12-13 Aout 2011


La route du roi

De Madaba nous descendons vers le sud par la route du roi. La route passe par de magnifiques wadis (canyons). Nous croisons de temps à autres des ruines laissées par les croisés.  Notre premier arrêt est le château-fort de Karak qu’un certain français avait bâti au XIIème siècle, il passait pour un tyran des plus redoutables. Dans cette petite ville, il est curieusement possible de déjeuner sur la terrasse des cafés. En plein ramadan. Nous sommes chouchoutés. Nous poursuivons vers le sud pour joindre la réserve de Dana, dans laquelle nous passons la nuit. Le petit village de Dana date du XVème siècle, ses petites maisons en pierre de tailles rappellent certains villages français. Nous sommes accueillis par Amzi qui passera la soirée à nous chanter des chansons françaises pour enfants accompagné de son cousin, sa derbouka et de son redoutable accent arabe.

                La randonnée que nous fîmes dans la réserve de Dana n’était pas bien longue. La chaleur nous empêchait d’aller plus avant. Mais le paysage n’en était pas moins impressionnant. Toujours sur notre chemin vers Pétra, nous visitons la forteresse de Shobak, investie par les croisés, les arabes pour finir à l’abandon.


14-15 Aout 2011

Pétra

Nous arrivons dans l’après-midi à Pétra. Bien trop tard pour aller visiter les fameuses ruines, nous allons voir le coucher de soleil sur le site dit « little petra ». Premier aperçu magique de ce qui nous attendait le lendemain.

                Levés aux aurores, nous faisons notre apparition à Pétra à 7h du matin. Le site est désert. Le fameux Siq et les Trésors de Pétra jaillissent secrètement du néant. Nous marchons des kilomètres à travers la cité rose, sans ne jamais rencontrer personne.  Les troubles en Syrie et en Egypte n’y sont pas pour rien, le ramadan et le mois d’août non plus. Mais quel plaisir que d’avoir ce site magique pour soi. Vers midi nous rentrons à l’hôtel, en passant déjeuner dans notre restaurant habituel, à l’abris des regards, pour revenir à Pétra vers 17h. La place est désertée. Les quelques touristes que nous avions vus arriver à midi ont quitté la place. Quand nous rentrons chez nous après le coucher de soleil, le site vide, est presque angoissant de silence. Nous revenons le lendemain matin, toujours aux aurores. Cette fois-ci nous allons jusqu’au monastère, perché en haut d’un wadi. La chaleur nous recouvre peu à peu. Quand nous quittons Pétra à midi, elle est intenable. Nous cheminons vers Aqaba et la mer Rouge dans l’espoir de nous reposer quelques jours avant de ne rentrer en France.

                La déception est grande. La mer est bordée d’usines, pipelines et chalutiers, et comble de l’horreur entre les hôtels et la mer l’autoroute passe. Ici, le tourisme a pourri les rapports humains, on nous accueille avec moi de sympathie que dans le reste du pays.