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conférence sur l'énergie eolienne, Institut Montaigne, 12 novembre 2008

Compte-Rendu de la Conférence sur l'Eolien, donnée à l'Institut Montaigne, par M. Le Président Valéry Giscard-d'Estaing, Madame la Ministre de l'Environnement Corinne Lepage et Madame la Présidente (Areva) Anne Lauvergeon, le 12 novembre 2008

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Ce qu'il faut retenir de la conférence...

On ressort enthousiaste et déçu de cette conférence. Enthousiaste car on voit enfin arriver le jour où ces tarifs de rachat appliqués de façon aberrante seront retravaillés, et le débat recentré. En effet, il est urgent d'avoir plus de pragmatisme en matière d'énergie. L'idéologisme a fait son temps, il faut aller vers plus de cohérence. Le but est de lutter contre le réchauffement climatique, et aussi la pénurie (prochaine ? Pas si sur) de ressources fossiles. On parle donc en termes d'énergies non-carbonées et d'énergies neutre en Carbone (biomasse). La France n'a donc pas besoin d'un développement excessif de l'éolien. De plus, dans ce cas précis, le bilan carbone aurait beaucoup de chance d'être négatif par rapport à la situation actuelle !

D'autre part, ce développement excessif coûtera 2,5 milliards d'euros au contribuable, permettra à certains concessionnaires de s'installer des rentes garanties extrêmement rentables sur le dos du même contribuable. Enfin, cela étrangle un peu plus la R&D française, qui est l'industrie (donc l'employeur !) de demain faut-il le rappeler. Encore une chose : l'éolien est une technologie mûre, et n'a donc aucune légitimité à recevoir de telles aides pour son développement qui est déjà fait. Rien à voir avec les besoins en solaire, biomasse, etc.

On en ressort également déçu. La conclusion logique n'a pas été tirée. Les critiques sur l'éolien doivent s'appliquer également sur les autres ressources énergétiques, depuis les tarifs inéquitables de rachat de l'électricité produite, jusqu'au manque de soutien à la R&D française face à l'industrie étrangère (sans non plus tomber dans un protectionisme suicidaire). On a l'impression que l'énergie patit elle aussi de cette nouvelle manière de faire la politique et de traiter les problèmes : à coups de subventions d'urgence et de décisions à chaud, en apparence populaires, mais sans maturité et à pérennité douteuse.

Dominique Pons

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