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Friedrich von Schiller

L'homme est pour tout homme un frère

[Alle Menschen werden Brüder

All men become brothers(*)]

 
 

Friedrich von Schiller
(1759 - 1805)
 
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c6/Anton_Graff_-_Friedrich_Schiller.jpg/220px-Anton_Graff_-_Friedrich_Schiller.jpg
(source : wikimedia)

 


Ode "à la joie" 

(an die Freude) 



 

RECITATIF (basse)

Freunde, nicht diese Töne!

Sondern laßt uns angenehmere anstimmen, 

Und freudenvollere!

Mes frères cessons nos plaintes !

Qu'un cri joyeux élève aux cieux nos

chants de fêtes et nos accords pieux !


ALLEGRO ASSAI (solistes et choeur)

Freude, schöner Gotterfunken,

Tochter aus Elysium,

Wir betreten feuertrunken

Himmlische, dein Heiligtum!

Deine Zauber binden wieder,

Was die Mode streng geteilt;

Alle Menschen werden Brüder,

Wo dein sanfter Flügel Weilt.

Joie ! Joie! Fille de L'Elysée,

Flamme prise au front des dieux,

Nous entrons l'âme enivrée

Dans ton temple glorieux.

Ton magique attrait resserre

Quand la mode en vain détruit ;

L'homme est pour tout homme un frère

Où ton aile nous conduit.


Wem der große Wurf gelungen,

Eines Freundes Freund zu sein,

Wer ein holdes Weib errungen,

Mische seinem Jubel ein!

Ja, wer auch nur eine Seele

Sein nennt auf dem Erdenrund!

Und wer's nie gekonnt, der stehle .

Weinend sich aus diesem Bund.

 

Si le ciel comblant ton âme,

D'un ami t'a fait l'ami,

S'il te donne un coeur de femme,

Suis nos pas au seuil béni !

Viens, si tu n'aimas qu'une heure

Qu'un seul être sous les cieux !

Vous que nul amour n'effleure,

En pleurant, fuyez ces lieux !


Freude trinken alle Wesen

An den Brüsten der Natur;

Alle Guten, alle Bösen.

Folgen ihrer Rosenspur.

Küsse gab sie uns und Reben,

Einen Freund, geprüft im Tod;

Wollust ward dem Wurm gegeben,

Und der Cherub steht vor Gott!


Bois la joie au bruit des chants,

Tous, de roses, sa parure,

On leur part,

Bons et méchants.

Elle a tout : raisins qu'on presse,

Sûrs amis, baisers de feu,

Donne au ver rampant l'ivresse,

Et le chérubin voit Dieu !


ALLEGRO ASSAI VIVACE - ALLA MARCIA

(Ténor solo et choeur des hommes)

Froh, wie seine Sonnen fliegen

Durch des Himmels prächt' gen Plan,

Lauret, Brüder, eure Bahn,

Freudig, wie ein Held zum Siegen.

Fiers, tels les soleils d'or volent

Sur le plan vermeil des cieux,

Faites, frères, votre voie :

Gais, tels vont combattre

Les héros emplis de gloire !

(choeur)

Freude, schöner Götterfunken,

Tochter aus Elysium,

Wir betreten feuertrunken,

Himmlische, dein Heiligtum!

Deine Zauber binden wieder,

Was die Mode streng geteilt;

Alle Menschen werden Brüder,

Wo dein sanfter Flügel weilt.

Joie ! Joie ! Fille de L'Elysée,

Flamme prise au front des dieux,

Nous entrons l'âme enivrée

Dans ton temple glorieux,

Ton magique attrait resserre

Quand la mode en vain détruit ;

L'homme est pour l'homme un frère

Où ton aile nous conduit.


ANDANTE MAESTOSO

  Seid umschlungen, Millionen.

Diesen Kuß der ganzen Welt!

Brüder ! Uber'm Sternenzelt

Muß ein lieber Vater wohnen.

Ihr stürzt nieder, Millionen

Ahnest du den Schopfem Welt?

Such' ihn über 'm Stemenzelt!

Über Sternen muß er wohnen.

Qu'ils s'enlacent tous les êtres !

Un baiser au monde entier !

Frères, au plus haut des cieux

Doit régner un tendre père.

Tous les êtres se prosternent ?

Pressens-tu ce père, Monde ?

Cherche alors le Créateur

Au-dessus des cieux d'étoiles !


ADAGIO MA NON TROPPO, MA DIVOTO

Ihr stürzt nieder, Millionen

Ahnest du den Schopfem Welt?

Such' ihn über'm Sternenzelt!

Über Sternen muß et wohnen.

Tous les êtres se prosternent ?

Pressens-tu ce père, Monde?

Cherche alors le Créateur

Au-dessus des cieux d'étoiles !


ALLEGRO ENERGICO, SEMPRE BEN MARCATO

Freude, schöner Götterfunken.

Tochter aus Elysium,

Wir betreten feuertrunken.

Himmlische, dein Heiligtum!

Seid umschlungen, Millionen.

Diesen Kuß der ganzen Welt!

Brüder! überm Sternenzelt

Muß ein lieber Vater wohnen.

Ihr stürzt nieder, Millionen?

Ahnest du den Schöpfer, Welt?

Such' ihn über'm Sternenzelt!

Über Sternen muß er wohnen.

Joie ! Joie ! Fille de l'Elysée,

Flamme prise au front des dieux,

Nous entrons dans l'âme enivrée

Dans ton temple glorieux.

Qu'ils s'enlacent tous les êtres !

Un baiser au monde entier !

Frères, au plus haut des cieux

Doit régner un tendre père.

Tous les êtres se prosternent ?

Pressens-tu ce père, Monde ?

Cherche alors le Créateur

Au-dessus des cieux d'étoile !


ALLEGRO MA NON TANTO

(Solistes et choeur)

Freude, Tochter aus Elysium!

Deine Zauber binden wieder.

Was die Mode streng geteilt;

Joie ! Flamme prise au front des dieux,

Ton magique attrait resserre

Quand la mode en vain détruit :


POCO ADAGIO

Alle Menschen werden Brüder,

Wo dein sanfter Flügel weilt.

L'homme est pour tout homme un frère

Où ton aile nous conduit


POCO ALLEGRO, STRINGENDO IL TEMPO

SEMPRE PIU ALLEGRO - PRESTISSIMO

Seid umschlungen, Millionen!

Diesen Kuß der ganzen Welt!

Brüder! über'm Sternenzelt

Muß ein lieber Vater wohnen.

Freude, schöner Götterfunken.

Tochter aus Elysium!

Freude, schöner Götterfunken.

Qu'ils s'enlacent tous les êtres !

Un baiser au monde entier !

Frères, au plus haut des cieux

Doit régner un tendre père.

Flamme prise au front des dieux.

Joie ! Joie ! FiIle de l'Elysée !

Flamme prise au front des dieux.

 






 




All men become brothers

Alle Menschen werden Brüder

L'homme est pour tout homme un frère



Your magics bind again

What custom has strictly parted.

All men become brothers (*)

Where your tender wing lingers.


Deine Zauber binden wieder,

Was die Mode streng geteilt;

Alle Menschen werden Brüder,

Wo dein sanfter Flügel Weilt.


Ton magique attrait resserre

Quand la mode en vain détruit ;

L'homme est pour tout homme un frère

Où ton aile nous conduit.




Comporte des variations par rapport au poème original de 1785 (*)





 



Pour le dernier mouvement de sa Neuvième symphonie,
Ludwig van Beethoven met en musique "l'Ode à la joie" écrite par Friedrich von Schiller en 1785. 




 

 





 
 
 
 




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