieux ailleurs et qu'il existe une activité où l'on va pouvoir s'épanouir.
D'ailleurs Maslow lui-même nous met en garde dans l'un de ses écrits datant de 1962 :
<< Depuis que ce cahier a été écrit en 1923, l'entreprise Non-Linear Systems a dû subir une réduction de la demande pour ses produits ainsi qu'une concurrence croissante pour ce marché en contraction. Puisque ce cahier n'était pas une description de cette seule entreprise, je n'ai pas besoin de changer d'avis sur les principes qui y sont exposés. Mais il est important de répéter ici ce qui est souligné dans le cahier encore et encore, que ces principes sont valides essentiellement dans de bonnes conditions, plutôt que lorsque le temps menace. On peut faire un parallèle dans la motivation de vie d'un individu avec le contraste qui existe entre sa motivation de croissance et sa motivation défensive (homéostasie, désir de sécurité, réduction de la douleur et des pertes, etc.).
On peut s'attendre à ce que l'individu sain soit flexible et réaliste; c.-à-d. capable de passer de la croissance à la défense selon que les circonstances l'exigent. L'extrapolation théorique intéressante pour une organisation serait de s'attendre à ce qu'elle aussi soit capable de  flexibilité, de passer de l'efficacité "par beau temps" à l'efficacité "par mauvais temps" si les circonstances l'exigent. Il me semble que c'est précisément ce qui s'est produit et se produit aujourd'hui chez Non-Linear, bien que ceci doive bien sûr être démontré par la recherche. >> (voir nota 1)
Rappelons-nous : quelle est la motivation ou l'objectif primordial d'avoir d'une activité professionnelle ? C'est bien sûr celui de nous assurer un revenu afin d'être en sécurité sur le plan matériel. L'espace où je peux me réaliser sera celui de la sphère privée, et là je fais ce que je veux comme je veux.

Conclusion

Un dicton dit "Si tu ne peux pas faire ce que tu aimes apprends à aimer ce que tu fais". Si dans le contexte d'aujourd'hui ce que je propose ne correspond pas aux besoins de la population, de mes clients ou de mes patients, il est sage de réorienter ma stratégie. Cela ne signifie pas que nous sommes incompétents. Cela ne veut pas dire non plus que ce que nous proposons n'est pas intéressant, mais plus simplement que le contexte n'est pas demandeur de ce type de services ou de produits en ce moment. Ce n'est pas leur priorité.
En période de guerre, et nous sommes dans le cadre d'une troisième guerre mondiale économique, le mot d'ordre est survivre. Qu'est ce que cela signifie concrètement ? Faire ce que l'on peut avec les opportunités du moment. Il est nécessaire de s'adapter. D'où l'extrême importance de savoir gérer son stress, d'avoir une hygiène de vie et des pratiques régulières afin de rendre la situation et le contexte professionnel au moins neutres et traverser cette période qui risque de durer le moins mal possible.
Et bien sûr : "L'espace où je peux me réaliser sera celui de la sphère privée, et là je fais ce que je veux comme je veux !"

Nota 1 :
Au cours de l'été 1962, Maslow a tenu un cahier alors qu'il se trouvait dans une usine en Californie du Sud. Le cahier, à l'origine ronéotypé, était intitulé "Summer Notes" (Notes d'Été). Le cahier a d'abord été publié sous le titre "Eupsychian Management" et n’était pratiquement connu que des universitaires et des théoriciens du Business. Il a été réédité en 1998 sous le titre : "Maslow on Management".

14-06 Autodiscipline

publié le 23 juin 2014 à 06:50 par Pascale et Marc   [ mis à jour le·1 nov. 2014 à 13:47 par Marc Polizzi ]

LIBERTÉ ET AUTODISCIPLINE 

Introduction 

En développement personnel, trouver le chemin de la liberté intérieure est la clé pour celui qui désire s'émanciper de toutes ses peurs et de ses limites. 
En parallèle si nous considérons le domaine de la spiritualité, acquérir la liberté intérieure, c'est prendre sa vie en main au lieu de l'abandonner aux tendances forgées par les habitudes et les visions de la Vie du mental. Dans les deux cas, il y a bien la notion de sortir d'une sorte de conditionnement qu'il se soit créé suite à notre histoire personnelle ou suite à aux schémas imposés par la société. 

