Arsène Tchakarian le dernier survivant du groupe Manouchian site de Pascal BERNARD

 

Portrait peint à l'huile sur béton d' Arsène Tchakarian, réalisé par Francine MAYRAN
            
La mairie du 9eme arrondissement à Paris Francine MAYRAN photographiée avec Arsène Tchakarian
devant son portrait peint à l’huile sur béton et une galerie de peinture de portraits
Depuis 2008, LA MÉMOIRE DE LA SHOAH et d'autres génocides (génocide tsigane,  génocide des Arméniens et celui des Tutsi au Rwanda) s'incarne dans les peintures, céramiques et textes de Francine MAYRAN, PEINTRE, PSYCHIATRE ET EXPERT AU CONSEIL DE L'EUROPE, pour relier l'art et l'histoiremémoires individuelles et  mémoire collective.
Elle construit UN PARCOURS EUROPÉEN DE MÉMOIRE avec près de 50 expositions depuis 2008, pour éviter l'oubli, éveiller les consciences et transmettre un espoir en l'avenir. Ses oeuvres questionnent l'indifférence et interrogent les traces de la deshumanisation, pour rappeler que certains surent garder la valeur des droits de l'homme, que l'humain reste plus fort que l'inhumain et ne pas oublier la valeur précieuse de chaque Vie  humaine
EN 2014, POUR LA 20eme COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI AU RWANDA, elle a créé de nouvelles toiles intitulées « Apres la shoah on avait dit plus jamais cela… Et pourtant!»
EN 2015, SON EXPOSITION "TEMOIGNER DE CES VIES" a ouvert la programmation de la mission Mémoire de la Mairie de Paris 9e Elle a été intégrée dans le programme des manifestations en Ile de France du CENTENAIRE DU GENOCIDE ARMENIEN 1915-2015, avec 30 oeuvres intitulées "100 ans de déni ou le génocide des Arméniens".

Autour de ses œuvres, elle a élaboré DES PROJETS PEDAGOGIQUES avec conférences, interventions scolaires et des expositions afin que l'art au coté de l’histoire, interpelle les jeunes et leur rappelle la nécessité qu'ils perpétuent à leur tour la transmission.                                                                                                                                                                   POUR 2015-2016, PLUSIEURS EXPOSITIONS (Metz, Strasbourg, Paris, Conseil de l'Europe, Duisbourg, Saverne, Montigny les Metz et Jerusalem) et plusieurs projets avec des collégiens et des enseignans (à Mulhouse, Strasbourg, Marckolsheim et Paris) sont déjà planifiés.

SON LIVRE "TÉMOIGNER DE CES VIES-PEINDRE LA MÉMOIRE" a été publié aux Editions du Signe.


 Portrait réalisé par  Francine Mayran,  de Missak Manouchian, orphelin rescapé du génocide  Arménien qui fut le chef du groupe de Résistants de "L 'Affiche Rouge. "Les Commandos de l'Affiche Rouge." 

         
Arsène Tchakarian au Lycée Mariette de Boulogne-sur Mer en juin 2005 : Article de presse de la Voix du Nord :

 "Souvenez-vous de mon récit, je ne pourrai pas toujours témoigner" disait Arsène Tchakarian aux lycéens de Mariette à Boulogne-Sur-Mer en 2005 ; dix années se sont écoulées...A bientôt 99 ans il  témoigne toujours...


Arsène Tchakarian en février 1984 lors d'une interview par Antenne 2 pour la cérémonie du 40ème anniversaire de l'exécution des membres du groupe MANOUCHIAN.

                                                         
Arsène 7 septembre 2014 au Portel
  
Arsène Tchakarian est un résistant  membre des FTP-MOI ; il est né en 1916 en Turquie d'une famille Arménienne qui fuira le pays pour la Bulgarie, puis la France en 1930.
Suite à sa participation aux manifestations du Front populaire, il adhère à la CGT, où il rencontre Missak Manouchian. Engagé dans l'armée française, il est démobilisé en 1940 et entre dans la Résistance. Il participe à des distributions de tracts, puis des actions militaires et de sabotage. Après l'arrestation de Missak Manouchian et  22 de ses camarades , dont une femme Olga Bancic  , Arsène Tchakarian rejoint le maquis du Loiret et participe à la libération de Montargis. À partir de 1950, il devient historien, membre de la Commission des Fusillés du Mont-Valérien et chargé de recherches auprès du ministère de la Défense.

Photo : Arsène  Tchakarian à Boulogne-Sur-Mer au mois d'août 2014 ; sous un beau soleil nous prenions un pot
en terrasse discutant de ceci et cela quand un couple d'enseignants en vacances dans la  région  le reconnut et lui posa quelques questions, notamment sur son dernier ouvrage écrit avec Hélène Kosséian "Les Commandos de l'Affiche Rouge " et c'est toujours avec grand intérêt et émotion qu' Arsène Tchakarian répond avec spontanéité aux questions...

Arsène Tchakarian  le 22 mars 2013 au collège Jean Moulin du Portel

Arsène Tchakarian devant les panneaux d'exposition de résistants. 


« J’ai juré jusqu’à ma mort de parler d’eux » Arsène Tchakarian, dernier des résistants du groupe Manouchian.Source http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-de-marne-94/j-ai-jure-jusqu-a-ma-mort-de-parler-d-eux-23-02-2015-4553169.php#end

Arsène Tchakarian article du journal Le Parisiendu lundi 23 février 2015

Arsène Tchakarian, 98 ans, est le dernier des résistants du groupe Manouchian, qui sévirent dans Paris sous l’Occupation allemande. Il était hier à la cérémonie d’hommage au cimetière parisien d’Ivry, en mémoire des 23 fusillés de son « réseau », baptisé «l’Armée du crime» sur l’Affiche rouge, tract de propagande de Vichy.



71 ans après, ces hommages ont- ils encore un sens pour vous ?
Arsène Tchakarian.
Oui ! Ce sont des gens qui ont combattu comme des lions dans
Paris. C’était la première armée secrète de la région ! Moi, je suis le dernier survivant et je leur ai juré, jusqu’à ma mort: Je vais m’occuper de vous. Parler de vous. Qui étaient ces gens, qu’est-ce qu’ils ont fa it ? On recevait des ordres des services secrets, on abattait des Allemands dans Paris en plein jour. Un vrai commando.

À quoi pensez-vous quand, comme lors de la cérémonie, vous entendez la liste des fusillés ?
À eux. Quand je regarde leurs tombes, je vois les visages de chacun, ce que j’ai vécu avec eux, quand on se battait, quand on crevait de faim. J’ai connu tout le monde. Si aujourd’hui je continue à parler de l’Affiche rouge, c’est parce que j’y étais.

Vous êtes le dernier survivant du groupe. Redoutez-vous le jour où vous ne serez plus là pour témoigner ?
Oui. J’en ai peur parce qu’on dit des choses qui ne sont pas toujours vraies à notre sujet. Et puis c’est une partie de l’histoire de France, comment dans une capitale comme Paris, des racailles comme nous, en plein jour, ont pu abattre des Allemands. Moi à votre place, je n’y croirais pas. C’est un symbole de l’antifascisme. 


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Le Portel : Arsène Tchakarian, dernier du groupe de Résistants Manouchian, honoré par la Ville

Par la rédaction pour La Voix du Nord, Publié le 07/09/2014

PAR EMMANUELLE DUPEUX

Ce dimanche, à l’occasion des cérémonies de commémoration des bombardements du Portel en septembre 1943, Arsène Tchakarian a été mis à l’honneur par le maire. Olivier Barbarin lui a remis la médaille d’honneur de la Ville du Portel. Nous avons interviewé cette figure de la Résistance, dernier survivant du groupe Manouchian.
 Arsène Tchakarian, accompagné par sa femme, a reçu la médaille d’honneur de la Ville du Portel. Arsène Tchakarian, accompagné par sa femme, a reçu la médaille d’honneur de la Ville du Portel.
 

Pourquoi êtes-vous rentré dans la Résistance ?

« J’appartiens à un peuple -les Arméniens- qui a été massacré par la Turquie. Nous, on est assez révolutionnaires... En 1937, je suis rentré sous les drapeaux français, ensuite j’ai été mobilisé... Quand vous êtes occupés, que faites-vous ? »

Oui, mais pourquoi le groupe Manouchian ?

« Après que De Gaulle ait chargé Jean Moulin de faire l’unification de la Résistance (Front national et FTP, créés par le parti communiste), celui-ci a créé officiellement la première Armée secrète en 1943 (...) Notre groupe, qui en faisait partie, était sous le commandement des services secrets anglais et du BCRA français. C’est eux qui nous ont expliqué comment il fallait faire ! On était 30-35 personnes commandées par Londres. J’y suis souvent allé... »

Vous meniez des actions risquées...

« On n’a pas pris n’importe qui. Il fallait des gens très combatifs, qui savaient utiliser les armes. Par exemple des combattants espagnols républicains. Pour que j’obtienne mon matricule, on m’avait demandé d’aller abattre en plein jour un Allemand à Paris. Après ces actions, les Allemands avaient la trouille et s’habillaient tous en civil ! Le groupe a mené 57 attentats contre les Allemands à Paris et en région parisienne de juin à fin septembre 43, et 115 attentats réussis en tout (contre des traîtres, des dénonciateurs, etc.). Toujours des actions où l’on risquait sa vie. J’ai vu des copains tués à côté de moi. »

Il fallait du courage...

« On était surtout dégoûtés. On savait que tout le monde allait mourir : juifs, communistes, etc. Mais on n’était pas des cows-boys, on avait souvent peur. »

Quelles autres actions avez-vous menées ?

« J’ai participé au déraillement de trains ; on a préparé les bombardements du camp d’aviation allemand à Mérignac. Des amis policiers résistants m’ont envoyé au maquis de Loris près de Montargis, pour encadrer et former les maquisards. Souvent, c’était des paysans et ouvriers qui ne savaient pas combattre. On a aussi attaqué l’armée allemande par l’arrière pour qu’elle ne puisse pas arrêter le Débarquement. »

Vous êtes le seul survivant du groupe...

« J’ai juré à mes camarades fusillés que leur mémoire ne serait jamais oubliée. Juifs, Espagnols, Italiens, Arméniens, nous étions des frères. Partout où je suis passé, j’ai fait des conférences, des discours. Mais c’est dur, je suis quand même tout seul. »

Bio express

-Arsène Tchakarian est né en décembre 1916 en Turquie dans une famille arménienne qui va fuir en Bulgarie. Après y avoir terminé l’université royale, il arrive en France en 1930. Il y fait son service militaire à partir de 1937. En 1939-40, il participe aux combats des Ardennes et de la Meuse puis est démobilisé à Nîmes en 1940.

-De novembre 1940 à avril 42, au sein d’un minuscule réseau, il distribue à Paris avec son ami Missak Manouchian, militant communiste, des tracts anti-hitlériens.

-En mars 1943, Arsène et Manouchian sont testés : ils doivent attaquer arme au poing une formation de gendarmes allemands à Levallois-Perret. En mai, Manouchian est nommé responsable provisoire de la première section de l’Armée Secrète. Le groupe Manoukian aurait, du 1er juin à la fin septembre 1943, mené près de 115 actions réussies. En novembre, 23 camarades (dont Manouchian) sont arrêtés, ils seront fusillés en 44 au Mont-Valérien. Ayant échappé de justesse à la rafle, Arsène est activement recherché mais réussit à se cacher grâce à des résistants de la police. En mai 44, il va à Bordeaux chercher des informations pour préparer le bombardement du camp d’aviation de Mérignac par les Alliés. Il est ensuite envoyé dans le maquis de Loris et participe à la libération de Montargis.

-Après la guerre, il est amplement décoré et nommé Chevalier puis officier de la Légion d’Honneur. Nommé historien privilégié en 1998 par arrêté ministériel, il est l’auteur de deux ouvrages et donne de nombreuses conférences.

Arsène et Jacqueline, Portelois de cœur!

Arsène connaît très bien la culture locale.

