Québec et ses parcs

Belles journées ensoleillées, froides nuits au cœur de la forêt. Ensoleillées, enfin presque, la pluie tombait parfois tout le jour durant. C’est un peu l’entrainement du combattant, pas un soir nous montons notre tente au sec, pas un soir nous dînons sans être transits de froid, pas une nuit, nous dormons sans craindre le hurlement du loup. Notre première nuit au parc du Mont Tremblant en fut particulièrement marquée. Il avait plu toute la soirée, nous avions dégusté notre riz cuit sous l’eau, froid à peine sorti de la casserole, dans la voiture. Pour nous divertir nous lûmes le journal du parc dans lequel une page était consacrée à la faune locale et aux précautions qu’il fallait prendre quant-à celle-ci. Il était indiqué que des ours et des loups vivaient dans la région, et qu’outre qu’il ne fallait pas laisser trainer de reste de nourriture ou toutes sortes de déchets, il fallait si une rencontre malheureuse survenait, ne pas cesser de parler. L’ours, comme le loup, fuyant la présence de l’homme. Mais que faire lorsque seul le ronflement sourd des campeurs endormis se fait entendre, lorsque rien n’indique à la bête sauvage que tu es là gisant à ses pieds ? Qu’est une tente sous les 250 kilos de l’ours noir ? Cette nuit là fut bien agitée, le cœur nous battit si fort quand du silence le plus profond surgit un grognement…

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