La liberté 

Prenons la définition du mot liberté, la première pensée qui y est associée pour la majorité d'entre nous c'est : "pouvoir faire ce que je veux, quand je veux, comme je veux, etc." Prenons maintenant la définition du dictionnaire: 
  • état de quelqu'un dégagé de toute obligation 
  • pouvoir d'agir sans contrainte. 
Cette notion de liberté d'où provient-elle ? Elle est la conséquence de notre désir d'être notre propre maître. En extérieur, elle va se manifester, sur le plan collectif, à travers la nécessité par exemple de se délivrer d'une dictature. 
Et sur le plan individuel ? Cela va être la même chose : à un moment donné de notre évolution, le besoin de libérer de ce qui nous tyrannise et de ce qui nous fait souffrir va devenir impératif. Toute notre démarche va aller dans le sens de s'affranchir de  nos pulsions irrationnelles. Ceci dans le but de pouvoir agir non plus sous l'influence de nos peurs, mais en fonction de références internes justes et adaptées. Adaptées à qui nous sommes au plus profond, adaptées également à ce qui juste ici et maintenant dans ce contexte. Nous avons bien compris que la liberté intérieure est un état d'être avant toute autre chose. Mais qui en nous peut être en mesure de nous dicter nos comportements ou sait si bien jouer ce rôle de dictateur ? D'un côté il va y avoir notre inconscient d'où l'intérêt de devenir conscient de nos programmes. De l'autre, il y a notre ego, fidèle au poste, prêt à entrer en conflit avec tout ce qui lui déplaît ou prêt à chercher désespérément à s'approprier ce qu'il désire. 
Dans cette recherche de la liberté intérieure nous n'évoquerons pas  le premier primordial pas qui consiste à ne plus externaliser et à prendre conscience que nous sommes cocréateurs de notre souffrance.  Sans cette première prise de conscience nous cherchons toujours et encore à l'extérieur, nous restons plus ou moins persuadés que c'est de la faute à l'autre : conjoint, famille, travail, étrangers,  ... Ce n'est qu'une fois cette première étape primordiale intégrée que notre propos de ce jour à un intérêt.
Je vous propose aujourd'hui de nous pencher sur les outils qui sont à notre disposition pour acquérir cette maîtrise de soi, celle  où l'ego est à sa juste place et ne peut plus avoir le pouvoir de nous asservir à son bon vouloir.

L'autodiscipline  

Cet outil qu'il va nous falloir mettre en place et que dans les traditions spirituelles on qualifie de vertu c'est l'autodiscipline. Combien d'entre nous à la seule lecture ou évocation de ce mot sentent déjà de la réticence voire une vraie résistance... presque une allergie à ce mot ? Maintenant que vous savez que c'est la meilleure "des armes", celle à laquelle votre ego ne peut pas résister si vous faites l'effort de la mettre en pratique, vous êtes en mesure de comprendre toutes vos réactions, tous les arguments que va vous proposer le mental pour rejeter cette fameuse vertu. L'autodiscipline c'est la seule façon de s'éduquer à la maîtrise de soi. D'ailleurs depuis la nuit des temps les maîtres nous l'enseignent. Que ce soit dans les arts martiaux avec la maîtrise de ses réflexes, la musique avec la maîtrise de son instrument, les pratiques de jeûne, de méditation, etc. l'autodiscipline est un point clé sans lequel l'accès au savoir-être ne peut pas se produire. Si nous prenons l'exemple de la musique, il y a bien la nécessité d'apprendre à jouer de son instrument, de s'entraîner, de répéter de nombreuses fois les mêmes morceaux . La liberté dans l'exécution et l’interprétation des partitions viendra après seulement l'acquisition de cet apprentissage. L'autodiscipline c'est aussi bien la capacité à résister aux tentations, que la capacité à s'imposer un effort. Or dès que nous voulons atteindre un objectif, quel qu’il soit il faudra être prêt à consentir à un minimum d'efforts. Au départ l'autodiscipline demande effectivement beaucoup d'effort parce qu'il s'agit de créer un réflexe, une nouvelle habitude. Or l'ego aime bien nous maintenir dans une sorte de paresse. Regarder simplement l'instant où nous voulons nous mettre à méditer. Nous nous installons sur notre coussin. Et puis à peine installé nous trouvons déjà que quelque chose ne va pas. Nous essayons plusieurs positions  pour trouver la plus confortable. Au besoin nous allons chercher un autre coussin. Puis ce problème enfin résolu, nous avons l'impression d'avoir soif. Pas une petite soif, mais une soif du genre impérative qui exige d'être satisfaite sur le champ. Ou alors nous venons de nous souvenir d'un truc hyper-important à faire. Bref notre ego nous persuade de mille et une façons de faire autre chose que ce que nous avions prévu initialement. La grande difficulté de l'autodiscipline c'est qu'il y a toujours, au début, ce passage où il faut affirmer sa volonté et faire le choix de qui nous voulons être dans cet instant, mais aussi dans le futur. En effet ces instants-là conditionnent aussi tout notre futur. Dès l'instant où notre ego ne peut plus nous manipuler, car nous avons acquis la liberté intérieure de faire les choses pour notre bien, l'extérieur ne pourra plus non plus nous manipuler.

Comment développer l'autodiscipline ?

