Les paradoxes de l'autonomie

Le handicap est-il un problème de santé publique?
Une stratégie de réadaptation doit-elle être connectée aux politiques du handicap?

« Il n'y a rien de si difficile à distinguer que les nuances qui séparent un malheur immérité d'une infortune que le vice a produit.» Tocqueville 

​​« L'homme possède le libre arbitre ou alors les conseils, les exhortations, les préceptes, les interdictions, les récompenses et les châtiments seraient vains ». Saint Thomas d'Aquin, Somme théologique

« La gouvernementalité désigne l'activité qui permet de gouverner par la liberté, de manière à ce que les individus en viennent à se conformer d'eux-mêmes à certaines normes ». Michel Foucault

« Ne confondons pas «patient centred» avec «client oriented». Etre centré sur le malade, pour la médecine, n’est pas une stratégie. C’est la condition de son existence, la démarche d’où elle émerge : son origine.» Bertrand Kiefer, revue médicale suisse.

 Mise à jour le  août 2016






Français de l'état ou français du département?
Alain Ehrenberg
La relation médecin - malade dans tous ses états
"Sois autonome": les injonctions paradoxales




Paradoxes de l'autonomie et de l'activation

Position du problème: sanitarisation du social et politisation de la santé.

 La santé entre réalisme et constructivisme
" On peut donc, d'un côté, parler de sanitarisation du social et, de l'autre, de politisation de la santé (Fassin 1998). Les deux mouvements opèrent de façon dialectique. Ce point est essentiel. En effet, la littérature des sciences sociales de la santé a souvent adopté, de façon exclusive ou largement prédominante, l'une ou l'autre des deux perspectives... " 
“Le sens de la santé. Anthropologie des politiques de la vie” Didier Fassin

La nouvelle métaphysique des risques et de l'activation: "aide-toi le ciel t'aidera"

« À l’individualisation du risque maladie fait écho celle du risque santé . Le renforcement de l’administration de la santé publique française depuis vingt ans n’a pas empêché la montée en puissance d’une lecture individualisante des problèmes de santé. L’épidémiologie sociale, qui s’alimente à la biostatistique et souvent aux sciences sociales, reste peu reconnue en regard de l’épidémiologie des facteurs de risque (riskfactorology) qui inspire l’épidémiologie dominante (Peretti-Wattel & Moatti 2009). La catégorie du risque, désormais au cœur des institutions de la santé publique française, est souvent entendue dans son acception individualisante : la génétique ou les comportements dits “à risque” sont plus incriminés que les milieux. Ces connaissances sous-tendent des politiques de normalisation et de moralisation de comportements “individuels” au lieu d’aménager les environnements (Buton 2008). Des campagnes d’information censées inciter les individus à abandonner leurs inclinations ou leurs valeurs culturelles – la santé publique moderne penche vers le culturalisme– prônent l’adoption rationnelle des modes de vie jugés plus “sains”.»
Frédéric Pierru (Les recompositions paradoxales de l’État sanitaire français Transnationalisation, étatisation et individualisation des politiques de santé)

L'absurde opposition entre réadaptation et participation

En France on se réfère trop souvent au modèle systémique  (voir Fougeyrollas) en campant en fait sur une vision centrée sur un modèle trop exclusivement social. Cette vision est toujours portée par les politiques publiques comme en témoigne ce dossier de 2004: La situation des personnes handicapées : un enjeu de société.
Cette vision idéologique des politiques du handicap qui a pu prospérer dans le contexte de la fragmentation institutionnelle entre soins et social à la française, est une des causes de la désastreuse déconnexion de la réadaptation et des politiques du handicap. Sans identification du concept de réadaptation comme stratégie fondamentale de santé, celle-ci ne sera ni structurée , ni  analysée, ni financée, au risque de handicaps qu'on aurait pu éviter ou minimiser.
Aujourd’hui, la traduction de ce modèle systémique du handicap dans les politiques sociales nationales constitue un enjeu considérable. Il est au cœur de la « loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », qui vient d’être adoptée dans notre pays. Le titre même de cette loi qui doit succéder à la « loi d’orientation en faveur des personnes handicapées » (1975) exprime le changement de champ sémantique qui s’opère. Ce changement n’est toutefois pas exempt d’ambiguïtés. Ainsi, le recours à la notion d’incapacité témoigne-t-il de la difficulté de se déprendre de l’ancien modèle réadaptatif. L’importance accordée officiellement à l’accessibilité générale comme pilier fondamental de l’action, complémentaire de la compensation individualisée, traduit la percée du modèle systémique. Cependant l’essor et l’articulation de ces deux logiques impliquent non seulement de les identifier clairement, mais aussi d’affronter les changements sociaux qu’elles requièrent. 
Dans cette vision , si la rééducation est citée, la réadaptation a systématiquement une connotation péjorative, à rebours de son acception moderne dans les recommandation internationales: "Mais cette classification a d’emblée été critiquée, notamment par les associations de personnes handicapées, défendant une approche sociale du handicap et rejetant l’approche biomédicale issue de la médecine de réadaptation, en vigueur dans la plupart des pays industrialisés".
Le problème lié à ce verrouillage conceptuel semble aujourd'hui insoluble et conduit à l'impossibilité de rattacher une stratégie de réadaptation à l'international.


Adapté de Borgstein: Half a brain


Les paradoxes de l’autonomie sous la direction de Guillaume Nemer.
"Que n’entend-on pas sur cette autonomie qui, de droit à conquérir, de cheminement progressif jamais totalement accompli est devenue une injonction, un ordre et une contrainte, l’obligation de moyens se transformant en obligation de résultats. Ce concept un peu lisse et potentiellement d’autant plus vide qu’on peut lui faire dire ce que l’on veut subit ici une mise en coupe réglée tout à fait salutaire. " (...)
​"Postuler que tout sujet présente d’emblée ces capacités, c’est refuser de voir qu’elles peuvent n’être que potentielles ou gravement altérées. C’est surtout faire la part belle à l’idéologie néolibérale qui prétend que l’être humain doit s’autodéterminer, s’auto engendrer et donc se prendre en main totalement. ​ (...)​
​"​L’autonomie du sujet, la responsabilisation du patient tout comme l’individualisation des projets sont des concepts qui, voulant rendre l’anormal normal, en exigeant que chacun soit capable, ignorent les fragilités à l’œuvre et condamnent à être comptable de ses propres errances."


