24 Novembre 2010


Balade à cheval dans le parc de Viñales.

Nous chevauchons à petites amblées à travers les plantations de tabac. Le temps est lourd et le paysage verdoyant. Au fond, aux pieds des monts calcaires, se distinguent timidement les toits colorés du pueblo de Viñales. L’atmosphère douce n’est troublée que ça et là par la poule qui s’agite dans les fourrés, et le bref sifflement du paysan menant ses bœufs. Les champs défilent ponctués de lacs et de grands bananiers. On croise des rizières, des cultures de manioc, et d’innombrables plantations de tabac. Nous nous arrêtons dans une casa de tabaco où le torcedor nous montre comment fabriquer le fameux Cohiba. On fume, on boit du rhum, on rit. On reste là des heures durant, le temps d’un cigare, le temps de vivre tranquillement. De retour à la casa de Papo et Aracelis, nous tuons les longues heures de l’après-midi finissant assis sur le perron oscillant avec lenteur dans nos rocking-chairs.  Asi va la viva a Cuba au rythme nonchalant du sillon. Toujours le cigare fumera, toujours les commères discuteront d’une terrasse à l’autre, d’un bout à l’autre de la rue et toujours les rocking-chairs se balanceront lentement.