Il ne va pas s'agir de transformer toute sa vie du jour au lendemain. Commencer à son niveau en adoptant un objectif adapté à son rythme va être important. En effet il ne s'agit pas de vous mettre un objectif inatteignable ni un objectif sur lequel votre ego aura prise. Donc le moyen le plus facile pour éviter ces écueils est de commencer par créer une nouvelle habitude très simple qui ne vous prendra que quelques minutes par jour. Prenez un exercice connu passant par la médiation corporelle (qi-gong ou tout autre exercice de respiration, yoga, chant des voyelles, etc.). Déterminez quel est le moment dans la journée où il est le plus facile pour vous de pratiquer votre exercice sans risquer d'être interrompu . Rappelez-vous que l'objectif est de créer une nouvelle habitude au même titre que vous avez su créer le réflexe de vous brosser les dents ou de laver régulièrement vos mains. Souvent, il est conseillé de faire cela le matin dès le lever afin d'éviter le fameux piège du "tout à l'heure" appelé également "je le ferai un plus tard" et qui est sûr de glisser tout naturellement vers le "jamais". Ensuite, pour continuer dans l'optique de couper l'herbe sous le pied à votre ego rendez cet exercice "ridiculement simple" en décidant de vous engager à faire cet exercice cinq minutes par jour. Qui n'a pas cinq minutes à consacrer à son bien-être ? Personne ne peut décemment prétendre sur une journée de 24h soit un total de 1440 minutes ne pas être en mesure de trouver ces fameuses cinq minutes ! Ensuite, maintenir ces trois points : exercice, moment de la journée, et temps sur un minimum de 30 jours.
Pour vous aider à maintenir cet effort sur le long terme, votre motivation va être essentielle. Pour la soutenir avoir bien présent à l'esprit pourquoi vous avez décidé de mettre en place cette habitude est la clé. Votre but est d'acquérir de l'autodiscipline celle-ci étant synonyme de maîtrise de soi et donc de liberté intérieure. Vous imposez ce choix délibéré de vous forcer à faire cet exercice tous les jours quoiqu'il se passe est la méthode la plus sûre pour ne plus être manipulé par votre ego. Et plus vous  persévérerez dans le maintien de la pratique de votre exercice qui, rappelons-le, contribue à votre bien-être, vous assure d'être centré ou sans stress, plus vous augmenterez l'estime de vous-même et la confiance de vous. Un autre point qui va augmenter notre motivation à persévérer,  c'est le fait de bien prendre le temps de ressentir son état intérieur une fois l'exercice accompli. Prendre le temps d'en ressentir les effets bénéfiques afin de bien en garder la mémoire.

Conclusion

L'autodiscipline est la clé pour celui qui ne veut plus être manipulé par son ego, mais également pour celui qui, globalement, n'a pas envie d'être manipulable sur un plan plus général. Comment la société a-t-elle du pouvoir sur les individus ? De la même façon que l’ego quand il nous incite à cultiver notre paresse naturelle, à choisir les solutions de facilité, à oublier que le bien-être est quelque chose qui se cultive sur le long terme et qu'il s'agit d'un état d'esprit à trouver en soi et non à l'extérieur (par exemple au travers de biens de consommation). Alors qui choisissez-vous d'être ? Que préférez-vous ? Cinq minutes de médiation corporelle avec à la clé la sérénité de la liberté intérieure ou refuser tout effort et continuer à être le jouet de vos conditionnements et de votre ego ? À chaque instant nous avons le choix de basculer dans une attitude ou l'autre. C'est ce qu'on appelle le libre arbitre. Oui nous avons le libre arbitre de cultiver ou non  notre bien-être intérieur et l'autodiscipline  est l'acte incontournable par lequel nous entérinons le choix de devenir des êtres de pleine conscience. Nous comprenons ainsi pourquoi l'autodiscipline est une véritable vertu pour ne plus être manipulé par nos peurs. Sachant  qu'au-delà cela signifie également ne plus être manipulable par l'extérieur qu'il s’agisse de son chef de service, de sa meilleure amie !
Une vraie clef pour l'autonomie. 

14-04 Confusion

publié le 11 avr. 2014 à 05:36 par Pascale et Marc   [ mis à jour : 6 août 2014 à 01:58 ]

CONFUSION 

Introduction 

Depuis décembre 2012 nous ne cessons de parler des nouvelles énergies et de la nécessité de mettre en place de nouveaux repères, c'est-à-dire de nouvelles façons de guider notre vie. Nous savons aussi que c'est à partir de ces nouvelles attitudes d'esprit que pourront en découler de nouveaux comportements. D'où l'importance d'écrire ses tables de la Loi. Ce sujet ayant déjà été abordé dans un article précédent, je vous propose d'évoquer aujourd'hui certaines difficultés que nous pouvons rencontrer et qui sont essentiellement liées à de la confusion. 