Arsène Tchakarian et sa femme Jacqueline habitent la région parisienne mais ils sont aussi un peu Portelois. Depuis plusieurs décennies, ils passent leur été dans la station balnéaire. « J’y suis venu pour la première fois en 1955 -la ville n’était pas encore reconstruite- car ma femme y passait ses vacances, son grand-père y possédait 4 maisons avant la guerre. » Très impliqué dans la station balnéaire, Arsène est le président fondateur de l’Association de sauvegarde du fort de l’Heurt. Passionné d’art, il a peint de nombreux tableaux de la ville… ainsi que sur des boîtes d’allumettes. Beaucoup de Portelois en possèdent une !



Monsieur Olivier Barbarin maire du Portel  et conseiller régional décerne la médaille de la ville du Portel à monsieur Arsène Tchakarian le  dimanche 7 septembre 2014

L'Œuvre dès septembre 1940 sous la direction de Marcel Déat devient un journal de collaboration.

Le 10 juin 1940, L’Œuvre quitta Paris (9, rue Louis-le-Grand, dans le 2e arrondissement) pour Saint-Étienne, puis Clermont-Ferrand.
Il réapparut à Paris le 24 septembre1940. Dirigé depuis le 5 juillet 1940 par Marcel Déat qui l’engagea dans la voie de la collaboration et de l’antisémitisme.
 
l'œuvre ( journal de collaboration ) dernière édition-5H00 du matin
N°10192 du mardi 22 février 1944

Il y a 70 ans, le 21 février 1944 au matin, 22 des 23 résistants arrêtés du groupe Manouchian, combattants parisiens au sein des FTP - MOI tombaient sous les balles nazies au Mont Valérien.

La 23ème, la résistante Olga Bancic, était transférée en Allemagne. De nouveau jugée et condamnée à mort à Stuttgart, elle sera décapitée le 10 mai 1944.

"Juifs polonais", "Espagnol rouge", "communiste italien", "Arménien chef de bande", disait l’Affiche placardée pour la circonstance.

3 étaient Français, 1 était Espagnol, 5 étaient Italiens, 2 étaient Arméniens, 3 étaient Hongrois, 8 étaient Polonais, Olga Bancic était Roumaine.

 Clic et zoom pour lire l'article.

 

 

 

Arsène Tchakarian le 22 mars 2013 au collège Jean Moulin au Portel
conférence 2ème partie. Arsène Tchakarian explique aux élèves les actions et le déroulement des Commandos de l'Affiche Rouge pendant l'occupation
 

Arsène Tchakarian le 22 mars 2013 au collège Jean Moulin au Portel

 
Thomas Elek Le résistant de l’affiche rouge a grandi aux Rigollots
 
Il a suffi d’une découverte fortuite sur le registre de l’école Jules Ferry de Fontenay pour mettre au jour une petite histoire dans la grande histoire de la Seconde Guerre mondiale. Après avoir réalisé que Thomas Elek, résistant du groupe Manouchian, avait grandi dans la ville, l’historien Loïc Damiani a décidé qu’un hommage s’imposait.                                        
Ce soir, à 18h30, à l’occasion des 40 ans de l’arrestation du groupe Manouchian, une plaque sera apposée sur l’immeuble situé 107 ter, rue Dalayrac, où Thomas Elek et sa famille ont vécu quelques années. L’un des neveux de Thomas Elek, mais aussi Arsène Tchakarian, dernier survivant du groupe Manouchian, qui vit à Vitry, seront présents pour cet hommage, accompagnés de la Chorale populaire de Paris

Peu après son arrivée en France, fuyant la dictature hongroise pour une vie meilleure, la famille de Thomas Elek s’installe en 1930 dans ce petit immeuble neuf, dans un trois-pièces. Avec la volonté farouche d’élever leurs enfants « à la française », Hélène et Sandor Elek inscrivent leurs trois petits dans les écoles Elisa Lesourd et Jules Ferry. Le jeune Thomas mettra six mois à parler à ses camarades, le temps d’acquérir quelques mots de français


 Remarqué en réussissant seul un attentat

Le père est un intellectuel, plus enclin à lire qu’à travailler pour nourrir sa famille, qui rejoint dès son arrivée en France la section hongroise du Parti communiste. La mère travaille, s’occupe des enfants et milite dans les mouvements antifascistes. Thomas Elek a toujours connu l’engagement des siens. De retour à Paris, où Hélène Elek reprendra un restaurant dans lequel le groupe Manouchian se réunissait souvent, Thomas Elek se fait repérer par la résistance lorsqu’il réussit, seul, un attentat contre une librairie allemande en cachant une bombe dans un exemplaire du Capital de Marx écrit en allemand.

« Les FTP (les francs tireurs et partisans) le recrutent alors, notamment pour le canaliser, précise Loïc Damiani, historien. Il organisera plusieurs déraillements de trains, dont l’un, commis sur un viaduc près de Pontoise, qui fera plus de 150 morts. » En novembre 1943, filé depuis plusieurs mois sans le savoir, le groupe Manouchian est arrêté. Jugés en février 1944, ses membres seront fusillés, après une grande campagne de propagande menée par le régime de Vichy sous la forme de l’affiche rouge. « Thomas Elek n’avait pas l’impression d’être un héros, dans son dernier courrier à sa famille il disait seulement qu’il espérait « avoir pris une petite part à la libération de la France », rappelle Loïc Damiani. Mais son histoire et celle de la famille montrent bien comment se faisait l’intégration des immigrés par l’école. » Ce soir, le maire remettra au neveu de Thomas la médaille de la ville, reconnaissant le résistant comme « un enfant de Fontenay. »                                           

 Source : Le Parisien  http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-de-marne-94/le-resistant-de-l-affiche-rouge-a-grandi-aux-rigollots-19-11-2013-3328199.php

Ce mardi 26 novembre 2013 à l’occasion des 40 ans de l’arrestation du groupe Manouchian, une plaque a été apposée sur l’immeuble situé 107 ter, rue Dalayrac, où Thomas Elek et sa famille ont vécu quelques années. L’un des neveux de Thomas Elek, mais aussi Arsène Tchakarian, dernier survivant du groupe Manouchian, qui vit à Vitry, étaient présents pour cet hommage, accompagnés de la Chorale populaire de Paris."

Photo archives d'Arsène Tchakarian représentant 8 des 23 héros de l'Affiche Rouge dont 22 allaient être fusillés le 21 Février 1944 au fort du Mont-Valérien  après avoir étés arrêtés en novembre 1943

 Olga Bancic, la seule femme du groupe, est décapitée le 10 mai de la même année


Vidéo de Arsène Tchakarian le 22 mars 2013 au Portel conférence 1ère partie avec les élèves du collège Jean Moulin du Portel, les parents d'élèves et les personnalisés et la presse.
Arsène Tchakarian le 22 mars 2013 au Portel conférence 1ère partie avec les élèves du collège Jean Moulin du Portel

Arsène Tchakarian le 22 mars 2013 au Portel conférence 1ère partie



 
Récit de Arsène TCHAKARIAN concernant Olga Bancic du Groupe Manouchian
 
Dans le groupe, Olga Bancic, une Roumaine immigrée en France entre les deux guerres.
«Son nom de guerre était Pierrette, je ne savais pas qu'elle s'appelait Olga, ni qu'elle était juive, ni qu'elle était mariée avec Alexandre Jar, grand responsable aussi dans le groupe des FTP/MOI, ni qu'elle avait une petite fille qui était gardée à la campagne. "Pierrette" était chargée du transport des armes. Les femmes qui transportaient les armes faisaient un travail beaucoup plus dangereux que ceux qui combattaient les armes à la main, elles ne pouvaient se défendre.

Le chef de groupe préparait l'action, puis conduisait ses camarades au rendez-vous. Les femmes -Anna Richter, Olga Bancic- devaient, à l'heure dite, apporter des grenades et des revolvers (nous en avions très peu). Puis il fallait les récupérer après l'action. Ce qui les exposait terriblement, car après le bouleversement d'un attentat, le quartier était tout de suite encerclé par la sécurité allemande, les maisons fouillées et quelquefois les rames de métro arrêtées. Les hommes qui avaient tiré s'enfuyaient immédiatement à vélo, mais Olga qui avait attendu que les combattants aient fini leur travail, ne bougeait pas et elle récupérait les armes près d'un métro.

Dans certains quartiers ces actions étaient particulièrement difficiles. C'était une époque où les résistants vivaient dans la crainte d'être pris, ils étaient sans cesse aux aguets, se méfiaient de tout. Le danger était si grand que beaucoup de camarades avaient l'impression qu'ils n'iraient pas jusqu'au bout, jusqu'à la Libération.
Il fallait passer et repasser à travers les mailles du filet. Ils pensaient toujours qu'ils seraient pris et fusillés. Les femmes étaient les plus attentives, elles faisaient très attention. Il y avait ceux dans le groupe qui n'avaient peur de rien, ceux dont les familles avaient été déportées, ce qui les rendaient encore plus combatifs.

La plupart des militants avaient dû opter pour la clandestinité, surtout les juifs, qui vivaient dans des conditions terribles. Le groupe prenait des risques terribles, car les actions étaient directes. Il y en avait au moins une par jour, parfois deux.
Olga participa à une centaine d'attaques contre 1'armée allemande, c'est-à-dire près de la moitié des combats menés par le groupe Manouchian. Nous ne savions rien d'elle, pour des raisons de sécurité. Pour elle, semblait-il, seul l'idéal comptait.
Le vendredi soir, elle était toujours anxieuse. J'avais compris qu'elle avait un enfant quelque part, qu'elle allait voir le Samedi. Une fillette de deux ans... »

Arsène Tchakarian du groupe Manouchian.

MANOUCHIAN

 


Arsène Tchakarian en conférence le 22 mars 2013 ( photo Pascal Bernard.)

 Article de Ouest-France concernant  la présence de Arsène Tchakarian  et Hélène Kosséian-Bairamian Ouest-France /  Archives du lundi 27-05-2013Salon du livre : le dernier des Manouchian très sollicité - Sainte-Mère-Église lundi 27 mai 2013 

Arsène Tchakarian est devenu le gardien de la mémoire de ses camarades au sein de la commission des fusillés du Mont Valérien.

« Les enfants, vous pourrez dire que vous avez vu l'un plus vieux anciens combattants de France. » À 97 ans, Arsène Tchakarian, le dernier des survivants des commandos de l'Affiche rouge, aura marqué cette 5 e édition du salon du livre. Pas facile d'interviewer quelqu'un qui a risqué sa vie plus d'une centaine de fois dans l'« armée des ombres ». C'est lui qui pose les questions : « Qu'est-ce que vous savez de l'Affiche rouge ? Qui étaient ces gens ? Vous le savez ? Moi, pas. Car on ne se connaissait pas. On ne se disait même pas nos noms, nos prénoms. On pouvait être arménien, polonais, espagnol, hongrois, catholiques ou juifs, on ne posait jamais de questions car c'était interdit. Mais tous étaient instruits et courageux. »

Dans l'ombre de Missak Manouchian. C'est pour tous ces anonymes des commandos de l'Affiche rouge qu'Arsène Tchakarian a pris son bâton de pèlerin : « Manouchian avait été mis à la tête mais ce n'est pas lui qui nous commandait. C'est Michel, de son vrai nom Marcel Rajman, qui nous a commandés dès le départ en 1943. Il avait 19 ans et a été fusillé à 20 ans. On ne parle jamais de ces gars-là. Comme on ne dit pas que 30 % étaient juifs. Oui, je suis Arménien, comme Manouchian, mais c'est d'abord de mes camarades juifs dont je veux parler. Je sais, ce que je dis, ça déplaît ».

Sauvé par un commissaire de police. Comment Arsène Tchakarian a-t-il échappé à l'arrestation ? « Grâce au père d'un ami, blessé en 1940 et que j'avais aidé. Au moment de l'arrestation du commando, j'ai été prévenu que les Allemands m'attendaient chez moi. Je suis allé voir cet ami et son père m'a caché dans un endroit à Paris ». Des amis que n'avaient pas les résistants juifs : « C'est pour ça que la majorité des fusillés sont des juifs. »

Un dossier de légion d'honneur resté enfoui. Comment la France l'a-t-elle remercié ? « Je n'attendais rien. Si, je suis officier de l'armée française ». Et la légion d'honneur ? « J'ai fait le dossier il y a trente ans. Il est resté dans les tiroirs d'un ministère. » Il lui faudra attendre début 2012 pour être fait officier de la légion d'honneur.

