Partitions Comprendre et agir
 
Le disque dur physique (périphérique de stockage) peut être utilisé dans sa globalité, comme un tout, et il est alors systématiquement appelé C:
A l'origine de l'informatique, les lettres A: et B: étaient attribuées aux seuls lecteurs courants, des lecteurs de disquettes souples de 5"1/4, les floppies. Puis au cours de l'évolution, le A: s'est vu dévolué au lecteur de disquette de 3"1/2, et le B: a disparu.

Mais le disque dur peut également être divisé en plusieurs parties virtuelles, comme un gâteau sur lequel on dessine, de la pointe du couteau, les futures parts à découper.

Ces parts virtuelles du disque dur sont dénommées partitions logiques ou, mieux, unités logiques. Unités, car elles sont reconnues par le système d'exploitation (Windows) et par les logiciels, comme autant d'unités de stockage différentes, de "disques" différents.
Ces différentes unités sont désignées par des lettres à la suite: C:, D:, E:, F:, etc..
Les autres périphériques de lecture et/ou écriture de l'ordinateur recevant les lettres suivantes: G:, H:, I:, etc.. Ainsi un disque dur externe pourra être identifié par G:, un graveur par H: et un appareil photo numérique (relié par USB) par I:, etc..

Revenons à notre disque dur matériel et à ses partitions virtuelles ou logiques. Ce découpage virtuel répond à deux nécessités:
Dans le passé, les BIOS et les OS ne reconnaissaient pas les "gros" disques durs (supérieurs à 2 Gigas). Si l'ordinateur bénéficiait d'un DD de 6 Gigas, il fallait "tromper" le BIOS en lui faisant croire qu'il n'y avait pas un disque dur de 6 G, mais trois disques de 2 G chacun.
Actuellement, où les BIOS et WIN avalent goulûment des DD de 80 G et plus, la division en partitions logiques n'est plus une nécessité mais plutôt un avantage redevenu à la mode. Et ce, pour trois raisons pratiques.

Le partitionnement permet de séparer d'un coté l'OS (WIN) et les logiciels (exécutifs), placés obligatoirement sur C:, et, de l'autre, les données personnelles de l'utilisateur placées sur les partitions suivantes (D:, E:, etc..). La maintenance et la sauvegarde sont ainsi beaucoup plus simples.
En cas de problème grave, un formatage de C: ne met pas en danger les données personnelles puisqu'elles ne sont pas sur le disque C: mais sur une autre unité logique. On comprend, néanmoins, qu'un accident matériel du disque dur physique, fait perdre tout ce qui est inscrit dessus (OS, logiciels et données), puisque les différentes unités logiques ne sont que des parts virtuelles du même gâteau. Si vous le laissez au four trop longtemps, tout sera brûlé, quel que soit le nombre de parts virtuelles que vous avez dessinées dessus..!

Les sauvegardes sont non seulement plus simples mais également plus rapides et plus faciles. En effet, le volume à sauvegarder, unité logique par unité logique, est beaucoup moins important que lorsque tout est mélangé sur un seul disque dur global. Il est plus facile de digérer une part de gâteau que le gâteau entier..
On peut ainsi envisager de faire des sauvegardes de données par un simple glisser-coller vers un disque dur amovible ou sur un simple CDRom.

Quant à la sauvegarde du disque C: lui-même (OS et logiciels d'applications), le cœur de l'ordinateur, sauvegarde qui utilise la technique de l'image-miroir, elle est grandement facilitée et accélérée par le déplacement du volumineux fichier d'échange de WIN ou SWAP (pagefile.sys) vers une unité logique spécialement créée et adaptée à cet effet.

En pratique, pour un disque dur de 100 Gigas, il est souhaitable de créer, au minimum, trois partitions: C: de 12 Gigas, D: de 86 Gigas ( pour les données personnelles, textes, musiques, images, vidéos, etc..) et E: de 2 Gigas ( pour le Swap et, éventuellement, un Back Up comprimé).

PARTITIONS PRINCIPALES ET ETENDUES.

La partition DOS PRINCIPALE (dite aussi Primaire) est la partition, proposée par défaut, qui englobe la totalité du disque dur matériel.
Il faut donc forcer DOS à limiter cette partition à la taille souhaitée par l'utilisateur, pour C: (soit 12 Gigas dans notre exemple).

La taille du DD (dans notre exemple) étant de 100 G et la partition DOS principale ayant été volontairement limitée à 12G, il nous reste 100 – 12 = 88 G (si je ne me suis pas trompé dans mes calculs..).
Ces 88 G restants, disponibles, vont être dénommés partition ETENDUE par DOS (pour la différencier de la partition principale).

Cette partition étendue pourra être, soit utilisée en totalité pour y créer une unité logique de même capacité (ce sera D: de 88 Gigas), soit subdivisée à son tour en d'autres unités logiques. Dans notre exemple, D: de 86 G et E: de 2 G. En réalité d'ailleurs, les chiffres apparents fournis par DOS ne donnent pas une addition exacte car il y a toujours quelques "pertes". C'est normal et il ne faut pas s'en étonner.

Au total, nous aurons donc:
Une partition principale avec une unité logique C:
Une partition étendue subdivisée en deux unités logiques D: et E:
Chacune de ces trois unités logiques (C, D, E) devra avoir été formatée individuellement AVANT de pouvoir recevoir des données informatiques.

Il faut savoir que si on branche un deuxiéme disque dur, distinct du premier (qu'il soit interne ou externe amovible), la lettre attribuée à ce deuxiéme disque dur va varier en fonction de celles déjà utilisées par le premier en place.
Exemple: un disque dur C: non partitionné auquel on ajoute un disque amovible, celui-ci va se voir attribué la lettre D. Si, ensuite, on partitionne le disque C:, les partitions logiques vont avoir les lettres à la suite c'est à dire E, F, G, etc..
Si, au contraire, on partitionne d'abord le disque C, comme dans notre exemple type, le disque externe va se voir attribué une lettre à la suite de celles des partitions déjà réalisées, par exemple G ou H.

Enfin, il existe des logiciels spécialisés qui facilitent grandement l'aménagement des partitions (sans danger pour les logiciels et les données existantes), le plus connu étant Partition Magic. Mais le meilleur me parait étre le logiel GParted, parcequ'il est gratuit et parcequ'il est beaucoup plus rapide que Partition Magic tout en en reprenant la même ergonomie.
Ces logiciels permettent par ailleurs de changer les lettres des partitons existantes comme le permet d'ailleurs Windows XP (Outils d'Administration, Gestion de l'ordinateur, des disques durs).