Confusion sur la simplicité 

La première de ces confusions concerne l'une des nouvelles valeurs de l'ère du Verseau : la notion de simplicité. Ce qui est simple va être par définition clair, facile à comprendre, facile à faire, facile à utiliser, facile à appliquer. Et voilà le piège, car le pas peut vite être franchi de faire l'amalgame avec la facilité. Pourquoi est-ce un piège que les assimiler comme synonymes ? Et bien la facilité du fait qu'elle induit l'absence d'exigence, l'absence d'effort ou de difficulté vont créer l'illusion que la simplicité est automatiquement facile, accessible sans effort, etc. Or nous avons tous de nombreuses preuves qu'abandonner la complexité dans une société où celle-ci est valorisée n'est pas une tâche facile. Il y a beaucoup de situations où la solution la plus simple nous paraît impossible à mettre en place, et ceci parce que nous n'avons jamais appris ou été autorisés à agir ainsi. Par exemple : je suis invité à une fête de famille et à chaque fois j'en reviens démoli. La solution la plus simple est de ne plus y aller parce que ce n'est pas une ambiance écologique pour nous. Mais pour cela il va falloir prendre sur soi - réviser sa notion de culpabilité, de bien, de mal, de "il faut" et oser confronter la famille ou trouver un prétexte acceptable par le reste du groupe pour expliquer son absence. Bref mettre en place toute une stratégie cohérente pour appliquer sa solution, car l'objectif final n'est pas de se couper de sa famille. Nous pouvons bien voir à travers cet exemple que ce qui est simple de prime abord n'est pas sans exiger de nous un certain nombre d'efforts donc rien à voir avec la facilité. 

Confusion sur le lâcher-prise 

La deuxième notion où il est très vite fait d'introduire de la confusion c'est celle du fameux lâcher-prise quand on l'associe à « il suffit d'attendre ». En effet lâcher-prise devient alors synonyme de passivité, d'inertie, de laisser-faire. Or à quel moment va intervenir le besoin  de lâcher-prise ? Que signifie cette attitude intérieure sur le plan mental ou spirituel ? Lâcher-prise signifie qu'il est devenu inutile de résister, il y a un processus d'acceptation à vivre, d'accueil d'une réalité contre laquelle il est inutile de s'opposer. Le grand classique sera par exemple de lâcher ses attentes envers les autres ! Rien à voir avec je deviens passif. Et si le besoin de lâcher prise est associé à : j ai posé des actes et j'attends le feed-back de l'univers pour savoir si ce que je propose correspond à un besoin, il sous-entend toujours une limite à ce temps d'observation et de pause. 

Confusion entre l'objectif et le moyen 

Autre confusion très courante c'est celle qui va consister, au bout d'un certain temps, à assimiler le moyen à l'objectif. Exemple : je gagne de l'argent pour m'assurer de la sécurité et du confort. L'argent est bien le moyen de remplir mon objectif qui est la sécurité et le confort. Mais combien de gens ont oublié à quoi servait de gagner de l'argent pour n'être plus obnubilé que par le fait gagner de l'argent. Le moyen est bien devenu l'objectif. Autre exemple : Dans l'enfance pour ne pas souffrir (= l’objectif) nous mettons en place des stratégies (= des moyens). Ainsi pour ne pas souffrir j'ai appris à résister à la pression du contexte familial. Une fois devenue adulte, la personne développe des multitudes de stratégies pour « tenir le coup ». La résistance, qui était le moyen utilisé par l'enfant, est devenue l'objectif de l'adulte. 

Confusion entre se laisser guider et se laisser aller 

Enfin dernier exemple de confusion possible, c'est  celle qui peut être associée à l'attitude : "je me laisse guider par la Vie". La tentation, une fois de plus, peut être de glisser vers le : "je me laisse aller", et une forme de mollesse ou d'inaction qui peut s’avérer très préjudiciable sur le long terme. Si se laisser guider par la Vie peut être rapprochée de l'image d'aller dans le sens du courant de la rivière, cela revient à comprendre qu'autour de nous il y a des énergies présentes et que tout contexte inclut son potentiel de ressources. Ensuite c'est à nous de mobiliser ces ressources, de les utiliser, voire de les faire fructifier. Donc, comme le surfer sur sa vague, se laisser guider par la Vie c'est  savoir saisir l'opportunité de chaque instant, ou de chaque rencontre, ce qui implique, nous l'aurons compris, un vrai investissement de notre part et une conscience à l'opposé de la passivité et du laisser-aller. 

Conclusion 

Nous voyons combien notre tâche est complexe et combien il est nécessaire plus que jamais de rester vigilant dans l'état d'esprit que nous désirons cultiver, dans l'intention exacte que nous mettons derrière nos pensées, nos paroles ou nos actes. Mais soyons rassurés nous avons 2000 ans pour faire face à ce vaste challenge de l'ère du Verseau

Pascale
Article paru dans la Newsletter TQ n°11 été 2014

14-02 Externalisation

publié le 23 mars 2014 à 04:23 par Pascale et Marc   [ mis à jour : 6 août 2014 à 02:00 ]

EEE : Externalisation, Ego et Evolution 

Introduction 

Le chemin qui conduit à la sérénité et au bonheur passe obligatoirement par la connaissance de soi. Et celle-ci est tributaire d'un certain nombre d'étapes. Nous allons aborder dans cet article la première étape indispensable à franchir et à dépasser pour entamer le chemin de notre évolution. Il s' agit de l'acceptation du fait que nous sommes seuls responsables de notre état intérieur. 
Beaucoup de livres, d'articles, de méthodes, parlent de notre pouvoir de co-création. Mais l'angle sous lequel ils le présentent en faisant principalement référence à une réalisation de nos désirs n'est guère constructif. Bien au contraire il entretient et renforce  plutôt l'illusion que: 
  • "si j'avais ceci ou cela je serais plus heureux", 
  • "si j' avais une maison, je me sentirai mieux", 
  • "si j avais un mari, je ne me sentirai plus seule",  
  • etc.
Peu expliquent que ce pouvoir de co-création est avant tout à exercer dans la relation avec nous-mêmes et qu'il concerne essentiellement notre état intérieur. 
Prendre la responsabilité de ses émotions, de ses difficultés ou de ses stress est absolument incontournable pour celui qui a une démarche de développement personnel et spirituel. 
Externaliser : le piège n°1 !

