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Le secret des couples qui durent

publié le 28 sept. 2018 à 07:30 par Frédéric Six   [ mis à jour : 28 sept. 2018 à 07:34 ]

L’amour est-il compatible avec les années qui passent ? Bien sûr que oui ! À condition de tordre le cou à certaines croyances et de cultiver un certain savoir-vivre conjugal. Enquête au pays des couples au long cours. 



Un soir d’octobre 2017, six jeunes quadras papotent de la rentrée solaire, des vacances déjà lointaines, du boulot toujours stressant. Entre deux chips de betterave et un ballon de rouge, la discussion se concentre sur le couple. Pas n’importe lequel : celui qui dure. Florence, 43 ans, maman célibataire de deux enfants de deux pères différents, n’y croit plus : « Je ne suis pas faite pour la vie de couple. Je m’ennuie très vite. » Xavier, à ses côtés, se vit plutôt comme un traumatisé de la vie à deux. Sept années de montagnes russes émotionnelles l’ont secoué. « Trois ans au paradis, quatre au purgatoire », résume-t-il. Et puis il y a Isabelle et Romain (voir encadré). THE couple. Le modèle d’exposition dont rêvent tous les « Salons du couple heureux » de France. « Ça fait combien de temps que nous sommes ensemble ? réfléchit la jolie brune de 42 ans. Vingt ou vingt-trois ans peut-être. » « Non, mon amour. Vingt-cinq ans cette année, la corrige Romain. J’avais 20 ans, toi, 17. » « Ah oui… c’est vrai, rigole-t-elle en gratifiant d’un clin d’œil complice son amoureux, qui la couve du regard. Une telle complicité sensuelle, palpable après vingt-cinq ans (les noces d’argent) d’amour, d’amis, d’ennuis… forcément, ça en impose ! Surtout que durer en couple c’est… dur. Et pas très courant : selon ­l’Insee, même si on continue à se marier et à se pacser en France (235 000 mariages et 189 000 pacs en 2016) et que le nombre de divorces est en baisse (8 % en moins ces cinq dernières années), le couple a une durée de vie de moins en moins longue : un sur cinq se sépare après cinq ans de cohabitation et près de trois sur dix jettent le gant au bout de dix ans. Un mariage sur deux dure moins de dix ans et le nombre de séparations a plus que doublé en vingt ans.


1- Passer de la fusion à la raison

Le moment le plus tendu ? Les quatre à six ans de vie commune avec un pic de dangerosité à cinq ans. Les plus menacés ? Les diplômés, les tenants de l’union libre, les parents d’enfants ayant atteint l’âge des premiers boutons d’acné (avoir un gamin de moins de 5 ans, c’est 50 % de risque de rupture en moins). Mais aussi ceux dont les parents ont divorcé avant leurs 18 ans. Sans oublier les jeunots qui convolent avant leurs 30 ans. Cela explique peut-être qu’aujourd’hui, les Français, prudents, se marient de plus en plus après une période de cohabitation, vécue comme un premier galop d’essai.

Comment expliquer la résistance de ces couples « survivor » qui surmontent toutes les intempéries ? Pour Yvon Dallaire, psychologue canadien, auteur de Qui sont ces couples heureux ? (Livre de Poche) et du Petit Cahier d’exercices des couples heureux (éditions Jouvence), c’est d’abord leur réalisme qui les sauve. Ils ont intégré l’idée que la fusion des débuts (avec les papillons dans le ventre et le cœur qui bat la chamade) ne dure qu’un temps. « Le désenchantement est le premier motif de rupture, rappelle-t-il. Les femmes, car ce sont elles qui demandent le divorce à 80 %, se rendent compte que leur crapaud n’est pas devenu le prince et le roi qu’elles espéraient. » Rester dans la nostalgie de la magie du premier jour est voué à l’échec, comme le confirme Philippe Brenot dans Un jour mon prince… Rencontrer l’amour et le faire durer (Poche Marabout). « La première étape d’un amour durable consiste à faire le deuil de l’image idéalisée de l’amour passion (…). Ce qui ne veut pas dire oublier. (Mais) cette passion va évoluer, se modifier, se transformer pour devenir compatible avec la vraie vie. » D’ailleurs, « il est faux de dire que “l’amour dure trois ans”, concept popularisé par l’écrivain Frédéric Beigbeder », s’exclame Yvon Dallaire. Ce qui dure deux ou trois ans, c’est la passion. L’amour se développe, ou non, quand la passion commence à diminuer. » Catherine, 42 ans, huit ans d’amour avec Luc, 51 ans, se souvient sans émotion des débuts torrides de son couple : « On ne fait plus l’amour tous les jours mais c’est quand même plus fort aujourd’hui. Même sexuellement, c’est plus profond : on est plus attachés aux câlins, à la tendresse, à l’attention à l’autre. Ce qui permet aussi de surmonter les coups durs. »

