20 Juillet 2011


Xi’an

De premier abord Xi’an est une ville très moche. On ne devait s’y arrêter que le temps de visiter la fabuleuse armée de terre-cuite que l’empereur Qin, premier empereur chinois, avait ensevelie avec lui dans son tombeau, éternelle protection, il y a de ça 2200 ans…

Comme souvent en Chine, après avoir fait une longue queue au guichet de la gare, nous sommes resté à Xi’an plus longtemps que l’on ne le souhaitait, faute de train. Un milliard et trois cent millions de chinois et seulement une petite dizaine de trains par jour (voire un ou deux selon les régions), pas de quoi batifoler. On ne peut acheter les billets que dix jours à l’avance et ils sont littéralement immédiatement pris d’assaut. Bref, on avait le choix entre prolonger notre séjour de 3-4 jours ici ou faire les dix huit heures de train qui nous séparaient de Chengdu debout dans un wagon déjà plein à craquer. Cet impondérable nous permit de visiter cette ville de province peuplée de huit petits millions d’habitants.

A notre grande surprise, Xi’an se révéla plutôt agréable. Ses grandes rues ombragées, calmes, ce qui semble incroyable ici, me rappelaient Mendoza. Nous découvrîmes la plus grande mosquée de Chine et le peuple Hui musulman. De loin, tout de même, la mosquée ressemble à un temple bouddhiste de tout ce qu’il y a de plus classique. Il y avait même un souk, sauf qu’on y vendait des bricolos chinois et des noodles, on est encore loin du Moyen-Orient !

                Et derrière la forêt de stèles, se cachaient de mignonnes petites ruelles où les peintres et calligraphes ont planté demeure.

Xi’an est finalement à l’image des chinois, une masse inabordable qui recèle de mille petits trésors. 




23 Juillet 2011

Chengdu

On y fait que passer… deux nuits entre deux voyages de 20h, euh 24h pour le dernier puisqu’une bétonneuse s’est plantée en travers de la route, la roue déglinguée (décidément il n’y a pas de contrôle technique ici !)… on a du attendre entre 22h et 2h du matin qu’une bande de chinois solidaires démontent entièrement, et remonte, la roue et la grande barre qui lui sert de support… Le tout en pleine montagne !

Bref, notre passage éclaire à Chengdu, capitale du Sichuan, nous permet de rendre visite aux pandas du coin -oui oui, dans un zoo, y en a plus en liberté !- et de gouter à la fameuse fondue chinoise ou huoguo, spécialité de la région.