Société du malaise ou malaise dans la société? Alain Ehrenberg

Lorsque l'autonomie du médecin est remise en cause par l'autonomie du patient : le champ hospitalier de l'éthique clinique aux États-Unis et en France Dans Revue française des affaires sociales 2002/3 (n° 3)

L'institution du libre-arbitre : critique sociale du jugement métaphysique
​"​Ainsi apparaît-il que l'injonction à l'attribution de responsabilité morale, comme médiateur de légitimation de l'ordre établi, découle bien moins d'une "gouvernementalité néolibérale psychologisante" que du fonctionnement de toute structure sociale hiérarchisée comme mouvement perpétuel de production d'inégalités."

Michel Bernard, L'UTOPIE NÉOLIBÉRALE (1997)
Introduction
"​En abordant les thèmes centraux de la doctrine néolibérale comme la négation du droit social, l'État minimal du type agence de protection, la propriété privée intégrale et illimitée et l'ordre spontané du marché, nous n'avons pas exagéré les thèses du néolibéralisme pour en donner une image odieuse ou pour mieux les réfuter."​

Community-based service delivery in rehabilitation: the promise and the paradox
"In terms of intentional misuse, McLean has commented on the process by which the disability service industry has incorporated empowerment into their philosophical rhetoric to their own advantage. In doing so, the industry has transformed a politically challenging construct into one that can be controlled and used to effectively consolidate their own power base. Similarly, researchers have observed how the notion of empowerment has been used to justify government or service provider inaction and to blame individuals for their own circumstances."


Vie autonome et participation

Chaque pays, dans ses politique publiques de santé, doit gérer la tension entre le paradigme de "réadaptation" et celui de "vie autonome". Les politique publiques européennes sont confrontées à l'importation de la vision anglo-saxonne de l'autonomie, avec ses avantages mais aussi les risques encourus d'imputabilité aux individus de leurs déterminants de santé par le nouveau "workfare". Une chance pour les uns de promouvoir l'empowerment, d'échapper à l'emprise de l'Etat providence, à l'oppression des minorités ou à la "médicalisation de la société", pour les autres, une politisation de la santé, une bureaucratie pseudo-participative, un "soleil trompeur" et une injonction paradoxale. "Sois autonome!"
La réadaptation est une catégorie de l'action publique qui semble s'effacer du paysage socio-sanitaire français. L'autonomie est une catégorie sociale qui évolue entre deux modèles, l'opportunité et la protection. L'enjeu est d'articuler ces deux modèles en France. (Erhenberg)

Accompagner les personnes handicapées à la participation sociale. Les enjeux d'un nouveau mode de gestion du handicap. Bartholomé, Christophe
"La lecture médicale s’est peu à peu effacée au profit d’une lecture situationnelle. Le secteur de l’accompagnement privilégie particulièrement cette approche, la personne handicapée est présentée comme une personne ordinaire confrontée à une situation de handicap, c’est-à-dire une situation qui l’invalide. Cette différence de perception de la personne handicapée n’est pas sans répercussions quant aux modalités d’intervention proposées par les professionnels du secteur du handicap. Le modèle du traitement du handicap conçu dans les années 60 autour de l’idée maîtresse de la réadaptation/rééducation de l’individu est aujourd’hui contesté par un nouveau modèle du handicap, construit autour d’un idéal de participation sociale de l'individu/citoyen. Les modalités d’intervention inhérentes à ce nouveau modèle du handicap se rapprocheraient fortement de celles du travail social ordinaire"

L’accompagnement : un concept au cœur de l’État social actif. Le cas des pratiques d’accompagnement des personnes handicapées

Les politiques du handicap : voir aussi le handicap, enjeu de pouvoir, catégorie de l'action publiques

Gerben Dejong. Independent living: from social movement to analytic paradigm. Arch Phys Med Rehabil 60: 435-446, 1979. - Texte intégral

The concept of independent living

DÉPASSER LES MODÈLES DANS LE CHAMP DU HANDICAP : UN SOUCI DE SOI, DE L’AUTRE, DE SOI AVEC L’AUTRE

The Disability Movement’s Critique of Rehabilitation’s Medical Model: A Rebuttal

Independent Living History A Brief History of the Independent Living Movement

THE MOVEMENT FOR INDEPENDENT LIVING: A Brief History By: Maggie Shreve, Consultant*

INDEPENDENT LIVING AND TRADITIONAL PARADIGMS*



Au delà des modèles médical et social de la santé et du handicap

Patrick Fougeyrollas: vers un modèle systémique du handicap?
Modèles individuel, social et systémique du handicap: Une dynamique de changement social

Les conceptions du handicap : du modèle médical au modèle social et réciproquement… Jean-Pierre Marissal

La filière sanitaire et sociale: Le facteur idéologique dans une organisation en réseau.​ Michel Martinez​




Disability Policy Must Espouse Medical as well as Social Rehabilitation Andrew J. Haig

Doing Disability Research in the Majority World : an Alternative Framework and theQuest for Decolonising Methods
Paru sous cette forme:

Rethinking disability: the social model of disability and chronic disease Sara Goering

The Social Model of Disability: Dichotomy between Impairment and Disability DIMITRIS ANASTASIOU* Southern Illinois University, Carbondale, Illinois, USA JAMES M. KAUFFMAN University of Virginia, Charlottesville, Virginia, USA

Beyond (Models of) Disability? JONAS-SÉBASTIEN BEAUDRY The University of British Columbia, Vancouver, British Columbia, Canada

Imperfect 'tagging' in social insurance programs Donald O. Parsons Economic Department, Ohio State University


Alain Ehrenberg et l'autonomie comme catégorie sociale

 "Les gens ne soufrent plus comme avant."