2- S’envoyer des fleurs plutôt que de la boue

Car non, les couples heureux dans la durée ne vivent pas dans un océan de meringue, ponctué de cinq à sept dans une chambre cosy d’hôtel ou de virées surprises au bord de la mer. Eux aussi sont confrontés aux vacheries de la vraie vie et aux « sources de conflits insolubles », comme dit Yvon Dallaire. Elles sont au nombre de six selon lui : l’argent, l’enfant, les relations avec la belle famille, le partage des tâches ménagères, la séparation vie privée-vie professionnelle et le sexe. La différence entre un couple qui capote et l’autre qui casse la baraque ? « L’intelligence émotionnelle conjugale : ceux qui durent ne laissent pas leurs impulsions prendre le dessus sur la raison. Ni leurs sentiments négatifs supplanter les positifs » Exit donc les critiques accablantes, les définitifs « c’est de ta faute », leRésultat de recherche d'images pour "compliments"s agressifs « c’est toujours comme ça avec toi », les mines renfermées, qui polluent l’air des couples en perdition. « Les autres n’oublient jamais que la personne en face est une personne respectable et aimable. Un ou une invité(e) spéciale dans leur vie, qui n’est jamais acquis(e) », ajoute-t-il. Une incertitude qui incite à la bienveillance, aux mots doux et aux signaux de gratitude. Moins à la possessivité, à la chosification ou à l’injustice. « On sait que les couples heureux se font cinq à dix fois plus de compliments que de reproches », renchérit le thérapeute. Virginie, 38 ans, six ans de couple, applaudit ce savoir-vivre conjugal : « Thomas et moi, on s’est toujours dit qu’on voulait être un “couple classe”. Il descend la poubelle ? Je le remercie. Idem quand je lui fais à manger. Ce que l’on fait n’est ni un dû, ni une obligation. On le fait parce qu’on le veut bien. Mais il faut que ce soit vu, valorisé et apprécié à sa juste valeur. Comme un cadeau que l’on fait à notre couple. » 


3- Respecter les différences et les besoins de l’autre

Autre caractéristique des couples au long cours : l’idée que leur bonheur est le fruit d’une coréalisation exigeante, où chacun s’investit à 100 % en tenant compte des différences, des besoins et des sensibilités de chacun. « Les hommes et les femmes ne cherchent pas la même chose dans le couple, explique Yvon Dallaire. Le nier est source de conflits. » Pour montrer à ses patients le fossé qui existe entre deux individus, le psy québécois utilise un échiquier censé représenter le couple. D’un côté du plateau, un jeu de dames, de l’autre, un jeu d’échecs. « Chacun est persuadé que l’autre connaît les règles de son propre jeu, mais non ! Il faut apprendre les règles de l’autre pour répondre à ses besoins essentiels », s’exclame-t-il. Et éviter ainsi moult malentendus inutiles. Catherine, 41 ans, dix ans de couple avec Pierre, a bien connu cette sensation d’avoir épousé un extraterrestre. « Au niveau sexuel, Pierre est plutôt droit au but, moi non. Il peut rentrer du boulot, me dire “bonjour, je t’aime” et me porter sur le lave-vaisselle. Au bout d’un an ou deux, je ne savais plus comment lui dire “stop ! J’ai besoin d’autre chose !” sans le froisser. Lui pensait que, comme je le désirais moins, je l’aimais moins… J’ai compris après plusieurs séances chez un thérapeute que le sexe était une de ses façons de me dire qu’il m’aime, pas de
me traiter en objet. De son côté, il accepte mon besoin de romantisme. Et n’insiste plus quand je n’ai pas envie. On a arrêté d’être sur la défensive et d’écouter nos préjugés. »
Résultat de recherche d'images pour "echecs et dames"4- Chercher le déséquilibre acceptable

Et le partage égalitaire des corvées du quotidien ? Fait-il durer le couple ? Rend-il plus heureux ? « La formule donnant-donnant ne fonctionne pas. Plus on essaye de viser cette équité – je fais le ménage du lundi au mercredi, toi les autres jours, et le dimanche on le fait à deux —, plus on s’affronte au moindre dérèglement », commente Yvon Dallaire. Ce que le psy préconise : accepter un déséquilibre sur certains points, néanmoins acceptable par les deux à l’heure du bilan. Juliette, 39 ans, et Antoine, 41 ans, ont adopté depuis longtemps ce « déséquilibre équilibré ». « Il s’occupe de faire à manger et il passe plus souvent l’aspirateur que moi. Moi, je conduis et je récupère Martin à la crèche tous les soirs… Ça compense. » Mais le vrai ciment d’un couple reste avant tout… l’amitié. « Un couple qui dure, ce sont deux amis qui se font confiance, qui ont des projets à long terme et qui continuent de faire l’amour à l’occasion », analyse le thérapeute. Et de conclure : « Je ne suis pas partisan de considérer la sexualité comme le baromètre du couple. Il y a des gens qui ont des relations sexuelles incroyables mais qui passent leur vie à se chamailler et, à l’inverse, des couples très heureux avec très peu de sexualité. » Voilà qui en rassurera un très grand nombre. 























