Jean Charles Cazin peintre et Marie Cazin (née Guillet) sculptrice.

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Jean Charles Cazin est né au hameau Le Letoquoi à Samer le 25 mai 1941 (déclaré le 26, acte N°23) ;
fils de François Joseph Cazin médecin âgé de 54 ans et de Jeanne Marie Appel âgée de 42 ans.
son père François Joseph avait épousé en première noce Claudine Mulart le 5 décembre 1810 à Calais, née le 25 mars 1788 à Calais et décédée le 3 janvier 1829 à Calais dans sa 41 ème année ; elle était la  fille de Antoine Mulart (1751-1805) 
et  de Marie Noëlle Altazin  1752-1811). Claudine Mulart avait une sœur Marie Jeanne Mulart mariée le 30 mai 1800 à Calais avec Johan Diederik Appel ( de leur union est née une fille Jeanne Marie Appel née en juillet 1801).

Carte postale de la maison natale de Jean Charles Cazin au Toquoi hameau de Samer.
Le père de Jean Charles Cazin,  François Joseph Cazin est né à Samer le 4 mars 1788, fils de Jean et de Marie Louise Dufour.
 il avait épousé donc en première noce Claudine Mulart le 5 décembre 1810 à Calais et décédée le 3 janvier 1829 à Calais. dans sa 41 ème année ;  de cette union on ne retrouve aucun enfant.
François Joseph Cazin se remariera le 16 mai 1832 à Samer avec  Jeanne Marie Appel âgée de 30 ans et 10 mois , de nationalité anglaise, elle est née à Londres en 1801 ( elle a 30 ans et 10 mois, mentionné dans l'acte de mariage.)
Jeanne Marie Appel était une nièce de la première femme de François Joseph Cazin ( née Claudine Mulart) . Marie Jeanne Appel était la fille de Johan Diederik Appel-né vers 1769 au DANEMARK et décédé  4 septembre 1808 à Calais au N° 6 rue de la Tête Noire (illisible ) - il était courtier de navire recherche :( Calais - an IV-1810  5 MIR 193/55)  et de Marie Jeanne Mulart (sœur de Claudine Mulart) née le 1er octobre 1778 à  Boulogne-sur-Mer et  décédée le 12 décembre 1824 à Calais (mentionné dans l'acte de mariage du 16 mai 1832 de François Joseph Cazin et Jeanne Marie Appel.
Carte postale de la mairie et l'église de Samer où se marièrent François Joseph Cazin et Jeanne Marie Appel le 16 mai 1832.

François Joseph Cazin, médecin, décède à Boulogne-Sur-Mer rue du Bras d'Or le 27 juin 1864.
Il est inhumé au cimetière de l'est à Boulogne-sur-Mer 62200 où il fut conseillé municipal puis adjoint à la mairie.
Jeanne Marie Appel est décédée le 2 novembre 1876 à son domicile rue de Bras d'Or à Boulogne-Sur-Mer.
Il faut maire de Samer de 1836 à 1840.
 Inscription sur la sépulture : François Joseph .CAZIN. 1788-1864. Docteur en médecin et Chevalier de la Légion d'Honneur.

Autre vue de la maison natale de Jean Charles Cazin au Toquoi hameau de Samer.
Jean Charles Cazin peintresculpteur et céramiste  est né au hameau Le Letoquoi à Samer le 25 mai 1941, ses prénoms sur l'acte son Stanislas Henri Jean Charles. En 1868 il demeure à Paris et il se marie le 2 juillet 1868 à Paris dans le 5ème arrondissement avec Marie Clarisse Marguerite Guillet née le 19 septembre 1844 à Paimboeuf, 44116, Loire Atlantique, elle est la fille de Louis Claude Aristide âgé de 49 ans artiste peintre, et Clarisse Marie Brault âgée de 48 ans ils résident à Paris  (renseignements mentionnés dans l'acte de mariage).
Les témoins sont : Charles Houry peintre 40 ans, lien pour connaitre : Charles Houry
 Léon Lhermitte artiste peintre 24 ans. Lien pour connaître : Léon Lhermitte 
Etienne Neurdine photographe 35 ans  lien pour connaitre Etienne Neurdine 
Je n'aurais pas ici la prétention de détailler la vie complète et l'oeuvre de l'artiste qu'était Jean Charles Cazin,
 j'ai voulu  partager quelques documents personnels que je possède et mes recherches. 
 et bien d'autres sites.