Société du malaise ou malaise dans la société? Alain Ehrenberg

Vidéo: la société du malaise

Les matins de France Culture

La fatigue d'être soi - Fiche de lecture

Robert Castel. L’autonomie, aspiration ou condition ? À propos de : A. Ehrenberg, La Société du malaise, Odile Jacob.

Il est indispensable de lire cette 'analyse de Robert CASTEL en complément du livre d'Erhenberg
"En France, c’est l’État qui a été, comme le dit Durkheim cité par Ehrenberg, « le libérateur de l’individu. C’est l’État qui, à mesure qu’il a pris de la force, a affranchi l’individu des groupes particuliers et locaux qui tendaient à absorber, famille, cité, corporation, etc. L’individualisme a marché dans l’histoire du même pas que l’étatisme » (p. 189)."
"De fait, ces opérateurs qui affrontent au quotidien la souffrance sociale demeurent attachés à l’idée de protection (qui, jusqu’à preuve du contraire, en appelle à l’État et aux institutions) car ils savent bien que leur clientèle est trop fragile pour pouvoir réaliser par elle-même et sans supports objectifs cette autonomie à laquelle ils s’efforcent en même temps de les faire accéder. Est-ce une raison suffisante pour en faire des déclinologues ? J’aurais au contraire tendance à penser qu’ils tentent, dans des conditions très difficiles, de développer des pratiques innovantes et en phase avec les caractéristiques les plus nouvelles de la conjoncture sociale actuelle."

Lire aussi la réponse d'Alain Erhenberg à Robert Castel:
Société du malaise ou malaise dans la société? Alain Ehrenberg
"Le débat n’est pas : ou la protection ou l’opportunité, mais l’intégration des deux modèles en France. Ce qui suppose une réflexion sur leurs limites réciproques. "

La vulnérabilité comme catégorie de l’action publique Auteur Marc-Henry Soulet


L'empowerment: émancipation, activation néolibérale ou populisme bureaucratique?

Les idéaux-types de l'empowerment

Marie-Hélène Bacqué, Carole Biewener, L’Empowerment, une pratique émancipatrice ? Paris, Éd. La Découverte, coll. Poche, 2013, 175 pages

L'empowerment: de quoi s'agit-il? Francis Tilman, Dominique Grootaers

L’empowerment et l’émancipation même combat ? Francis Tilman - Dominique Grootaers

On rapprochera les idéaux-types décrits de ce texte de Jean-Christophe Mino sur la bioéthique:

Pour aller plus loin:

« Discours néolibéral d’émancipation dans le champ de l’usage des drogues : réduction des méfaits et empowerment » Bastien Quirion et Charles Bellerose
"Deux facettes de l’empowerment : individuel et collectif La notion d’empowerment recouvre une série d’actions, de stratégies ou de programmes que l’on peut classer en deux catégories, selon qu’elles s’adressent à des groupes ou à des individus (Staples, 1990). À une échelle collective, l’empowerment s’exerce par des actions visant à soutenir les groupes ou les communautés qui se trouvent en position de déficit social ou d’exclusion. Dirigées à l’intention des groupes, des réseaux ou des communautés, ces stratégies ont pour principal objectif de stimuler la création d’espaces de citoyenneté à travers lesquels les regroupements peuvent exprimer leur pleine autonomie (Cruikshank, 1999). Ces stratégies prennent alors la forme d’actions communautaires autour de thèmes tels que la prise de conscience du déficit social, la résistance communautaire, la prise de contrôle des leviers politiques et la conquête de tribunes publiques. Les initiatives visant à instaurer des réseaux de solidarité pour les travailleurs du sexe ou les utilisateurs de drogues s’inscrivent dans cette logique de conquête d’une autonomie au niveau politique et social. On trouve ici l’ensemble des stratégies d’activisme social qui visent à redonner aux groupes marginalisés des outils leur permettant d’acquérir une plus grande autonomie sur le plan collectif. Il s’agit, pour reprendre la typologie de Castel et Coppel, de consolider les contrôles sociétaux, ces réseaux locaux et non officiels servant de lieux de vie riches en capital social, capital que les acteurs mobiliseront pour la réalisation des leurs objectifs personnels. Le but est de promouvoir l’action collective, de façon que cet empowerment communautaire puisse induire, sans l’imposer, une responsabilisation et une autonomisation accrues des individus."

La santé : affaire privée ? affaire publique ? De la domination dans la santé à la domination par la santé ​Lise Demailly​

L’accompagnement des personnes handicapées en Belgique Un concept au coeur des nouvelles politiques sociales. Didier Vrancken

Volume 17, numéro 1, Automne 2004, p. 98-111 La participation publique et démocratique
Département de sciences sociales Université de Liège Christophe Bartholomé Département de sciences sociales Université de Liège
ou http://www.erudit.org/revue/NPS/2004/v17/n1/010576ar.html

« La participation : entre construction d’un pouvoir et accomplissement d’un devoir. Les corporations de développement communautaire et le développement social urbain » Jacques Donzelot et Catherine Mével Lien social et Politiques, n° 48, 2002, p. 81-93.

