27 Mars 2011


Rotorua

Au nord du lac Taupo, la petite ville de Rotorua pue franchement. Ses fameuses sources thermales qui attirent les foules laissent derrière elles une bonne odeur d’œuf pourri.

Au programme, visite des parcs enchantés de Wai-o-tapu (qui pue !), et de Waimangu (vapeurs, geysers, mares bouillonnantes dans un décor de forêt tropicale), apéros-diners avec Aug, Steph, Sam et Milou bains dans la piscine chauffée du motel. Ces petites soirées furent particulièrement sympas. Ce fut aussi les dernières que nous passions avec Aug et Steph, et notre dernière destination ensemble. Ils rentreront bientôt en France. Notre voyage s’engage dans un nouveau tournant, notre tour du monde ne sera plus ponctué de rendez-vous avec la petite famille. Drôle d’impression, c’est comme aborder la suite de la route en roue-libre.



29 Mars 2011

Hot Water Beach

Une heure avant la marée basse, munis de pelle, la coutume veut que l’on creuse, chatouillant les vagues, une piscine d’où jaillira de l’eau chaude émanant d’une source enfuie sous le sable. Lors de notre passage la marée était basse à 2Ih15. A l’heure fatidique, nous retrouvons une petite dizaine de chalands grattant du pied le sable dans l’espoir de trouver le lieu sacré. C’était une nuit sans lune, le coefficient de la marée était faible. Quand enfin l’on entendit l’heureux qui trouva le trésor pousser de petits cris accompagnés d’une grimace de douleur. Le petit monde s’entassa autour de lui et commença-t-à creuser. Chacun, heureux, à la lueur de quelques torches creusait son bassin. Mais la mer, coquine, ne voulait tout-à-fait se retirer. Elle envoyait de temps à autre une bonne vague bien grosse et bien longue balayer les maigres digues de sable qui s’érigeaient, s’assurant qu’à son départ plus une miette ne restait. Il fallait tout recommencer. Chacun se persuadant que c’était la dernière, la mer descendait, s’évertuait à reprendre son labeur. Mais toujours elle revenait. Et toujours quand la digue s’achevait. Et toujours elle se retirait digne dans un grand éclat de rire et de soupirs exaspérés. En fin de compte, nous trempâmes nos petites fesses que cinq minutes dans ce bon bain chaud, d’où nous ressortîmes couverts de sable chassés par cette vague moqueuse. Il faisait nuit noir. Bien que Jérémie ne s’avouasse pas vaincu, nous renonçâmes et rentrâmes les bras ballant au camping. Maman, sous ce soleil de plomb, avait consenti à dormir sous la tente !