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Rencontrer quelqu’un de bien après une relation toxique

publié le 20 févr. 2018 à 00:56 par Frédéric Six   [ mis à jour : 20 févr. 2018 à 01:13 ]


Voici ce qui arrive quand vous rencontrez quelqu’un de bien après une relation toxique





Lorsqu’on est dans une relation toxique, on ne réalise pas à quel point les effets de la violence psychologique ont un impact sur nous. Du moins pas lorsqu’on est dans la relation. Quand on est dans une relation néfaste, il y a une sorte de dépendance. Cela nous réconforte de connaître quelqu’un si profondément.

Et on fait tout pour ne pas s’éloigner. Et même quand on part, on se retourne de nombreuses fois car la personne nous manque. La montée d’adrénaline des émotions intenses nous manque.

Mais par la suite nous rencontrons une personne bien. Et quand cela se produit, on réalise à quel point cette ancienne relation nous a affecté négativement. Et parfois, on repousse même les gens à cause de cela.






Voici ce qui arrive quand vous rencontrez quelqu’un de bien après une relation toxique

Vous commencez par vous attendre au pire.
Après une relation néfaste, vous ne faites confiance à personne. Pas même à vous. Vous vous demandez comment vous avez pu tolérer une telle relation pendant si longtemps.

Et vous vous mettez dans une relation en vous attendant au pire avec la personne. Pendant un certain temps, vous ne pensez pas que les personnes bien existent. Car pendant très longtemps vous avez cherché les mauvaises qualités et vous avez accepté beaucoup de personnes qui ne vous méritaient pas.

Vous réfléchissez trop à tout.
Vous pensez que tout le monde a des raisons ou que les gens ne pensent pas ce qu’ils disent. Vous avez surpris quelqu’un tellement de fois à mentir que vous êtes désormais paranoïaque. Vous ne croyez pas que les gens peuvent être honnêtes ou penser ce qu’ils disent. Vous faites des hypothèses insensées et avez des doutes sur des gens vraiment bien à cause d’une seule personne.

Et très vite, vous vous retrouvez à lui expliquer comment vous êtes arrivé à cette conclusion, et votre partenaire restera perplexe. Pas parce que vous l’avez interrogé mais parce que quelqu’un vous a amené à penser cela, et il veut simplement changer cela.

Vous pensez que c’est trop beau pour être vrai.
Quand quelqu’un qui vous traite bien vous pensez que c’est trop beau pour être vrai . Vous vous attendez à ce que la situation se dégrade. Vous vous attendez à perdre la personne un jour. Vous vous attendez à une fin brutale. Mais chaque jour, cette personne vous prouve qu’elle est la même depuis le départ.

Vous n’avez eu aucune raison de lui poser des questions, mais ce n’est pas à cette personne que vous ne faites pas confiance, c’est à tout le monde dans le passé.

Vous repoussez votre partenaire
Quelqu’un dans le passé vous a amené à croire que vous ne méritiez pas le meilleur. Alors quand vous l’avez, vous le rejetez. Vous avez peur de quelque chose de bien parce que vous ne voulez pas le perdre. Vous ne voulez pas vous blesser une nouvelle fois. Mais vous réaliserez que lorsque vous fuirez, la personne vous poursuivra. Quand vous le repousserez, il vous agrippera fermement pour ne pas vous laisser partir.

Vous vous attendez à des disputes

Vous vous attendez constamment à des disputes. Mais au contraire, vous parlez de tout et expliquez votre point de vue. Et ensuite il y a cette vague de confort et vous réalisez que les gens normaux ne partent pas dès que quelque chose va mal.
Vous présentez des excuses trop souvent.

Votre partenaire va se demander pourquoi vous présentez des excuses si souvent. Il verra la douleur dans vos yeux de quelqu’un dans le passé qui vous à conduit à vous remettre en question. Il verra la douleur dans votre cœur en essayant d’aimer à nouveau lorsque vous n’avez connu qu’immense chagrin. Et il vous rassurera en permanence.

