La Déesse Mariammen

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LA DEESSE MARIAMMEN

Le Patchai Cavadee, La Marche sur le feu et le Canjee. 

par Soondress A Pillay 

 

Le Patchai Cavadee

Mariammen ou Ammen comme on l’appelle couramment, Mère Divine, Déesse de la santé, divinité dravidienne est priée et venerée par tous les tamizens de par le Monde principalement sous deux grandes formes symboliques.

Les deux représentations les plus connues de Sri Mariammen s’inspirent de la légende. L’une s’appelle Mariamen  kajouttou représentant  uniquement la tête d la Déesse prônée sur un socle Dans l’autre représentation, posteriere a la première la Déesse apparaît entièrement avec tous ses attributs. Soulam (trident), Katti (Sabre) et oudoutai (instrument de musique) et une lampe. Mariammen Kajouttou apparaissent aussi, posée a ses pieds. Elle est donc représentée avec ses quatre bras dans chaque des ses mains elle porte un de ces symboles.

Le Katti, le sabre évoque la justice et sert a briser les illusions, les désirs, arme tranchante, il représente l’intellect, Faculté de connaissances et de percevoir, l’entendement fait la part des choses entre justice (dharma) et injustice (adharma) et nous permet aussi de faire la distinction entre désirs superficiels et réalité. L’instrument de musique, l’ourkou, symbolise la sakti l’énergie primordial qui se manifeste par la création.

Le trissoulam (soulam, trident) représente la trimurthi (Brahma, Vishnu, Shiva ou Mahaswara) la manifestation de la pluralité prenant sa source dans l’unité.
La lampe, lumière de la connaissance qui dirige les ténèbres de l’ignorance.

Le Timeedhi ou Marche sur le feu a lieu généralement a la fin de janvier ou au début de février de chaque année au Mariamen Kovil. Des grandes cérémonies se déroulent pendant 10 jours. Des prières sont dites chaque soir.Les dix jours de grande ferveur religieuse dédiée à la Sri Mariammen se terminent en apothéose par la Marche sur le feu dans la phase lunaire Pownami.

Le 10eme jour donc, en principe le dimanche matin, une procession de patchai cavadee et de pal koudam quitte la rivière de Valton, avec en tête la musique cérémonielle traditionnelles des tambours (tapou). Ces dernière années il n’est pas rare de dispenser des instruments typique tels le tavil et le nadesswaram, Ensuite, conduisant la file, vient le Soulam (trident) matérialisant les pouvoirs de la trimurthi qui sont la creation, la préservation et la destruction. Puis, à cote derrière suivre la Sakti Karagam (Karagam en miniature, tenant dans la main gauche et un petit Soulam dans la droite) et tous les autres pèlerins et pénitents Les femmes portent le ‘pal koudam’ Mais il y a aussi l’Akhini Sakti portait par le les autres. En fin, le ‘Raadon’ (chariot) de la Deesse Draupadee Ammen ou siège le  Para Sakti entourée de centaines de fidèles, clôturant la procession qui se dirige droit vers le kovil. Tout au long du parcours, les tintements des cloches, les ‘Om Sakti’ scandés par les dévots rythment les louanges continuelles du Mariammen Talathou chantée par les bakthans. Se degage aussi de la procession haut en couleurs et pleine de ferveur, une agréable odeur d’encens se melent a celle du camphre, des fleurs, du safran, du sandanam et du vep ou (lilas). Tout au long du parcours une citerne d’eau place sur un camion arrosant le chemin pour refroidir la chaleur du bitume.

Une fois arrivée au kovil, le lait qui se trouve dans le Pal Koudam et le  sombu que portent les bakthans sert pour le  bien rituel d la  Divinité. Le lait ne doit pas être tourne,  périme et garder sa belle couleur blanche, symbole de pureté, parvenu donc par, il représente la vie et est signe de santé par les dévots. Il témoigne de l’acceptation de la Déesse et l’offrande. C’est aussi la garantie d’avoir pour un moment un sentiment de grande satisfaction que sa dévotion et son offrande ont retenu l’attention de la Déesse Sri Mariammen ou Ammen.

Apres cette ceremonie, l’officiant commence un grand Yagam et il allumera ensuite le grand  bucher. Alors, qu’on s’occupe a décore le Karagam, les autres bakthan qui marcheront sur le feu attachent le kangenam, mèche de protection autour du poignet.

