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Toute Surprise Enfin

Poésie
Sélection de poèmes de Stéphane Berrebi, artiste peintre

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Toute Surprise Enfin

1983

Toute surprise enfin de se sentir si légère
Débarrassée de la coquille de son corps
Jeune et belle comme elle n'avait jamais cessé d'être dans son cœur
Elle se laissa emporter dans le ciel étoilé
Entourée par une brise tiède surnaturelle
Et c’était la caresse des anges qui l'accompagnaient

Au cours de son trajet vers la cité des justes
Elle dépasserait toutes les villes de la terre
Illuminées comme pour une procession

Elle s'en vint à survoler la vieille ville américaine de Boston
Et sa banlieue Cambridge où elle se rappela que son petit-neveu vivait
Mon Dieu comme c'est joli pensa-t-elle en découvrant les maisons de brique rouge et les clochers du campus de Harvard
Puis elle sentit que son neveu se trouvait juste en dessous d'elle

Dans ce grand bâtiment rouge qu'elle apercevait maintenant
Elle voulut alors descendre l'embrasser et lui dire adieu
pensant qu'elle avait été conduite là dans ce dessein car elle l'aimait beaucoup 
Et les malechim qui la guidaient la laissèrent faire
Parce qu'elle était juste et qu'ils lui devaient grand respect

Elle pénétra dans sa chambre obscure tout doucement, craignant de le réveiller
elle se pencha sur lui et l'embrassa dans le cou et sur les joues comme elle faisait quand il était petit
Puis sentant qu'elle allait le réveiller elle se retira rapidement
car elle ne voulait lui causer aucune frayeur

Et elle reprit son vol par-delà toutes les cités du monde
qui sont presque aussi nombreuses que les grains de sable au bord de la mer et les
étoiles dans le ciel

Elle s'approchait de la cité de lumière où elle sentait qu'elle allait retrouver son père et sa mère qui l'avait laissée seule si tôt dans ce monde qu'elle quittait maintenant

Ses sœurs et tous ceux qu'elle aimait morts ou vivants
Car où elle se rendait la différence n'était plus si nette
Et l'amour des uns pour les autres
Effaçait les contours des choses
Et abolissait les barrières du temps

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