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George Gordon Byron (2)

Qui trop se hâte reste en chemin (n’arrive pas toujours)

(So much haste bodes right little speed)

 
George Gordon Byron
(1788 – 1824)
 
(source : wikimedia)
 
 
Werner ou l’Héritage
Werner or The Inheritance
 
 Traduction : Amédée Pichot
 
Lieu de la Scène. — Les trois premiers actes sur la frontière de Silésie,
et les deux derniers au château de Siegendorf, près de Prague.
 
Scene. —Partly on the frontier of Silesia,
and partly in Siegendorf Castle, near Prague.
 
 
Epoque. — La fin de la guerre de trente ans.
 
Time. —The close of the thirty years' war.
 
 
Acte II
 
Scène I (extrait)
 
(...)
 
 

 

STRALENHEIM. [Aloud to Fritz and Idenstein

 
So, Sirs! how have you sped in your researches?

 

 

STRALENHEIM.
 

Eh bien ! avez-vous réussi dans vos perquisitions ?

 

IDENSTEIN.

 
Indifferently well, your excellency.

 

 

IDENSTEIN.
 

Assez bien, Excellence !

 

 

STRALENHEIM.
 

                                                             Then

I am to deem the plunderer is caught?

 

 

STRALENHEIM.
 

Je puis donc croire que le voleur est pris.

 

 

IDENSTEIN.
 
Humph!—not exactly
 

 

IDENSTEIN.
 

Hem ! pas précisément.

 

 

.STRALENHEIM.
 

Or at least suspected?

 

 

STRALENHEIM.
 

Ou du moins soupçonné.

 

 

IDENSTEIN.
 

Oh! for that matter very much suspected.

 

 

IDENSTEIN.
 

Oh ! pour cela, très-soupçonné !

 

 

STRALENHEIM.
 

Who may he be?

 

 

STRALENHEIM.
 

Qui peut-il être ?

 

 

IDENSTEIN.

Why, don't jou know, my lord?

 

 

IDENSTEIN.
 

Quoi ! ne le connaissez-vous pas, monseigneur ?

 

 

STRALENHEIM.
 

How should I? I was fast asleep.

 

 

STRALENHEIM.
 

Comment le connaîtrais-je ? j'étais endormi.

 

 

IDENSTEIN.
 

                                                                 And so

Was I, and that's the cause I know no more
Than does you excellency.

 

 

IDENSTEIN.
 

Et moi de même ; et voilà pourquoi je n'en sais pas plus que Votre Excellence.

 

 

STRALENHEIM.
 

Dolt!

 

 

STRALENHEIM.
 

Le butor !

 

 

IDENSTEIN.
 

                                                                 Why, if

Your lordship, being robb'd, don't recognise
The rogue; how should I, not being robb'd, identify
The thief among so many? In the crowd,

May it please your excellency, your thief looks

Exactly like the rest, or rather better:

'Tis only at the bar and in the dungeon

That wise men know your felon by his features;

But I 'll engage, that if seen there but once,

Whether he be found criminal or no,

His face shall be so.

 

 

IDENSTEIN.
 
 

Eh bien ! si Votre Seigneurie, victime du vol, ne reconnaît pas le filou, comment, moi, qui n'ai pas été volé, le distinguerais-je parmi tant de gens ? Dans la foule, n'en déplaise à Votre Excellence, votre voleur ressemble exactement aux autres, ou il a même meilleure mine : c'est seulement au tribunal et en prison que les hommes sages connaissent les coquins : mais je parierais que, si on l'y a vu une seule fois, condamné ou absous, son visage ne mentira pas.

 

 

STRALENHEIM. (to Fritz.)
 

Prithee, Fritz, inform me

What hath been done to trace the fellow?

 

 

STRALENHEIM, à Fritz.
 

Je t'en prie, Fritz, informe-moi de ce qui a été fait pour atteindre le voleur.

 

 

FRITZ.
 

                                                                    Faith !

My lord, not much as yet, except conjecture.

 

 

FRITZ.
 

Ma foi, monseigneur, peu de chose, si j'en excepte les conjectures.

 

 

STRALENHEIM.

 

Besides the loss, (which, I must own, affects me

Just now materially,) I needs would find
The vihain out of public motives; for
So dexterous a spoiler, who could creep
Through my attendants, and so many peopled
And lighted chambers on my rest, and snatch
The gold before my scarce closed eyes, would soon
Leave bare your borough, Sir Intendant!

 

 

STRALENHEIM.
 
 

La perte que je fais m'affecte, je l'avoue, matériellement, dans les circonstances présentes ; mais, en outre, je voudrais trouver le fripon pour l'intérêt public ; car un filou si adroit, qui a pu se glisser parmi mes gens à travers des appartements éclairés, et venir prendre mon or sous mes yeux à peine fermés, aurait bientôt mis votre bourse à sec, monsieur l'intendant.

 

 

IDENSTEIN.

                                                              True;

If there were aught to carry off, my lord.

 

 

IDENSTEIN.
 

En effet, monseigneur, s'il y avait quelque chose à prendre...

 

 

ULRIC.
 

What is all this?

 

 

ULRIC.
 

Qu'est-ce que tout cela ?

 

 

STRALENHEIM.
 

