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Alberto Nota

O tempora! o mores! autres temps, autres manières d’agir

[ O tempora! o mores! altri tempi, altre cure

-  O tempora! o mores! other times, other cares (*) ]


 
Alberto Nota
(1775 – 1847)
 
 
(Source : Wikimedia)


Le Nouveau riche
Il nuovo ricco
 

Traduction : Th. Bettinger


Acte I 

- extrait -
  
Scène XII 
 
 

 

GEPIDO e Detti.

 

 

 
GÉPIDE, Les Précédents.

 

GEPIDO.

Che? non mi badi, allocco? Che veggo?

che si fa qui? (ad Agnese.)

 

 

 
GÉPIDE.
 
Eh quoi ! ne m'entends-tu donc pas, vilain hibou ? Mais, que vois-je ?
 
(À Agnès.) Que faites-vous ici ?

 

 

Agnese.

Messer Antonio....

 

 
AGNES.
 
Maître Antoine....

 

 

GEPIDO.

Io non sono messer Antonio : sono D. Gepido Vandalini ; e qui non avete da far nulla.

 

 

 
GÉPIDE.
 
Je ne suis pas maître Antoine, je m'appelle don Gépide Vandalini ; et vous, vous n'avez que faire ici.

 

 

Agnese.

Così trattate una parente vostra? così mantenete la vostra promessa?

 

 

 
AGNÈS.
 
Est-ce donc ainsi que vous traitez une de vos parentes et que vous tenez votre promesse ?

 

 

GEPIDO.

O tempora, o mores, altri tempi, altre cure. La promessa era promessa allora, ed ora non è più promessa ; perchè voi non siete un partito conveniente per D. Lodovico :

e tu, vieni a vestirti. (a Lodovico.)

 

 

 GÉPIDE.
 
0 tempora! o mores! autres temps, autres manières d'agir. Ma promesse, alors, était une promesse ; aujourd'hui ce n'en est plus une, car vous n'êtes plus un parti convenable pour don Louis,
 
Louis.) Et toi, suis-moi ; viens t'habiller.

 

 

Agnese.

Messer Antonio....

 

 

 
AGNÈS.
 
Maître Antoine....

 

 

GEPIDO.

Messer canchero.

 

 

 
GÉPIDE.
 
Maître diable.

 

 

Agnese.

Dunque....

 

 
AGNÈS.
 
Ainsi donc...

 

 

GEPIDO.

Vi daremo una dote : D. Costanzo farà

 

 

 
GÉPIDE.
 
Nous vous donnerons une dot, et M. Constant est chargé....

 

 

Agnese.

Non so che farne ; voglio il mio Titta.

 

 

 
AGNÈS.
 
Eh ! que m'importe ? c'est mon cher Titta que je veux.

 

 

GEPIDO.

Ora non è più Titta; e così l'impegno è finito onestamente.

 

 

 
GÉPIDE.
 
Il n'y a plus actuellement de Titta ; en agissant ainsi, nous rompons honnêtement le premier engagement que nous avions pris.

 

 

Lodovico.

Mio padre, io voglio la mia cara Agnese (volendosi avvicinare a lei.)

 

 

 
LOUIS, voulant s'avancer vers Agnès.
 
Et moi, mon père, je veux épouser Agnès.

 

 

GEPIDO.

Allontanati, non mi fare arrossire. Dov' è l'aria d'importanza inculcata da D. Costanzo? La prima cosa è vincere gli affetti plebei.

 

 

 
GÉPIDE.
 Veux-tu bien t'éloigner d'elle et ne pas me faire rougir ! Et où donc est cet air d'importance que devait t'inculquer M. Constant ? Rappelle-toi que la première chose à faire est de se débarrasser de ces attachements pour les gens du peuple.

 

 

Agnese.

Indegno!

 

 

 
AGNÈS.
 
Et vous n'avez pas honte !

 

 

Lodovico.

Abbiate compassione di Agnese....!

 

 

 
LOUIS.
 
Ne la traitez pas ainsi, mon père.

 

 

GEPIDO.

Eh! vieni. (lo trascina; quindi ad Agn.)

Amate voi mio figlio?

 

 

 
GÉPIDE.
 
Allons, Viens. (Il veut l'emmener; puis s'adressant à Agnès)
 
Aimez-vous mon fils ?

 

 

Agnese.

E potete domandarlo?

 

 

 
AGNÈS.
 
Pouvez-vous le demander ?

 

 

GEPIDO.

Bene, vi prenderemo al nostro servizio.

(parte conducendo a forza Lodovico.)

 

 

 
GÉPIDE.
 C'est bien, nous vous prendrons à notre service.
 
(Il sort entraînant Louis.)

 




  

Autre auteur

 




   
 


Oh the times! oh the habits!

(Shame on the times, and on our present habits ! )

O tempora ! o mores !

Ô temps ! ô mœurs !


 
 

For when that

which is in our houses

and is our own

can sally out with impunity

and fight against us,

slavery then gets the mastery,

and the master’s position is slavery.


Shame on the times, and on our present habits ! (*)



Ubi enim id,

quod intus est

atque nostrum,

impune evolare potest,

contraque nos pugnare :

fit in dominatu servitus,

in servitute dominatus.

O tempora ! o mores ! (*)


En effet, dès

que des êtres qui font partie de notre intérieur,

qui sont à nous,

peuvent impunément nous échapper

et combattre contre nous,

c'est le maître qui devient l'esclave,

et l'esclave qui devient le maître.

Ô temps ! ô mœurs ! (*)




 

Tiré de  « Discours pour le roi Dejotarus »

par Cicéron sur Google Livres

trad. en anglais : C. D. Yonge

trad. en français : Ch. du Rozoir

  
(En. - La. - Fr.)


 
  



 
 
 

"Le Nouveau riche – Acte I – Scène XII"  par Alberto Nota (en français - trad. : Th. Bettinger) sur Google Livres

 

"Le Nouveau riche – Acte I – Scène XII"  par Alberto Nota (en italien) sur Google Livres

 

Cicéron sur Wikipedia

 

 
 

 
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