Le Karagam : le mot karagam signifie un pot en cuivre celui-ci peut devenir koumbham ‘pot rempli d’eau sacre pour la purification. Il s’agit d’un Sombou rempli d’eau. L’essence de rose, d’eau du safran et de graines ecrases sur lequel on pose un noix de coco, recouvert d’un tissu jaune et des feuilles de lilas, en signe de protection. D’après la tradition, Varuna, le Dieu de la pluie, des mers et de l’eau du sept fleuves sacrées (Ganga, Yamuna, Godavari, Sarasvathi, Narmada, Sindhu et Kaveri) est dans le Koumbham.

Le Karagam a pour forme celle d’une montagne. En effet, au dessus de ce pot en cuivre, des feuilles de lilas sont montées en cône et au sommet, on y trouve généralement un petit trisoulam ou l’on transperce un citron. Le Karagam, orne de guirlande de fleurs, relie l’homme ciel et a la terre. Il représente Parasakti, c’est très symbolique. Le pot généralement en métal rigide, du cuivre représente la Déesse Sakti (l’energie) alors que l’or, métal plus malléable représente Siva (la matière inerte). Les feuilles de lilas (Vep) plante avec laquelle en adore la Déesse Mariamen, protége des maladies et préserve également des énergies néfastes. C’est une véritable pharmacopée – pouvant régulariser l’énergie du corps astrales que chaque personne possède grâce aux nombreuses vertus reconnues a cette plante magique et indispensable  pour soigner les individus.

Une fois qu’on a terminé a attacher les Kanganam et que le karagam esat fin prêt, on recommence le même rituel du  matin et on se rend a la rivière mais cette fois-ci avec beaucoup plus de ferveur er la danse du karagam, actuellement exécute par Aya Paya est un vrai régal. Du bon spectacle avec du tappou chauffée à bloc.

Arrivée au kovil vers les 17h30 et apres des rituel, l’officiant envoie un bouquet de fleurs dans le feu pour vérifier la température de la braise et il marcha en premier, vient ensuite celui qui porte le Sourlam, le katti et la karagam en quatrième position ainsi se déroule le passage dans le feu ardent sacrifiant les pénitents un a un. Les dévots tous habilles de la couleur de la divinité, le jaune représentent le safran offrent a Mariammen, de leur Moi (ego) de leur abnégation de leur courage, d’une offrande qui leur est propre.Une  chose  est commune parmi les pénitents, soit on marche en larme, soit on a le cœur serein.

La  Marche sur le feu est l’offrande de son corps, c’est le don de soi a la Déesse présente dans le feu. Elle accepte ou refuse l’offrande. Dans les deux cas di figure, l’homme se trouve face a son destin ou karma qu’il devra assurer avec les réponses aux questions qu’il a posées a la divinité. Il obtient toujours la réponse.

Le lendemain, c'est-à-dire le lundi soir, c’est le Codi Erakum ou on enlève le drapeau, levée dis jours plutot et tous les dévots remercient la Deesse pour la grâce accorder. Certain, mettent fin a leur jeune alors que d’autre continue avec la jeune car le mardi c’est le Canjee pusai qu’on offert généralement a Mariammen pour lui remercie.

Le Canjee Poussai

Le canjee poussai est une cérémonie célébrée en l’honneur de notre Déesse Sri Mariammen Sakti afin que notre Déesse Mère nous accorde ses grâces dont notamment la guérison des maladies. Afin qu’elle nous préserve des fléaux tels que la varicelle, la rougeole, ..etc.  Afin qu’elle apporte son divin sakti dans nos familles. De nos jours, le rite est partout pratique. Dans les villes, les villages, de plus grands temples ou petit autel familial de la maison.

Au Mariamen Kovil, on célèbre le Canjee pusai deux fois l’an. Ainsi, le mardi suivant des cérémonies de la Marche sur le feu, nous offrons a la Déesse ce mélange liquide a la couleur blanche symbolisant la pureté de l’âme et au goût légèrement  acide pour nous rappeler les différents maux de la  vie.

Le Canjee poussai consiste donc principalement a faire offrande a la Déesse Mairammen d’un met a base de riz bouilli. Il s’agit du riz cuit en eau abondante, agrémente de sel, d’oignons, et de jus de citron ou du lait caillé. Pendant le pousai, l’officiant effectue le nivedanam et le dibaradanai (présentation du camphre er des lampes) des prières et des chants tel que le Mariamen Talathou est récites puis en faire d’autre offrande.