Qu'est ce que cela signifie concrètement? 

Cela implique de cesser d'externaliser. C’est-à-dire de penser, croire que, si nous souffrons d'une situation, c'est la faute de l'autre, de la société, etc.De la même façon c'est cesser de penser et de croire que c'est à l'autre de nous rendre heureux, de nous donner de la reconnaissance ou de changer de comportement. 

Pourquoi est-ce que cela constitue une véritable prise de conscience exigeant une volonté d’ évolution sans faille? 

Tout simplement parce que ce réflexe d' externalisation a été mis en place dès l'enfance et correspondait à une stratégie de défense vis-à-vis de l'extérieur. Pour nous protéger, nous adoptons l'habitude de travestir la réalité. Par exemple l'enfant qui revient avec une mauvaise note, rejette sur le professeur la cause de son échec: "de toutes les façons il ne peut pas me voir". De même le sportif qui fait une contre-performance, pour ne pas entacher l'estime de lui-même, va évoquer comme justificatif les conditions météo ou une défaillance de son coach. 
Si nous regardons ce phénomène sous l'angle de la psychologie, on appelle cela le phénomène de projection. Ainsi une personne en proie à des pulsions, des pensées, des désirs qu'elle ne peut reconnaître pour siens utilise un mécanisme de défense imaginaire. Elle les déplace sur autrui. Les projections permettent une première adaptation à la vie et sont incontournables. Mais la plupart du temps elles finissent par perturber, voire empoisonner les relations entre les personnes. La difficulté vient du fait qu'elles préexistent à toute forme de conscience et sont en quelque sorte un phénomène naturel. Chacun gagnera à les reconnaître et à les intégrer. Mais nous comprenons bien, également, que, le refus d'entrer dans cette démarche puisse être guidé par la peur de se confronter à son intériorité. Effectivement il faut beaucoup de courage et d'humilité pour entamer une démarche de développement personnel. 
Oser se demander si, ce que l'on reproche à l'autre, vient peut-être de soi! Oser se dire, que l'on reporte peut-être dans sa vie actuelle, des conflits vécus dans le passé! "Est-ce que je ne suis pas en train de régler  mes comptes avec mon père toujours absent quand je critique mon compagnon ou tous les hommes?" Une telle attitude exige des efforts et de la constance. C’est oser aller voir toutes les facettes de nous-mêmes que nous n'acceptons pas, que nous jugeons ou refoulons. C'est aborder ce que Jung a appelé nos ombres. Or lorsque je croise quelqu'un qui éveille en moi ces parties que je rejette, je vais ressentir un malaise. 

L'autre agit comme un miroir. Si nous ne pouvons pas reconnaître que nous avons le même problème (peut-être sous une autre forme et dans un autre domaine) nous attribuons à l'autre la source de notre malaise. Ainsi, par exemple, je reproche à l'autre d’être trop dépensier. Ma démarche devrait être avant tout de me demander: "Y-a t il un domaine où moi aussi je dépense sans compter?". Cela peut être par exemple mon énergie comme  un domaine où je m'investis beaucoup trop. Ma réaction peut aussi être en lien avec quelque chose que je m' interdis alors que l'autre se l'autorise sans souci. Par exemple l'autre sait se reposer et ne rien faire et moi je suis incapable de cela. Alors quand je le vois dans un fauteuil à lire tranquillement je ne le supporte pas. Autre cas: Ce qui me fait défaut je ne peux le tolérer chez l'autre: je ne supporte pas telle personne, car elle réussit dans un domaine où je suis loin d’ être à l'aise, etc. 

De l'autre côté du miroir...

Nous comprenons bien les conséquences d'une telle attitude. À partir de l'instant ou j'externalise cela, signifie que je transfère à l'autre quelque chose qui m'appartient. Je vais lui demander de prendre en charge la gestion de mes émotions ou des situations qui me stressent en le rendant responsable des mes mal-êtres, de mes échecs, etc. Je perds mon pouvoir, je deviens dépendant du bon vouloir des autres, etc. avec toutes les peurs qui peuvent s'y raccrocher: la peur d'être abandonné, d'être rejeté ou trahi, etc.
Mais je crée aussi toute une série d'attentes. Or les autres ne sont pas là pour satisfaire nos attentes et d’ailleurs, comme par hasard, ils y répondent très rarement. Nous savons par expérience que: qui dit attente déçue dit forcement frustration et donc souffrance. Avec en parallèle une incapacité à accueillir ce qui se passe dans l'instant puisque toute notre attention est occupée à attendre quelque chose de précis et qui de plus n'arrivera jamais. 

