Communiqué du 1er juillet des baha'is de France

Les bahá’ís de France

Communiqué

 

 

 

Paris, le 1er juillet 2010Le temps passe et la pression ne se relâche pas sur les bahá'ís d'Iran. Le 26 juin, une cinquantaine de maisons appartenant à des paysans bahá'ís ont été incendiées par des groupes violents puis rasées au bulldozer dans le village d'Ivel, dans la province du Mazandaran, au Nord-Est de Téhéran. Les incendiaires avaient pris soin de bloquer les accès du village pour ne laisser passer que les engins de démolition. Prévenues par les victimes qui leur demandaient secours, les autorités ont laissé faire. Les bahá'ís de ce village sont interdits de séjour chez eux depuis 1983 par une partie des habitants. Ils n'y revenaient habituellement qu'à l'été pour les moissons. Ils ont toujours tenté d'obtenir réparation pour ces voies de fait, en vain.

 

Par ailleurs, c'est toujours l'incertitude pour les sept de Téhéran, deux femmes et cinq hommes détenus depuis plus de deux ans, dont une partie au secret. Leur procès s'est terminé le 12 juin. À ce jour aucun jugement n'a été rendu. Ils comparaissaient pour, entre autres, «espionnage», «coopération avec Israël», «transmission de documents secrets à l'étranger dans le but de porter atteinte à la sûreté du pays», et du crime de «propagation de la corruption sur terre». La dernière accusation, à elle seule, est passible de la peine de mort.

 

Enfin, les bacheliers bahá'ís, cette année encore, ont été privés d'études supérieures comme chaque année depuis l'avènement de la République islamique il y a 31 ans. La presse officielle du régime a fait paraître cette semaine encore des articles argumentés pour affirmer que l'université était interdite en Iran aux minorités religieuses non-reconnues. C'est à dire aux bahá'ís, pourtant la plus nombreuse puisqu'elle compte 300.000 fidèles.

 

Une cinquantaine de bahá'ís sont actuellement détenus en Iran. Leur seul tort est de croire à une religion qui ne sied pas au régime. Amnesty International les considère comme des prisonniers de conscience.