Pourquoi penser le renouvellement démocratique des pratiques d’intervention sociale MIchel Parazelli


La santé : affaire privée ? affaire publique ? De la domination dans la santé à la domination par la santé ​Lise Demailly​

​La production des campagnes médiatiques de santé publique
une dialectique entre normalisation des comportements collectifs et appel à la responsabilisation individuelle​ Frédéric Ketterer
Empowerment et participation communautaire: les multiples visages de l'activation
L'autonomie comme injonction ou comme aspiration: entre welfare et workfare

Une dialectique entre normalisation des comportements collectifs et appel à la responsabilisation individuelle​ Frédéric Ketterer
les politiques d'activations : le modele europeen du wokfare Andrea Rea (GERME, Université Libre de Bruxelles)

Les politiques d'activations : le modele europeen du wokfare Andrea Rea (GERME, Université Libre de Bruxelles)
Bruxelles, PIE-Peter Lang, collection Travail & Société, vol. 44, 2005, 355 pages​

DU WELFARE AU WORKFARE : LES TRANSFORMATIONS DES POLITIQUES DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ Bruno Palier

Le changement de logique de la protection sociale des sans emploi en Union européenne : de l’aide au revenu à la réintégration sur le marché du travail Julien REYSZ

Les traductions de l’« activation » La douce européanisation des systèmes nationaux de protection sociale Daniel Dumont

Pour un bilan du workfare et de l’activation de la protection sociale par Jean-Claude BARBIER

« Le workfare et l’activation de la protection sociale, vingt ans après : beaucoup de bruit pour rien ?
Contribution à un bilan qui reste à faire » Jean-Claude Barbier. Lien social et Politiques, n° 61, 2009, p. 23-36.
http://id.erudit.org/iderudit/038463ar


LA NOUVELLE GOUVERNANCE DE L'ÉTAT SOCIAL EN FRANCE DANS UNE PERSPECTIVE INTERNATIONALE Merrien François-Xavier


L'hétérogénéité des pratiques médicales, enjeu des dépenses de santé In: Sciences sociales et santé. Volume 16, n°4, 1998. pp. 5-34.


Le care dans les Etats‐Providence ​


Activation et politiques de retraite : considérations au regard de la catégorie « travailleur âgé » Béatrice Steiner (Université de Lausanne)
Le « big data », funeste eldorado de l'assurance (et de la solidarité) ?

De la couverture maladie universelle aux politiques d'accès à l'assurance-maladie complémentaire : diversité des modèles et des protections


Le nouveau cadre institutionnel de la protection sociale complémentaire d’entreprise: quels enjeux pour les mutuelles santé ?


Austérité chômage pauvreté, arrêtez la casse


Les processus de restructuration des systèmes hospitaliers : tendances générales et variations nationales (États-Unis, Royaume-Uni, Québec)​ ​


Publications de Monique Kerleau


Socle de protection sociale pour une mondialisation juste et inclusive Rapport du groupe consultatif présidé par Michelle Bachelet, mis en place par le BIT avec la collaboration de l’OMS


Trois écologies?Changing Belgian Mental Healthcare Delivery By Enacting Policy Learning


et « THE SYSTEM FOR ADDRESSING PERSONAL PROBLEMS From Medicalisation to Socialisation : Shifts in Belgian Mental Health and Psychiatric Institutions »
Cette thèse étudie le développement progressif d’un système institutionnel et professionnel associé au traitement des « problèmes personnels ». Le sociologue A. Abbott (1988) a utilisé cette expression afin de désigner des problèmes humains qui ont été conceptualisés successivement comme folie, maladie mentale et santé mentale. Dans un premier temps, la thèse analyse la constitution de groupes professionnels et d’institutions sociales spécifiques au traitement des problèmes personnels, au cours de réformes précédentes. Des analyses ciblées de ces réformes permettent de rendre compte de la création et de l’élargissement graduel d’écologies liées: l’écologie résidentielle, communautaire, et de la réhabilitation fonctionnelle. Chacune de ces écologies revendique une approche spécialisée des problèmes personnels, ancrée respectivement dans la connaissance médicale, les approches psychosociales et le modèle de la réhabilitation psychiatrique. En dépit de changements successifs dans et entre ces écologies, la psychiatrie médicale et hospitalière est parvenue à maintenir sa domination sur le système institutionnel caractéristique du champ, parvenant ainsi à éviter un changement complet de paradigme.


La thèse analyse la combinaison de changements écologiques rapides, inspirés par de nouvelles approches des problèmes personnels promues au niveau international, et de stabilité institutionnelle renforcée par des régulations basées sur la négociation, propres aux institutions belges. Cette combinaison est définie comme le résultat de l’action conjointe de coalitions traditionnelle et réformiste formant un « système d’action concret » (Crozier & Friedberg, 1992) rythmant le cours de l’action publique dans le champ. (...)


Gouvernance, empowerment et ingénierie de la participation: un concept instrumentalisé au profit du statu quo?

Il s'agit d'explorer ici plusieurs concepts mythiques et leur articulation: gouvernance, participation et empowerment.
Un concept mythique est accepté sans être défini, nul ne peut être contre car il a l'apparence de universel. il est toujours associé à d'autres concepts mythiques au sein d'un système de pensée qui sert d'idéologie à l'action publique. Empowerment est associé à communauté, société civile, agence... Ainsi Il faut donc tenter de l'aborder dans une perspective généalogique
afin d'éviter l'alternative illusoire d'une acceptation complaisante qui en masque l'instrumentation ou trop critique qui n'en ferait qu'un outil de gouvernement des conduites à l'ère néolibérale.

L’empowerment : à quelles conditions ? Pour quels objectifs ? Bernard Jouve

« En conclusion, c’est la portée de l’empowerment et sa possible instrumentalisation au profit d’un agenda néolibéral qui pose problème. Pour paraphraser P. Marden, « les formulations néolibérales faisant une référence œcuménique aux communautés locales ont atteint un tel point qu’elles sont vues comme une victoire en faveur de la décentralisation et de l’autonomie au lieu d’être considérées comme une euphémisme cynique du démantèlement progressif de l’Etat providence » (Marden, 2003)"

L’empowerment et l’émancipation même combat ?