Le comportement de l'autre me dérange ou me fait souffrir: premier réflexe je pense que c 'est l'autre qui a un problème. Or c'est celui qui est dérangé ou qui souffre qui a le problème. C'est à lui de travailler soit pour changer son point de vue et accueillir l'autre dans sa différence soit s'il s'agit d'un comportement réellement inadmissible portant atteinte à son intégrité pour changer de contexte et d'environnement.  
Dans le désir d'une vie de couple, on rencontre également beaucoup la croyance que c'est l'autre qui va nous rendre heureux et parfois même: l'autre doit me rendre heureux! Comment quelqu'un d'extérieur pourrait-il savoir nous rendre heureux alors que nous-mêmes ignorons comment faire? L'attitude juste n'est-elle pas d'abord de savoir-être heureux soi-même? 

Conclusion 

Tant que nous choisissons d'externaliser nous ne pouvons ni évoluer ni co-créer de bonheur. Nous sommes enfermés dans une spirale descendante qui exige pour en sortir de renoncer à un réflexe archaïque devenu plus pénalisant que bénéfique.
Prendre conscience et accepter que c'est notre façon d'interpréter les événements qui est à la source de notre état intérieur et cesser de rendre l'extérieur responsable de nos mal-êtres est vital pour celui qui désire se co-créer plus de joie et de paix intérieure. 

12-05 Femme Lunaire

publié le 23 mars 2014 à 03:22 par Marc Polizzi   [ mis à jour le·23 mars 2014 à 07:19 par Pascale et Marc ]

Yin, Femme lunaire & Lune rouge

Comment...
  • Comment en tant que femme se reconnaître et être en accord avec sa féminité ?
  • Comment en tant qu'homme reconnaître et être en complétude avec le féminin incarné par les femmes de mon entourage ?
  • Comment faire passer simplement et naturellement le message du cycle féminin à mon compagnon ? 
  • Comment le transmettre à ma fille, à ma petite fille pour qu'elle le vive comme une véritable richesse intérieure, une ressource et non comme une contrainte ou un handicap ?
Miranda Gray, après un premier livre intitulé « La femme lunaire » (épuisé à ce jour), nous offre l'opportunité de répondre à toutes ces questions en éditant une reprise de son premier livre sous le titre « La lune rouge » aux éditions Macro. Ce livre a le mérite de sortir de toutes les connotations biologiques et médicales, féministes ou sociétales, pour nous ramener à l'essence du processus du cycle féminin. Pour cela l'auteure a remonté le temps et nous  propose la vision chamanique de ce qui est vécu à travers la féminité et l'expression de sa physiologie.

Livre initiatique pour les femmes

Ainsi, derrière chaque phase du cycle féminin y a-t-il l'énergie d'une saison. Déjà derrière cette notion, nous avons une clé majeure. En effet pour chacun il est évident que, spontanément, nous ne sommes pas attirés par les mêmes activités en hiver qu'en été. Nous ne nous sentons pas pareils au printemps ou en automne. Nous connaissons aussi tous les avantages de respecter et de nous appuyer sur cette logique de la Nature : l'agriculture en est un bel exemple qui le pratique depuis la nuit des temps. Tout l'enjeu de ce livre est derrière cette conception que la nature fait bien les choses, que tout a un sens et que, dès l'instant où l'on change son regard, ce qui était un moins peut devenir un plus, ce qui était perçu comme une fatalité devient une opportunité. Ce livre nous fait cheminer vers cette conscience que le cycle féminin est un vrai plus dès qu'on en saisit le sens profond.

En avoir conscience va permettre d'abord de mieux s'accueillir car on saura de ce qui est en jeu en nous à cet instant-là. Puis dans un deuxième temps on pourra intégrer tous les potentiels qu'offre chaque période. Cela va nous permettre d'être ainsi en parfait accord avec nous-même avec ce qui est disponible à ce moment-là sans chercher à aller à contre courant et essayer de faire des choses pour lesquelles l'énergie n'est pas présente. 

Parallèlement il est important de nous souvenir ceci: à chaque fois que nous choisissons de vivre la réalité de l'instant telle qu'elle se présente dans notre vie comme dans notre physiologie, sans ressentir le besoin de l'éviter, de la combattre, de lui résister ou de vouloir la modifier, nous vivons ce que l'on nomme l'état d'éveil. A travers le cycle menstruel, les femmes ont une magnifique opportunité de travailler sur beaucoup de facettes pouvant faire obstacle à accéder cet état. Pensons à utiliser la façon dont nous vivons nos cycles pour faire par exemple le bilan de la relation avec nous-même, mais aussi celui de notre relation aux autres et à la Vie. Chaque mois notre physiologie nous offre un espace où nous observer, constituant un baromètre où nous pouvons trouver des repères pour mieux guider notre évolution et cultiver l'accès à cet état d'éveil.