Quand quelqu’un de bien aime une personne brisée par des relations toxiques, il lui apprend qu’elle ne méritait pas tout ce qui lui est arrivé. Il redéfinit ces normes horribles qu’elle a et choisit d’être l’exception.

Vous vous demandez si cette personne ne serait pas mieux sans vous
Vous pensez que votre partenaire serait mieux sans vous, mais la vérité c’est qu’il a rendu votre vie meilleure, et c’est valable dans les deux sens. Et je sais que vous avez peur d’aimer à nouveau. Je sais que vous avez peur de laisser quelqu’un se rapprocher. Mais vous êtes quelqu’un de bien grâce à votre sensibilité, votre compassion, votre force, votre compréhension et votre manque de jugement avec tout le monde.

Dans le passé, vous étiez capable d’aimer quelqu’un qui ne méritait pas d’être aimé et intolérable. Vous avez trouvé du bon en lui. Vous lui avez laissé une chance. Vous n’y avez jamais renoncé. Et désormais c’est à votre tour d’avoir cela .
Vous n’êtes pas habitué à cette nouvelle relation, mais c’est exactement ce que vous méritez.

Vous surcompensez.
Et quand vous finissez enfin par être à l’aise et à accepter cette relation, vous aimez cette personne de toutes vos forces. Mais n’essayez pas trop fort. Ne pensez pas que vous le devez. Dans le passé, on vous a appris que faire de votre mieux n’était pas bien. Donc, vous avez dû essayer trop fort. Vous deviez vous battre. Vous deviez faire vos preuves.
Vous devez réaliser que vous en avez fait suffisamment et que c’est cette personne qui ne le méritait pas.

Vous lui faites confiance par la suite.
Il y a un moment où vous direz à votre partenaire tout ce qui est arrivé. Vous lui ferez confiance et le laisserez se rapprocher. Et quand vous lui parlerez de votre passé et des gens qui vous ont fait du mal, il ne se sauvera pas. Cela lui donnera une raison de plus de rester.
Je sais que quelqu’un dans votre passé vous a appris l’amour difficile. Il vous a appris que la vulnérabilité était une faiblesse. Vous avez dû être fort pendant très longtemps et endurer beaucoup de choses que vous ne méritiez pas. Mais quelqu’un de bien vous appréciera encore plus d’avoir surmonté cela.

Enfin, vous apprendrez ce qu’est réellement l’amour.
Vous allez commencez à apprendre que l’amour n’est pas censé vous blesser ou vous humilier. L’amour n’est pas censé briser votre cœur. L’amour n’est pas tout ce qui se présente sous forme de jalousie. Que ce soit vous rendre jaloux ou être jaloux de vous. Le véritable amour ne joue pas avec votre cœur et ne cherche pas à vous voir souffrir.

Vous réaliserez que tout cela n’était pas de l’amour, mais du contrôle.

Vous vous reconstruisez petit à petit et sans peur d’aimer à nouveau, mais cette fois vous le faites correctement.
Le véritable amour vous guérit et c’est exactement ce que cette personne a fait. 




Quand et comment se quitter

publié le 22 févr. 2016 à 04:51 par Frédéric Six   [ mis à jour : 22 févr. 2016 à 05:07 ]

Savoir quand et comment quitter. Comment savoir que notre couple vit un moment difficile tout à fait normal ou une relation devenue impossible ? Que faire lorsqu'on pense à la séparation ? Comment s'assurer que tout à été fait pour reconquérir l'amour perdu ? Comment réussir notre divorce si on ne peut faire autrement ?

Les moments difficiles

Tous les couples passent par des crises tout à fait prévisibles. Tous n’y survivent pas. La moitié divorce ; d’autres se résignent ; certains sortent grandis dans leur amour suite à ces épreuves. La moitié des couples qui divorcent le font dans les cinq premières années de leur union, et souvent dans l’année suivant l’arrivée d’un enfant, véritable tremblement de terre. De plus, nous savons aujourd’hui que 65 à 80 % des divorces sont initiés par la femme. La principale raison d’après la sociologue féministe Evelyne Sullerot : leur désenchantement.

De nombreux couples ne survivent pas à la baisse de la passion, premier moment difficile. Près de 80 % des couples ne dépasse jamais la lutte pour le pouvoir consécutive à la lune de miel. Parfois, le couple éclate lors du déménagement dans leur maison tant espérée. Les changements de carrière de l’un des conjoints ou la perte d’emploi de l’autre constitue aussi des moments difficiles. L’infidélité (les deux tiers divorcent après une infidélité) est souvent utilisée comme prétexte à la séparation, alors qu’elle est la conséquence d’un déséquilibre conjugal.

