9 Décembre 2010

Iles Galapagos

Nous avions fait toutes les agences de Quito pour dénicher une croisière aux Galapagos qui partait les jours suivants. Après une après-midi de recherches, nous rentrions bredouilles à l’auberge. Déçus et pourtant bien décidés à partir, nous prîmes un aller simple pour le lendemain. Arrivés sur l’archipel aux allures lunaires, nous nous enquîmes d’un bateau qui dont le départ était imminent.  Nous discutions les prix jusqu’au dernier instant, confiant notre linge à laver entretemps. En une heure l’affaire était conclue, nous disposions de cinq minutes pour embarquer sur un chalutier affublé de deux mats décoratifs. L’aventure dura huit jours.  A chaque escale, nous découvrions des espèces animales plus loufoques les unes que les autres. Nos débarquements sur les plages étaient souvent accueillis par une horde de lions des mers se prélassant sur le sable. Ce sont une sorte de phoque avec de petites oreilles, poussant de temps à autres un cri ressortant d’avantage du rot. Le lion des mers sortant de l’eau, dégoulinant, venant se vautrer sur les autres se voyait reçu dans la contestation générale. Coup de nageoire et grognement. Sur les falaises d’Isla Espagnola, on apercevait un couple d’albatros entamant une danse nuptiale tel un combat d’escrime. Petits coups de bec rapides. Arrêt. Salut. Têtes se courbant lentement de droite à gauche. Reprise du combat. Mais les plus amusant étaient les fous aux pattes bleues, ou encore les frégates qui gonflent leur cou en un énorme ballon rouge, et volent à l’arracher la pêche des autres.

                Lors de nos baignades, nous eûmes l’occasion de nager avec des tortues des mers de plus de 250 kg, et de suivre l’ondulation suave du requin à pointe blanche.