L'auteure propose également en parallèle, pour celles qui le souhaitent, toute une série d'exercices pour se découvrir et intégrer toutes ses facettes. Sur son site : WombBlessing.com vous trouverez deux protocoles, deux rituels d'intégration traduits en français :

En conclusion, un livre, à lire et à offrir sans modération, qui a le mérite de redonner au cycle féminin sa juste place et ainsi à aider toutes les femmes à encore mieux rayonner ce qu'elles sont en tant que femmes, mères, ou compagnes.
Pascale
Article paru dans la Newsletter TQ n°6 de mai-juin 2012

12-01 Les Tables de la Loi

publié le 23 mars 2014 à 02:39 par Marc Polizzi   [ mis à jour : 23 mars 2014 à 02:55 ]

Les Tables de la Loi

En ces temps de Pas_Sages dans les énergies de 2012, il est différentes traditions bien connues liées au mois de janvier : celles des vœux que l'on s'adresse les uns aux autres et puis celles des bonnes résolutions que l'on décide pour soi.
Les PAS SAGES de la Vie...
Commençons tout d'abord par un petit rappel historique : C'est en 532 que l’Église de Rome décida que l'année commencerait le 1er janvier. Mais c'est en 743 AV-JC que le Roi Numa Pompilius décida d'introduire 2 mois (janvier et février) supplémentaires au calendrier romain de l'époque et de dédier l'un d'eux à Janus divinité de premier rang. Cela a pour conséquence de nous connecter à une arcane bien spécifique : arcane du latin arcanum, chose cachée secrète...

En effet ce dieu qui avait le privilège d'être invoqué avant toutes les autres divinités, est celui qui préside aux commencements et aux passages : Janus était le Dieu des Portes et des Ouvertures. Donc ce n'est peut être pas un hasard si la coutume a choisi de se placer dans cette période là. Cette énergie de Janus nous invite à réfléchir à quelles ouvertures nous aimerions aller, vers quels pas sages nous aimerions cheminer. En cette époque chaotique où nos repères sont particulièrement bousculés, où nos certitudes volent en éclats, il est très intéressant de démarrer l'année en ayant entrepris ce que nous allons appeler nos tables de la Loi. Pour nous aider dans notre démarche et bien en intégrer le sens, je vous propose de revenir aux Tables de la Loi les plus célèbres dans notre monde judéo-chrétien celles que Dieu aurait dicté à Moise sur le mont Sinaï.

Petit rappel du contexte : Le peuple d’Israël a fui l’Égypte où il subissait la Loi de Pharaon et s'est réfugié dans le désert. Dieu convoque Moise en haut du mont Sinaï pour sceller un pacte d'Alliance avec son peuple et énonce 10 paroles. Nous les connaissons sous le nom des 10 commandements, ce sera le code de l'alliance.

Le peuple devenu libre ne voulant plus être guidé par les lois de Pharaon, il lui faut un nouveau mode d'emploi pour définir de nouveaux repères, afin de mieux être et mieux vivre cette liberté fraîchement acquisse.

Cette image des tables va ensuite se retrouver sur le fronton des synagogues et même dans les temples protestants en remplacement de la croix (jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes ou cela disparaîtra). C'est la « Loi » considérée comme un mode d'emploi de la liberté offerte par le Dieu libérateur (et non comme un moyen d'acquisition de salut).

Dernier rappel dans l'ancien Orient, lors d'une alliance entre 2 puissances on disposait, dans le temple des deux partenaires, un document gravé devant être lu périodiquement pour rappeler à chacun ses engagements.

Donc nos tables de la Loi devront être un pacte d'alliance avec nous-même, références quand nous serons perdus dans le désert, pour nous restituer rapport à nos objectifs. Références quand nous serons dans le mal-être parce que nous sommes devenus incohérents par rapport à une de nos valeurs, etc. Elles seront également à relire régulièrement pour bien garder en mémoire ce que nous avons choisi d'incarner.

Comment procéder?

Le modèle le plus simple serait de partir des 4 plans (modèle PEMS) et de regarder ce que nous désirons mettre en avant dans le domaine physique, émotionnel mental et spirituel.

Exemple:
  • Dans le plan Physique : je décide de respecter les besoins de mon corps physique
  • Dans le plan Énergétique émotionnel: je prends conscience de ce que je ressens
  • Dans le plan Mental: je fais le choix de travailler la communication non violente
  • Dans le plan Spirituel: je deviens de plus en plus présent en quittant les fonctionnements automatiques et conditionnés
Ainsi voici 4 règles de base qui peuvent déjà donner amener à pleins de réflexions sur la mise en place des moyens pour les appliquer régulièrement dans son quotidien.

Ecrivons nos propres tables de la loi...
Autre exemple:
  • je privilégie la Joie en moi et autour de moi
  • je cultive le principe d'Unité
  • je choisis l'évolution
  • je deviens de plus en plus conscient en développant mon attention, en devenant observateur de moi même
  • je peux être le témoin détaché et libre de ce que j'observe
Tout ce qui se rapporte à l’éthique, la déontologie, les valeurs spirituelles aura une place de choix dans ces tables de Votre Loi.

