27 Mai 2011


Hanoi

Nous arrivons à 6h par le train du matin sur la capitale. La ville est déjà debout. Les rues commencent à se chargées de motos, les gargotes sont pleines. C’est l’heure du pho matinal. Nous retrouvons Arthur. Il vit dans une grande maison bleue au Nord Ouest du vieux centre. Il nous emmène illico petit-déjeuner avec l’un de ses collègues. Au menu : bœuf et champignon roulés dans une pâte de riz tiède accompagnés de pâté et d’œuf. Baptême impromptu  de la gastronomie vietnamienne !

                Nous trainons toute la journée dans les rues bondées d’Hanoi. Et à la nuit tombée, c’est dans les bars bondés de la jeunesse expatriée qu’Arthur nous traine.

                Assez rapidement nous louons une moto et partons à la conquête d’Hanoi la juvénile. Voilà qu’Hanoi la citadine avec ses grandes maisons colorées, ses lacs, ses estaminets, sa foule et son bruit s’offre à nous comme une jeune vierge. Un peu timides, impressionnés, sur notre bolide nous remontons ses rues et ruelles sombres et secrètes dans  l’espoir toujours d’un peu mieux la posséder.

                Le weekend se passe dans d’interminables beuveries et promenades champêtres. Le lundi matin, nous laissons Arthur à son travail et encore endormis nous filons à la découverte de la Baie d’Halong.


1 Juin 2011

La baie d’Halong, Cat Ba.

Les vietnamiens à la plage.

C’est vers 16h que les vietnamiens affluent en masse sur la plage. Sans serviette, les mains dans les poches, ils se ruent dans l’eau tout habillés. Seuls quelques touristes allongés sur le sable occupent la plage. La foule barbote se fait prendre en photo, ricane, joue. Une fois rassasiés, les vietnamiens chevauchent leur moto sans prendre le temps de se sécher et rentrent chez eux. A leur départ, la mer recrache sur le sable les kilos de détritus qu’elle a avalé au cours de l’après-midi, que de petites mains habiles ramassent.

                Durant cette après midi de folie, mettant installée à quelques mètres d’Elodie et de Jérémie pour prendre le soleil, un jeune homme m’accoste et m’invite à me joindre à ses amis au bord de l’eau sous prétexte d’améliorer leur anglais. Je refuse poliment, pointe Jérémie du doit en lui suggérant de s’adresser plutôt à lui. Il me sourit et me répond que c’est avec moi qu’ils ont envie de parler. Je ris, je refuse.

Une femme, d’une cinquantaine d’année, demande à Jérémie s’il veut bien se faire photographier avec elle par l’un des ces innombrables photographes professionnels qui arpentent la plage. Jérémie accepte avec enthousiasme. A peine devant l’objectif, un homme accourt en hurlant « no, noooo », et se place à côté de la femme. Celle-ci rit et demande à la photographe de prendre le cliché avec elle, son mari et Jérémie. Ouf, incident diplomatique évité !

                La baie d’Halong, toujours aussi enchanteresse, baigne malheureusement dans une mer où canettes vides côtoient papiers hygiéniques tout droit sortis des mille et un bateaux ancrés dans la baie. La magie se ternie. Quel dommage !