30 Aout 2011


Dali

Les batiks de Dali en font sa réputation. Il s’agit de draps, nappes brodées plongées dans de la teinture bleue.

                De bon pied bon œil nous débarquons dans le petit village de Zhoucheng où les fameux batiks sont fabriqués. Sur la place du marché, ombragée de deux mastodontes aux feuilles plantureuses, une ou deux femmes en habits traditionnels nous guettaient.

                - come, come homo, no money, look, look !

Un peu flâneurs accompagnés de Manon, une jeune française que nous avions rencontrée la veille, nous suivons les deux mégères. Elles arpentent le village d’un pas vif et déterminé. Nous les suivons dans des ruelles de plus en plus étroites où coule sur le pavé de l’eau azurée. De temps à autres, nos guides tout sourire, se retournent et s’assurent que nous les suivons bien. Evidemment, arrivés à « homo », nous découvrons un atelier de batik. Toutes ces nappes aux motifs variées étaient splendides. Et comme attendu, nous nous laissons séduire. Nous passons en revue chacune des nappes empilées. Puis, la seconde dame nous conduit dans son « homo » pour voir d’autres modèles encore. Nous nous décidons et prenons une nappe chacun. La négociation finie, la transaction faite, je sors mon appareil photo. Les délicieuses femmes prennent immédiatement la pose. L’une d’elle me remet leur adresse, en chinois, et me demande de lui envoyer les clichés.

Enfin, l’on nous ra-compagne sur la place du village, mais au moment de nous séparer, la bonne femme nous fait signe de la suivre encore une fois. 3 mètres plus loin, ses amies l’attendent.

                -photo, photo !

Et nous voilà partis dans une séance de shooting à n’en plus finir où chacune se recoiffe et prend la pose la plus sérieuse possible pour se faire tirer le portrait. Notre amie nous fait signe d’envoyer les photos.

                Nous continuons notre excursion dans le bourg voisin Xizhou, à 7 km de là. Un magasin de photo. L’idée est trop bonne. On s’exécute. On tire le portrait de chacune, qu’on s’empresse d’aller leur porter. L’émotion est vive, on nous remercie, nous offre le goûter, on rit, on s’examine pendant de longues minutes. C’était un trésor que nous avions apporté. Quand le moment de reprendre le bus arrive, toutes ces femmes sont là, encore à s’examiner, sans s'apercevoir de notre départ.