Que lui reste-t-il du groupe Manouchian aujourd'hui ? « La fraternité », répond Arsène Tchakarian. En interrogeant : « Où est cette fraternité maintenant ? »

 
 

25-26 Mai 2013

Salon du Livre avec Arsène Tchakarian et Hélène Kosséian-Bairamian

Un Grand Grand Merci à Stéphane Cachard pour l’organisation

et ce merveilleux Week end !

Helene Ste Mere Eglise

Hélène Kosséian-Bairamian à Ste-Mère-Eglise

Salon du livre : le dernier témoin du groupe Manouchian  – Sainte-Mère-Église

jeudi 23 mai 2013 source http://www.strategicalposition.com/conferences-evenements/actualites/


« Les commandos de l’Affiche rouge ».

Livre Hélène

Dernier survivant du groupe Manouchian, Arsène Tchakarian, alias Charles dans la Résistance, sera l’invité d’honneur de la 5 e  édition du salon du livre qui se tiendra les 25 et 26 mai à Sainte-Mère-Eglise. Sabotages, déraillements, exécutions de rue… Le groupe Manouchian paiera de sa vie ses actes de résistance à l’occupant : 22 fusillés au Mont Valérien le 21 février 1944 sans oublier Olga, leur compagne de combat, décapitée à Stuttgart en mai 1 944. Vingt-trois étrangers « qui criaient la France en s’abattant » écrira Louis Aragon dans son célèbre poème l’Affiche Rouge, mis en musique par Léo Ferré. Une affiche, placardée sur les murs des villes et « qui semblait une tache de sang ».

Né en Turquie en 1916 dans une famille arménienne, Arsène Tchakarian a fui ce pays pour se réfugier en France en 1930. Il participe aux manifestations du Front populaire et adhère à la CGT où il rencontre Missak Manouchian. Engagé dans l’armée française en 1937, il est démobilisé en 1940. Après l’arrestation de son chef de résistance, Arsène Tchakarian rejoint le maquis du Loiret et participe à la libération de Montargis. À la Libération, il fait partie du bureau de l’épuration. Par la suite, il devient historien et c’est son livre Les commandos de l’Affiche Rouge coécrit avec Hélène Kosséian-Bairamian, qu’il viendra présenter ce week-end au salon du livre.


Photos des archives d'Arsène Tchakarian  nommé Officier de la Légion d’Honneur en mars 2012





Photos, reportage films et interviews lors de la venue d'Arsène Tchakarian 
le 22 mars 2013 au collège Jean MOULIN du Portel


La chorale du collège Jean Moulin du Portel (cliquez pour voir la photo dans son originalité)

 Madame et Monsieur Tchakarian, Jean claude Etienne conseiller général  et Olivier Barbarin conseiller Régional.










Arsène Tchakarian le 22 mars 2013 visite l’exposition des élèves du collège J.MOULIN du Portel et explique aux élèves et aux journalistes quelques événement de la Résistance.

Arsène Tchakarian le 22 mars 2013 visite l'expostion des élèves du collège J.MOULIN du Portel et explique aux élèves et aux journalistes quelques événement de la Résistance.



La Semaine dans le Boulonnais   Le résistant Arsène Tchakarian en visite au collège Jean Moulin

Arsène Tchakarian en visite au collège Jean Moulin.

       Il a l'âge de ceux qui sont nés en 1916, mais le regard toujours vif et pétillant. Entre sa canne et son béret noir, le dernier survivant de l'Affiche Rouge, 96 ans, a rendu visite aux élèves du collège Jean Moulin, au Portel, à l'occasion du 40e me anniversaire de l'établissement.

Il est 9h30 vendredi quand la silhouette d'Arsène Tchakarian s'avance dans la grande salle du collège. Quelques minutes plus tard, des voix s'élèvent. La chorale du collège démarre le chant des partisans, quelque peu revisité. Pas de quoi déranger Arsène Tchakarian qui se souvient « avoir entonné ce chant sans vraiment en connaître les paroles après une attaque des chars allemands, pour se redonner du courage. » Pendant que les jeunes interprétaient la chanson, accompagnés par des élèves musiciens, le vieil homme assis au premier rang s'est revu « dans le maquis du Loiret », à la fin de la résistance menée par Jean Moulin, qu'il n'a pas connu personnellement, mais dont il a suivi les conseils « jusqu'à sa mort.
 » Depuis, Arsène Tchakarian arpente les collèges et les lycées de France avec un seul objectif : « rappeler le combat des résistants qui ont risqué leur vie pour que la jeunesse d'aujourd'hui soit libre. »
Un timbre "Jean Moulin
" Après ses quelques mots d'introduction, Arsène Tchakarian a visité l'exposition réalisée par les élèves. A l'occasion du 40ème anniversaire de l'établissement, les classes ont travaillé sur la Résistance et ses personnalités, à commencer par Jean Moulin, qui a donné son nom au collège portelois. «  Nous avons même réalisé un concours de dessin. L'un d'entre eux a été sélectionné pour figurer sur un timbre que nous avons offert à notre invité », explique le principal Éric Gatien. Autre cadeau, et pas des moindres, le collège a inauguré une salle de classe au nom du Résistant français. « Je suis très ému », a déclaré Arsène Tchakarian. Une émotion qui n'a pas empêché le nonagénaire d'enchaîner avec une réception en mairie du Portel et un après-midi de témoignage devant les 3èmes du collège, à la salle Yves Montand.

Jérôme NOËL   La Semaine dans le Boulonnais


Arsène Tchakarian était présent le 22 mars 2013 au collège Jean Moulin du Portel qui a ouvert ses portes en 1972 et qui a fêté ses 40 ans en 2012... 
Au matin la chorale a chanté le chant des Partisans en son honneur et de ceux qui ont résisté à l'occupation du nazisme. Ceux qui se sont sacrifiés pour la liberté de leur pays.

Pour la venue d'Arsène Tchakarian le 22 mars 2013 au .Collège Jean Moulin du Portel
 le chant de Partisans a été interprété par les élèves

Pour la venue d'Arsène Tchakarian le 22 mars 2013 au .Collège Jean Moulin du Portel le chant de Partisans a été interprété par les élèves. Le collège avait fêté ses 40 ans en 2012




L'invitation qui a été réalisée par les élèves du collège pour la venue d'Arsène Tchakarian



 Témoignage d'Arsène Tchakarian le 21 février 2013 le jour du 69ème anniversaire de l’exécution

 des 22 membres du groupe Manouchian.

Témoignage d'Arsène Tchakarian le 21 février 2013 le jour du 69ème anniversaire de l'exécution des 22 membres du groupe Manouchian ; l'Affiche Rouge, et présentation de son dernier livre '' Les Commandos de l'Affiche Rouge '' écrit avec la collaboration de Hélène Kosséian,



Jeudi 21 février 2013
69e anniversaire de l’exécution des 22 membres du groupe Manouchian.

Olga Bancic

 Arrêtée le 16 novembre 1943 lors d'un rendez-vous avec Marcel Rayman, elle est condamnée à    mort le 17 février 1944.
 Elle est déportée en Allemagne à la prison de Stuttgart.
 Le 10 mai 1944 (date de son anniversaire), la peine est exécutée.
 Elle est décapitée à la hache et laisse derrière elle une fillette âgée de deux ans. ( Récit d'Arsène Tchaarian ).


Photos d'Arsène Tchakarian sur France2 lors de son passage
 à l'émission les 4 vérités le 21 Février 2013

Dans sa 97ème année Arsène Tchakarian continue à faire connaître et transmettre le devoir de Mémoires par de nombreuses interventions à la télévison, sur les radios, ou lors de conférences dans les écoles et les associations.



 Arsène Tchakarian journal Le Parisien du  le 8 Février 2013
 
Le regard est vif, le teint coloré et le verbe inépuisable. L’homme paraît beaucoup trop alerte pour qu’on puisse le croire lorsqu’il annonce son âge à l’auditoire. Arsène Tchakarian a 96 ans. Il est le dernier survivant du réseau Manouchian, l’un des groupes les plus actifs de la Résistance, essentiellement formé d’étrangers combattant pour la libération de la France
Hier, à Vincennes, l’Arménien d’origine prendra même le soin de se lever pour raconter son histoire à la centaine d’élèves de la cité scolaire Berlioz.

« Lorsque j’ai voulu entrer dans la Résistance, après ma rencontre avec Missak Manouchian, j’ai rencontré d’autres hommes, et je leur ai demandé : Qui est-ce qui dirige? Qui est le chef?Personne n’a été capable de me répondre, tout le monde me disait : Je n’en sais rien… On était une trentaine à former la première armée secrète. C’est comme ça que je me suis retrouvé responsable d’un groupe de commando avec quelques hommes. On ne connaissait même pas nos noms. On agissait dans la ville, à Paris et en région parisienne. On n’avait qu’une idée en tête : frapper les gradés allemands, leur jeter des grenades, leur faire peur. Un jour, Missak Manouchian m’a dit : On occupe Paris, mais ils sont encore là, les Allemands. Ils avaient peur de nous. Ils ne sortaient plus en uniforme dans la rue. »

Une assemblée silencieuse et passionnée

Les anecdotes s’enchaînent alors devant une assemblée silencieuse et passionnée. Arsène Tchakarian la surprend encore lorsqu’il dévoile quel était son nom de code : Charles. Clin d’œil au Général De Gaulle? « Pas du tout… Je ne savais même pas qu’il existait à ce moment-là! » Le groupe de résistants deviendra célèbre pour avoir perdu 23 hommes en 1944, exécutés par les Allemands. La même année, l’Affiche rouge — propagande nazie visant à discréditer leurs actions —, largement placardée dans les villes françaises, les rendra célèbres. Lui s’en sortira, par ses relations avec un membre de l’armée française dont le père s’avérera également issu de la Résistance. « J’étais caché au 2e étage du 3, rue Frédéric-Santon, dans le Ve arrondissement », conclut-il sobrement.

« J’étais émue de l’écouter, lâche Elsa, élève de 1e L à l’issue de la rencontre. Surtout lorsqu’il disait qu’il n’arrivait pas à réaliser, à dormir la nuit après avoir tué des hommes… »

Le 25 février, la cité scolaire accueiller:a une autre figure de la Seconde Guerre mondiale : Ida Grynszpan, qui racontera aux élèves sa déportation à Auschwitz.

 Le Parisien  Source ; http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-de-marne-94/le-resistant-de-96-ans-se-confie-aux-eleves-08-02-2013-2549379.php



   
ll y avait une telle amitié entre nous, entre tous ces gens venus de partout, 

Juifs, Espagnols, Italiens, Allemands, Arméniens et Français, bien sûr, 

une amitié fraternelle qui dépasse tout ce que l'on peut imaginer." 

Arsène Tchakarian du groupe Manouchian


Fin 1942. Dans Paris occupé par les Allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de jeunes juifs, hongrois, polonais, roumains, espagnols, italiens, arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France. Dans la clandestinité et au péril de leur vie, les membres de ce groupe vont monter une véritable armée secrète et devenir des héros. 
Leurs actions vont harceler nazis et collaborateurs. La police française va se déchaîner : filatures, dénonciations, chantages, tortures... Et finir par les arrêter. 

Écrit par Arsène Tchakarian, dernier survivant de cette formation et compagnon de la première heure de Missak Manouchian, en collaboration avec Hélène Kosséian, Les Commandos de l’Affiche rouge est un témoignage vrai et sans détour.

LE GRAND ENTRETIEN (ARCHIVES 2011 - 2012) par François Busnel 

Arsène Tchakarian 


LES FTP-MOI DANS LA RÉSISTANCE cliquez sur le lien

Distributeur : Images contemporaines

Film documentaire les FTP-MOI dans la résistance.