La maladie d’un conjoint, la mort d’un être cher, le départ des enfants… sont d’autres difficultés auxquelles les couples doivent faire face un jour ou l’autre. On constate une recrudescence des divorces lors de la mise à la retraite d’un ou des deux conjoints. Les deux amants du début, devenus deux parents, se retrouvent parfois comme deux étrangers ou deux ennemis intimes lorsque les enfants s’en vont.


Les relations difficiles

Les couples heureux réussissent tant bien que mal à profiter de ces moments pour se rapprocher et devenir de plus en plus complices. En soi, aucun de ces moments ne justifie un divorce. Par contre, d’autres situations ne peuvent être résolues que par la séparation. Il existe six situations où la relation est une impasse et dont la solution serait d’y mettre fin, à moins d’une révolution de la dynamique toxique.

1. Vous devez mettre fin à toute relation avec une personne hors d’atteinte parce que votre amoureux est déjà marié, parce qu’il vous dit qu’il ne veut pas s’engager (croyez-le !) ou parce qu’il ne peut pas s’engager à cause de son workaholisme. L’une de mes clientes de 40 ans attendait que son amant divorce depuis plus de 15 ans. Vous imaginez !

2.Vous devez divorcer lors que vous êtes sur des longueurs d’ondes fondamentalement différentes, où n’existe aucun point commun, où la communication ne mène nulle part et où, finalement, vous avez peu de plaisir à être ensemble.

3. Si vos besoins d’amour et de tendresse ne sont pas respectés, si votre partenaire rejette votre sexualité, s’il n’y a aucun respect ou honnêteté (infidélité à répétition par exemple), si vous ne ressentez aucun soutien émotif, quittez !

4. Si vous avez l’impression que votre couple constitue un territoire dévasté où ne règnent que le vide, l’isolement, le manque, la distance... quittez !

5. Quittez aussi le couple qui n’est qu’un champ de bataille remplit de haine, de colère et d’insultes.

6. Et quittez toute relation de manipulation par la jalousie (tu n’as pas le droit d’exister en dehors de moi), par la faiblesse (je ne suis rien sans toi), par le pouvoir (tu agis comme je veux que tu agisses, sinon... je te quitte), par la servitude (je te suis tellement utile que tu ne pourras jamais me quitter) ou par la culpabilité (tout est de ta faute si ça ne marche pas entre nous)


Dynamique relationnelle malsaine

Il existe dans tout couple une lutte pour le pouvoir tout à fait normale. Cette lutte peut être saine si elle permet aux deux membres d’exprimer leurs besoins, de satisfaire leurs attentes et si elle se fait dans le respect mutuel et la confiance réciproque. Par contre, elle devient malsaine lorsque vous vivez une ambivalence viscérale entre votre raison qui vous dit de quitter cette situation malsaine et votre cœur qui vous dit que vous l’aimez toujours. Vous aurez alors tendance à rationaliser votre inaction à partir de fausses croyances ou de faux sentiments. 

Vous chercherez à vous convaincre qu’il vous aime malgré sa froideur, que c’est tellement bon ce qui se passe parfois (mais rarement) entre vous deux, que si vous vous disputez, c’est parce que vous vous aimez beaucoup, que l’amour n’est pas tout dans la vie, que c’est parce que l’autre a peur de l’intimité, ou qu’il n’a pas appris à exprimer ses émotions.

Ces rationalisations (le mental menteur) sont basées sur des croyances fortement enracinées telles que : • La solitude est le pire des états • Je sens que je ne pourrais pas vivre sans lui ou elle • On peut tout endurer quand on aime vraiment • Je ne peux pas lui faire ça • Qui d’autre voudrait de moi ? • Ça ne se peut pas qu’on ne s’aime plus après s’être tellement aimé. 

À long terme, cette ambivalence ne peut mener qu’à une perte d’estime de soi et de confiance en soi. De plus, le stress émotif provoque des tensions musculaires et des modifications biochimiques, lesquelles perturberont votre équilibre, abaisseront votre résistance, développeront toutes sortes de malaises (maux de dos, insomnies, dysfonctions sexuelles) et vous rendront malade. Pour contrebalancer, vous serez porté à utiliser différents moyens de fuite : le travail, l’alcool ou les drogues, les médicaments (amphétamines, barbituriques, tranquillisants), une quête téméraire où vous risquez le tout pour le tout. Vous pourriez même poser des actes suicidaires en devenant boulimique ou anorexique, en ayant une conduite dangereuse ou en faisant une véritable tentative de suicide.


