CLOCHES

  CLOCHES  de notre CANTON.

La source de ces recherches sont extraites  de l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel que je tiens particulièrement à remercier. 

  Je l’enrichirais au grée de mes découvertes.


            CLOCHE de TAVERS


Dédicace : l’an 1737, j’ai été bénite 

par Messire Jacques Aignan,  

Chanoine régulier de Tavers et suis nommée 

Charlotte, Marie Madeleine 

par Maitre Charles Ponyer contrôleur Général des Finances 

de la Généralité d’Orléans 

et par Damoiselle Marie Magdeleine Charles 

fille de Jacques Charles  procureur en élection 

de Beaugency et ancien Maire de Tavers.


 Cloche provenant de l’ancienne église  Saint Jean Baptiste de TAVERS détruite en 1862.

 L’église  paroissiale Saint Jean Batiste était un prieuré-cure dépendant de l’abbaye  Notre Dame de Beaugency. Précision donnée par une bulle du Pape Innocent II de 1138 confirmant la donation de Raoul 1er, seigneur de Beaugency aux chanoines de l’abbaye Notre-Dame (entre 1104 et 1108) qui consistait en l’église Notre-Dame et l’église paroissiale Saint-Firmin de Beaugency avec les bénéfices. Cette donation avait déjà été confirmée en 1126 par une lettre de l’Evêque d’Orléans. Avant la construction d’une nouvelle église au 19e siècle, l’édifice ruiné et abattu par les gens de guerre lors des guerres de Religion qui virent entre autre tous les édifices religieux de Beaugency incendiés en 1567 ou 1568, fut restauré en 1617 par les hommes  de l’art : Charles Brisson , Henri Verger et Jacques Rousselet de Beaugency. Il semble d’après les descriptions de l’instituteur Adam et les plans et dessins du 19e siècle que l’église primitive remontait pour parties les plus anciennes à l’époque romane (abside couverte d’une voûte en cul de four et porte d’entrée à l’ouest). Cette porte était apparemment très proche de celle de la chapelle Saint Martin longeant le cimetière qui fut transféré aux Etats-Unis vers 1920.           Le culte fut définitivement rétabli en 1617.



En 1838,


un projet d’agrandissement du bas-côté nord et de construction d’un clocher sur le mur sud à l’ouest fut présenté par Blondin, architecte-voyer à Beaugency.

Ce dernier fut réalisé au sud de la façade ouest en débordant l’alignement du mur du bas-côté sud. Ensuite, l’église fit l’objet d’un nouveau projet d’agrandissement et de modification des architectes orléanais Benjamin Ricard et Waldémar Clouet en septembre 1860.                                                                            Critiqué par Lelong, Curé de la paroisse en mai 1861, un dernier projet fut adjugé.                      

Il apparait d’après un plan de février 1864 de Benjamin Ricard seul, que l’église antérieur fut totalement démolie à l’exception semble-t-il des murs orientaux des bas-côtés. La première du nouvel  édifice fut bénite le 21 avril 1862 par Monseigneur Clesse Archidiacre et Vicaire général et église dédicacée le 4 juin 1863.          

Le certificat de réception définitif des travaux effectués par Schuelle,

entrepreneur à Meung-sur-Loire,

fut signé le 19 février 1864.

Sur le mur extérieur de l’abside romane se déroulait avant sa destruction,

 la litre du Maréchal de Villars.




