Marie, mère de Jésus et mère du Christ.

Marie, mère de Jésus et mère du Christ.


15 aout : Assomption

« ...Tu n’imposeras pas de funérailles parce que comme Élie J’ai élevé Ma Mère jusqu’à Mon Séjour. (Révélation d'Arès 33/18)

" Sauf Marie, grosse du fils,
la pécheresse qui Me défia aussi,
mais qui s'imposa les souffrances
de gratter de sa chair les souillures,
d'arracher de son cœur les doutes,
pour renaître pure,
elle qui était plus faible que tout autre.
Sauf elle, qui s'est rangée parmi les esprits debout
devant Mon Trône, parmi les luminaires d'or,
aucune créature ne sera priée. (RA-12,12-13)

Prière à Marie, dans l'esprit de la Parole ci-dessus, tirée de l'Evangile donné à Arès :


Marie, qui gratte de sa chaire les souillures et les doutes.

Âme de Marie, debout parmi les luminaires d'or.

Créature de lumière que Dieu écoute, plaintive de la plainte de l'Homme.

Image sacrée ! Pont jeté entre le Créateur et sa Créature,

je t'appelle pour connaître le secret de ta force, celle qui soulève les montagnes.

Sauras-tu me convaincre qu'il est possible de soulever les montagnes ?

Porteras-tu ma prière jusqu'à Dieu?

Et le secret de ta force ?

miroir sacré de ma propre image. Image pour les Hommes d'une image d'Homme dans l'excellence du salut.








Il faut écarter l'idée de Marie, mère de Dieu. Marie ne peut pas être la mère de Dieu. Elle est la mère de Jésus qui est devenu un Dieu, fondu en Dieu, autrement dit un Christ.

Personnellement je récite l'Ave Maria en disant mère du Christ plutôt que mère de Dieu, comme certains Chrétiens orientaux le disaient aux tous premiers temps du christianisme.



1-Marie, mère biologique et mère spirituelle de Jésus, devenu Christ




a-
Marie est d'abord la mère biologique de l'homme Jésus devenu Christ,


Dans cet Evangile donné à Arès, les allusions à ce fait historique ne manquent pas :

" ….Marie, qui m'a porté, mis au monde, allaité,vêtu,

qui a égalé le dévouement des anges qui Me servent. "(11/2)

Dans cette veillée 11, il s'agit bien d'une évocation de Marie, mère de Jésus qui souligne son dévouement au temps où Jésus n'était encore qu'un petit enfant.

On retrouve la même affirmation à la veillée 30 :

« Devrai-je regretter le temps où Marie M'enfanta...? »(30/5)


Car il est bien évident que Marie n'a ni porté, ni allaité le Père. Il ne peut s'agir que d'une évocation de Jésus et de la relation biologique bien terrestre d'une mère avec son fils..

Cependant, il ne fait pas oublier que Jésus est devenu Christ. Et que cette évolution se caractérise par une fusion de lui-même avec le Père, fusion résumée dans l’affirmation de Dieu :  « Je l'ai fondu en moi sans retour » .

Le Christ étant fondu en Dieu parle maintenant de la même voix que Dieu et Dieu parle aussi de la même voix que celui qui est devenu son fils effectif. Il n'y a plus de frontière entre ce que dit l'un et ce que dit l'autre. Le Christ et l'Eternel parlent dans une unité spirituelle absolue du « Je » et du « Moi »

D'avoir fondu Jésus-Christ en Lui, donne au Père toutes les caractéristiques de la condition humaine de Jésus qui va de sa naissance à sa mort . Il semble que Dieu ait « adopté » la vie de Jésus, son Sacrifice, sa Victoire qui deviennent le Sacrifice , la Victoire de Dieu.

Ainsi les deux paroles prononcée plus haut, si elles concernent la vie propre de Jésus-Christ deviennent par cette fusion même comme la vie de Dieu. Marie a donc en quelques sorte enfantée, portée, allaitée un être divin formé par la fusion de la Créature à son Créateur. Métaphoriquement Marie a donné naissance à la partie divine de l'Homme.



b-Marie, mère spirituelle de Jésus

Dès lors, le destin de Marie devient particulier car elle cumule la fonction de mère biologique de l'homme Jésus avec la fonction de mère spirituelle d'un homme devenu Dieu. Son élévation a permis le développement spirituel de Jésus et sans toute son accession au rang de Christ.