Quand le managérialisme attrape tout et que l'empowerment radical ne peut se définir que comme contestation du néolibéralisme, comment garantir qu'il n'est pas instrumentalisé par une nouvelle forme de gouvernementalité que justement il prétend combattre?
"La dérive consiste à adopter une autre lecture des rapports de pouvoir. Pour les radicaux, en effet, il n’est de véritable empowerment que porteur d’une contestation fondamentale du système capitaliste, cherchant à remettre en cause les rapports sociaux, raciaux et de genre, générateurs d‘inégalités structurelles. L’empowerment sous sa forme radicale ne peut se limiter à une simple participation ou à des interpellations, voire à quelques initiatives locales soutenues par des politiques sociales. Il doit embrayer sur des transformations institutionnelles profondes et durables. Force est de constater que la majorité des démarches de l’empowerment appliquées chez nous aujourd’hui ne relèvent pas de la forme radicale. Elles peuvent être rattachées à l’une de des trois autres formes (sociale-libérale, néolibérale et managériale). Dans leur cas, il ne s’agit pas d’un pouvoir pris ou conquis par les intéressés, mais plutôt d’un pouvoir octroyé ou imposé par le système en place."

L'empowerment, un concept pour la France ? Carole Dane.- Vie sociale, N°2, 2007/2
Employé depuis des années aux Etats-Unis et encore émergeant en France, l’empowerment préconise un rôle actif des populations dans les politiques publiques au niveau local, notamment dans les quartiers les plus en difficulté. L’Auteure s’interroge sur la place légitime de cette forme d’intervention sociale. S’agit-il d’une nouvelle mode dissimulant les impasses de l’action publique et sociale ? Ou bien un concept novateur et prometteur de rendre plus responsables les différents acteurs du terrain, en premier lieu les habitants ?​

Associations communautaires et gestion de la pauvreté. Marie-Hélène Bacqué

« EMPOWERMENT » : GÉNÉALOGIE D'UN CONCEPT CLÉ DU DISCOURS CONTEMPORAIN SUR LE DÉVELOPPEMENT Anne-Emmanuèle Calvès
​"​L’objectif de cet article est de retracer l’histoire du mot empowerment dans le champ du développement : ses origines et ses sources d’influence, son émergence dans le discours féministe et radical des années 1980, puis son institutionnalisation progressive dans le vocable politique des organisations internationales de développement, notamment celui de la Banque mondiale. Il s’agira de souligner l’évolution au fil du temps de la signification du mot et des prescriptions politiques qu’elle induit, mais aussi de faire le point sur les virulentes critiques que la cooptation du terme suscite aujourd’hui.​"​

​La responsabilisation, instrument d’une modernisation autoritaire

La participation : droit, norme, injonction ?


Jean-Pierre Chauveau et Philippe Lavigne Delville

Le développement participatif - Participation et démocratie Jean-Pierre CHAUVEAU - Philippe LAVIGNE DELVILLE


Voir le "Dicopart":


DICTIONNAIRE CRITIQUE ET INTERDISCIPLINAIRE DE LA PARTICIPATION +++


A rapprocher des approches anthropologiques critiques comme celles de Bernard Hours et Didier Fassin


​​Participation Paysanne et populisme bureaucratique (Philippe Lavigne Delville)


Du nouveau dans la ”participation” ? : populisme bureaucratique, participation cachée et impératif délibératif (Philipe Lavigne Delville)


2011- Pour une socio-anthropologie des dispositifs délibératifs (Philipe Lavigne-Delville)


​ Essai d’histoire et de sociologie de la culture du développement par Jean-Pierre CHAUVEAU ​Première page seulement​


Du populisme bureaucratique dans l'histoire institutionnelle du développement rural en Afrique de l'ouest (Jean-Pierre Chauveau)


Le "modèle participatif" de développement rural est‑il "alternatif" ? Éléments pour une anthropologie de la culture des développeurs" Jean‑Pierre Chauveau


Le "modèle participatif" de développement rural est‑il "alternatif" ? Éléments pour une anthropologie de la culture des développeurs" Jean‑Pierre Chauveau


Du nouveau dans la ”participation” ? : populisme bureaucratique, participation cachée et impératif délibératif


2011- Pour une socio-anthropologie des dispositifs délibératifs


Autres articles


Ingénierie territoriale : de quoi parle-t-on ? Laurent TROGNON , Patrice CAYRE , Sylvie LARDON , Caroline MAURY


L'EMPOWERMENT AU CANADA ET AU QUÉBEC : ENJEUX ET OPPORTUNITÉS Marguerite Mendell


Les traductions de l’« activation ». La douce européanisation des systèmes nationaux de protection sociale


​« Le consommateur au cœur de ​ ​l’innovation »​


Travail : peut-on résister aux injonctions paradoxales sans péter un boulon ?


Gouvernance. Le management totalitaire Alain Deneault, Lux éditeur, Montréal, 2013. Yvan Perrie


​La gouvernance serait-elle une intériorisation de la tyrannie?


The Anthropology of Development and Globalization


« La Nouvelle Gestion publique : un concept mythique » ​ (voir page Nouveau Management Public du kit d'ubulogie)​


Participation et développement participatif

La participation : un concept constamment réinventé Analyse sociologique des enjeux de son usage et de ses variations Maryse Bresson

La charte européenne de la coopération en matière d’appui à la gouvernance locale : outil et questionnements pour les autorités territoriales Gaëlle Dusepulchre

Penser l'empowerment, la participation ou l'activation : la lente et difficile émergence du concept d'acteur en sociologie

Du providentialisme au néolibéralisme: de Marsh à Axworthy. Un nouveau discours de légitimation de la régulation sociale.”

Organisation communautaire et transformation sociale. Réplique au texte d’Eric Shragge

Initiatives communautaires de développement local et gouvernance métropolitaine : quel emboîtement ?

Réflexions sociologiques sur l’européanisation des politiques sociales Jean-Claude Barbier

La production des campagnes médiatiques de santé publique : une dialectique entre normalisation des comportements collectifs et appel à la responsabilisation individuelle Frédéric Ketterer
Autonomie et handicap: attention aux injonctions paradoxales!