Indices de statu quo

Il se peut fort bien que, malgré toute votre bonne volonté et votre amour, vous ne puissiez améliorer la relation avec votre partenaire. Voici des indices démontrant que votre partenaire ne changera jamais et qu’il ne vous aimera pas plus qu’il ne le fait actuellement.

1. Vous avez l’impression d’être le seul à vous impliquer dans le couple.
2. Il a développé une attitude négative devant la vie.
3. Les coupables, ce sont les autres.
4. Il fuit dans l’alcool, les paris, la drogue, le sport, le travail, les enfants…
5. Il a développé un caractère autoritaire et confrontant avec son entourage.
6. Sa vie est parsemée d’échecs à tous points de vue.
7. Il tient ses promesses le temps de vous amadouer.
8. Il essaie de gagner du temps et refuse toute thérapie ou changement.

Finalement, vous en arrivez à croire que « Cela ne peut pas être pire ailleurs ! » et vous vous surprenez de plus en plus souvent à penser à la séparation, à un ancien amoureux du temps de votre adolescence, à prendre un amant pour aller vérifier « comment ça se passe ailleurs ». Vous êtes de plus en plus sensible aux marques d’attention des hommes ou femmes qui gravitent dans votre entourage.


Deux questions fondamentales

Pour savoir s’il est temps de mettre un terme à votre ambivalence, posez-vous les deux questions suivantes

1) Est-ce que les bénéfices que je retire de cette relation sont plus importants que ce qu’il m’en coûte ? Utilisez le tableau ci-contre, puis répondez à la deuxième question.

Bilan relationnel
Évaluez si le degré de satisfaction de chacun de ces besoins est

5. Très élevé 4. Elevé 3. Moyen 2. Bas 1. très bas

1. Satisfaction affective générale _____
2. Communication _____
3. Complicité _____
4. Intérêts communs _____
5. Soutien pratique _____
6. Soutien affectif _____
7. Soutien de croissance personnelle _____
8. Sentiment d’être aimé par mon partenaire _____
9. Sentiment d’aimer mon partenaire _____
10. Sentiment de respect pour mon partenaire _____
11. Sentiment d’être respecté par mon partenaire _____
12. Sentiment de confiance envers mon partenaire _____
13. Sentiment que mon partenaire a confiance en moi _____
14. Sentiment d’être enrichi par mon partenaire _____
15. Sentiment d’enrichir mon partenaire _____
16. Plaisir d’être ensemble _____
17. Chaleur _____
18. Satisfaction sexuelle _____
19. Sentiment d’estime de moi dans la relation _____
20. Désir de passer du temps avec mon partenaire _____

Le degré de satisfaction de votre relation est directement proportionnel au résultat obtenu. Minimum : 20 points. Maximum : 100 points.

2) Est-ce que mes attentes sont réalistes ou narcissiques ?

Pour le narcissique, l’autre doit être exactement ce qu’il veut qu’il soit, répondre à tous ses besoins, toujours être disponible, n’avoir aucune exigence ou faiblesse, être son double psychologique, deviner ses moindres désirs, être le centre de l’attention… Il croit aussi qu’on ne devrait pas avoir à faire d’efforts lorsqu’on aime. Le narcissique est en fait un enfant gâté à la recherche d’une relation symbiotique impossible à obtenir.


Moyens pour faciliter la rupture

Si votre bilan est plutôt négatif et que vous n’êtes pas narcissique, vous devrez, pour rompre cette mauvaise relation, vaincre trois niveaux d’attachements. La médiation (maintenant obligatoire au Québec) vous facilitera le règlement des considérations pratiques, soit la garde des enfants et le partage du patrimoine.

Ensuite, vous devrez lutter contre les croyances apprises depuis longtemps et qui sont présentées comme des valeurs sociales : l’amour dure toujours et peut tout conquérir ; le mariage est un sacrement que l’on ne peut défaire ; le plus important, c’est la sécurité ; le divorce constitue un échec… Sans parler de l’image de vous-même que vous devrez reconstruire pour reprendre confiance en vous et votre charme. Une bonne façon de contrecarrer ces croyances est d’en développer d’autres : La culpabilité ne sert à rien ; L’amour ne dure pas nécessairement toujours ; La douleur de la rupture ne va pas durer toujours ; le divorce est une transition entre deux états de vie…

Le plus difficile reste cependant votre soif d’attachement qui devient souvent la base de la dépendance envers l’autre et qui explique votre choix d’un partenaire souvent inadéquat. Cette soif a des racines qui remontent loin dans votre enfance et qui nécessite souvent l’intervention d’un thérapeute pour en prendre conscience. L’amour de vos parents (ou son absence) influence votre scénario amoureux actuel. Tant que vous ne vous en libérerez pas, vous serez porté à le répéter.