Dieu le Père est le Père spirituel de tout Homme dès sa naissance ainsi que le confirme le verset suivant :

Parlant des femmes, Dieu dit dans l'Evangile donné à Arès :


Et n'est ce pas l'une d'entre elles
Qui a prêté ses entrailles
Qui en a fait abandon au Père
Qui les a remplies de sa Puissance
pour que le fils y germe en homme ? »(9/2)

Incontestablement, Dieu fait référence ici à Marie. Il me semble impie et trop connoté des histoires païennes de vierges humaines fécondées par les dieux, pour interpréter cette phrase comme étant une affirmation que Jésus est né sans coït directement de Dieu. Cela justifierait que l'on pense que Jésus est fils de Dieu de toute éternité.

Les Chrétiens disent, en effet, que Jésus, fils de Dieu, a été envoyé par le Père, qui s'est incarné dans le ventre d'une Vierge pour donner naissance à un Homme, (vrai homme et vrai Dieu). Ainsi il vient sur la terre partager le destin des Hommes par amour des Hommes pour les sauver.(je n'entre pas dans les différentes significations que les chrétiens donnent à ce mot « sauver »)

C'est l'interprétation que l'on trouve dans Matthieu : Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit: Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint Esprit" Mt 1 /20


La compréhension de ces versets est sans doute plus simple dans sa spiritualité :

Marie, vierge ou pas vierge, fait abandon de son corps au Père pour une fécondation spirituelle. Elle accueille Dieu comme Abraham avait accueilli Dieu pour une sorte de fécondation spirituelle lui aussi.

Marie par sa vie, par son abandon à Dieu rend son corps et son esprit propices à l'accueil divin. La Puissance divine contenue dans chaque être qui nait trouve ici le milieu idéal pour s'épanouir. Jésus, en naissant de Marie, nait dans des conditions favorables pour développer son Image et Ressemblance. Cette avance spirituelle si on peut dire, il le doit à Marie qui avait fait de son corps un temple digne d'accueillir la Puissance de Dieu, ainsi que le dit le texte cité plus haut.

Chaque naissance serait une sorte de révélation de la Puissance de Dieu, une sorte de naissance de Fils de Dieu qui se réalise en Homme à chaque fois. Chaque naissance est spirituellement une incarnation de Dieu. Un dieu libéré de Dieu, et qui peut librement retourner à Dieu sous une forme diversifiée de Dieu.

Si Jésus a pu bénéficier de l'excellence de sa mère, il faut continuer d'affirmer, ainsi que la Parole l'affirme, que tout humain, Image et Ressemblance de Dieu, peut développer en lui cette chaire divinisée et devenir ainsi un Christ.

Figure majeure de la spiritualité humaine, elle est non seulement la mère biologique de Jésus mais aussi la mère spirituelle de Jésus-Christ, conjointement avec Dieu.


2- Marie, glorifiée par Dieu, modèle et secours de l'humanité

a-Marie, glorifiée par Dieu

« en effaçant des registres de César

son nom,(celui de Jésus)

et le nom de sa mère des registres du temple,

pour qu'il n'ait plus de génération,(2/12)

--Dieu affirme une rupture symbolique avec l'ascendance humaine pour bien marquer la valeur spirituelle de certains êtres. Marie comme Jésus bénéficient d'une place particulière dans notre humanité. En effet, ils se voient rétroactivement soustraits à toute filiation humaine. Comme si l'excellence de leur vie les mettait automatiquement dans une nouvelle lignée d'humain.


On retrouve la même affirmation plus loin à la veillée 33. C'est dire si Dieu souhaite que ce symbole soit marquant pour nous.

« Tu ne scelleras aucunes fiançailles

parce que J'ai effacé celles de Ma Mère sur les registres du temple,(33/17)


D'autre part, ces mêmes humains qui ont accompli la Parole divine sont soustrait également à l'ignominie de la mort. Plus exactement Dieu leur évite le passage par la fosse, qui apparaît vraiment comme une anomalie sur le plan spirituel. La soumission à la volonté de Dieu arrache l'Homme de fait, comme par voie de conséquence, à la fosse, en les élevant au séjour de Dieu, avant qu'ils ne se dégradent,

« Tu n’imposeras pas de funérailles parce que comme Élie J’ai élevé Ma Mère jusqu’à Mon Séjour. » (33/18)


b- Marie, secours de l'humanité

Marie, elle n'est pas à proprement parlé proposée comme Image du Père, mais comme Image de l'Homme dans l'excellence du salut

" ...l'image d'un seul enfant de l'homme dans l'excellence de son salut

suffit aux regards des pécheurs." (11-2)

Nous avons donc deux sortes d'Images proposées par Dieu à l'humanité :

-l'une du Christ, Image de Dieu Lui-même,

-l'autre de Marie, image de l'humanité dans l'excellence du salut.


Par l'intermédiaire de cet enfant de l'homme parvenu au plus haut degré de perfection, nous accédons au Père d'une manière particulière. Et cette manière particulière est liée à la personnalité féminine de Marie.

