9-10 Août 2011


Umm Qais, Jerash et les châteaux du désert.

Découvrir la Jordanie en bus n’est pas aisé. Sur les conseils de notre hôtelier, nous louons une voiture. Mais ce que ne nous avait pas dit notre hôtelier, c’est que s’orienter en Jordanie c’est pas de la tarte ! Les petites distances sur la carte se transforment vite en kilomètres de doutes et d’erreurs.

                Notre première impression en arrivant à Amman, sous le soleil levant, est une tranquillité apaisante. On est loin de la Chine et de la tourmente de Hong Kong. Notre taxis nous explique que c’est le ramadan et que d’ici une demi-heure il devra entamer sous jeûne. Nous ne le savions pas. Innocents nous pensions que l’on pourrait quand même manger quelque chose. Mais dans un pays musulman, en plein ramadan, tous les restaurants et boui-bouis sont fermés. Il ne nous reste que les mars vendus à la réception de l’hôtel. Nous sommes épuisés, nous dormons toute la journée. Le jour suivant, nous partons en route vers le Nord. Umm Qais, premier site romain que nous visitons, est aux confins de la Jordanie, d’où l’on aperçoit le lac de Galilée et le plateau du Golan. C’est émouvant. Je revois mon oncle, l’an dernier à peine, pointer dans notre direction et dire « là bas, tu vois c’est la Jordanie ». Nous finissons dans un hôtel resort désert, près de Jerash bordé d’olivier. Le site de Jerash est impressionnant.  La ville est si bien conservée, ses rues pavées bordées de colonnes, ses théâtres, ses temples et bains qu’on s’y croirait. De là, nous filons vers l’est à rencontre des châteaux du désert sur la route de l’Iraq. C’est au milieu de nulle part, que nous croisons un pavillon de châsse où il reste de somptueuses peintures byzantines sur les thèmes de la chasse et des femmes. Puis, la route nous conduit à Madaba sur le rythme de la prière et de la fin du jeûne. Dans la plus part des hôtels, le dîner n’a lieu qu’une heure après la rupture du jeûne, mais ici à Madaba nos hôtes sont chrétiens, alors l’on peut manger à guise, à toute heure ! Dans les rues, vers 19h, les gens s’affairent et se postent devant les petits restos, s’attablent même, attendant l’heure fatidique… 19h30, plus un bruit, le chrono est lancé, on mange !    


11 Août 2011

Madaba, le Mont Nébo et la mer morte.

Nous profitons de la matinée et de la paraisse matinale des jordaniens, pour aller nous baigner dans la mer morte. Passer 14h, les jordaniens débarquent en masse sur la plage, et là plus question pour moi de rester en bikini… T-shirt oblige ! Et en temps de ramadan, les femmes ne se baignent pas, la gène serait d’autant plus grande. Mais ce matin, il n’y personne, si ce n’est un groupe de touristes italiens. Sur la route nous gravissons le Mont Nébo qui offre une vue imprenable sur le désert et la mer morte, un dégradé de blanc crème, rosé presque, d’où ressort une petite touche de bleu pastel au fond du tableau que caresse un léger vent frais..

                De retour à Madaba, nous trouvons un kebab qui accepte de nous servir à manger. Il nous mène dans une pièce et baisse les rideaux. Déjeuner secret. La petite ville de Madaba est typique des villes orientales. Les rues sont étroites et sinueuses afin de garder la fraîcheur. Tout se fait à pied. Passant devant une église orthodoxe datant des croisées, on assiste à un baptême. Le rite chrétien aux couleurs orientales se joue en petit comité à l’entrée de l’église. En pleine semaine, seuls les parents et la famille proche cerclent le prête qui tient l’enfant avec beaucoup de joie et d’éclat de voies. Nous ne restons qu’un instant éphémère pour capturer cette image de vie et poursuivons notre chemin. Demain nous emprunterons la route du roi par le sud en direction de Pétra.