1.08 VIII)...Jaufré (Geoffroi ) Rudel, « le prince de Blaye », dit le troubadour (1100 - 1148),

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aieul (agp) de Marguerite Rudel de Bergerac & 1251 VIII) Renaud III, sire de Pons
Jaufré Rudel (v. 1113 à Blaye - v. 1170) est un troubadour aquitain de langue d’oc. Surnommé le prince de Blaye, ville dont il fut le seigneur ; il prit part à la deuxième croisade (v. 1147-1149).
Selon la légende, il aurait entendu parler de la princesse de Tripoli, et en serait tombé amoureux. Puis, au cours de la deuxième croisade, il serait mort dans ses bras.
Il écrivit des chansons d’amour où il chante « l’amour lointain », c’est-à-dire l’amour impossible et sans espoir, en célébrant peut-être la comtesse Hodierne de Tripoli, une dame bien née et inaccessible. Il semble qu’il soit effectivement tombé amoureux d’une dame établie en Orient et que, pour des raisons matérielles ou psychologiques, cet amour soit resté un amour de loin (« amor de lonh »).

La mort de Jaufré Rudel dans les bras de Hodierne de Jérusalem

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La poésie courtoise 

Les poésies lyriques au Moyen Âge sont de véritables chansons : leurs strophes correspondent à une phrase musicale et un refrain est toujours présent. Leur rythme chantant est défini par l’accompagnement obligatoire d’une mélodie. Les origines de la poésie lyrique peuvent être recherchées dans les chants populaires et les danses. L’influence de la culture arabe se fait sentir également.

La poésie médiévale représentative de la littérature courtoise atteint son sommet dans l’art des troubadours. Le Midi, où l’économie est plus développée que dans les provinces du Nord et où la vie quotidienne est moins belliqueuse, se rend plus propice à l’art qui chante l’amour et le printemps. L’influence de cette poésie se traduit dans la langue d'oïl pendant la deuxième moitié du xiie siècle.

Les genres poétiques sont : la chanson de toile que les dames chantent quand elles tissent et brodent, la chanson de croisade, la pastourelle où l’on voit des seigneurs courtiser des bergères, le jeu parti représentant un débat sur l’amour. Deux thèmes s’y succèdent : l’amour et la nature.

Plus spontanées et naturelles au début, en général, les poésies évoluent vers des formes fixes: la ballade, le chant royal, le rondeau, le virelai. L’idée commence à se dissimuler sous les symboles, l’allégorie, l’érudition, qui viennent souvent à la place du sentiment. Dès la fin du xive siècle le souci de perfection technique prend le dessus et la poésie devient un exercice de rhétorique ou un divertissement de société. Cherchant à répondre à l’idéal aristocratique, la poésie courtoise aboutit finalement au maniérisme.

Liste des principaux troubadours [modifier]

L'ART POÉTIQUE DE JAUFRE RUDEL. ANALYSE PHILOLOGIQUE, MUSICOLOGIQUE ET HERMENEUTIQUE DE LA CHANSON NO SAP CHANTAR QUI SO NON DI (262,3)

La chanson française et son histoire - Résultats Google Recherche de Livres

Dietmar Rieger, Dietmar Rieger - 1988 - Biography & Autobiography - 394 pages
L'ART POÉTIQUE DE JAUFRE RUDEL. ANALYSE PHILOLOGIQUE, MUSICOLOGIQUE ET... DE LA CHANSON NO SAP CHANT AR QUI SO NON DI (262,3) Jorn Gruber Jaufre Rudel,...
books.google.fr/books?isbn=387808739X...


source du superbe extrait suivant

( extrait de « Lanqand li jorn » par Jaufré Rudel)

Par Christian Bélingard



Du Troubadour Rigaut de Barbezieux au Troubadour Jaufre Rudel par M. Henri Lacombe

La vida de Jaufre Rudel :

Anonyme, elle semble s’inspirer principalement d’une des chansons de Jaufre Rudel : Lanquan li jorn son lonc en may... Imaginaire, elle semble cependant tenter d’établir un lien entre ce qu’a pu être la vie de Jaufre et ce qu’il a chanté : à partir de l’amor de lonh (texte cité), et probablement d’un poème de Marcabru (A’N Jaufre Rudel oltra mar) qui attesterait que Jaufre participa à la deuxième croisade, l’auteur de la vida envoie notre troubadour au Moyen-Orient et dans le but de (re)trouver sa dame, prenant le poème Lanquan li jorn... au pied de la lettre. Les chansons de Jaufre Rudel ont toutes comme thème général cet amour lointain ; la vida placée en tête de recueil, quoique fictive, permet alors de mieux les expliquer.