Les FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans - Main-d'oeuvre immigrée) jouèrent un rôle essentiel au sein de la Résistance dont ils furent parmi les plus actifs et les plus déterminés. Beaucoup étaient de tout jeunes gens, d’autres plus anciens étaient issus des Brigades internationales qui avaient acquis dans le combat, l'expérience nécessaire pour mener cette lutte contre le fascisme. S’ils étaient, en tant qu'étrangers, syndicalistes, engagés politiques, directement visés par le régime de Vichy et les nazis, leur engagement n’avait rien d’un choix par défaut. A travers l’histoire du groupe Manouchian (Île de France) et des bataillons Carmagnole-Liberté (Lyon et Grenoble), ce documentaire revient sur les origines des FTP-MOI nés d’un long processus politique et social. Au-delà du nécessaire devoir de mémoire, ce documentaire questionne notre présent. Aujourd'hui, face au démantèlement systématique des acquis du Programme du Conseil National de la Résistance, face aux discriminations de toute sorte et à leur banalisation, face à la stigmatisation de « l’étranger», désigné comme le parfait responsable de tous les maux de notre société, comment ne pas s'interroger sur cette éternelle stratégie de la peur et sur le sens de toute résistance ?

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article complet sur Arsène Tchakarian dans la voix du nord du mardi 7 août page 26
Cliquez et zoomez pour lire l'article
 
 
Arsène TCHAKARIAN et Pascal BERNARD d'Outreau lisant l'article de la Voix du Nord du Mardi 7 août 2012
 
Alissa Bernard ma petite fille qui connaît Arsène depuis 2 ans, et commence à s'intéresser à l'Histoire, lit attentivement l'article....
 

Les commandos de l'Affiche rouge : La vérité historique sur la première section de l'Armée secrète [Broché]

Fin 1942. Dans Paris occupé par les Allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de jeunes juifs, hongrois, polonais, roumains, espagnols, italiens, arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France. Dans la clandestinité et au péril de leur vie, les membres de ce groupe vont monter une véritable armée secrète et devenir des héros.
Leurs actions vont harceler nazis et collaborateurs. La police française va se déchaîner : filatures, dénonciations, chantages, tortures... Et finir par les arrêter.

Écrit par Arsène Tchakarian, dernier survivant de cette formation et compagnon de la première heure de Missak Manouchian, en collaboration avec Hélène Kosséian, Les Commandos de l’Affiche rouge est un témoignage vrai et sans détour.


Petit extrait de film d'Arsène TCHAKARIAN sur le Fort de l'Heurt au Portel le 30 juillet 2012. Film de Pascal BERNARD d'Outreau.
 
 
Le 3 Juin 2005 Arsène TCHAKARIAN est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur au nom du Président de la République par André Santini, député-maire d'Isssy-Les-Moulineaux.
  
 
  Arsène Tchakarian le dernier survivant de l'Affiche Rouge, du Groupe Manouchian " a donné " un long interview à la radio locale de http://www.transatfm.com/ le Jeudi 26 juillet..Cet interview sera bientôt diffusé et vous serez prévenus préalablement...
 

J’ai vu mourir mes camarades, je ne permets pas que l’on dise                                                                  n’importe quoi, moi j’ai vécu l’Histoire...et je suis le dernier survivant du réseau FTPMOI                                      insistera Arsène TCHAKARIAN lors de son interview à la radio locale Transat FM d'Outreau

 
Laurence DUQUESNOY et Maurice VASSEUR de la radio Transat FM. d'Outreau avec Arsène TCHAKARIAN
 
 
 

.Reportage Ajoutée par le 23 avril 2010 www.diasporamag.com Le 21 Février 2010, le buste de Missak Manouchian était inauguré, place groupe Manouchian, à Issy-les-Moulineaux, en région parisienne.

Ajoutée par tromatoro le 23 avril 2010 Le 21 Février 2010, le buste de Missak Manouchian était inauguré, place groupe Manouchian, à Issy-les-Moulineaux, en région parisienne.

 

Arsène TCHAKARIAN Place de la Résistance à Boulogne-Sur-Mer

Le 17 juillet 2012 photo de Pascal BERNARD

 

Arsène TCHAKARIAN et Pascal BERNARD d'Outreau

 Place de la Résistance à Boulogne-Sur-Mer

Le 17 juillet 2012 photo de Pascal BERNARD

 
Tchakarian Arsène La Vérité toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 1ère partie
intervivew accordé à Pascal BERNARD d'Outreau le 17 août 2010  au Portel
 

Tchakarian Arsène La Vérité toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 1ère partie

 
Tchakarian Arsène La Vérité, toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 2èm partie
  intervivew accordé à Pascal BERNARD d'Outreau le 17 août 2010  au Portel

Tchakarian Arsène La Vérité, toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 2èm partie

 
 
Notre ami Arsène Tchakarian recevait les palmes académiques ce soir.
Par-delà la dimension officielle, c'est encore l'émotion qui l'a emporté. Derrière Arsène, tous ses camarades du groupe Manouchian étaient "présents" ; à travers ses paroles et celles d'une vingtaines de jeunes venus dire, chanter et montrer ce qui devrait faire sens pour nous tous.
Nouveau moment partagé qui nous porte encore un peu plus pour finir notre documentaire "FTP-MOI dans la Résistance".
– avec Mourad Laffitte et Isabelle Carle
 
Arsène photo de Photos de Laurence Karsznia

Les Commandos de L'Affiche rouge... Arsène Tchakarian, Hélène Kosséian-Bairamian à Paris :

 Dans son nouveau livre, Arsène Tchakarian aborde une question épineuse que les historiens auront à cœur de discuter. « Moi, j’accepte les débats. J’expliquerai et je dirai où aller chercher les preuves », affirme avec aplomb Arsène Tchakarian.

Le résistant estime que le groupe Manouchian, composé d’une trentaine d’hommes, a été infiltré par un certain « Roger », alias Boris Holban, chef militaire des FTP-MOI. « Dans mon premier livre, je pose des questions, je prends des gants. Là, j’ai les preuves. » Ainsi, ses 23 camarades fusillés en 1944 au Mont-Valérien l’ont été du fait d’un traître? Arsène Tchakarian persiste et signe.
 
 

Au cœur de l'Affiche rouge : Arsène Tchakarian

arsene Tchakarian Livre2012-portraitArsène Tchakarian, interview et présentation de son livre 'Les commandos de l'Affiche rouge' sorti en mai 2012© Sylvain Lefeuvre - Mairie de Vitry sur seine

Infos pratiques

Les commandos de l'Affiche rouge, éditions du Rocher, 20 euros. Disponible à la librairie-papeterie de l'avenue Abbé-Roger-Derry et à l'espace culturel du magasin Leclerc, quai Jules-Guesde

Et aussi

Arsène Tchakarian en quelques dates :

  • 1916 : naissance en Turquie, dans une famille arménienne. Exil vers la Grèce, puis la Bulgarie (1921)

  • 1930 : arrivée à Paris, engagement en 1937 dans l'armée française, démobilisation en 1940

  • 1940 : distribution de tracts anti-hitlériens avec son ami Missak Manouchian, passage dans la clandestinité et la résistance armée en 1943

  • 1943 : après la vague d'arrestations de novembre, refuge dans la cache d'un réseau parisien, qui l'envoie en mission à Mérignac, sous l'identité d'Henri Melkian. Retour à Paris le 6 juin 1944, mission de commandement dans le maquis du Loiret.

  • 1950 : premières missions de recherches pour le ministère de la Défense, dans le cadre de la Commission de Fusillés du Mont-Valérien

  • 1986 : publication des Francs-tireurs de l'Affiche rouge, après 20 années de recherches

  • mai 2012 : publication des Commandos de l'Affiche rouge

  • juin 2012 : réception des Palmes académiques pour son action en faveur du devoir de mémoire : près de 200 déplacements dans les écoles, collèges, lycées, casernes, synagogues, dans toute la France.

  • Cliquez et Zommez pour lire

    En novembre 1943, l'arrestation de Missak Manouchian et de 22 autres camarades clôt dramatiquement l'épopée héroïque des résistants de la première section de l'Armée secrète. Dernier survivant du groupe, le vitriot Arsène Tchakarian relate le combat de ces hommes, unis par l'exil et l'amour de la liberté. Interview

      Placardée sur les murs des grandes villes de France, l'affiche rouge s'appliquait à ternir l'action et la mémoire des 23 résistants arrêtés et exécutés, le 21 févier 1944 au Mont Valérien, à l'issue d'un simulacre de jugement.

      L'affiche rougeAu lieu de quoi, l'Affiche rouge a permis de découvrir à une France avide de Libération, le sacrifice héroïque d'un groupe de combattants anonymes, la première section parisienne de l'Armée secrète. Arméniens, juifs hongrois et polonais, condamnés à l'exil par les persécutions, Espagnols, Italiens, Français..., entrés dans la clandestinité de la résistance armée pour libérer la France de la domination nazie. Compagnon d'armes de Missak Manouchian, le vitriot Arsène Tchakarian est devenu l'historien privilégié du groupe, dont il relate le combat dans son troisième ouvrage, Les commandos de l'Affiche rouge, publié en mai dernier.

      17 mars 1943, 8h00. Missak Manouchian s'approche d'une colonne de soldats allemands, dans une rue de Levallois-Perret, lance une grenade au milieu du groupe et s'enfuit, couvert par Marcel Rayman, qui abat un poursuivant. Un troisième homme, Arsène Tchakarian complète l'équipe. Cette première action scelle la création de la nouvelle formation dont Missak Manouchian se voit confier l'organisation, sous l'égide des services secrets de la France libre, le BCRA. La naissance de la première section parisienne de l'Armée secrète a pour toile de fond le long travail d'unification des mouvements de résistance intérieure (Combat, Libération, Franc-Tireur) réalisé par Jean Moulin. Une unification acquise le 27 mai, dans un accord rassemblant les représentants des mouvements de résistance, des partis politiques clandestins et des organisations syndicales au sein du Conseil national de la Résistance.

      La couverture du livre de Arsène Tchakarian, Les commandos de l'Affiche rougeLa couverture du livre de Arsène Tchakarian, Les commandos de l'Affiche rougeDans son livre remarquablement détaillé, Arsène Tchakarian invite le lecteur dans les coulisses d'un combat sans merci. Sabotages, attaques de camions, de détachements allemands, exécutions d'officiers et de délateurs, déraillements de trains militaires..., de juin à novembre 1943, l'entreprise de harcèlement menée par les francs-tireurs est quotidienne.

      Protagoniste et témoin privilégié de la lutte, il s'attache à donner chair à chacun de ses artisans. Missak Manouchian, l'ami et compatriote arménien, poète, militant et journaliste, « exceptionnel de sensibilité, d'intelligence, de courage et d'humanité ». Joseph Boczov, le chimiste hongrois, passé par la résistance roumaine et les Brigades internationales, maître d'œuvre des déraillements du groupe. Le jeune Polonais Marcel Rayman, chef de l'équipe spéciale, à la « sensibilité frémissante ». L'Allemand Léo Kneler et l'Italien Spartaco Fontano, dotés d'une inaltérable « gaieté naturelle ». Rouxel, Witchitz, Cloraec, Karayan, Tebirian, Wajsbrod..., au fil des pages, le travail de l'historien se juxtapose au récit du combattant pour faire œuvre de mémoire et rendre hommage au groupe « où se mêlent Français, immigrés de toutes nationalités, ouvriers, artisans, intellectuels, athées, juifs, chrétiens ».

      Interview

      • Qu’est-ce qui a motivé l’écriture de ce livre ?

      Ce qui s’est passé entre juin et novembre 1943, à Paris, a été une chose unique en Europe. C’est là que les attaques contre l’armée d’occupation ont été les plus nombreuses, grâce à l’organisation très structurée du groupe, la première section de l’Armée secrète placée sous le commandement des services secrets de la France libre. Depuis 1942, Manouchian et moi faisions de la “petite résistance” en distribuant des tracts. Nous étions prêts à passer à la résistance armée, qui a impliqué de plonger dans une clandestinité totale.

      • Qui étiez-vous ?

      Une quarantaine de jeunes résistants, qui composaient une extraordinaire mosaïque de nationalités soudées par l’exil : Arméniens, Juifs polonais et hongrois, Italiens, Espagnols, Français… On ne se connaissait que par notre numéro de matricule, mais le combat nous unissait comme des frères. Il ne faut pas oublier le rôle des femmes qui assuraient le transport d’armes, une mission dangereuse, passible de la peine capitale.

      C’est une histoire belle et difficile à la fois. Se planter face à un général  allemand avec un pistolet, et l’abattre, il fallait le faire.