Prendre le temps d'y réfléchir en y revenant plusieurs fois à plusieurs jours d'intervalles. Puis ensuite les rédiger et se fixer des rendez-vous tout au long de l'année pour les relire et ainsi les garder bien présentes à l'esprit. Ces actes vont être plus que jamais une règle d'or en cette année où nous sommes invités à nous quitter les énergies du poisson pour nous préparer à co-créer le futur dans les nouvelles énergies de ce grand cycle qui commence.

Article paru dans la Newsletter TQ n°3 de janvier 2012.

11-11 Le Couple du Verseau

publié le 23 mars 2014 à 02:23 par Marc Polizzi   [ mis à jour : 23 mars 2014 à 02:56 ]


3- Le Couple du Verseau

La relation de couple est un sujet qui est fréquemment au cœur des consultations en thérapie, en coaching ou, au minimum, une des préoccupations de beaucoup d'entre nous.

Quel est notre objectif quand nous décidons de créer un couple ?

A ce niveau beaucoup de leurres existent et de fausses croyances circulent depuis la nuit des temps, entretenant des illusions vites sources de frustrations et de souffrances. La première de cette vision  erronée de l'objectif du couple c'est « l’Autre va me rendre heureux ». La deuxième c'est : « L'autre en m'aimant vient me renvoyer que je lui suis nécessaire. »
Derrière ces deux illusions (bien entretenues par les contes de fées) nous allons voir à  quelle réalité de couple nous aspirons : c'est celle ou chacun est censé compenser les manques de l'autre avec toute la dépendance qui en découle et au delà la notion de pouvoir. Si je m'en remets à l'autre pour me rendre heureuse, je lui donne mon pouvoir tout comme j'aurai du pouvoir sur lui si son bonheur dépend de moi. On se rend bien compte, comment et pourquoi, dans de telles conditions, la relation au fil du temps peut devenir douloureuse.
Et si le couple était tout à fait autre chose, si le couple c'était plutôt du 1+1=3 comme nous l’enseigne l’approche systémique.

1 + 1 = 3

Le « 1 » c'est moi autonome dans la satisfaction de mes besoins, le deuxième « 1 » c'est l'autre, également tout à fait capable de remplir ses besoins, et, ensemble, nous venons créer quelque chose de plus, quelque chose que nous ne pourrions pas vivre si nous restions seuls, c’est le « 3 ». Dans cette optique, le couple c'est la fameuse cerise sur le gâteau, c'est ce plus, qui, s'il existe : « c'est super », et s'il est absent : je continue d'être heureux. Ce trois, cette autre énergie que nous pouvons vivre grâce au couple, c'est ce que l'on nomme la complétude.
1+1=3 la réussite du couple du Verseau

Pour chacun d'entre nous, prenons les trois besoins fondamentaux qui vont ressortir comme prioritaires dans la relation de couple. Prioritaires car ils vont être source d'épanouissement. Ces besoins sont différents d'une personne à l'autre et le but sera de rencontrer quelqu'un, non pas ayant les mêmes besoins que soi, on ne cherche pas son clone, mais une personne ayant des besoins qui vont pouvoir créer cette fameuse complétude.

Donnons un exemple : Une personne a des besoins de découvertes, « j'adore découvrir » et mon partenaire lui a le besoin de contribution c'est à dire qu'il éprouve un grand plaisir dès qu'il peut contribuer à la réalisation d'un projet. Vous lui proposez des vacances dans un nouvel endroit ce qui équivaut pour vous à remplir votre besoin de découvertes. L'autre, sans effort, aura tout de suite envie de collaborer à cette idée puisque « qu'apporter une pierre à votre édifice » est un plus pour lui.
Autre exemple : vous avez un besoin de silence, pouvoir être côte à côte sans forcement parler. Si pour l'autre dans son paysage émotionnel ou mental, la notion d'habitudes est importante (besoin de ritualisation), votre manière d'agir est importante afin de rentrer dans son cadre. Ainsi, à chaque fois que vous vivrez votre besoin de silence, lui le ressentira comme une satisfaction de son besoin de ritualisation.
Dernier exemple : Pour vous les rituels sont importants fêter les anniversaires, avoir vos petites coutumes. Si l'autre a un besoin d'ouverture, c'est à dire prend du plaisir à regarder les différences quand il vous verra mettre en œuvre ce qui est pour lui « une autre chose à laquelle il n'aurait pas pensé » il sera comblé.

Identifier ce qui est important pour nous dans une relation amoureuse, c'est à dire avoir conscience de ses besoins, et connaître quels sont les besoins chez l'autre qui peuvent venir s'articuler avec les nôtres, pour justement créer cette complétude, est un plus quand on désire vivre une relation de couple durable dans le temps et épanouissante .
Article paru dans la Newsletter TQ n°1 de novembre 2011

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