En 1862 entre à l'École de dessin de Lecoq de Boisbaudran

En 1863 devient professeur de dessin à l'École spéciale de dessin d'architecture dirigée par Émile Trélat, de 1863 à 1868

En 1868 nommé conservateur du Musée de Tours et directeur de l'École de dessin

               et  Mariage (avec Marie Clarisse Marguerite GUILLET) - 5e arrondissement à Paris.


En 1872 il rejoint Alphonse Legros et Jules Dalou, en Angleterre avec son épouse Marie et leur fils Michel. 


Dans son atelier à Londres, il s'adonne alors, sans trop de succès, à la céramique dans un style Renaissance. 
Il peint une série d'œuvres à sujet biblique de 1863 à 18721.


En 1876 il s'installe à Paris et expose Souvenir de dunes à Wissant au Salon des Refusés de 1876


En 1878 sa présence régulière est remarquée en Seine-et-Marne, peignant, dessinant les villages de Recloses, Achères, Chailly, etc. proches de Fontainebleau. Il aborde des thèmes historiques et bibliques avec un premier tableau sur le thème de Tobie, puis Le Voyage de Tobie présenté en 1878 (Art Institute of Chicago) mais c'est avec Agar et Ismaël exposé à la même période que Tobie et l'Ange qu'il obtient une médaille de première classe.

Carte postale du tableau " Agar et Ismaë l" de Jean Charles Cazin, archive Pascal BERNARD.


Le 13 juillet 1882  il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur. 


En 1883  retourne vivre dans le Pas-de-Calais dans la grande propriété d'Equihen,

 qu'il avait acquise dans les années 1876, n'exposant rien de 1883 à 1888.

La statue fut réalisée par Marie Cazin(né Guillet) elle est désormais à Samer son village natal.


Le 29 octobre 1889 il est nommé Officier de la Légion d'Honneur

 En décembre 1900 il expose 180 tableaux aux États-Unis

Le 14 décembre 1900 il est nommé Commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur

Sources: Dossier - Base Leonore - Administrative document - leonore - - Internet - Dossier n° LH/459/47

Jean Charles Cazin décède le 26 mars 1901 au  Lavandou qui était hameau de Bormes.
(acte N°9 du 27 mars 1901 de la commune de Bornes.
Carte postale de 1930 de l'avenue  Jean Charles Cazin au Lavandou. 
Jean Charles Cazin décède le 26 mars 1901 au  Lavandou qui était hameau de Bormes. (acte N°9 du 27 mars 1901 de la commune de Bornes.A  l'origine, Le Lavandou n'était seulement qu'un quartier de la commune de Bormes-les-Mimosas, mais en 1909, il réclame son autonomie communale de Bormes-les-MimosasLe Conseil d'État adopta le projet de loi érigeant Le Lavandou en commune par une loi, votée le 27 mars par la Chambre des députés, adoptée par le Sénat le 20 mai, et promulguée par le président de la République Raymond Poincaré le 25 mai 1913

un mausolée lui rend hommage près de l'église Saint-François-de-Paul

Recherche internet pour les dates ; photos et cartes postales archives personnelles de Pascal BERNARD.

Jean Charles Cazin décède le 26 mars 1901 au  Lavandou, la date de son décès est souvent mentionnée le 19 mars 1901 mais son de décès a été enregistré le 27 Mars 1901 à la commune de Bormes (acte N°9 du 27 mars 1901) sur la déclaration de Tobie Touze 39 ans épicier ami et son voisin Henri Brachet 24 ans instituteur, mais est enterré à Bormes-les-Mimosas, près de l'église Saint-François-de-Paule.Sa tombe est décorée de bronzes signés Marie Cazin (née Guillet), son épouse. 
Le journal " La Liberté" lui rendra hommage dans son édition du 29 mars 1901
Cliquez sur l'article pour visualiser en format original.
Source : BnF Gallica Journal La Liberté du 29 mars 1901.
" Le coquet petit village du Lavandou est aujourd'hui en fête à l'occasion de l'inauguration des avenues
 Jean Charles Cazin et Hippolyte Adam..."  écrira Le Petit Parisien journal quotidien du soir du 21 septembre 1903.

L'avenue Jean Charles Cazin au Lavandou fut inaugurée le dimanche 20 septembre 1903.
Carte postale d'époque de l'avenue Jean Charles Cazin archive de Pascal Bernard.