Dieu nous permet de « prier » Marie. Naturellement, ce n'est pas la même prière que celle que nous adressons à Dieu qui, Seul, peut recevoir les prières d'adoration.

« Sauf elle (Marie), qui s'est rangée parmi les esprits debout devant Mon trône, parmi les luminaires d'or, aucune créature ne sera priée.(12/13)

N'est ce pas inouï que nous puissions « prier » et appeler au « milieu de nous » une Créature qui participe à la lumière du Créateur.

Marie, une enfant des Hommes désormais « luminaire d'or » éclairant le Trône de Dieu. Un luminaire, non seulement, éclaire parfaitement mais éclaire aussi sans éblouissement. D'autre part, elle est entrée dans l'excellence du salut: sorte de félicité absolue, parfaite, éternelle de l'âme, due au degré de perfection atteint pendant sa vie. Comment qualifier cette lumière et cette excellence autrement que par un état christique ? Y a t-il d'autres états possible ? On sait que l'état christique est un état qui n'est pas réservé qu'à Jésus , mais sans plus de précision on ne peut aller plus avant dans la réflexion.

Marie reste donc comme elle se présente lorsqu'elle apparaît au monde, la Dame du Bon Secours.


Toutes les personnes qui témoignent de messages reçus de la part de cette femme si proche du milieu divin nous disent qu'elle s'est toujours présentée comme un intercesseur entre Dieu et les Hommes.

Joignons nos prières à celles de tous les croyants fascinés par sa lumière qui éclaire la sphère divine.


« ...tu feras converser Mes Assemblées avec Moi, et avec la femme élevée au-dessus de l'Orient, qui M'a enfanté,qui est toujours grosse de tristesse,

car Je lui ai donné Mon Souffle comme monture pour parcourir la terre....  »(33/13)


« elle, Je l'écoute, par ses lèvres J'entends les plaintes de l'homme....

......elle est .entrée dans l'excellence du salut.(33/14)


 « Les assemblées l'appelleront au milieu d'elles,

lui demanderont les secrets de sa force

et lui parleront comme à leur mère

car les pénitents sont fils de Ma Mère.

Cela aussi tu l'établiras dans Mes Assemblées » (33/16)

Nous sommes donc assurés d'avoir le soutien de Marie si nous le prenons comme modèle de notre ascension spirituelle.



3- Marie, face féminine du Christ ?

Ainsi, Marie semble être devenue , avec le concours de l'excellence de sa vie, cette Mère universelle, image féminine de Dieu lui-même comme le Christ pourrait en être l'image masculine, comme semble le confirmer la parole suivante :

" l'homme Jésus n'est pas Dieu ;

c'est le Christ Qui est Dieu,

c'est Moi né de Jésus, né de Marie. " (veillée 32, 1et 2)

Marie est bien associée ici à l'état christique de Jésus. Tout au moins fait-elle partie de la chaine spirituelle qui a conduit Jésus à devenir Christ.

Le Christ, serait Dieu né de Jésus (humanité masculine), et de Marie (humanité féminine)  Entité mâle pour l'un et entité femelle pour l'autre d'une réussite de notre nature divine. 

Comme nous l'avons vu plus haut, la Parole ne nous dit pas expressément que Marie soit devenu un Christ.

On sait seulement que Jésus devenu Christ est fondu en Dieu en un alliage dont les deux composants gardent malgré tout leur caractéristique.

Ce qui est certain, à la lecture de la Parole, c'est que Jésus et Marie ont fait naître Dieu en eux. Ils sont tous deux le modèle même de ceux qui réalisent leur destin divin. Images de la Sainteté de Dieu !

Ils sont les symboles réels de l'accomplissement spirituel réalisable par un humain.


L'Evangile donné à Arès parle abondamment d'eux et de leur vie sur cette terre. C'est parce qu'ils ont existé qu'ils constituent pour nous cet immense espoir. Ce ne sont pas des modèles désincarnés mais des existences exemplaires. La Victoire évoquée à propos de Jésus est vraiment la Victoire d'un homme nommé Jésus.

C'est la nouveauté du Message arésien de nous convaincre que chaque Homme peut dans une vie réaliser sa fusion en Dieu, à l'image de Jésus et de Marie, deux personnes exemplaires de notre humanité.



  4-Marie, Mère symbolique?

« ...pour le reste, j’ai dit comment on s’adressera au Père et à la mère élevée au-dessus de l’Orient. (35/04)

La femme élevé au-dessus de l'orient, c'est elle. Tout dans le contexte l'indique. Marie est donc une figure humaine de première importance et on peut, à ce titre, faire d'elle le point de rencontre de bien des symboles.