Voir le chapitre consacré à Alain Erhenberg
Autonomie soleil trompeur

Le problème de l’autonomie comme objectif thérapeutique - Pierre-Henri Castel

Le champ du handicap, ses enjeux et ses mutations: Du désavantage à la participation sociale SERGE EBERSOLD

Reconnaissance du handicap psychique: quels effets sur le terrain?
Autonomie; nouvelle utopie? - Politiques d'insertion, une responsabilisation des pauvres ?

« RESEAUX AMBULATOIRE ET HOSPITALIER : ARTICULATIONS » Lignes de force de la réflexion collective du groupe de travail (2003-2005)
http://www.pfcsm-opgg.be/uploads/files/Informatie/Publicaties%20werkgroepen/gt_articulations__texte_lignes_de_force.pdf (lien brisé)

En résumé:

1. Une offre de soins aussi « discontinue » que « saturée »
2. Un manque de lieux de vie aux exigences réduites
3. La dérive managériale de la gestion des problèmes de santé (mentale) - j'ai ajouté les parenthèses...
"la « contractualisation thérapeutique » et le renforcement des exigences subjectives qu’elle emporte, en particulier, témoigne de l’emprise croissante du discours managérial sur l’organisation des pratiques et sur les représentations des patients qui modélisent les dispositifs de soins de santé"... "la santé physique et mentale serait désormais considérée comme un capital individuel dont la personne dépositaire doit justifier la rentabilité, ou au minimum la mise en valeur vis-à-vis de la société. Autrement dit, il découlerait de cette conception que l’individu en souffrance devrait, lui aussi, savoir se vendre, défendre ses projets de restauration personnelle de telle manière que l’institution qui l’accueille puisse escompter une plus-value sur la qualité de laquelle il sera évalué par ses pouvoirs subsidiants. En conséquence de quoi, l’accès aux structures de soins serait conditionné par la capacité de progrès rapide du patient et de nouvelles discriminations seraient en train de s’installer en fonction des cas, des projets et des institutions."

La fabrique des populations problématiques par les politiques publiques

Le colloque: http://www.msh.univ-nantes.fr/80874540/0/fiche___pagelibre/

Les textes: http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/18/64/93/PDF/colloque_nantes.pdf

La vulnérabilité comme catégorie de l'action publique

Santé mentale et citoyenneté: les mutations d'un champ de l'action publique Par Jean De Munck - Cliquer ici

Table des matières


Autonomie et relation médecin - patient - Le paternalisme dans tous ses états

Le centrage patient est-il un nouveau buzzword positif destiné à favoriser les réformes visant l'intégration gestionnaire du système de santé? On peut en dire autant des termes de réseau, parcours, bientraitance, qualité totale, fragilité, coordination, performance, optimisation, interdisciplinarité etc. Ce qui caractérise ces mots valise selon François Dupuy, c'est qu'on ne peut pas être contre, nul ne se fera le chantre du gaspillage de l'incoordination ou de la maltraitance, mais qu'ils n'ont pas de contraire, pas d'opposé dialogique, ce qui les rend inopérants en pratique (contrairement par exemple au couple classique différenciation et intégration). On ne se débarrasse pas d'un buzzword en le jetant pas la fenêtre il faut lui faire descendre l'escalier marche par marche, voire se l'approprier en maîtrisant la pensée adverse. On pourrait avec Bertrand Kiefer rappeler que le centrage patient n'est pas une stratégie en médecine mais la condition de son existence, mais cela ne suffirait pas.

Le vieux modèle paternaliste de la relation médecin patient est obsolète. Pour autant dispose-t-on d'un nouveau cadre conceptuel satisfaisant?
​Cette question est essentielle dans la définition d'un cadre conceptuel pour la réadaptation​, pour la promotion d'un modèle de santé fonctionnelle, articulant les modèles bio-médical et socio-environnemental de la santé. Le terme "paternalisme", péjoratif est utilisé avec divers adjectifs:

  • Paternalisme médical,
  • Paternalisme économique par lequel les libéraux s'opposent à l'interventionnisme de l'état,
  • Paternalisme libéral: un apparent oxymore qui décrit le néolibéralisme, où l'on passe de "l'idiot rationnel" à l'idiot aux rationalités limitées sculptées par les incitations et l'ingénierie sociale centralisée (la technologie du management public est celle des sciences sociales et non celle du droit selon Patrick Gibert).
  • Paternalisme juridique
  • Paternalisme de santé publique où la santé a remplacé le "salut" etc.

La relation médecin-malade, est-ce la même chose que la relation soignant-soigné?
Quelle est la différence entre "sympathie" et "empathie". Question de définition qui mérite de citer les auteurs de ces définitions. On lira avec profit Gérard Reach.
Comment penser la différence entre la "demande", le "besoin" et la "satisfaction" possible au plan individuel ou collectif, satisfaction dont l'organisation est régulée par l'action publique?
​On oppose souvent principe de bienfaisance et principe d'autonomie, on y ajoute avec le "principisme" le principe de non malfaisance et le principe de justice.. Y-a-t'il une hiérarchie variable au cours du temps entre les principes et comment est-elle justifiée?​
Comment l'évolution de la société et les coalitions d'intérêt hégémoniques qui s'y affrontent influencent-t-elle la déontologie?
Le paternalisme médical disqualifié peut-il faire place à un autre paternalisme populiste et bureaucratique fondé sur la défiance, qui feindrait d'émanciper les citoyens en supprimant les corps intermédiaires et en les laissant seuls face à l'état? Peut-il au contraire laisser place à un paternalisme économique qui s'appuierait sur l'asymétrie d'information et les rationalités limitées des agents pour mieux justifier l'inégalité dans la relation entre "principal" et "agent" telle que décrite dans les théories de la firme?
Ces deux derniers "paternalismes" ne risquent-ils pas alors de s'allier dans une redoutable ingénierie sociale centrale (Mintzberg) des comportements de l'ensemble des "agents" de la santé, au sens le plus large du terme, le bien être économique et social? (Le principe de prévention: le culte de la santé et ses dérives. Moatti et Peretti-Watel)
Que reste-t'il alors comme autonomie d'action et de décision au médecin, au soignant, au malade /patient / client / usager, qui forment un microsystème clinique lorsque la fonction de production de l'action publique et les sous fonctions de production qui lui sont asservies sont à ce point définies d'en haut par l'état régulateur, en promouvant de surcroît le mythe de la concurrence efficiente? "L'expert profane" ne devient-il pas le bras armé du management public comme le client est devenu celui de l'actionnaire? Le patient ressource ne devient-il pas comme le professionnel de santé la "ressource humaine" d'un processus, d'un fonction de production que ni l'un ni l'autre n'ont en réalité la mission de concevoir?