* * *


Même si les gens mariés vivent mieux et plus longtemps, vivre à deux n’est pas une garantie de bonheur, tout comme vivre seul n’est pas une garantie de malheur. Rappelez-vous que vous n’avez qu’une seule vie à vivre, que vous n’êtes responsable que de vous-même et que la seule garantie que vous possédiez est que vous allez passer le reste de cette vie avec… vous-même.



Yvon Dallaire, psychologue, sexologue
http://www.psy.be/couple/fr/problemeencouple/savoir-quand-comment-quitter.htm

Les 7 erreurs d'un couple

publié le 3 juil. 2015 à 02:46 par Frédéric Six   [ mis à jour : 2 sept. 2015 à 05:34 ]



1 - LA FUSION

Paradoxalement, les couples les plus fragiles sont ceux qui, au début de leur relation, vivent une symbiose absolue. Engagés « très vite, très fort », branchés sur les besoins de l'autre, ils jouent tous les rôles : amant, ami, parent, enfant... Enveloppés, à l'abri des turbulences du monde, ils se nourrissent exclusivement l'un de l'autre. Ils vivent le couple comme une île déserte qu'ils seraient les seuls à habiter, jusqu'au jour où un élément extérieur vient perturber ce tête-à-tête exclusif. Ce peut être une naissance (comment composer à trois lorsque l'on n'a jamais vécu que l'un pour l'autre ?) ou un projet enthousiasmant qui se présente dans la vie de l'un des deux.
Mais, plus fréquemment, c'est une sensation de lassitude et d'étouffement qui s'empare de l'un des partenaires, qui prend conscience que la sécurité à peu à peu fait place à l'asphyxie. Le monde extérieur, si longtemps tenu à distance, est tout à coup paré de tous les attraits. C'est le début de la crise. Frustration insupportable d'un côté, sentiment d'abandon et de trahison de l'autre. La plupart du temps, ces couples se séparent en se déchirant.

2 - LE REFUS DE LA DIFFÉRENCE

Un conjoint n'est pas un double. Affirmation limpide en théorie, plus compliquée en pratique. Très souvent, les gros conflits sont nourris au quotidien par de petits refus : on n'accepte pas que celui dont on partage l'intimité n'ait pas les mêmes réactions que nous ou qu'il nous surprenne (et déçoive) par la façon dont il vit et exprime ses émotions. On projette sur l'autre des envies, des attentes, des erreurs de comportement qui, en réalité, sont les nôtres. Or un couple est composé de deux personnes différentes – qui plus est, dans la plupart des cas, de sexe opposé.
On sait combien hommes et femmes "fonctionnent" de manière asymétrique, notamment en matière de communication et de sexualité. Les femmes expriment plus facilement leurs émotions et ont un désir sexuel plus fluctuant que les hommes. « Il ne me parle pas assez », « Elle ne voit jamais les efforts que je fais », « Nous n'arrivons pas à avoir d'orgasme en même temps », « Quand je veux, c'est elle qui ne veut pas »... sont les plaintes le plus souvent entendues en consultation. Toutes témoignent de ce déni de la différence qui finit par faire du couple un champ de bataille ou un tribunal.

3 - LE MANQUE DE COMMUNICATION

Convaincus que les mots sont inutiles pour se comprendre quand on est faits l'un pour l'autre, les jeunes couples ont tendance à négliger la communication dans leur relation. Au nom du mythe de l'amour parfait, "instinctif", ils oublient que la communication est indispensable pour apprendre à se connaître. Comment, sans les mots, découvrir les envies, les besoins de l'autre ? élaborer des projets ? Sans échange, difficile d'éviter de fantasmer la relation, difficile aussi de ne pas s'exposer à la déception en se rendant compte un jour que son compagnon « n'est pas du tout celui que l'on croyait ».
Dans les couples au long cours, l'absence de dialogue nourrit quiproquos et frustrations : « A quoi bon lui dire ce que je veux ? Je sais ce qu'il va me répondre. » Persuadés de se connaître parfaitement, les partenaires estiment que parler ne modifiera rien. Chacun colle une étiquette sur l'autre et vit "à côté de" au lieu de vivre "avec". C'est oublier que la richesse et la force du couple viennent de ce que l'on ne finit jamais de découvrir l'autre et d'apprendre à se connaître à travers lui.

