23 Mars 2011


Traversée, Wellington

Nous avons changé d’île et de décor. Mais le temps est le même. La pluie, toujours la pluie.

Le matin de l’anniversaire de maman, nous prîmes le ferry en direction de Wellington. Nous remontions le fjord du Queen Charlotte Sound, sous un soleil humide. Cela rattrapa l’excursion de la veille qu’on avait du annuler, pour cause de pluie. En pleine mer la houle fermit, les vagues grossirent, le vent forcit, le cœur se souleva, la nausée monta !

Notre passage à wellington fut bref. La petite ville aux maisons victoriennes rappelle Trouville, ses longues rues se jetant dans la mer. Nous n’y vîmes que le musée Te Papa.



25 Mars 2011

Tongariro Alping crossing

Le jour de notre arrivée à Whakapapa village, porte d’accès au parc du Tongariro, il faisait un soleil radieux. L’occasion idéale pour faire le Tongariro Alping Crossing, une randonnée dans les volcans de 20 km. Nous organisâmes la rando pour le lendemain au petit matin. La ballade franchement balisée débute plane dans une belle vallée verdoyante. Le jour se levait et il faisait encore bien beau. Guillerets nous avancions vers le volcan loin de nous imaginer la tournure que les événements aller prendre. Au pied du volcan le vent se leva avec force. La vue était encore belle et dégagée. Joyeux, la tête penchée en avant, se suivant comme des poussins luttant contre le vent, nous commençâmes à monter. Plus le sommet s’approchait, moins il y avait de visibilité. Nous avions de plus en plus froid. Mes bras s’engourdissaient peu à peu, il faisait trop froid pour enlever mon coupe vent et y glisser ma polaire en dessous. Jérémie tentait tant bien que mal de me réchauffer, nous montions encore. On ne voyait plus rien. Je discernais une forme s’approchant de nous le long du lac Emeraude dans le Red Crater. La brume nous masquait son identité. Quand soudain, à un mètre de nous, nous reconnûmes Augustin. Il était parti à 7h du matin et avait déjà fait l’ascension, d’un pas convaincu quoique hésitant du  Mont Ngauruhoe et nous avait rattrapé au red crater. Nous engageâmes la descente ensemble en direction de ketehahi. Le soleil refaisait surface à mesure que nous perdions de l’altitude. La joie et la bonne humeur qui n’avait qu’à peine faiblie, redoubla d’entrain, surtout quand nous arrivâmes au chalet et que nous prîmes le gouter. Le lendemain la pluie avait fait son retour.