Valse dans la penombre

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Après mûre reflexion.

Valse dans la pénombre

Je ne serais le  soir venu,
Que l’ombre de mon spectre.  
Et Alors ?
Oui mais, je serais seul avec mes cheveux blancs
Il y aura de l’ombre et des lumières
Au travers de mes bras, et de mes doigts tremblants
A travers les volets fermés sur le silence.
Et Alors ?
J’entendrais les cris sourds des torturés sans fin
De la terre qui tremble, et se tord sous l’offense
J’entendrais le cri fou de ceux qui meurent de faim.
De mes lèvres cousues, je fermerai l’issue  
En caressant le marbre ou l’écorce d’un arbre.
Oui Et Alors ?
Ou de tout ce que j’aurais à portée de la main  
Il n’y aura que  moi  et mes réminiscences.
Et les démons bourrus, et les fantômes blancs
plein de concupiscence et les momies lubriques,  
Qui essuient en silence  avec leurs chiffons froids,
Des figurines folles en relief sur ma peau  
Les symboles fugaces tels des météorites
Que  les foules saluent le  14 juillet..
Oui Et Alors ?
Alors ? Il n’y aura que moi , la Camarde et les Dieux
Et Alors ?
Alors je leur cracherai au visage...
Et Alors ?
Et alors je me dirais adieu.
Alors tu en  mourras !
Tu crois ?
Alors ?
....J’attendrai un peu.