Modèle de toutes les mères, celle qui donne la vie biologique et celle qui donne la vie de l'âme, on peut voir symboliquement en elle la Mère universelle.

Mais Marie n'est pas davantage la Mère de l'univers que Jésus ne doit être le Père de l'univers.

Jésus et Marie en tant qu'humain réalisés, sont l'image symbolique du Père universelle. Que Marie soit le symbole du féminin éternel ou soit le symbole de la mère universelle ne devrait pas nous conduire à occulter la véritable existence de cette femme particulière, mère de Jésus entrée dans l'excellence du salut. Le symbole ne doit pas se substituer à l'idée ou l'image qui lui a servi de support ou de modèle.


Beaucoup de spiritualités pour sortir de ce malentendu d'un dieu masculin essaie aujourd'hui à tout prix de féminiser Dieu pour en gommer l'aspect masculin. A mon avis ils recréent ainsi une nouvelle impasse car ils accréditent l'idée d'un dieu sexué. Au sens sexuel, au sens psychologique ou au sens moral, Dieu n'est ni père ni mère, ni femme ni homme. Il est inévitable que nous introduisions un peu d'anthropomorphisme dans nos rapports avec Dieu, mais moins nous en ferons, plus nous sortirons de ces clichés qui ont pourri la vie de l'humanité.

Il faut sortir de cette vision d'un dieu masculin et prendre le mot Père comme un terme purement analogique, parce que dans nos civilisations nous sommes soumis à la filiation du nom masculin et souvent à l'héritage culturel du père. Notre Père céleste nous transmet une filiation divine, c'est l'image qu'il faut retenir.

Lorsque nous prononçons "Père" c'est Mère-Père que nous prononçons, comme quand nous disons Homme pour désigner l'humanité, c'est femme-homme qu'il faut entendre ou lire.



Pour conclure, on peut dire que Marie tient une grande place dans cet Evangile d'Arès et en cette semaine ou les chrétiens fêtent l'Assomption (dogme défini en 1950), nous pouvons nous joindre à eux dans une conviction commune : Dieu a fait d'elle un « luminaire d'or ».Et comme le pensent les Catholiques, elle a été élevée jusqu'au séjour de Dieu après sa mort ainsi qu’Élie et Jésus (33/18)


** Veillées où il est question de Marie

1-« en effaçant des registres de César
son nom,(celui de Jésus)
et le nom de sa mère des registres du temple,
pour qu'il n'ait plus de génération, (2/12)

2- « ….Marie, qui m'a porté, mis au monde, allaité,vêtu,
qui a égalé le dévouement des anges qui Me servent.
Mais l'image d'une seule enfant de l'homme
dans l'excellence du salut
suffit aux regards des pêcheurs.
Tu aboliras toute autre image d'homme.(11/2-3)

3- « Sauf elle (Marie), qui s'est rangée parmi les esprits debout devant Mon trône, parmi les luminaires d'or, aucune créature ne sera priée.(12/13)

4-« Devrai-je regretter le temps où Marie M'enfanta...? »(30/5)

5-« ...tu feras converser Mes Assemblées avec Moi, et avec la femme élevée au-dessus de l'Orient, qui M'a enfanté,qui est toujours grosse de tristesse,
car Je lui ai donné Mon Souffle comme monture pour parcourir la terre....  »(33/13)

6- « elle, Je l'écoute, par ses lèvres J'entends les plaintes de l'homme....
......elle est .entrée dans l'excellence du salut.(33/14)

7- « Les assemblées l'appelleront au milieu d'elles,
lui demanderont les secrets de sa force
et lui parleront comme à leur mère
car les pénitents sont fils de Ma Mère.
Cela aussi tu l'établiras dans Mes Assemblées » (33/16)

8- « Tu ne scelleras aucunes fiançailles
parce que J'ai effacé celles de Ma Mère sur les registres du temple,(33/17)

9-« Tu n’imposeras pas de funérailles parce que comme Élie J’ai élevé Ma Mère jusqu’à Mon Séjour. (33/18)

10-« ...pour le reste, j’ai dit comment on s’adressera au Père et à la mère élevée au-dessus de l’Orient. (35/04)

11-Prends garde au tentateur! Je te donne la force pour le vaincre, mais il redoublera de ruse et d'efforts                                                                            Ève y a succombé, mais Marie a triomphé de lui.                                                                                                                                                                                     Fais-toi d'elle une compagne de route! Ne lâche pas les pans de son manteau ! A sa vue le serpent s'enfuit en sifflant. (37/6)

12-La Mère seule donne audience à ses enfants.

ceux qui s'adresseront à elle le feront avec sens,
sachant qu'elle ne répand pas la Vie,
mais le conseil, la consolation et la force. (39/5)
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