      • Vos recherches semblent avoir été importantes ?

      La première archive, c’est moi, mais chaque ouvrage s’appuie sur de longues recherches : documents communiqués par la veuve de Missak Manouchian, archives nationales, archives des Armées, de la Justice, de la Police,  déplacements en province et à l’étranger… J’ai consacré à mon premier livre vingt ans de recherches et toutes mes économies, car je souhaite que la France conserve la mémoire de ce que fut l’Affiche rouge.

      Beaucoup me disent que, sans moi, on n’en parlerait pas aujourd’hui. 

      Hélène Kosséian-Bairamian - Editions du rocher

      www.editionsdurocher.fr/Helene-Kosseian-Bairamian_auteur_5995.html -
      Hélène Kosséian-Bairamian est journaliste et écrivain. Elle a collaboré, entre
      autres, au magazine de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, ...

       
       
      Après avoir reçu  sa distinction officier de la Légion d'honneur  Arsène TCHAKARIAN reçoit sa distinction des Palmes Académiques ce lundi 18 Juin 2012
      Voir carte d'invitation envoyée à Pascal BERNARD d'Outreau
       
       
       
       
       
       Discours d'Arsène Tchakarian lors de sa  distinction officier de la Légion d'honneur  
       
      Photos publiées par Arsène Tchakarian  lors de sa  distinction officier de la Légion d'honneur




       
       

      Dernière Lettre de Missak Manouchian
      Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

      Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
      Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

      Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense.

      Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J'ai un regret profond de ne t'avoir pas rendue heureuse, j'aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d'avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu'un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l'armée française de la libération.

      Avec l'aide des amis qui voudront bien m'honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d'être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l'heure avec le courage et la sérénité d'un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n'ai fait de mal à personne et si je l'ai fait, je l'ai fait sans haine. Aujourd'hui, il y a du soleil. C'est en regardant le soleil et la belle nature que j'ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t'embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.
      Manouchian Michel.
      P.S. J'ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M.


      voir aussi

       
      France Inter l'émission du lundi 28 mai 2012 invité ; Arsène Tchakarian
       Souce de l'émission :
       

      Les Commandos de L'Affiche rouge... Arsène Tchakarian, Hélène Kosséian-Bairamian à Paris

      Recevoir le livre

      Paris. Les Commandos de L'Affiche rouge est un essai écrit par Arsène Tchakarian et Hélène Kosséian-Bairamian, édité en mai 2012 aux éditions Du Rocher. Fin 1942. Dans Paris occupé par les Allemands, l’ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d’un groupe de jeunes Juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, tous déterminés à combattre pour libérer la France.


      Dans la clandestinité et au péril de leur vie, les membres de ce groupe vont devenir des héros. Leurs actions : harceler l’occupant, dérailler les chemins de fer, arrêter les dénonciateurs.

      Mais la police française va finir par les arrêter. Le 21 février 1944, après trois jours de procès, le verdict tombe. Les membres du groupe de Manouchian sont condamnés à mort. Les nazis vont faire de cette arrestation une propagande outrageuse et placarder des affiches de ces vingt-deux hommes et de cette femme, transformés en criminels, sur les murs du Tout-Paris et dans la France entière : « l’armée du crime ». Le jour même, à 15 heures, au mont Valérien, des salves de balles vont cribler les corps de ces résistants.

      La police n’aurait pas retrouvé leur trace sans l’aide d’un dénonciateur. Qui a vendu le groupe ? Après soixante ans de recherches et de questionnements, Arsène Tchakarian, dernier survivant de ces clandestins, continue à faire vivre la mémoire de la Résistance et pose la question sans détours. Il donne le nom du coupable, celui qui a sonné la mort de ses compagnons de l’ombre.

      Hélène Kosséian-Bairamian est journaliste et écrivain. Elle est coauteur du documentaire Arménie, La Renaissance, réalisé par Robert Kéchichian.

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      Source http://communismeetconflits.over-blog.com/article-les-commandos-de-l-affiche-rouge-104569023.html

      Arséne Tchakarian, Hélène Kosséian-Bairamian, Les commandos de l'Affiche rouge, Monaco, édition du Rocher, 2012.

        Présentation de l'éditeur:

      Fin 1942. Dans Paris occupé par les Allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de jeunes juifs, hongrois, polonais, roumains, espagnols, italiens, arméniens, tous déterminés à combattre pour libérer la France. Dans la clandestinité et au péril de leur vie, les membres de ce groupe vont devenir des héros. Leurs actions : harceler l'occupant, dérailler les chemins de fer, arrêter les dénonciateurs. Les services spéciaux de la police anticommuniste de l'État vichyste, le B1 et le B2 installés à la préfecture de police de Paris depuis août 1942, sous les ordres du chef de la police de la sécurité, et de deux agents, Roger et Albert, infiltrés dans les organisations immigrées, permettent les arrestations des 23 combattants de la première section parisienne de l'Armée secrète, fin novembre 1943. Le 21 février suivant, les membres du groupe de Manouchian sont condamnés à mort. Les nazis vont faire de cette arrestation une propagande outrageuse et placarder des affiches de ces hommes, transformés en criminels, sur les murs du Tout-Paris et dans la France entière : "l'armée du crime". Le jour même, à 15 heures, au mont Valérien, des salves de balles vont cribler les corps de ces résistants. Arsène Tchakarian, dernier survivant de ces clandestins, continue à faire vivre la mémoire de la Résistance et pose la question sans détours. Il donne le nom du coupable, celui qui a sonné la mort de ces compagnons de l'ombre.

        Écrit par Arsène Tchakarian, dernier survivant de cette formation et compagnon de la première heure de Missak Manouchian, en collaboration avec Hélène Kosséian, Les Commandos de l’Affiche rouge est un témoignage vrai et sans détour.

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      Virgine Ledoyen / Simon Abkarian : L'armée du crime

       


      Dans Paris occupé par les allemands, l’ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d’un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu’ils aiment, celle des Droits de l’Homme.

      Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures...

      Robert Guédiguian retrace l’histoire héroïque des vingt-trois jeunes résistants de l’Affiche rouge, juifs pour la plupart, originaires des quatre coins d’Europe, exécutés le 21 février 1944 par l’occupant nazi. L’occasion de rendre également hommage à Henry Karayan, décédé en novembre 2011 et à Arsène Tchakarian, compagnons de Manouchian, seuls à avoir pu échapper aux nazis. La veille, des terroristes...le lendemain, des Héros !

      Avec Simon Abkarian et Virginie Ledoyen.

       
       
       
      L' Ami Arsène Tchakarian, dernier Résistant de l'Affiche Rouge,survivant du groupe Manouchian, promu à titre exceptionnel officier de la Légion d'honneur par un décret du président de la République publié le 3 février 2012 au Journal officiel, a reçu sa distinction le mercredi 7 Mars 2012...
       Pascal BERNARD d'Outreau et Arsène Tchakarian lors d'un interview
       

      Arsène Tchakarian, dernier Résistant de l'Affiche Rouge,survivant du groupe Manouchian, promu à titre exceptionnel officier de la Légion d'honneur par un décret du président de la République publié le 3 février 2012 au  Journal officiel, a reçu sa distinction le mercredi 7 Mars 2012

       
       
       
      . Arsène Tchakarian, président d’honneur de l'Association nationale des anciens combattants et résistants arméniens (ANACRA), avait déjà été nommé chevalier de la Légion d'honneur en juin 2005. Né en 1916 en Turquie à l'époque du génocide arménien, réfugié en France, il a combattu dans les rangs du groupe Manouchian, démantelé en février 1944. 22 de ses camarades ont été arrêtés, jugés et exécutés au Mont-Valérien. Arsène Tchakarian avait échappé à l'arrestation. Son compagnon d'armes Henri Karayan est décédé le 2 novembre 2011 et repose désormais en paix au cimetière
       
      Arsène Tchakarian photo de Pascal BERNARD dOutreau
       
       
      Arsène Tchakarian, 96 ans, dernier survivant arménien du Groupe Manouchian. Cet éternel jeune homme a étonné l'assemblée par sa vivacité d'esprit et sa forme olympique tandis qu'une pensée émue était adressée à son compagnon d'armes, Henri Karayan, décédé le 2 novembre 2011. Séta Papazian, Présidente du Collectif VAN, a lu à la tribune les noms des 23 résistants, juifs polonais, arméniens, italiens, espagnols, hongrois et français, tombés dans leur combat commun contre le nazisme cliquez sur ce lien pour lire l'article
       
       

       
       
      A la Une - Groupe Manouchian : des étrangers, morts pour la France
      Publié le : 21-02-2012

      Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le 21 février 1944, 23 membres des FTP-MOI de la région parisienne, étaient fusillés sur le mont Valérien. La célèbre Affiche Rouge sert à la propagande nazie qui stigmatisera l'origine étrangère de la plupart des membres de ce groupe, principalement des Arméniens et des Juifs d'Europe de l'Est. Le réseau Manouchian était constitué de 23 résistants communistes, dont 20 étrangers, des espagnols rescapés de Franco, enfermés dans les camps français des Pyrénées, des Italiens résistant au fascisme, Arméniens, Juifs surtout échappés à la rafle du Rafle du Vélodrome d'Hiver (le populaire Vel'd'Hiv) de juillet 1942 et dirigé par un Arménien, Missak Manouchian, orphelin rescapé du génocide arménien perpétré en Turquie en 1915. Il faisait partie des mouvements de Résistance communiste - Main-d'œuvre immigrée de la région parisienne.. La plupart des membres du Groupe Manouchian sont enterrés dans le cimetière d'Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, où une stèle a été érigée en leur mémoire. Le Collectif VAN adresse une pensée émue à l'un des derniers combattants arméniens, Henri Karayan, qui s'est éteint le 2 novembre 2011, et à son compagnon d'armes, Arsène Tchakarian, qui porte toujours avec fougue ses 96 printemps. Deux cérémonies se tiennent aujourd'hui à 18h (à la Mairie du XXe arrondissement de Paris et à l'Eglise arménienne de la rue Jean-Goujon) pour rendre hommage à tous ces combattants de l'ombre, morts pour la France en combattant le nazisme. Un peu d'Histoire de France à destination de tous les amnésiques qui ont fait entendre leurs voix discordantes depuis deux mois, à l'occasion du vote de la loi pénalisant la négation des génocides.



      Arsène Tchakarian est le dernier survivant du groupe Manouchian, l'un des plus actifs de la Résistance. A 95 ans, il n'a rien oublié de ses combats passés.

      VITRY-SUR-SEINE

      Le dernier des Manouchian

      Arsène Tchakarian est le dernier survivant du groupe Manouchian, l'un des plus actifs de la Résistance. A 95 ans, il n'a rien oublié de ses combats passés.

