Hellemmes

Étude de bâti : Guillaume Delepierre.
L'étude de l'église Saint-Denis d'Hellemmes, entreprise durant l'hiver 2005, a été réalisée dans le cadre d'une subvention accordée par la mairie de Lille. Cette étude a comporté deux pôles distincts. Tout d'abord une étude de la seule partie ancienne conservée de ce monument, soit le clocher. L'église a en effet été reconstruite en 1824. Ensuite, la seconde partie propose, grâce à une recherche en archives, une nouvelle interprétation des vestiges de l'ancienne église mis au jour lors d'une évaluation archéologique en 2001.
Cette évaluation avait été réalisée par le service archéologique de la Ville de Lille, le Service Archéologique du Conseil Général du Nord et Archéopole.
Le clocher, de plan quadrangulaire, mesure 4,19 m sur 3,68 m pour une hauteur à la corniche de 21,30 m.
Édifié pour l'essentiel en calcaire, il est épaulé sur son flanc méridional par une tourelle d'escalier. L'étude du bâti a tout d'abord consisté en un simple enregistrement des techniques de constructions notamment des impacts d'outils et du gabarit des pierres. Les graffitis notables qui couvrent les parements ont également été relevés. Dans un second temps, l'analyse s'est concentrée sur les anomalies architecturales et sur l'observation de secteurs qui se distinguent par les techniques employées pour la taille de la pierre. Cette
analyse a permis de restituer l'état antérieur de clocher dont l'aspect et l'organisation ont été modifiés en 1792 à l'occasion du siège de Lille. Cela se traduit essentiellement par l'écroulement de la voûte du rez de chaussée et d'une réorganisation des étages. À l'extérieur du clocher, on peut distinguer des marques qui sont les témoins laissés par deux toitures à doubles pentes qui ont couvert successivement la nef disparue en 1874.
La recherche en archives a permis de retrouver la date d'édification du dernier choeur de l'ancienne église qui a eu lieu en 1551 et d'étudier des plans et relevés d'élévation datés de 1841 et 1874. Ces données associés à celles recueillies lors de l'évaluation archéologique de 2001 ont permis de restituer cinq états successifs de constructions et de transformations de l'ancienne église.