19 Février 2011


Ushuaia, « El Culo del Mondo » !

Trente heures de bus pour atteindre la dernière ville d’Argentine. Traverser le détroit de Magellan, passer par le Chili et supporter les longues heures d’attente aux quatre postes-frontière, traverser le Terre de Feu, ses fabuleux lacs et ses plaines aux cheveux d’or, ses grands arbres morts tels des Rois des Aulnes, pour mériter enfin la ville la plus australe du monde.

                Un projet de voile sur le canal de Beagle. Le vent se lève, le ciel se noircit, la pluie gronde. Renoncer. Aux confins de l’Atlantique et du Pacifique, Grandeurs que le canal relie, Ushuaia est en proie aux colères de Zeus et Poséidon. Chassés par le vent de pluie, nous nous réfugions dans le musée de la Marine pour y découvrir les surprenantes maquettes des bateaux qui ont conduits nombres d’explorateurs à leur dernière escale avant l’Antarctique. La collection, très fournie, se niche dans les cellules de l’ancien bagne. Déjà le soleil perce les nuages, la chaleur revient, Borée s’enfuit. La bourrasque n’aura durée que le temps d’un caprice.

                Sur les eaux du Beagle, à bord du Tres Marias nous embrassons le spectacle de cette nature changeante, sous l’œil malicieux des lions de mer, cormorans et manchots.