       11.11.2011
      Il n'en reste plus qu'un et c'est lui. Œil rigolard et teint mat, le discret insigne rouge de la Légion d'honneur brodé sur sa veste beige clair, Arsène Tchakarian, 95 ans, reçoit en mocassins dans le potager bien entretenu de son pavillon, non loin du centre de Vitry. Après le décès d'Henry Karayan à 90 ans, notre nonagénaire est le dernier survivant du célèbre groupe Manouchian, l'un des plus actifs de la Résistance. « On a toujours été côte à côte, c'est moi qui ai fait le discours le jour de son enterrement », glissera-t-il pudiquement. Et puis c'est tout. S'il ne cesse de parler du passé, Arsène a les deux pieds bien ancrés dans le présent, l'œil aux aguets et la mémoire vive. Il se souvient de tout et peut en parler des heures dans son bureau niché sous une véranda recouverte de plantes où s'entassent livres et classeurs multicolores. « J'aurais besoin de deux mois pour ranger toutes ces affaires », grommelle-t-il avant d'ajouter non sans un brin de fierté : « Ce que j'ai là, ce sont des archives uniques. Aucune bibliothèque ne le possède. Mon passé est tellement lourd. Je suis un historien malgré moi », lance l'homme qui a par ailleurs un diplôme de maître tailleur et a été miniaturiste à ses heures perdues. Pendant la guerre, cet homme aux cheveux blancs qui montre cette vieille affiche rouge et feuillette ces classeurs poussiéreux a été responsable d'un groupe de commando avec « cinq ou six hommes » sous ses ordres. Sa première action armée de résistant? En 1943 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), dans un hôtel où dormaient des Allemands. Il devait donner une grenade à Missak Manouchian. Son nom de code? Charles pour les Forces françaises de l'intérieur (FFI). « Mais il y en a eu plein d'autres », assure-t-il en montrant une fausse carte d'identité sous plastique établie au nom d'Antoine Puccini. Depuis douze ans, entre une multitude de voyages et ses « deux cents conférences » dans toute la France devant écoliers et étudiants, Arsène a écrit plusieurs livres — le prochain doit sortir d'ici à la fin de l'année chez Laffont — et été membre d'une commission sur les fusillés au sein du ministère de l'Intérieur. A Vitry, où il vit depuis 1954 avec sa femme, toujours à ses côtés, et a tenu une boutique de tailleur sur l'avenue Gagarine, il s'investit dans différentes associations et dans le mouvement des Arméniens pour le progrès du Val-de-Marne. Il n'arrête pas et c'est le secret de sa longévité. « Le temps est court pour moi, je veux laisser le plus de choses possible, dénoncer les erreurs historiques et je ne suis pas Ponticelli », lance-t-il en référence au dernier poilu, Lazare Ponticelli, qu'il connaissait bien, mort en 2008 à 110 ans au Kremlin-Bicêtre. Mais comment fait-il pour paraître vingt ans de moins? « J'ai fait beaucoup de sport, des marathons et des traversées de la Seine à la nage! se targue-t-il. Et puis, il faut manger sainement, des choux, des carottes, pas tous ces trucs de plats préparés, poursuit-il. Pas trop d'alcool, juste un verre de temps en temps, pas plus de trois ou quatre cigarettes et surtout pas de drogue! » prévient l'ancien fumeur de cigares. Mais son vrai truc, c'est celui-ci : « Le travail de la cervelle. Moi, je lis jour et nuit. »  

      Le Parisien  Cet article a été publié dans la rubrique Val-de-Marne
      Sources http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/le-dernier-des-manouchian-11-11-2011-1713662.php
       
      Article du 11.11.2011 " Le dernier des Manouchian"
       

      Anciens combattants
      CES ARMENIENS QUI ONT DIT NON"
      Début 1943. Les officiers allemands se promènent sur les grands Boulevards parisiens en tenues militaires. Ils paradent sur les Champs Elysée, viennent se reposer et s'amuser dans la capitale. Le théâtre, la bonne bouffe, le vin. C'était sans compter sur les Francs tireurs. " On les abattait comme des pigeons, en plein jour, en pleine rue ", se souvient Arsène Tchakarian, résistant et historien.
      Quelques mois après, les tenues militaires ont disparu. La confiance et la fierté ont laissé place à la peur. Les militaires font alors profil bas, se promènent discrètement en civil. En quelques mois, tout a basculé à Paris. Grâce à des hommes qui ont eu le courage et la possibilité de résister.
      Source de l'article http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&&id=61541

      Lire la suite dans les Infos Collectif VAN en page d'accueil:

      Groupe Manouchian : des étrangers, morts pour la France



       La liste suivante des 23 membres du groupe Manouchian exécutés par les nazis signale par la mention (AR) les dix membres que les Allemands ont fait figurer sur l'affiche rouge :

      * Celestino Alfonso (AR), Espagnol, 27 ans
      * Olga Bancic, Roumaine, 32 ans (seule femme du groupe, décapitée en Allemagne le 10 Mai 1944 )
      * Joseph Boczov [József Boczor; Wolff Ferenc] (AR), Hongrois, 38 ans - Ingénieur chimiste
      * Georges Cloarec, Français, 20 ans
      * Rino Della Negra, Italien, 19 ans
      * Thomas Elek [Elek Tamás] (AR), Hongrois, 18 ans - Étudiant
      * Maurice Fingercwajg (AR), Polonais, 19 ans
      * Spartaco Fontano (AR), Italien, 22 ans
      * Jonas Geduldig, Polonais, 26 ans
      * Emeric Glasz [Békés (Glass) Imre], Hongrois, 42 ans - Ouvrier métallurgiste
      * Léon Goldberg, Polonais, 19 ans
      * Szlama Grzywacz (AR), Polonais, 34 ans
      * Stanislas Kubacki, Polonais, 36 ans
      * Césare Luccarini, Italien, 22 ans
      * Missak Manouchian (AR), Arménien, 37 ans
      * Armenak Arpen Manoukian, Arménien, 44 ans
      * Marcel Rayman (AR), Polonais, 21 ans
      * Roger Rouxel, Français, 18 ans
      * Antoine Salvadori, Italien, 24 ans
      * Willy Szapiro, Polonais, 29 ans
      * Amédéo Usséglio, Italien, 32 ans
      * Wolf Wajsbrot (AR), Polonais, 18 ans
      * Robert Witchitz (AR), Français, 19 ans

      FRANCE
      La fougue intacte d’un résistant de 94 ans, dernier survivant du groupe Manouchian


      Né en Turquie en plein génocide arménien, il a connu le Front populaire et combattu dans la Résistance au sein du “groupe Manouchian“ dont il est le dernier survivant : à 94 ans, Arsène Tchakarian reste un militant dans l’âme, toujours révolté par le “système capitaliste“.

      Ce que je dis ne plaît pas à tout le monde, mais je m’en moque“ : dans la veine d’un Stéphane Hessel et de ses indignations, M. Tchakarian soigne sa mise mais n’a rien renié des idéaux communistes qui l’ont conduit à traverser le XXe siècle en faisant le coup de poing contre les “fascistes“ et l’occupant nazi.

      Installé dans un pavillon de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) transformé en centre d’archives, ce vieil homme alerte, qui paraît vingt ans de moins que son âge, concède bien un certain “embourgeoisement“ mais se reprend aussitôt : “J’appartiendrai toujours à la classe ouvrière“.

      Son destin se feuillète comme un livre d’histoire dont l’auteur balaie les chapitres avec gourmandise.

      Arrivé en 1930 à Paris, Arsène Tchakarian est un jeune apprenti tailleur sous-payé lorqu’il croise le fer avec les ligues d’extrême droite qui tentent de prendre d’assaut l’Assemblée en 1934. “Mon patron m’avait promis 5 francs par semaine mais, même ça, il ne me le donnait pas.“ Deux ans plus tard, sa conscience communiste s’aiguise encore avec les grèves du Front Populaire et les premiers congés-payés.

      “Nom de code : Charles“

      Quand la guerre éclate en 1939, Arsène Tchakarian n’est pas encore français mais il est envoyé sur le front d’un conflit qui tourne court. De retour à Paris, c’est le choc. “Il y avait des Allemands partout, le drapeau nazi sur la Tour Eiffel“, raconte-t-il.

      Il compte alors parmi ses amis un certain Missak Manouchian, journaliste dont il partage les origines arméniennes et l’engagement communiste. C’est lui qui lui fournit les premiers tracts anti-nazis en 1942, prémices d’un mouvement de résistance, regardé avec méfiance par les gaullistes.

      “Ils hésitaient à nous fournir des armes. L’URSS faisait peur et on était des bolcheviques pour eux“, sourit M. Tchakarian.

      Après l’unification de la Résistance, c’est en 1943 que naît le “Groupe Manouchian“, composé d’immigrés (Italiens, Arméniens, juifs polonais...) que les autorités allemandes tenteront de discréditer dans la fameuse “Affiche rouge“, en fustigeant une “armée du crime“ venue de l’étranger.

      Arsène Tchakarian, “nom de code : Charles“, a recensé sur une carte tous les faits d’armes de son groupe : attaque contre des gendarmes en mars 1943, sabotage de lignes de haute tension... “La France c’était le pays des libertés mais on se battait aussi par anti-fascisme.“

      En février 1944, son groupe est décimé. 23 de ses camarades sont arrêtés, jugés et exécutés. Arsène Tchakarian, qui a échappé au coup de filet, en est aujourd’hui le dernier survivant. “Je suis un peu le dernier des Mohicans, comme on dit“, glisse-t-il.

      Caché à Paris grâce à un policier, M. Tchakarian est exfiltré vers Bordeaux où il continuera à servir la Résistance jusqu’à la Libération.

      Bardé de décorations après-guerre, il devra patienter jusqu’en 1958 pour être naturalisé français et reprendra son activité de tailleur.

      A bientôt 95 ans, il parcourt aujourd’hui lycées et collèges pour témoigner, milite pour la reconnaissance du génocide arménien et porte un oeil bienveillant sur le mouvement des Indignés.

      “Avec la crise, on détruit des pays, on veut changer les régimes. Elle est là maintenant, la vraie dictature“, clame-t-il. Le “dernier des Manouchian“ n’a rien perdu de sa radicalité.

      Par Jérémy TORDJMAN  AFP   source http://www.armenews.com/article.php3?id_article=75158    

      Nouvelles d'ArmÈnie mardi 31 janvier 2012,   Stéphane ©armenews.com

      Août 2010 Arsène Tchakarian au Portel photo de Pascal BERNARD
       

      Arsène TCHAKARIAN article de la Voix du Nord du 5 décembre 2011

       LE VISAGE

      lundi 05.12.2011 La Voix du Nord

      Il parcourt aujourd'hui lycées et collèges pour témoigner. Arsène Tchakarian,le dernier du groupe Manouchian

      Né en Turquie en plein génocide arménien, il a combattu dans la Résistance au sein du groupe Manouchian dont il est le dernier survivant : à 94 ans, Arsène Tchakarian reste un militant dans l'âme, toujours révolté par le système capitaliste. Arrivé en 1930 à Paris, Arsène Tchakarian est un jeune apprenti tailleur sous-payé lorsqu'il croise le fer avec les ligues d'extrême droite qui tentent de prendre d'assaut l'Assemblée en 1934. Deux ans plus tard, sa conscience communiste s'aiguise encore avec les grèves du Front Populaire et les premiers congés payés. Quand la guerre éclate en 1939, Arsène Tchakarian n'est pas encore français mais il est envoyé sur le front d'un conflit qui tourne court.

      Il compte alors parmi ses amis un certain Missak Manouchian, dont il partage les origines arméniennes et l'engagement communiste. C'est lui qui lui fournit les premiers tracts antinazis en 1942, prémices d'un mouvement de résistance regardé avec méfiance par les gaullistes.  Exfiltré vers Bordeaux, il continuera à servir la Résistance jusqu'à la Libération. Il devra patienter jusqu'en 1958 pour être naturalisé français et reprendra son activité de tailleur.

        Article paru dans l'édition du Dimanche 4 Décembre 2011

      Résistance Le dernier survivant du « groupe Manouchian »  Toujours révolté

      Né en Turquie en plein génocide arménien, il a connu le Front populaire et combattu dans la Résistance au sein du « groupe Manouchian » dont il est le dernier survivant : à 94 ans, Arsène Tchakarian, qui a élu domicile dans le Val-de-Marne, reste un militant dans l'âme, toujours révolté par le « système capitaliste ».

      «Ce que je dis ne plaît pas à tout le monde, mais je m'en moque » : dans la veine d'un Stéphane Hessel et de ses indignations, M. Tchakarian soigne sa mise mais n'a rien renié des idéaux communistes qui l'ont conduit à traverser le XX e  siècle en faisant le coup de poing contre les « fascistes » et l'occupant nazi. Installé dans un pavillon de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) transformé en centre d'archives, ce vieil homme alerte, qui paraît vingt ans de moins que son âge, concède bien un certain ...
      Arsène TCHAKARIAN " La fougue intacte d'un résistant de 94 ans : « J'appartiendrai toujours à la classe ouvrière ».

      L'un des derniers témoins de l'Affiche rouge mairie Ivry

       Au revoir Monsieur Henri KARAYAN... nous ne vous oublierons jamais
      Il reste Arsène Tchakarian dernier survivant du  groupe FTPMOI.
      Merci d'avoir toute votre vie témoigné, raconté, donné des conférences afin que ne soient pas oubliés les 23 Résistants de l'affiche rouge
      Merci à tous les Résistants qui ont combattu pour la France
      Pascal BERNARD d'Outreau.
      Henry KARAYAN est mort


      L’Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants arméniens a la douleur de vous faire part du décès de son Vice-président et grand ami Henry KARAYAN.