La décision médicale est aujourd'hui artificiellement désenchassée par la rhétorique gestionnaire du système complexe que forme le couple médecin-patient ou équipe-patient avec la régulation, le financement et la production des soins de santé. Le "principisme" (bienfaisance, autonomie, justice et non malfaisance) est intéressant mais conduit à penser la décision médicale hors de son contexte économique, social et politique. Les modèles de relation médecin patient d'Emmanuel et Emmanuel (paternaliste, informatif, participatif et délibératif) et ultérieurs sont également intéressants mais là encore déconnectées de facteurs qui influent sur la décision médicale, notamment lorsque le médecin "opérateur prudentiel" est placé en position "d'agent double", celui de son patient et celui du producteur (institution), du payeur et/ou du régulateur. Dès lors la critique du paternalisme médical doit être analysée dans le cadre du management public, de l'intégration de la médecine à la pensée de la gouvernance entrepreuneuriale et des enjeux de contrôle entre régulateur, payeurs et producteurs. Dans cette arène politique, chacun convoque par sa rhétorique propre l'opinion publique et les associations pour le faire adhérer à sa propre vision de la "responsabilité sociale". L'éditorial d'André Grimaldi sur la relation médecin malade dans tous ses états résume bien la question.

La question de la confiance et la fin de la confusion conceptuelle entre producteur et professionnel de santé comme "opérateur prudentiel", ni soumis aux procédures tayloriennes et mécanistes du producteur qui tente de l'intégrer comme son employé, ni au gouvernement à distance par les indicateurs du payeur, ni aux pseudo-marchés inventés par le régulateur, permettraient-elle de renouveler le cadre conceptuel d'une relation humaniste et modernisée en conciliant des logiques contradictoires? Comment penser une relation centrée-patient, avant tout centrée sur l'outcome qui compte pour lui et non des résultats de sortie systèmes myopes et insignifiants pour les soignants, et partant respectueuse des pratiques prudentielles?

Voici les articles  remarquables de médecins sur la question suivis de quelque autres article édifiants de sociologues, économistes etc.

1. La relation médecin / malade dans tous ses états. André Grimaldi. (La Lettre du Neurologue • Vol. XIX - no4 - avril 2015)Voir aussi Les différents habits de l’« expert profane » par André Grimaldi et Patient expert ou patient ressource ?

2. Autonomie du patient et relation médecin-patient. Gérard Reach.
(Médecine des maladies Métaboliques - Septembre 2013 - Vol. 7 - N°4)





Voir aussi:

HÔPITAL: La réorganisation des soins viendra de l'intérieur – NEJM

Une réflexion sur le statut émotionnel du soignant. Marie Delhaye, Françoise Lotstra. Cahiers de psychologie clinique 2007/1 no 28 pages 49 à 59

Principe d’autonomie et vulnérabilité en droit de la santé samedi 9 novembre 2013, par Denis Berthiau

La décision médicale : l’autonomie du médecin et l’autonomie du patient (1)

La décision médicale : l’autonomie du médecin et l’autonomie du patient (2)

Le « principisme » et les cadres de référence en matière d'éthique en santé publique

Théories éthiques, principisme et éthique de la discussion en santé publique RAYMOND MASSÉ Université Laval Québec, Canada

Les modèles de politiques publiques et leur utilité en santé publique : le modèle des étapes Octobre 2013



Santé et vie autonome

Principe d'autonomie, principe de bienfaisance, principe de justice
Rapport Stiglitz - Sen - Fitoussi - Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social
http://www.stiglitz-sen-fitoussi.fr/documents/rapport_francais.pdf (voir notion de "capabilité")


Le recours au principe d'autonomie en éthique clinique
http://www.cairn.info/revue-d-ethique-et-de-theologie-morale-2005-2-page-63.htm


Introduction aux principes de bio-éthique
http://umvf.univ-nantes.fr/chirurgie-generale/enseignement/ethique/site/html/cours.pdf

Réadaptation et sociologie des professions

LOGIQUE D'ACTION : QUELLE ARTICULATION AUX LOGIQUES PROFESSIONNELLES ET INSTITUTIONNELLES ? Régine Bercot
La construction d’un nouveau territoire professionnel en activité physique dans les réseaux de prévention et de prise en charge de l’obésité en pédiatrie (reppop) Blandine Lefevbre
L’ORTHOPHONIE AU-DELA DES MOTS : Communication, Pragmatique


Construction du territoire professionnel de l’enseignant en Activité Physique Adaptée dans le monde médical par Claire Perrin [1]


L'autonomie selon Michela Marzano

Du bon usage du concept d'autonomie - paradigme émancipateur ou "soleil trompeur", autodétermination féconde ou injonction ultra-libérale?
Michela Marzano - à mettre en relation avec "la fatigue des élites" de François Dupuy


Extension du domaine de la manipulation - De l'entreprise à la vie privée Parution : 20/10/2008
Auteur(s) : Michela Marzano Editeur : Grasset 284 pages
"Dans son essai, Extension du domaine de la manipulation, Michela Marzano défend la thèse de l’avènement d’une nouvelle société, en construction depuis les années 1970/80 et caractérisée par le règne de l’ "hyperindividualisme". Trois valeurs centrales seraient désormais portées aux nues et érigées en modèle à suivre pour chaque individu : authenticité, volontarisme et autonomie. Un discours certes séduisant mais en réalité trompeur, ..."


