18 Janvier 2011


Traversée du Salar d’Uyuni et du Sud Lipez jusqu’au désert de l’Atacama au Chili.

Le mardi matin nous reprenons le bus pour Uyuni, Uchuni comme disent les argentins. Six heures de bus nous attendent à travers un spectacle de montagnes et de plaines désertiques extraordinaires. Le confort du bus est rudimentaire. Pas d’arrêts. Pas de WC. Jérémie se voit contraint de demander une parada au chauffeur et d’aller pisser derrière le bus suivi du chauffeur lui-même et de quelques gars contents que le chauffeur eut envie de pisser. Le couple assis à côté de nous est français. Nous sympathisons immédiatement. Nous l’avions aperçu au Machu Picchu. Eric et Lucie font leur voyage de noces ici. Ils parcourent le Pérou et la Bolivie en quête, comme nous, de découvertes et d’exotisme. Nous décidons illico de traverser le Salar et le Sud Lipez ensemble. C’est le début d’une aventure fabuleuse.

                Le Salar

 Une mer d’un blanc aveuglant dont l’étendue infinie est enivrante. Pour la première fois, nous éprouvons la sensation que l’immensité pourrait nous perdre. Le sel crisse et font sous nos pas lourd. Il fait une chaleur étouffante. Lucie, qui ne cesse de se badigeonner de crème solaire, rougit en moins de temps qu’il n’est possible de se l’imaginer. Nous ne quittons chapeaux et manches longues.

La traversée à six est un franc succès. Accompagnés de Lucie, Eric, Josette et Michèle, le voyage prend une dimension familiale, joyeuse, surcroît de beauté à la grandiosité que nous voyons.



Chaque heure le paysage se transforme. Nous voici dans le sud Lipez, le vent nous glace. Au détour d’une montagne émerge une lagune chaque fois différente où des dizaines de milliers de flamants roses barbotent la tête dans l’eau.

Le troisième jour, à quatre heure du matin, nous admirons le soleil se lever sur les geysers. Nous disparaissons sous la vapeur tiède qui jaillit du sol en ébullition comme sortie d’un film fantastique. Les montagnes au loin prennent une teinte d’or sous la venue du jour. Il n’y a pas de mots pour décrire l’impression que dégage ce spectacle. A sept heure après un bon café, Elia notre chauffeur nous conduit aux bains thermaux. Bonne idée, voilà trois jours que nous ne nous sommes pas lavés ! Il fait si froid que nous hésitons à nous déshabiller, nous finissons tout de même par nous glisser dans l’eau bouillante. Un délice. Au sortir le froid nous pique agréablement comme lors d’une journée ensoleillée au ski.

A dix heures et demie nous traversons la frontière chilienne. Nous pensons gagner l’argentine par San Pedro de Atacama oubliant les vacances des argentins et les bus surbookés. Nous voilà bloqués dix jours au Chili dans le désert de l’Atacama. Heureusement, nous finissons par obtenir une place dans un bus au bout de deux jours. Il faut dire que dans la petite ville touristique du Chili, la vie est plus chère qu’à Paris. Cette petite escale chilienne, nous permet de nous plonger dans le fameux désert de l’Atacama.