C'est pour des raisons de santé et mieux se reposer que Jean Charles Cazin fit plusieurs séjours
au Lavandou ; c'est Hippolyte Adam qui lui avait conseillé cet endroit ; vers 1850 un projet est établie pour la construction d'une ligne de chemin de fer le long de la côte entre Toulon et Saint Raphael,  Hippolyte Adam banquier,
administrateur des chemins de fer du Nord s'approprie des terrains inhabités de la côte et les revendra
 "à la Compagnie des Trains" ensuite il aidera celle-ci dans les construction du chemin de fer ainsi que la gare de Cavalière.
Lorsqu'il se rend sur les lieux il est touché par le charme,  l’endroit comprenait ce qu’on appelle aujourd’hui le cap Layet, la pointe du Rossignol, ainsi que le Cap Nègre.  Lorsqu’en 1888, il décida de s’y installer avec sa femme et ses enfants, l’endroit était si peu accessible qu’il dut faire venir par la mer, en pièces détachées, un « chalet norvégien », qu’il construisit au cap du Layet...Extrait Source : https://www.pressreader.com/   Adam le premier homme du Lavandou 
 C'est pour cette raison que l'avenue Jean Charles Cazin et l’avenue Hippolyte Adam furent inaugurées le même jour.
Henri Cazin (docteur) le frère de Jean Charles, était marié avec 
Clémence Marie Pauline Perrochaud fille du docteur Paul Perrochaud ; Hippolyte Adam était marié avec Marie Pauline Amélie Perrochaud fille du docteur Pierre Perrochaud (frère de Paul Perrochaud) ; Henri Cazin et Hippolyte Adam étaient cousins par alliance.
Hippolyte Adam décède le 11 juin 1901 à Boulogne-Sur-Mer, à peine 3 mois après le décès de son ami Jean Charles Cazin.
Portait de Jean Charles Cazin par Paul Renouard.

BORMES par Jean Charles Cazin son dernier tableau.

Tableau de Jean Charles Cazin " L'Orage à Equihen en 1876.
Carte poste du tableau de Jean Charles Cazin "La journée faite" en 1888.
Carte poste du tableau de Jean Charles Cazin " Agar et Ismaël" en 1880.
Carte poste du tableau de Jean Charles Cazin " Paysage de neige"1841.
Carte poste du tableau de Jean Charles Cazin "Tobie et l'Ange" au Palais des beaux-arts de Lille. 1880.
Le bulletin de l'Académie vu Var de 1925 rappellera " Ismaël et Tobie et l'Ange et tant d'autres toiles,admirables,
ont été conçues et réalisée à Equihen. A l'époque où Jean Charles Cazin se tailla dans les dunes qui
prolongent les dernières falaises du Boulonnais le vaste et curieux domaine où il s'établit pour une période
d'intense et laborieuse production." M.Lainé-Lamfort.
Carte poste du tableau de Jean Charles Cazin "
Equihen :
A Equihen, la dernière falaise d’argile et de roc vient expirer au pied de la première colline de sable et le village est niché au creux de la muraille gazonnée qui, de la jusqu'’à Dunkerque, tient tête à la furie des marées terribles du Pas de Calais. A la dernière maison d’Equihen commence la dune et là commence aussi le petit royaume où l’artiste profondément sensible à la mélancolie qu’est Jean Charles Cazin trouva réunis comme tout exprès par la providence l’atmosphère des années. Il acquit tout un territoire de garennes bordant la mer auquel il adjoint un petit hameau de cinq ou six maisons blotties dans  les ajoncs et, non content de se construire une vaste et robuste demeure à l’abri d’un repli élevé de la dune, il meubla et aménagea avec un soin infini et raffiné chacune de ces maisonnettes éparses  sur ses terres et dans lesquelles il accumula durant des années un trésor d’art inestimable. Dans de telles maison il fit telle œuvre, s’instant pour une longue période parfois, changeant de logis avec  son sujet pour s’identifier mieux avec  l’ambiance choisie. M.Lainé-Lamfort. Source https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5450554m/f131.image.r=Jean%20Charles%20Cazin%20bulletin%20du%20var%20de%20l'acad%C3%A9mie

 Carte postale les dunes village Cazin à Equihen ; archive Pascal BERNARD.

Statue de Jean Charles Cazin qui se trouvait à Equihen devant son atelier,réalisée par Marie Guillet son épouse, 
et qui est maintenant dans le jardin public de Samer.
 

