9 Juin 2011


Tokyo.

Nous restons bien un quart d’heure devant le plan de métro. Perplexes. Il faut trouver la destination voulue et introduire le montant associé dans une machine pour obtenir un ticket. Jusque là tout semble très simple. Mais, comment reconnaître le nom de la station parmi tous ces symboles obscurs? La machine contient toutes sortes de boutons qui s’allument et clignotent selon un système fort savant qui nous paraît être un jukebox dont le jeu est d’appuyer sur la bonne touche au caractère mystérieux pour obtenir un ticket ! La machine est notre entrée en matière au Japon. Pour la première fois depuis notre départ en septembre, nous sommes immergés dans un système de signes et de sons hermétiques. Nous sommes comme des enfants découvrant le monde sans savoir ni lire ni parler. Contrairement au reste des pays d’Asie du Sud Est, les japonais ne parlent pas l’anglais. Mais ils nous parlent beaucoup dans cette langue énigmatique, à laquelle on acquiesce en opinant lentement de la tête.

                Tokyo n’en demeure pas moins une ville au charme singulier dont la langue secrète éprouve sa beauté.

A Tokyo, tout est magiquement sophistiqué. Les nippones sont si bien habillées que nous avons honte de nous promener mal fichus comme nous sommes. Tout est gadget ici, même les toilettes qui quand l’on ouvre la porte s’éclairent. La cuvette se relève simultanément, et se chauffe légèrement pour notre plus grand confort. Une petite musique accompagnatrice masque les éventuels sons gênants, et le tout se vide, se nettoie, se range à notre départ sans que l’on ait besoin de ne toucher à rien !