      Il était l’avant dernier survivant du Groupe Manouchian, grand Résistant lui-même, Chevalier de la Légion d’Honneur.

      L’inhumation aura lieu le mardi 8 novembre au cimetière d’Issy les Moulineaux à 11H15, en présence de nos drapeaux afin de lui rendre les honneurs militaires.

      Sa dernière volonté était que le Maire d’Issy les Moulineaux, Monsieur André SANTINI, fasse son éloge.

      Nous l’accompagnerons dans sa dernière demeure. Nous adressons à sa famille nos condoléances attristées.

      Antoine Bagdikian président de l’Association

      (JPEG)

      Henry Karayan était aimé de tous. De tous les combats, il a accompagné la cause arménienne jusqu’à son dernier souffle.

      vendredi 4 novembre 2011,
      Jean Eckian ©armenews.com

       

      Hommage au résistant Henri Karayan à Issy-les-Moulineaux

      Mardi 2 novembre nous quittait le résistant Henri Karayan. Il était né en 1921 à Istanbul, et sa famille arménienne -victime du Génocide de 1915- s’était établie en France en 1922.

      Henri Karayan fut membre du cèlèbre groupe de Missak Manouchian qui combattit avec vigueur le nazisme et dont il fut très proche. Je me souviens avoir assisté le 21 février 2010 à l’inauguration du buste de Missak Manouchian situé à l’angle des rue Rabelais, Ferdinand Buisson, Emile Duployé et docteur Zamenhoff, en présence d’Henri Karayan. Ce fut une belle et émouvante cérémonie consacrée à l’esprit de résistance.

      Henri Karayan a été inhumé ce matin au cimetière d’Issy-les-Moulineaux. Retrouvez en cliquant ici son témoignage sur son engagement au sein du Groupe Manouchian.

       
       
      Henri Karayan
      .Ces deux hommes sont les derniers survivants du Groupe Manouchian.Ils connaissaient bien Missak et les autres.Le viel homme à gauche de la photo est Henri Karayan et le vieux monsieur sur la droite est Arsene Tchakarian.

      Le petit Henri Karayan est né à Istanbul en actuelle Turquie en 1921 et décédé en 2011 dans une famille Armènienne.Il a fait parti du Groupe de Boczor (du moins je crois),il conaissait très bien Missak Manouchian.Henri a meme dit dans un reportage sur les FTP-MOI que c'est grâce à Missak et à ses hommes que beaucoup d'anciens résistants Arméniens n'ont pas été arrétés car ces lors des interrogatoires (avec torture) Missak et ses hommes ne les ont pas dénoncé.

      Le jeune Arsène Tchakarian est né en 1916 en Turquie dans une Famille Armènienne.Il arriva avec sa famille en France en 1930.Il rencontra Missak à la CGT.Arsène rentra dans la Résistance vers 1940.Quand Missak et son groupe furent arréttés,Arsène rentra dans un Maquis du Loiret.Il ne fut jamais arrété.
       
       
       Les Francs-tireurs de l'Affiche rouge", édité en 1986

      Démobilisé en août 1940 à Nîmes. D'octobre à avril 1941, j'ai participé aux distributions de tracts imprimés et parfois écrits à la plume.
      Avril 1942, j'ai été sollicité par mon ami Missak Manouchian de rejoindre les rangs des FTP de la région parisienne - mais le manque d'armements nous a obligé d'attendre le début 1943 pour pouvoir prendre part aux actions dirigées contre l'occupant. Je dois signaler que ce retard a été provoqué par la réticence du BCRA "Bureau Central de Renseignements et d'Actions" de ne pas nous fournir une part des armements parachutés par les avions anglais.
      Vers la fin 1942 le Comité National de la Résistance a obtenu la promesse du général de Gaulle de nous allouer une part de ces armes, au FTPF de la région parisienne.
      À présent, bien organisés et munis d'un armement moderne sous le commandement de Missak Manouchian et de mars à fin octobre 1943, plus de 120 actions ont été exécutées dans la région parisienne avec un groupe de 40 permanents et avec la participation d'une trentaine d'émigrés.
      Après la Libération ce groupe a été baptisé par les historiens FTP-MOI dit "Groupe Manouchian et de ceux de l'Affiche rouge".

       Souvenir du Groupe Manouchian cérémonie le dimanche 29 février 2011 à 11heures
      au cimetière Parisien d'Ivry-Sur-Seine.
      Chaque année, l'ANACR organise la cérémonie dédiée à la mémoire
      des 23 Résistants fusillés au Fort du Mont Valérien, le 21 février 1944.
       
       Arsène Tchakarian : Historien, Chargé de Recherches, Membre de la commission des Fusillés du " Mont Valérien ", Ministère de la défense, Officier de la Résistance
       
       
       Ce site " TCHAKARIAN Arsène un des derniers survivants de la Résistance" que j'ai le plasir de vous présenter,a été créé avec la permission de Mr TCHAKARIAN qui m'autorise à divulguer articles,documents et archives et ainsi que ses interviews dont bien sûr je cite à chaque fois les sources.
      Ce site ne pourrait  être complet et retracer l'HISTOIRE si de nombreux liens n'étaient pas mentionnés.
      Ainsi que des témoignages et des vidéos et bien entendu l'aide d'Arsène TCHAKARIAN.
      Hommage à tous ceux qui entretiennent le devoir de Mémoire
       
      ligne degrade violet
       
      Arsène Tchakarian au Portel le 14 août 2010 avec Alissa BERNARD
      lors de la soirée des 2 Portel organisée par l'A.S.F.H.P.P
       
       
       
       Alissa BERNARD avait chanté avec sa classe de C.P. le Chant des Patisans en juin 2010
      Elle fut trés contente de rencontrer Arsène Tchakarian au Portel le 14 août 2010

      Le 19 Juin 2010 Les C.P. de l'école Jean Macé d'Outreau chantent le chant des Partisans

       
       
      ligne jaune et violet
       
      Palmes académiques pour Arsène Tchakarian
       
       
       
       Tchakarian Arsène La Vérité toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 1ère partie
      intervivew accordé à Pascal BERNARD d'Outreau
       

      Tchakarian Arsène La Vérité toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 1ère partie

       
      Tchakarian Arsène La Vérité, toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 2èm partie
        intervivew accordé à Pascal BERNARD d'Outreau          

      Tchakarian Arsène La Vérité, toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 2èm partie

                   
       

      Culture - le 16 Septembre 2009 http://www.humanite.fr/2009-09-16_Cultures_L-Armee-du-crime-Arsene-Tchakarian-S-emparer-de-la-verite

      L'Armée du crime. Arsène Tchakarian « S'emparer de la vérité »

      Dernier survivant, avec Henri Karahian, du groupe Manouchian, Arsène Tchakarian, quatre-vingt-treize ans, commente l'Armée du crime.

      Que pensez-vous du film de Robert Guédiguian ?

      [*Arsène Tchakarian*]. Il y a trois ans, nous avons parlé ensemble, je lui ai livré tout ce que je savais sur le groupe Manouchian, dont je faisais parti, ainsi que sur l'époque. Je crois que le film reflète la réalité et reconstitue bien l'atmosphère : c'est une belle réussite artistique et ce malgré la modicité du budget.

      La sortie du film a ranimé une vieille lune : ce serait le Parti communiste qui aurait trahi le groupe et l'aurait livré aux nazis...  [*Arsène Tchakarian*]. En 1985, sur Antenne 2, face à Stéphane Courtois, j'ai dégonflé cette calomnie : il n'existe aucun document étayant la thèse de la trahison. J'ai dit à Courtois que ses prétendues preuves provenaient des poubelles abandonnées par les nazis. Sachant comment fonctionnaient les réseaux de résistance, il était impossible que pareille trahison se produise. Mais comme disait Goebbels : « Calomniez, il en restera toujours quelque chose. »

      Pouvez-vous donner des détails sur ces réseaux ?

      [*Arsène Tchakarian*]. On parle aujourd'hui de MOI (Mouvement ouvrier immigré) pour plus de facilité ; j'accepte ce raccourci. En fait, les immigrés s'étaient constitués en fronts nationaux selon leur nationalité : Arméniens, juifs, Hongrois, etc. Regroupés sous le commandement de Missak Manouchian, ils faisaient partie des FTP, participant ainsi à la Résistance, avec les gaullistes notamment. De fait, il n'est que les communistes et les gaullistes qui résistèrent : 35 des 40 membres du groupe Manouchian étaient communistes. En 1943, notre groupe a commis près de 150 actions, dont deux au moins lui furent commandées par les services secrets britanniques en liaison avec le général de Gaulle. Le PCF était en dehors ; comment aurait-il pu livrer les membres de la MOI ? Nous fonctionnions comme les services secrets : nous ne nous connaissions que par des pseudonymes - le mien était Charles -, sans aucune référence à nos origines. Si je me suis alors lancé dans le combat antifasciste, c'est parce que j'étais communiste. Comment le serais-je encore si j'avais le moindre doute sur cette période. Je possède un grand nombre de documents que tout le monde peut consulter.

      Pourquoi pensez-vous que ce film peut être important aujourd'hui ?

      [*Arsène Tchakarian*]. On doit connaître l'histoire pour ne pas perdre la mémoire. C'est pourquoi j'ai déjà visité près de 220 écoles et donné des dizaines de conférences, pour qu'on connaisse la vérité historique et qu'on s'en empare. Un film pédagogique, auquel j'ai participé, concernant la résistance des émigrés est prêt et sera diffusé dans les écoles et collèges.

      Entretien réalisé par Gérard Devienne   http://www.humanite.fr/2009-09-16_Cultures_L-Armee-du-crime-Arsene-Tchakarian-S-emparer-de-la-verite
       
       
       
       
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      "Dans des évènements de la Résistance ou de la Guerre

       il doit y avoir des documents solides pour pouvoir prouver

      sinon votre ouvrage ou vos conférences n'ont pas grande valeur auprés des officiels."

       Tchakarian Arsène

       
       
       
       
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      Arsène Tchakarian, ancien du groupe Manouchian  Arsène Tchakarian, ancien du groupe Manouchian entretien sur FR3 le 4 mars 2010
       
                                            

      Jeudi 4 mars, Arsène Tchakarian, 94 ans était l'invité du collège Dolto de Lamorlaye (60). Face à la nouvelle génération, il a évoqué son parcours de résistant devant deux classes de 3ème. Cet arménien d'origine n'a rien perdu de son énergie. France 3

                 ~

      Aucun groupe de résistants n’a fait trembler les Nazis comme nous ! 

      dira Arsène Tchakarian invité au lycée Suger où il était venu témoigner
       
      L'ouvrage d' Arsène Tchakarian, «les Fusillés du mont Valérien», 1991,
       pour le compte du Comité national du souvenir des fusillés du mont Valérien
       
       
       
       
                                                              L'AFFICHE ROUGE par Léo Ferré 

      Le 21 février 1944, vingt-deux résistants de six nationalités différentes étaient fusillés par un peloton d'exécution de la Wehrmacht au Mont Valérien, près de Paris. La vingt-troisième, une femme de trente-deux ans, devait être décapitée quelques semaines plus tard à Stuttgart.

                  
       

      Les Actualités Françaises - 02/03/1945 Film Archives INA : AU CIMETIERE D'IVRY, ON HONORE LA MEMOIRE DE 24 RESISTANTS ETRANGERS 

      http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/AFE86003003/au-cimetiere-d-ivry-on-honore-la-memoire-de-24-resistants-etrangers.fr.html

                                    

      Les Actualités Françaises - 02/03/1945 Film Archives INA : AU CIMETIERE D'IVRY, ON HONORE LA MEMOIRE DE 24 RESISTANTS ETRANGERS 

      http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/AFE86003003/au-cimetiere-d-ivry-on-honore-la-memoire-de-24-resistants-etrangers.fr.html

       Vitry-sur-Seine, Ile de France

      Ancien combattant FTP-MOI, compagnon de Missak Manouchian, ArsèneTchakarian, participe activement à la politique de la mémoire en région parisienne, tant au niveau officiel que par ses travaux personnels. Il est notamment l'auteur des "Francs Tireurs de l'Affiche rouge" et d'un recensement des fusillés du Mont-Valérien. Il a également pu avoir accès aux carnets de l'Abbé Stock, aumônier du Fort du Mont Valérien entre 1940 et 1944.
       