"La maison hollandaise est une pure merveille, c’est là que Coquelin aîné ( Constant) avait sa chambre en pur style hollandais du XVe siècle, c’est là que Chanteclair fut parcouru pour la première fois par le grand acteur devant Cazin et quelques intimes. Coquelin passait avec Cazin la plupart de ses vacances d’été. " Source : page 122                       https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5450554m/f140.image.r=Jean%20Charles%20Cazin%20bulletin%20du%20var%20de%20l'acad%C3%A9mie

 Carte postale de la chambre de Coquelin dans la villa de Jean Charles Cazin à Equihen, archive Pascal BERNARD.

Coquelin passait avec Cazin la plupart de ses vacances d’été. 
Carte postale de la cheminée et des nombreux vases et assiettes dans les vitrines.

 Coquelin aîné (Constant) né à Boulogne-sur-Mer le 23 janvier 1841         Coquelin cadet (Ernest) né  le 15 mai 1848 à Boulogne-sur-Mer       
 et décédé à Couilly-Pont-aux-Dames  le 27 janvier 1909.                                  et décédé le 8 février 1909 à à Suresnes.
 C'est lors de ses études au collège de Boulogne-Sur-Mer que Jean Charles Cazin se lie d'amitié avec les frères Coquelin, qui deviendront acteurs ( dont les parents" tenaient" une boulangerie-pâtisserie rue de l'Ecu, actuelle rue Victor Hugo). L'amitié perdurera tout au long de leur vie, notamment avec Constant Coquelin dit Coquelin l'aîné.
Carte postale du banc dans la propriété de la famille Cazin à Equihen où Coquelin aîné travaillait ses rôles.
L'étang d'Equihen où Coquelin aimait y pêcher lors de ses séjours chez la famille Jean Charles Cazin.
Monument des frères Coquelin à Boulogne-Sur-Mer dans les jardins de l'ancien casino,
elle se trouve maintenant place Lorraine.

"Dans cette maison tout était véritablement  ancien, authentique et de grande valeur. Bahuts, chaises, fauteuils, admirables faïences dans d’exquises vitrines, tableaux de maîtres aux murs et jusque dans la cuisine où la moindre cuillère à pot, en étain, , le sablier et le plus trivial ustensile était d’époque,  tout concordait à un ensemble unique patiemment réuni par le Maître lui-même et qui constitue à l’heure actuelle une véritable fortune et une inappréciable reconstitution documentaire." Source  M.Lainé-Lamfort. Source du lien :

Carte postale de la cuisine de la maison familiale de Jean Charles Cazin et Marie Guillet à Equihen. Archive Pascal BERNARD.
La cheminée de la cuisine de la villa Cazin.
Les nombreuses décorations dans la cuisine, 
    
Dominant cette ensemble, solidement étayé de contreforts, l’atelier enfin dresse sur le plus haut point du domaine sa mass aperçue de plusieurs kilomètres à la ronde. Enfin, disséminés un peu partout, abrités dans des replis de collines sablonneuses, quatre ateliers de potiers dont un en céramique , furent bâtis par Jean Charles Cazin et son fils Michel qui fut élève et devint l’un de nos spécialistes les plus réputés de la poterie d’art française.  Cazin toujours intéressé par ses premières recherches et ses études et travaux accomplis en Angleterre eut la joie de découvrir dans sa propriété un gisement de terre à modeler d’une qualité rare". Source  M.Lainé-Lamfort.
Photo de l'atelier de Jean Charles Cazin à Equihen-Plage
Devant l’atelier de Jean Charles Cazin, Marie Cazin (née Marie Guillet) réalisa la statue du peintre. Après le décès de Marie Cazin en 1924 et le domaine «déserté », la statue fut transférée en 1936 dans le jardin public de Samer village natal du peintre.

 La salle à manger de la villa Cazin à Equihen ; sur la table en miniature, la statue « Le Regret » réalisée en 1885 par Marie Cazin, la statue orne la sépulture de la famille Adam-Perrochaud dans le cimetière d’Outreau.                                                       Sur cette carte postale, le tableau de Jean Charles Cazin, «  agar et Ismaël » de 1880 qui s’inspire des paysages d’Equihen.

Souvent surnommée «La Pleureuse» ou encore » «La Douloureuse» son vrai nom est Le Regret. Cette statue a été " honorée" le 27 août 1885 ; citée dans le bulletin de la Société Académique de l’arrondissement de Boulogne-Sur-Mer ; tome quatrième 1885-1890. Cette statue fut érigée sur le tombeau de la famille Adam-Perrochaud qui date de 1880. Elle est l'oeuvre de Marie Cazin (née Marie GUILLET)  épouse de Jean Charles Charles CazinCette statue fut érigée sur le tombeau de la famille Adam-Perrochaud qui date de 1880.

A suivre....

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