24 heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig


     



Interprétation : Marie Guyonnet

Conception : Marie Guyonnet et Jean Pennec

Durée : 1 heure 05

L'histoire:

Au bout de nous-mêmes, nous-mêmes…

Un casino, la Riviera, une veuve sauve un jeune homme du suicide. En seulement 24 heures, ils vont vivre les passions les plus folles. 24 ans plus tard et pour la première fois, cette femme se libère du secret qui l’obsède et du non-dit dans lequel elle s’est enfermée.

Passant avec brio de l’ombre du souvenir à la lumière de l’aveu, Marie Guyonnet nous donne à voir le travail des forces mystérieuses qui animent nos sentiments, cette confusion des sentiments si chère à Stefan Zweig.


 
                    


                  

Extraits du texte

J'ai pensé que cette absurde façon de se tourner sans cesse vers le passé prendrait fin si je pouvais parler librement à quelqu'un de cet unique jour de ma vie. C’est pourquoi je fais cette étrange tentative de vous prendre comme confident et je vous en remercie.

Donc, ce soir-là, j'entrais au Casino.....Et là je vis deux mains comme je n'en avais encore jamais vu. Une main droite et une main gauche accrochées l'une à l'autre à la manière de deux animaux en train de se mordre, deux mains qui se serraient et qui s'affrontaient d'une manière si convulsive que les articulations des phalanges craquaient avec le bruit sec d'une noix que l'on casse. C'étaient des mains d'une beauté rare, des mains extraordinairement longues et minces. Je les ai regardées ces mains. Je les ai regardées toute la soirée. Des mains extraordinaires, vraiment uniques.

Cette nuit fût tellement pleine de colère et de haine, de discussions, de larmes, de supplications qu'elle me parût durer mille ans. Deux êtres humains enlacés sur le bord de l'abîme, l'un enragé de mourir, l'autre innocent, sortant complètement transformés, différents, un autre esprit… On ne vit une telle heure qu'une seule fois dans son existence.

Dans ces dix heures, l’expérience que j’avais acquise de la réalité était infiniment plus grande que celle que m’avaient procurée précédemment quarante ans de vie respectable.

Cela m’a fait du bien d’avoir pu vous raconter cela. Je suis maintenant soulagée et presque joyeuse… Je vous remercie.


Nous avons été accueilli:

Théâtre des Corps Saints au Festival d'Avignon du 7 au 30 juillet 2016 - création

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Theatre la Boderie,
29 juin 2016 à 04:43
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Theatre la Boderie,
29 juin 2016 à 04:45
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29 juin 2016 à 04:46
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29 juin 2016 à 04:46
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29 juin 2016 à 04:44
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29 juin 2016 à 04:44
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Theatre la Boderie,
29 juin 2016 à 04:45
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