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Physicienne adjointe (OSR / ICOS / CESBIO)

Adresse administrative :
                 Centre d’Etudes Spatiales de la Biosphère

                 UMR 5126 (UPS, CNRS, CNES, IRD)
                 18 avenue Edouard Belin 31401 Toulouse Cedex 4
Adresse géographique :
                 Centre d’Etudes Spatiales de la Biosphère
                 UMR 5126 (UPS, CNRS, CNES, IRD)
                 13 avenue du Colonel Roche 31401 Toulouse Cedex 4
Tel : 05.61.55.85.78
Fax : 05.61.55.85.00
E-mail :
: Tiphaine TALLEC


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Ce que j'effectue en tant que Physicienne adjointe : 33% Recherche + 33% services d'observation + 33% enseignement

Mon profil général

        Les thèmes centraux de mes activités de recherche sont de comprendre (i) les réponses d’un agro-écosystème, en termes de production, de structuration et de fonctionnement, sous contraintes environnementales et perturbations principalement d’origine anthropique, puis (ii) les impacts inhérents sur son environnement. Les contraintes environnementales peuvent être de nature biotique (interactions spécifiques entre individus, compartiments trophiques) et/ou abiotique comme le climat, le sol, les modifications de la composition de l’atmosphère et les pratiques agricoles. Mon approche est pluri-échelle et pluridisciplinaire. Mes activités de recherche se situent à l’interface de 2 disciplines permettant, à partir d’études en écophysiologie aux échelles de l’individu et du couvert, d’analyser les processus écologiques (cycles biogéochimiques) observés puis de les formaliser (en vue d’une modélisation) à plus large échelle, de l’agro-écosystème à la région. Elles s’appuient largement sur des réseaux de mesures physiques in situ sur le moyen et long terme.

Mes travaux actuels

Mes précédents travaux de recherche ont soulevé des points manquants et perspectifs d’observations, relatifs aux voies potentielles d’amélioration des bilans C et GES sur culture, que j’envisage d’approfondir au sein du CESBIO en associant expérimentation, modélisation et télédétection.

  • Impact de l’introduction d’une culture intermédiaire sur les flux et bilans C/ GES puis sur la disponibilité des ressources minérales et hydriques pour la culture suivante. Si sur l’année de son introduction la culture intermédiaire peut permettre un accroissement des stocks de carbone dans le sol, elle peut aussi limiter la capacité de la culture suivante à stocker du C, du fait d’une mobilisation plus importante des ressources. C’est pourquoi il conviendra de réaliser cette analyse à l’échelle de la rotation.
  • Identification des sources et puits de carbone aux échelles du bassin versant et petite région pour approfondir l’évaluation des effets des activités agricoles sur la séquestration de carbone et/ou la réduction des émissions de GES.
  • Quantification expérimentale et étude du déterminisme des flux de N2O sur la saison et l’année par voie de modélisation. Représentant jusqu’à 35% du bilan GES final, les flux de N2O étaient jusqu’alors estimés sur la seule base des indices d’émissions proposés par le GIEC. L’analyse expérimentale des flux de N2O permettra de tester voire d’améliorer les formalismes existants puis de resituer leur contribution réelle au bilan GES et d’identifier les pratiques permettant une réduction significative des émissions.

Mes travaux passés

           Mes travaux de recherche ont été conduits de l’échelle de la plante à celle de l’agro-écosystème, grâce à des approches pluridisciplinaires. Ils se sont inscrits dans un contexte agronomique et environnemental d’intensification écologique, de changements globaux et de durabilité avec pour finalité l’amélioration de la productivité des agro-écosystèmes (production de biomasse fourragère, rendement en grain), de la qualité des produits récoltés, de la biodiversité fonctionnelle, des bilans C, eau et GES et in fine la réduction de l’empreinte environnementale du secteur agricole.

Les principaux résultats mettent en avant différentes voies d’améliorations possibles pour réduire l’empreinte environnementale des agro-écosystèmes sur l’environnement :

  • Mettre en œuvre un programme de fertilisation soufrée sur les sols agricoles carencés, puis fractionner les apports d’engrais azotés permettant ainsi de mieux valoriser l’azote du sol d’une part (réduction de sa lixiviation et de sa transformation en N2O) et d’augmenter la diversité fonctionnelle d’autre part pour réduire l’apport d’engrais azotés.
  •  Réduire le degré d’utilisation du stock d’herbe en prairie (amélioration des bilans C et GES)
  • Intensifier modérement la gestion d’une prairie en prévention d’une période de sècheresse (augmentation du potentiel de stockage de carbone dans les sols en période de sècheresse, réduction des émissions de N2O via un contenu en eau du sol plus faible et compétitivité accrue pour l’N du sol.
  •  Allonger les périodes de végétation en culture et adaptation des systèmes de rotation de culture (amélioration des bilans C et GES, augmentation de l’efficience de l’utilisation de l’eau).