You join'd us but this morning,

And have not heard that I was robb'd last night.

 

 

STRALENHEIM.
 

Vous n'êtes revenu auprès de nous que ce matin, et vous n'avez pas su que j'avais été volé cette nuit.

 

 

ULRIC.
 

Some rumour of it reach'd me as I pass'd

The outer chambers of the palace, but

I know no further.

 

 

ULRIC.
 

J'en ai ouï murmurer quelque chose en traversant l'avenue de ce palais, mais voilà tout.

 

 

STRALENHEIM.
 

It is a strange business:

The intendant can inform you of the facts.

 

 

STRALENHEIM.
 

C'est un étrange événement. L'intendant peut vous informer du fait.

 

 

IDENSTEIN.
 

Most willingly. You see

 

 

IDENSTEIN.
 

Très-volontiers... Vous voyez...

 

 

STRALENHEIM. (impatiently)
 

Defer your tale,

Till certain of the hearer's patience.

 

 

STRALENHEIM, avec impatience.
 

Différez votre histoire, jusqu'à ce que vous soyez certain de la patience de votre auditeur.

 

 

IDENSTEIN.
 

                                                                    That

Can onjy be approved by proofs. You see ——

 

 

IDENSTEIN.
 

Il faut des preuves pour prouver... Vous voyez...

 

 

STRALENHEIM. (again interrupting him, and addressing Ulric.)
 

In short, I was asleep upon a chair,

My cabinet before me, with some gold

Upon it, (more than I much like to lose,

Though in part only:) some ingenious person

Contrived to glide through all my own attendants,

Besides those of the place, and bore away

An hundred golden ducats, which to find

I would be fain, and there's an end; perhaps

You (as I still am rather faint,) would add

To yesterday's great obligation, this,

Though slighter, yet not slight, to aid these men

(Who seem but lukewarm) in recovering it?

 

 

STRALENHEIM, l'interrompant, et s'adressant à Ulric.
 
 

En peu de mots... je dormais sur un fauteuil ; j'avais devant moi mon écritoire avec plus d'or que je n'en voudrais perdre : quelque rusé coquin s'est glissé parmi mes domestiques et les gens du château ; il est venu m'enlever cent ducats d'or, que je serais bien aise de retrouver ; voilà tout. Peut-être qu'épuisé comme je le suis par le danger que j'ai couru hier, je ferai bien de m'adresser à vous, et de vous prier d'ajouter un nouveau service à tout ce que je vous dois, en aidant ces gens (qui me semblent bien tièdes) à recouvrer mon argent.

 

 

ULRIC.
 

Most willingly, and without loss of time ——

(to Idenstein.) Come hither, Mynheer!

 

 

ULRIC.
 

Très-volontiers, et sans perdre de temps... (A Idenstein.) Venez, monsieur

 

IDENSTEIN.
 

But so much haste bodes

Right little speed, and ——

 

 

IDENSTEIN.
 

Mais, comme dit le proverbe, qui trop se hâte n'arrive pas toujours.

 

 

ULRIC.
 

Standing motionless

None; so let us march, we 'll talk as we go on.

 

 

ULRIC.
 

Et qui reste immobile, jamais. Allons, nous parlerons en chemin.

 

 

IDENSTEIN.
 

But ——

 

 

IDENSTEIN.
 

Mais...

 

 

ULRIC.
 
Show the spot, and then I 'll answer you.
 

 

ULRIC.
 

Montrez-moi l'endroit, et je vous répondrai.

 

 

FRITZ.
 
 I will, Sir, with his excellency's leave.
 

 

FRITZ.
 

J'irai avec vous, seigneur, avec la permission de Votre Excellence.

 

 

STRALENHEIM.
 

Do so, and take yon old ass with you. 
 

 

STRALENHEIM.
 

Allez, et prenez ce vieux âne avec vous.

 

 

FRITZ.
 

Hence!

 

 

FRITZ.
 

Partons.

 

 

ULRIC.
 

 Come on, old oracle, expound thy riddle!

[Exit with Idenstein and Fritz.

 
../...

 

 

 ULRIC, à Idenstein.
 

Allons, antique oracle, explique ton énigme.

(Il sort avec Idenstein et Fritz.)

 
../...

 

 
 

  
Hâte-toi lentement !
Festina lente
 
La vitesse extrême s'unit rarement avec la prudence et la sûreté
 
Assez tôt, si assez bien
Sat cito si sat bene
 

 
 
Qui trop se hâte reste en chemin
 

 

Ce proverbe est de Platon, qui s'en servait pour recommander de ne pas agir avec précipitation, mais de suivre une marche bien mesurée. Caton l'ancien avait coutume de dire : Sat cito, si sat bene; assez tôt, si assez bien. Tout cela revient au mot célèbre de Chilon, hâte-toi lentement, que l'empereur Auguste se plaisait à répéter, et qu'Erasme appelait le roi des adages.

Il faut se hâter lentement dans les affaires importantes, surtout dans l'étude ; car on gagne bien du temps en n'allant pas trop vite, et l'on ne peut bien connaître que ce qu'on a examiné en grand détail.


 
Dictionnaire étymologique, historique, et anecdotique des proverbes et des ...
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