28 Février 2011

El Chalten

Après un passage éclair à El Calafate, nous voilà à El Chalten « capitale nationale de la randonnée ». Nous restons une semaine ici, le village nous plait beaucoup : internet fonctionne à ses heures et trop lentement, les plombs sautent de temps à autres et paralyse le village pendant plusieurs heures, moyen en quoi les magasins ferment nous obligeant à dîner au restaurant quasiment tous les soirs, passer 22h, le serveur ne sert plus de café car il n’y a plus d’eau dans le Pueblo, on doit alors se rabattre sur le vin. La vie comme vous vous en doutez est difficile, à cela s’ajoute les 25 kilomètres de marche quotidiens en montagne sur des sentiers qui ne sont que splendides, ils auraient pu au moins être exceptionnels ! Quant au temps, n’en parlons pas, il fait si beau qu’on se doit d’aller marcher alors qu’on aimerait mieux rester les pieds en éventail dans notre hôtel qui pue le graillon ! J’avoue qu’il y a eu une journée de pluie où le vent était si fort et la pluie si dense que notre ballade s’est soldée à regarder par la fenêtre d’un café les randonneurs courageux munis de caps de pluie et de bonnets s’élancer à l’assaut des sommets disparus sous le brouillard. Bref, une semaine de rêves, de sport et de rire.

                Mon père a repris l’avion se matin pour Buenos Aires, c’est avec une petite pointe de nostalgie que nous le voyons repartir après ces bons moments passés ensemble. Mais la route continue, nous nous apprêtons à remonter la cordillère des Andes du bout du monde jusqu’à Santiago du Chili, ultime étape avant la Nouvelle Zélande.



22 Février 2011

El Calafate

Nous ne restâmes donc que deux nuits dans la bourgade touristique d’El Calafate. Il faut dire tout de même que le Perito Moreno vaut le détour. D’immenses cristaux bleus dont les craquelures s’illuminent comme des vitraux au soleil. Sous la chaleur le glacier craque comme une planche de bois, mais bien avant que l’on entende quelconque détonation, le bloc de glace fragilisé s’est déjà effondré provoquant dans sa chute une onde lente qui trouble à peine l’immobilité du lac dans lequel le glacier gît. L’alerte tardive, nous ne voyons que la fin. A moins de ne regarder le point de fracture au moment précis où celui-ci se décide par hasard à rompre, le phénomène est difficile à saisir.