CLOCHE de MESSAS

http://www.universal-soundbank.com/cloches-page3.htm

Eglise paroissiale Saint- Sébastien remplaçant une chapelle ouverte le 5 octobre 1489. Un acte du 14 mai 1521 envisage d’ériger le lieu de Messas en paroisse indépendante. Il le fut le 1er avril 1524. Si l’on s’en tient à l’information donnée dans l’un des rapports complétant l’inventaire du mobilier de l’église du 1er septembre 1857, les armoiries de Jean d’Orléans-Longueville, seigneur de Beaugency et évêque d’Orléans depuis 1521, étaient sculptées’’ sur l’ogive qui forme l’entrée du cœur’’ c'est-à-dire l’arc de l’entrée du cœur qui a été certainement retaillé lors des importants travaux de 1861 qui les firent disparaitre. Ce chœur pourrait  donc remonter aux environs de 1524 et de toute façon avant 1533, date de décès de Jean d’Orléans-Longeville. Le 23 juillet 1550 un marché est baillé à Pierre Vallée, mâcon et tailleur de pierre à Beaugency par les gagiers de la paroisse de Messas afin d’élever, d’ici trois ans pour la somme de 500 livres tournois le clocher-porche depuis ‘’le rez-des-terres jusque au premier larmier, quatre toises ou environ’’ La voute qui a disparu incluse. Son élévation était’’ despeinte en ung portraict et plan’’ conservé par lesdits gagiers. Le 31 mars 1624 sont baillés par adjudication à Jehan Frichault de Meung-sur Loire d’importants travaux de maçonnerie, charpenterie, couverture, serrurerie et menuiserie. C’est à cette occasion que le clocher-porche fut surélevé au-dessus du rez-de-chaussée jusqu’au niveau du pignon de l’église avec ses quatre fenêtres à abat-son : item faut relever le carré de la tour d’icelle église de toutes les fasses jusque à la hauteur de la hauteur de la pointe du peignon qui est poignant lad, tour compris les deux petites fenestres qui y sont a  présent jusque au carré de ladite massonnerie qui sera faicte par le dedans de lad tour comprenant l’espoisseur de la muraille de dehors qui sera de deux pieds et demy d’espoisseur, le tout faict de pierre, chau et sable… item fault fer quatre fenestres desd quatre fasses de pierre de taille dure’’. Ces travaux font suite aux guerres de Religion et du vandalisme dont l’église dut être l’objet à l’instar des églises de Beaugency, incendiées en 1567 ou 1568 et des environs. Cette situation d’insécurité endémique, une économie freinée et la nécessité de palier en priorité aux destructions, expliquent l’achèvement du clocher suivant un parti plus modeste que ne pouvait le laisser espérer l’aspect monumental de son niveau inférieur. En 1822, la sacristie implantée à l’extrémité orientale du bas-côté sud fut construite par Lenoir, maitre maçon à Messas. Enfin un projet du 3 mars 1880 signé par les  architectes orléanais, Benjamin Ricard et Waldemar Clouet prévoit l’élargissement du bas-côté nord. Les travaux se déroulèrent en 1861 après l’approbation du devis par le Préfet le 19 avril 1861.  Ils furent réalisés par Laffray, tailleur de pierre Boudinot, maçon. Girard, charpentier et isamber, couvreur.

 


 






Jeanne d’Arc 
offert par les demoiselles de MESSAS -1889
  
  
  Donnation de :
Marguerite Pissier en souvenir de son mari
et les époux Lesage-Garnier  -  1886


  Baptême :


 J’ai été bénie (1775) par Messire Desjardins, prieur-curé de cette paroisse, chanoine de Meun, par Mr. Joseph Legrand, greffier du tribunal d’Orléans, Seigneur de la d’Arsoise, dame Anne Rousseau de Sonzay, épouse de messire Guillau de  Sonzay, chevalier seigneur de Beaulieu et de Messas, Sébastien  Nantois, Gilles de Moyreau, Jacques Duval .Gagiers ; inscription en creux sous la précédente : P Mopon ; description de la marque : François Gaulard, entourant une petite cloche, une étoile et une tête.

Statue Saint- Sébastien   
                     Tableau de Saint-Vincent exposé dans L’Église
 



      
 
CLOCHE de BAULE

L’église paroissiale Saint Aignan, reconstruite après l’incendie de l’église primitive le 14 octobre 1861 était un prieuré-cure dépendant de l’abbaye de Notre Dame de Beaugency.  Précision donnée par la bulle du pape innocent II de 1139 confirmant la donation  de Raoul 1er, seigneur de Beaugency aux chanoines de l’abbaye Notre Dame. Elle consistait en l’église Notre Dame et l’église paroisiale Saint Firmin de Beaugency avec les bénéfices (entre 1104 et 1106). Cette donation avait déjà été confirmée en 1125 par une lettre de l’évêque d’Orléans. 

Le nouvel édifice fut édifié à un autre emplacement sur le point culminant de la Chaussée de Baule à Foinard. La municipalité mit le projet au concours. Une commission composée de Colin, ingénieur en chef, Guyot, curé de Baule, Rocher, curé de Villorceau, Pensée, professeur de dessin, et Salon entrepreneur, fut constituée pour choisir parmi les projets des architectes Titrant, Ricard, Poupard, Demond et Boulard.

L’architecte orléanais Benjamin Ricard fut retenu et l’entrepreneur Beausseron chargé de la construction. La première pierre fut posée le 28 mai 1865 par Eugène Clesse, archidiacre et l’église bénite le 2 aout 1866 par Monseigneur Dupanloup. Les travaux furent reçus en 1867. Elle fut bombardée le 17 juin 1940 et restaurée jusqu’en 1944.

 Eglise à clocher-porche à l’ouest avec flèche en pierre, vaisseau central bas-côtés, abside et absidioles à pans vouté d’ogives couverts de voutains de briques enduites ; toit du vaisseau central  deux  longs pans terminés par une croupe à 3 pans. Toit en appentis sur les bas-côtés avec croupe : sacristie avec toit à 2 versants et pignon couvert.



    à suivre  l'Historique des Cloches
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