       

      Chanson interprétée par les Compagnons de la Chanson et Léonard Cohen Chanson empruntée pour le site de Pascal BERNARD La Résistance durant l'occupation

      Olga Bancic,       née le 10 mai 1912 à Kichinev (Moldavie), faisait partie sous le surnom de Pierrette des FTP-MOI. Membre du PC, elle participe aux combats de la brigade des résistants juifs de Paris. Arrêtée le 16 novembre 1943 lors d'un rendez-vous avec Marcel Rayman, elle est condamnée à mort le 17 février 1944. Une loi française interdisant de fusiller les femmes, elle est déportée en Allemagne à la prison de Stuttgart. Le 10 mai 1944 (date de son anniversaire), la peine est exécutée. Elle est décapitée à la hache et laisse derrière elle une fillette âgée de deux ans.

       Arsène TCHAKARIAN parle d'Olga Bancic

      Dans le groupe, Olga Bancic, une Roumaine immigrée en France entre les deux guerres.

      «Son nom de guerre était Pierrette, je ne savais pas qu'elle s'appelait Olga, ni qu'elle était juive, ni qu'elle était mariée avec Alexandre Jar, grand responsable aussi dans le groupe des FTP/MOI, ni qu'elle avait une petite fille qui était gardée à la campagne. "Pierrette" était chargée du transport des armes. Les femmes qui transportaient les armes faisaient un travail beaucoup plus dangereux que ceux qui combattaient les armes à la main, elles ne pouvaient se défendre.
      Le chef de groupe préparait l'action, puis conduisait ses camarades au rendez-vous. Les femmes -Anna Richter, Olga Bancic- devaient, à l'heure dite, apporter des grenades et des revolvers (nous en avions très peu). Puis il fallait les récupérer après l'action. Ce qui les exposait terriblement, car après le bouleversement d'un attentat, le quartier était tout de suite encerclé par la sécurité allemande, les maisons fouillées et quelquefois les rames de métro arrêtées. Les hommes qui avaient tiré s'enfuyaient immédiatement à vélo, mais Olga qui avait attendu que les combattants aient fini leur travail, ne bougeait pas et elle récupérait les armes près d'un métro. Dans certains quartiers ces actions étaient particulièrement difficiles. C'était une époque où les résistants vivaient dans la crainte d'être pris, ils étaient sans cesse aux aguets, se méfiaient de tout. Le danger était si grand que beaucoup de camarades avaient l'impression qu'ils n'iraient pas jusqu'au bout, jusqu'à la Libération. Il fallait passer et repasser à travers les mailles du filet. Ils pensaient toujours qu'ils seraient pris et fusillés. Les femmes étaient les plus attentives, elles faisaient très attention. Il y avait ceux dans le groupe qui n'avaient peur de rien, ceux dont les familles avaient été déportées, ce qui les rendaient encore plus combatifs.
      La plupart des militants avaient dû opter pour la clandestinité, surtout les juifs, qui vivaient dans des conditions terribles. Le groupe prenait des risques terribles, car les actions étaient directes. Il y en avait au moins une par jour, parfois deux.
      Olga participa à une centaine d'attaques contre 1'armée allemande, c'est-à-dire près de la moitié des combats menés par le groupe Manouchian. Nous ne savions rien d'elle, pour des raisons de sécurité. Pour elle, semblait-il, seul l'idéal comptait. Le vendredi soir, elle était toujours anxieuse. J'avais compris qu'elle avait un enfant quelque part, qu'elle allait voir le Samedi. Une fillette de deux ans... » 
      Arsène Tchakarian du groupe Manouchian.

       

       

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      Georges Cloarec est né le 22 décembre 1923 à Saint-Lubin-de-Joncherets (28). Il réside à Vitry-sur-Seine et entre dans les FTP-MOI sous le surnom de Fernand. Arrêté, il est condamné à mort par la cour Martiale le 17 février 1944 et fusillé le 21 février 1944 au Mont Valérien avec vingt et un de ses camarades.

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      Extrait de l'ouvrage d'Arsène Tchakarian (Les fusillés du Mont-Valérien)       Félix Otto Cadras
      Né le 4 mars 1906 à Calais. Son père dessinateur en dentelles, fut tué dans les tranchées de Champagne en 1915. Félicie, sa mère lui inculque ainsi qu'à sa soeur Georgette, l'amour de la paix. Pupille de la nation, Félix Cadras suit dans sa ville natale les cours du soir de l'Ecole des Arts Décoratifs pour y apprendre à son tour le métier d'esquisseur en dentelles. Plus tard, il épousera Georgette Bacquet, une dentellière calaisienne, dont il aura deux filles. C'est à l'âge de dix-sept ans qu'il adhère à la Jeunesse Communiste où ses premières actions sont dirigées contre la guerre du Maroc. En 1930, il étudie longuement les causes de la crise économique touchant l'industrie dentellière, et écrit un ouvrage intitulé "Union pour sauver Calais de la misère". Au mois de mai 1935, Félix Cadras devient conseiller municipal. Très vite remarqué par ses qualités de dirigeant, il est nommé en 1936 secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais. Un an plus tard, au congrès d'Arles, il est élu membre du comité central de son parti.

      En 1939, Félix Cadras est mobilisé comme sous-officier d'artillerie à Boulogne-sur-Mer. Lorsqu'en 1940 son unité se replie aux Sables-d'Olonnes, il parcourt 400 km à pieds pour ne pas être prisonnier des Allemands. Puis il se met à la recherche des militants clandestins de la zone sud. Farouchement opposé à la trahison de Vichy, sa conviction profonde est qu'il faut dénoncer la collaboration et préparer les patriotes à mener une lutte implacable contre l'envahisseur.

      Dès le mois de janvier 1941, il occupe l'un des postes les plus important de l'organisation clandestine du parti communiste ; cette haute responsabilité le met en contact direct avec Jacques Duclos, dont il connaît l'adresse. En février 1942, lorsque Félix Cadras est arrêté par une brigade spéciale de policiers français, Jacques Duclos refuse de changer de domicile clandestin, il déclare : "J'ai confiance, Félix ne parlera pas. Livré aux Allemands, emprisonné à la Santé puis à Fresnes, Félix Cadras apprend le 20 mai 1942 qu'il va être fusillé. Neuf jours plus tard, il écrit un ultime message sur un mouchoir qu'il dissimule dans son manteau qui, l'espère-t-il, sera rendu à sa famille... Dans son adieu, il précise notamment : "J'ai été le premier jour, battu par Pucheu, le ministre. Quels barbares ! Je suis encore en vie, le 29 mai au soir !... " Cette phrase terrible laissait supposer les horribles tortures qu'il avait endurées sans rien révéler... Félix Cadras sera fusillé le 30 mai 1942 à 9 heures 1 minute, comme le précise cruellement son acte de décès. Une rue et une école de Calais porte son nom. (Témoignage recueilli par sa fille Mary Cadras).
      Extrait de l'ouvrage d'Arsène Tchakarian (Les fusillés du Mont-Valérien)

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       Thomas Elek est né le7 décembre1924 Mort Pour la France le 21 février 1944 fut l'un des résistants fusillés au fort du Mont Valérien comme membre du groupe Manouchian, appartenant aux FTP-MOI. Son nom est l'un des dix qui figurent sur l'« Affiche rouge » placardée par les Allemands peu avant leur exécution. Parmi ses actions au sein du groupe FTP-MOI, 8 déraillments....Mieux connaître Thomas ELEK  http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?page=articleCD&id_article=23792 

      SOURCES : Arch PPo, BA 2297. — Hélène Elek, La mémoire d’Hélène, Maspero, Paris, 1977. — Boris Holban, Testament, Calmann-Lévy, Paris, 1989. — Stéphane Courtois, Denis Peschanski, Adam Rayski, Le sang de l’étranger, Fayard, Paris, 1989. — Entretiens de l’auteur avec Béla Elek, le frère de Thomas, en 1996 et en 2002.

      Michel Laffitte

      Il y avait une telle amitié entre nous, entre tous ces gens venus de partout, Juifs, Espagnols, Italiens, Allemands, Arméniens et Français, bien sûr, une amitié fraternelle qui dépasse tout ce que l'on peut imaginer." 

      Arsène Tchakarian du groupe Manouchian        
       
       
       
          
       
      Manouchian 
       
      Marcel Rayman
       
       

        
       
      MOI Main d 'Oeuvre Ouvrière Immigrée sera intégrée aux FTP francs Tireurs Partisans  FTPMOI
       
       

      L'affiche rouge

      Un Un texte d'Aragon, une musique de Léo Ferré pour une chanson hommage aux combattants de la MOI, et plus particulièrement au groupe Manouchian.

      La MOI (Main d'œuvre Ouvrière Immigrée) était une organisation mise en place à l'initiative du PCF à la suite de l'invasion de l'URSS par l'Allemagne nazie en 1941. Elle était intégrée aux FTP (Francs Tireurs Partisans) qui était l'organisation "militaire" de la résistance communiste. Comme son nom l'indique la MOI était composée d'immigrés, dont une bonne partie était des militants politiques qui avaient fui les fascismes européens avant le début de la guerre : Allemands antinazis, républicains espagnols, Italiens antifascistes, Polonais fuyant l'antisémitisme séculaire, Arméniens...

      Ils avaient pour eux un haut niveau de conscience politique, l'expérience de la lutte antifasciste, et surtout l'énergie du désespoir, la France ayant été leur dernier espoir dans une Europe qui s'était donnée aux totalitarismes de toute nature.

      La MOI se fit très rapidement remarquer par l'efficacité et la hardiesse de ses actions, la hargne de ses combattants qui n'avaient bien souvent plus rien à perdre et de vieux comptes à solder avec les fascismes de toute nature. C'est dans ce contexte que se situe L'Affiche rouge. L'Affiche rouge est l'affiche que les nazis placardèrent dans tout Paris et en France pour annoncer aux bons Français qu'un groupe de terroristes apatrides et sanguinaires avait été condamné à mort et exécuté. Ce groupe dirigé par Manouchian, Arménien d'origine, était l'un des meilleurs groupes armés de la MOI, et les nazis déclenchèrent alors une énorme campagne de propagande mettant en avant le soi-disant cosmopolitisme de la Résistance. Cette affiche rouge, particulièrement scandaleuse et raciste, tenait une place essentielle dans ce dispositif.

      Cet épisode est désormais le symbole de l'engagement de nombreux réfugiés européens, qui ont combattu sur notre sol et donné leur vie pour la libération de notre pays.

       
        
       
       Les ouvrages d'Arsène TCHAKARIAN
       Les Fusillés du Mont Valérien
       
       
       
       

      la chanson Chant des Partisans Documentaire

       
       
       
      Arsène TCHAKARIAN a été le Président du Comité provisoire de l'Association de défense du Fort de l'Heurt  créée en Août 1977 et dont la première revue est parue en 1981. Trente ans aprés la parution de la revue qui s'appelle maintenant " L'AMARETTE ", Arsène Tchakarian est toujours le président d'Honneur de l'Association de Sauvegarde du Fort de l'Heurt et du Patrimoine Portelois.
       
       
       
       
      Photo de Pascal BERNARD le 14 Août 2010. René COULON fils et Arsène TCHAKARIAN Président d'Honneur de l'Association de Sauvegarde du Fort de l'Heurt et du Patrimoine Portelois
       
       Arsène TCHAKARIAN et Florent LEPERCQ
       
       
       
       Arsène Tchakarian inlassable travailleur du devoir de Mémoire, est en train de terminer un troisième ouvrage ; à 94 ans il continue sans cesse à faire des conférences, à se rendre dans les collèges et les lycées pour témoigner, expliquer, transmettre ce qu'il a vécu, ce qu'il a vu et pourquoi il a combattu...Je vois en lui un Homme qui continue à faire vivre Ceux qui se sont sacrifiés contre la barbarie du nazisme, pour que jamais les générations futures  n'oublient  et qu'elles continuent à perpétrer le devoir de Mémoire.
       
       
       
       
      à suivre Arsène Tchakarian l'artiste peintre et ses nombreuses toiles sur la région
      cliquez pour lire le poème l'Ancêtre
       


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