17 Avril 2011


Bagan, où la cité des temples anciens

Encore une nuit passée dans le train. Cahotements infinis. Impossible de dormir. La fête de l’eau bat son plein. Il nous faut visiter les antiques temples trempés de la tête au pied.  Arthur nous quitta le dernier jour de la fête de l’eau. Le lendemain, n’ayant pas trouvé de bus plus tôt, nous retournons arpenter les temples à vélo. Les touristes sont rares, la chaleur étouffante. De petites filles courent après Jérémie et Nico essayant de leur vendre des cartes postales. A la tombée du jour, perchés en haut d’un temple vieux de 800 ans, nous découvrons le spectacle fabuleux des stupas s’illuminant un à un sous les rayons du soleil rasant.

Encore une aventure pour aller au lac Inle dans un bus si étroit que l’on avait du mal à s’installer, bondé comme toujours. Il y avait des gens partout, dans l’allée centrale, sur le toit et même dans le coffre ! Le plus amusant est que le bus mit 15h pour faire 200km à raison de 15 km/h  et de longues pauses régulières, c’est une bonne moyenne !


22 Avril 2011

Lac Inle

Les birmans accueillants de nature, nous invitent facilement à prendre le thé chez eux. Leurs maisons sont perchés sur des pilotis et faites de bambous tressés. Notre guide, que nous rencontrons lors d’une rando le long du lac, nous invite à son tour à diner chez lui. Il va s’en dire que l’on en était très fier. Drôle d'aventure !

Sur la petite table au milieu de la pièce commune, il n’y a de couverts que pour nous. Toute la famille nous sert et s’assoit curieusement par terre. Nous mangeons, seuls, en silence, très très gênés, éclairés par quelques bougies –l’électricité ne fonctionne que quelques heures par jour. Le repas est gargantuesque ! il y a sur la table de quoi nourrir tout un régiment : du poisson farci cuit à la vapeur, des petits légumes frais saisis à la poêle, une salade de tomates à la cacahuète, du bouillon de légumes, du riz, des chips de crevettes, des fruits.  

 A la fin de nos frugalités, notre hôte vient s’asseoir avec nous. Ses filles, sa femme, son fils et sa belle-mère restent assis dans le fond de la pièce à discuter entre eux. Il nous passe un documentaire sur la Birmanie et fait une partie d’échecs avec Jérémie, puis, il appelle sa fille. Celle-ci étudie l’informatique. Les moyens de l’école étant rudimentaires, elle n’a jamais touché un ordinateur. Elle apprend tout sur papier! Notre hôte avait secrètement imaginé que Jérémie pourrait l’aider à se procurer un ordinateur ou simplement à lui apprendre à utiliser internet. La demande n’était pas explicite et l’exécution impossible : tout d’abord faire entrer un PC en Birmanie relève de la fiction, quant à internet, plus plausible, relève du domaine du rêve vu l’inefficacité voire de l’inexistence de la chose dans le pays. Le pauvre père de famille se saigne à blanc pour payer à sa fille des études qui ne sont que du vent.

 


    A l’aéroport de Rangoun, Jérémie joue au foot sur son PC pendant les longues heures d’attentes tandis qu’à son insu se masse derrière son épaule une quantité d’employés. Bande de curieux !