La langue d’oc et les troubadours La langue d’oc comprend de très nombreux dialectes : provençal, languedocien, gascon, limousin, auvergnat, dauphinois et savoisien. Le mot « troubadour » appartient à la langue d’oc : il désigne les poètes du Sud de la Loire. Troubar, (même racine que trouver) signifie composer des vers. Les troubadours sont des poètes lyriques qui accompagnent leurs poèmes de musique. Ils exercent leur art auprès des grands seigneurs du sud de la France, entre la fin du XIe siècle jusqu’à la fin du XIIIe siècle. Le mot « trouvère », qui signifie la même chose en langue « oïl », désignera les poètes du Nord de la Loire, héritiers des troubadours. La plupart des troubadours sont à l’origine, non pas des baladins itinérants, mais des seigneurs, certains comme Guillaume IX d’Aquitaine, possédant même le titre de prince ou de roi. La cour d’Aliénor d’Aquitaine et celle des comtes de Toulouse apparaissent comme les plus brillantes en matière de poésie. Les poèmes lyriques des troubadours, nouveaux par leur forme, leurs mélodies et leurs rythmes, restent parmi les premiers textes écrits en langue d’oc.

La poésie des troubadours célèbre l’amour courtois, et manifeste l’idéal chevaleresque. Ces poèmes peuvent prendre diverses formes :le canso (chanson à strophes), le tenso (dialogue ou controverse), le sirvente (canso politique ou satirique), le planh (complainte ou chant funèbre), l’alba (chant matinal), et la serena (chant du soir). Cette poésie courtoise des trouvères et des troubadours est contemporaine des Croisades.


source : Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente, année 1961 - 1962, Supplément au « Bulletin de la Société Archéologique et Historique de la Charente », N. 7 


Jaufré Rudel (v. 1113 à Blaye - v. 1170) est un troubadour aquitain de langue d'oc. Surnommé le prince de Blaye, ville dont il fut le seigneur, il prit part à la deuxième croisade (v. 1147-1149). Selon la légende, il aurait entendu parler de la princesse de Tripoli, et en serait tombé amoureux. Puis, au cours de la deuxième croisade, il serait mort dans les bras de la princesse de Tripoli.

Il écrivit des chansons d'amour où il chante « l'amour lointain », c'est-à-dire l'amour impossible et sans espoir, en célébrant peut-être la comtesseHodierne de Tripoli, une dame bien née et inaccessible. Il semble qu'il soit effectivement tombé amoureux d'une dame établie en Orient et que, pour des raisons matérielles ou psychologiques, cet amour soit resté un amour de loin (« amor de lonh »).

Sept poèmes de Rudel ont survécu, dont quatre avec leur notation mélodique.

Quan lo rius de la fontana
S'esclarzis, si cum far sol,
E par la flors aiglentina,
El rossinholetz el ram
Volf e refranh ez aplana
Son dous chantar et afina,
Dreitz es qu'ieu lo mieu refranba.

Quand le ruisseau de la fontaine
S'éclaircit, comme il le fait
Et paraît la fleur d'églantine
Et le rossignolet sur la branche
Lance et reprend et adoucit
Son doux chant embellit,
Il faut bien que le mien reprenne.

Poèmes [modifier]

  • Qand lo rossignols el foillos
  • Lanqand li jorn son lonc en mai
  • Qan lo rius de la fontana
  • Belhs m'es l'estius e·l temps floritz
  • Lan quan lo temps renovelha
  • Pro ai del chan essenhadors
  • No sap chantar qi so non di

Postérité 

L'histoire de Jaufré Rudel inspira la pièce d'Edmond Rostand la Princesse lointaine et l'opéra L'Amour de loin de Kaija Saariaho, sur un livret d'Amin Maalouf.

Liens externes 


Voir sur Wikisource : Jaufré Rudel.




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