21 Décembre 2010


Amazozoland

Le visage peinturluré, une couronne de palmes tressées sur la tête, des bottes en caoutchouc aux pieds, nous abordons la communauté indienne vivant au cœur de la selva.  Notre campement est à 500 mètres du village. Notre paillotte est confortable, il n’y a ni eau ni électricité. Une indienne en t-shirt et jeans nous apporte une boite en plastique remplie de perles pour que nous fabriquions des colliers. Le travail fini, elle nous mène dans la forêt planter du manioc et des frijoles (sorte de flageolets), fière de nous annoncer que tous les arbres avoisinant ont été plantés par d’autres turistas ! A midi nous n’avons toujours pas vu le village. Les indiens vivent-ils dans les mêmes paillottes que les nôtres ? sont-ils nus ? parlent-ils l’espagnol ? Après le déjeuner, des gamines et adolescentes arrivent, déguisées et maquillées comme nous pour exécuter une danse à laquelle nous nous trouvons contraints de participer. Dix minutes plus tard, la place se vide de nouveau. Seuls, nous attendons Roberta. Maintenant, nous allons laver de l’or puis nous fabriquerons du chocolat. Le petit Walter nous accompagne. Il parle le quechua, peut-être est-il le seul. Nous n’avons toujours pas vu le village.

-          Les maisons sont-elles en bois ?

-          Non, elles sont en béton, c’est plus solide !

Je m’étonne. A la tombée de la nuit, après une journée d’activités digne de centre de loisir, Roberta nous abandonne à notre paillotte. Le village est songe. Au loin, comme des milliers de lucioles les cabanes s’éclairent une à une. Il y avait proche de notre campement une maison en bois, celle de Théo et Amélie, le couple franco-indigène qui nous avait vendu cette excursion. Vous allez vivre le quotidien d’un village indien d’Amazonie, et participant à leurs activités. Le lendemain vous irez en forêt découvrir la jungle vierge. N’ayant pas vu l’ombre d’un village, nous commencions à nous inquiéter. En approchant de la maison, lors d’une ballade nocturne, nous vîmes des flashs lumineux émanant de la fenêtre. Au dessus du toit, une parabole se dessinait ! Roberta nous avait dit dans l’après midi qu’il y avait des magasins dans le village. Il ne se plantait guère que des bananes et du cacao qui se vendent bien. Le reste était acheté en ville à Puerto Misahualli à deux kilomètres de là. Heureusement que la marche de six heures dans la selva fut authentique ! La vie quotidienne des indiens d’Amazonie reste un mystère d’une profonde banalité.



27 Décembre 2010

Baños

Ville des bains. Le volcan encore en activité qui domine la ville offre une eau sulfureuse bien chaude dans laquelle les citadins prennent leur bain. Nous passons Noël ici. Cette ville provinciale, paisible et riche pullule de restaurants et d’hôtels où s’y pressent le weekend les vacanciers venus des villes avoisinantes ou de l’étranger. Le lundi, la ville se vide comme un ballon de baudruche et retrouve son calme quotidien. Pour réveillonner, nous avions trouvé une petite épicerie vendant fromage, cerise et chocolat. Accompagné d’un simili de champagne, nous avons célébré Navidad transformant notre lugubre chambre d’hôtel en un coin douillet enrobé d’une lumière chaleureuse de chandelles.