1er Janvier 2011


Nouvel An à Cuenca

La tradition à Cuenca est d’entasser dans un mannequin toutes les mauvaises choses de l’année. Le visage des poupées est fait d’un masque en papier-mâché. C’est toute une industrie. Les jours précédents de multiples marchés à la sauvette s’installent sur les places pour vendre masques et pétards. Le 31, en fin d’après-midi, à l’heure de fermeture des magasins, les commerçants commencent à brûler leurs poupées. Mais le gros du spectacle est à minuit. Vers 23h, les gens commencent à sortir de chez eux, se postent sur des chaises en plastiques installées sur le trottoir, sirotent un cocktail traditionnel, sorte de grog à base de rhum. Les mannequins gisent au milieu de la route. C’est les morts de l’année. L’exécution finale n’aura lieu qu’à minuit. Marta, la tenancière de  l’auberge, frappe doucement à notre porte pour nous inviter à la rejoindre dans la rue, où ses fils déjà commençaient la fête. Nous la suivons sans perdre une minute. A peine arrivés, on nous offre la fameuse boisson dont j’ai oubliée le nom. Chaque famille a son mannequin et sa jarre d’alcool. Chacun nous propose un petit verre qu’il est impossible de refuser. Il fallu donc ajouter cela au vin que l’on avait bu dans la soirée… Minuit sonne. On amorce les pétards bien enfouis dans les poupées. Une détonation. Une autre. Quelques feux d’artifices. Les poupées prennent feu dans l’allégresse générale. On  célèbre l’Año Viejo, la purifie de ses travers avant de chacun s’embrasser pour se souhaiter la bonne année. Feliz año !

Cuenca c’est aussi la ville des Panamas… autant dire qu’on a craqué !