Manifeste pour un boycott des manuels de management Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=0nZgaBSjVV4 - voir aussi ce lien
Premier chapitre: http://www.nonfiction.fr/article-1822-manifeste_pour_un_boycott_des_manuels_de_management.htm
Résumé du livre http://www.evene.fr/livres/livre/michela-marzano-extension-du-domaine-de-la-manipulation-37829.php


De l'arrimage entre communautaire et public

Rapport Stiglitz - Sen - Fitoussi - Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social
(voir la notion de "capabilité" ou "capacité" d'Amartya Sen)
L'empowerment un concept pour la France? Carole Dane
"S’agit-il d’une nouvelle mode masquant les impasses de l’action politique et sociale ou d’un concept susceptible de rendre plus responsables, plus combatifs et plus créatifs les différents acteurs et, en premier lieu, les habitants eux-mêmes ?"

ASSOCIATIONS « COMMUNAUTAIRES » ET GESTION DE LA PAUVRETÉ
Les Community Development Corporations à Boston par Marie-Hélène Bacqué

« Éléments de problématique concernant l’arrimage entre le communautaire et le public dans le domaine de la santé et des services sociaux » Yves Vaillancourt

TRANSFORMATION DU RÉSEAU PUBLIC DE SERVICES SOCIAUX ET IMPACTS SUR LES PRATIQUES DES INTERVENANTS SOCIAUX AU QUÉBEC

Les risques de la NGP pour l'intervention sociale

Les transformations de l'intervention sociale

La prévention précoce en question. MIchel Pazarelli
Entre l'asile et le refuge - La rue déversoir des "impasse hospitalières"?

http://www.havre.qc.ca/fichiers_pdf/asile_et_refuge.pdf

Aide-toi, le ciel t’aidera ! À propos du Nouvel ordre protectionnel de Didier Vrancken Michel Messu


Sen, Rawls, libertés réelles et libertés formelles


Liberté formelle et liberté réelle. La critique de Rawls par les Libertariens Philippe Van Parijs  Revue Philosophique de Louvain Année 1988 Volume 86 Numéro 69 pp. 59-83

Sen et l'approche par les capacités (florilège de textes)

Les professionnels de santé sont-il des idiots rationnels? (page opinions et croyances en économie de la santé)

Que faire de l'approche par les capacités?

Marie Verhoeven, Jean-François Orianne et Vincent Dupriez Vers des politiques d’éducation « capacitantes » ?


Voir aussi Amatya Sen, Rawls la capabilité
http://ged.u-bordeaux4.fr/SAROUSSEAU.pdf

Rapport Stiglitz - Sen - Fitoussi - Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social
http://www.stiglitz-sen-fitoussi.fr/documents/rapport_francais.pdf (voir notion de "capabilité")

Sen, Rawls, et "la santé des plus pauvres" en france - Egalité et équité à partir du rapport Minc
http://www.davidmourey.com/article-7226439.html

L'idée de justice avec Amartya Sen Comprendre Amartya Sen

http://www.davidmourey.com/article-l-idee-de-justice-en-video-avec-amartya-sen-sur-france-culture-47069824.html

Amartya Sen et la notion de capabilité
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amartya_Sen

Capabilité, risques et vunérabilité
http://ged.u-bordeaux4.fr/SAROUSSEAU.pdf

Notion d'équité selon Rawls
http://brises.org/notion.php/equite/egalite/merite/justice-sociale/discrimination-positive/notId/61/notBranch/61/

La théorie des capabilités d'Amartya Sen face au problème du relativisme
http://traces.revues.org/index211.html


Assurance, assistance et protection sociale

Bien qu'il soit légitime de penser que les hôpitaux et pas seulement de paris, pris dans la logique industrielle de l'usine à soins, se foutent de l'assistance publique,
les articles suivants montrent qu'on peut parler de virage assistantiel du système de santé, au moins aussi préoccupant que le virage ambulatoire.
Prenons garde à ce que l'assuré social ne devienne pas trop souvent un allocataire asservi à la politique du guichet, même si l'on y ajoute l'adjectif "intégré"

Il est opportun de mettre cette tension entre assurance et assistance en lien avec les écrits de ceux qui évoquent la fin possible du paradigme de solidarité.

L’État-providence en débat L’État providence : quel équilibre entre assurance et assistance? Robert Lafore

Les réformes en matière de handicap et de dépendance :peut-on parler de « cinquième risque » ? Mireille ELBAUM Professeure au CNAM

PROTECTION SOCIALE ET SOLIDARITÉ EN FRANCE Évolutions et questions d’avenir. Mireille Elbaum

Coût et financement de la protection sociale Quelques éléments d’éclairage. MIreille Elbaum

Le droit à l’assistance sociale à l’épreuve du local. Blandine Destremau, Michel Messu

Aide-toi, le ciel t’aidera ! À propos du Nouvel ordre protectionnel de Didier Vrancken Michel Messu

Vieillissement et solidarité. Denis Piveteau

La dépendance ou la consécration française d’une approche ségrégative du handicap par Thomas Frinault

L'ÉTAT SOCIAL, MYTHE ET RÉALITÉS Jean-Pierre Escaffre, Jean Lojkine, Cathy Suarez

« GLOBALISATION » ET EFFETS CONTEMPORAINS SUR LES PRISES EN CHARGE HOSPITALIERES PUBLIQUES

Repenser la solidarité pour réduire les inégalités de santé Rédigé par Didier Castiel

Mireille Elbaum. Économie politique de la protection sociale. Delphine Chauffaut

Crises et transformation du système de soins: vers la fin du paradigme de solidarité. Jean-Paul Domin
http://docplayer.fr/3009149-Crise-et-transformation-du-systeme-de-soins-vers-la-fin-du-paradigme-de-la-solidarite.html

Crise et réformes Didier Tabuteau

Le système de santé français à l’épreuve des transitions. Laurent Chambaud


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