4 - LE COUPLE THÉRAPEUTE

Ce sont, en général, des couples très solides au départ. Leur contrat, inconscient la plupart du temps, repose sur des attentes complémentaires : guérir pour l'un (problèmes de dépression, d'alcool, d'échec professionnel...), se sentir indispensable pour l'autre. Le plus souvent, ces couples, fondés à la fois sur la domination et sur la recherche de la fusion, s'enfoncent toujours davantage dans leurs dysfonctionnements. Ce qui les amène, à terme, soit à l'impasse, soit à la rupture.
Premier cas de figure : avec le temps, le "malade" guérit et, de fait, n'a plus besoin d'un "médecin" ni d'un témoin gênant de sa « déchéance » passée. Il se peut également qu'il se révolte en prenant conscience que cette relation, loin de le libérer, entretient sa dépendance, s'en nourrissant pour continuer à exister. Second cas de figure : les tentatives du "sauveur" échouent, alimentant sa frustration et sa colère et générant de la culpabilité et de la souffrance chez son partenaire.

5 - LE MANQUE DE PROJET DE VIE

Établir des projets de vie est indispensable pour avancer à deux. Mais, pris dans l'euphorie des premiers temps de la relation, les jeunes couples revendiquent le droit de « vivre au jour le jour » et évitent de se projeter dans l'avenir. Ce n'est que lorsque le quotidien a émoussé l'enthousiasme et la spontanéité des débuts que l'avenir de la relation apparaît comme un espace vide, ennuyeux ou angoissant. Certains vont alors "voir ailleurs" pour remettre du désir et de l'excitation dans leur vie ; d'autres, pour meubler le vide, décident de déménager, de se marier ou d'avoir des enfants, mais, une fois ces projets réalisés, se rendent compte que la vie à deux ne leur apporte plus ni envie ni énergie.
C'est alors que, au lieu de questionner en profondeur la relation et ce que l'on attend d'elle, chacun se replie sur soi et développe, en parallèle du couple, des projets personnels. Lesquels, loin de nourrir la relation, la fragilisent encore davantage. Dans cette dynamique, l'un des deux finit par s'apercevoir qu'il est plus épanoui seul ou à l'extérieur de son couple et met fin à celui-ci. Ou, par peur de la solitude, par culpabilité, chacun se résigne et vit « seul, à deux ».

6 - LA PARESSE

« On s'aime, donc ça doit marcher entre nous », « Si ça ne marche pas, c'est que l'on ne s'aime pas assez », « Si l'on ne se comble pas sexuellement, c'est que l'on n'est pas faits pour vivre ensemble »...
De nombreux couples, les plus jeunes en particulier, sont persuadés que, entre eux, tout doit fonctionner d'emblée. Au moindre problème relationnel ou sexuel, ils concluent que la relation est condamnée. C'est pourquoi ils ne se donnent pas la peine d'essayer de surmonter à deux leurs difficultés. Habitués au zapping, à la consommation, donc à combler toutes leurs envies et tous leurs manques dans l'instant, ils ont du mal à supporter la frustration et à fournir des efforts qui ne portent pas leurs fruits immédiatement. C'est oublier que le couple et la sexualité ne vont pas de soi et se construisent avec le temps.

7 - LE FATALISME

Deux écueils principaux guettent les couples de longue durée : les conflits que l'on ne règle pas parce que l'on considère qu'il est trop tard, et l'essoufflement du désir, voire l'absence de relations sexuelles. Des conflits non réglés en profondeur ressortent rancœur et frustration, et de l'usure du désir, installée au fil du temps, des conduites d'évitement qui alimentent une agressivité souterraine empoisonnant les échanges les plus anodins.
La bonne réaction consisterait à communiquer sur ce qui fait effectivement problème pour tenter de trouver une solution (parfois en faisant appel à un tiers thérapeute).

QUAND L'ENFANT PARAIT :

La naissance d'un enfant agit souvent comme un facteur déclenchant, faisant remonter à la surface des difficultés plus anciennes. Avec l'arrivée de ce tiers, toutes les "erreurs" répertoriées ci-dessus deviennent autant de pièges qui se resserrent : absence de vraie communication ? Ce sont les désaccords qui surgissent à propos de l'éducation et de l'organisation au quotidien de la vie de famille.
Amour-fusion ? Le bébé vient rompre la symbiose, donnant l'impression de "prendre la place" de l'un des partenaires auprès de l'autre.Absence de projet de couple ? L'enfant devient l'unique centre d'intérêt de l'un ou des deux parents, jusqu'à ce que ceux-ci abandonnent toute vie amoureuse...
De nombreux couples pensent encore que l'arrivée d'un enfant résoudra de façon magique tous les problèmes. Mais un enfant ne peut constituer un projet "final". Idéalement, c'est pour le couple une étape à franchir, lorsque la plupart des pièges ont été déjoués et que les erreurs de comportement ont été repérées, et réparées.

RUPTURE : Quand est-elle inévitable ?

« Le seul moyen de savoir si une crise de couple pourra ou non être dépassée est, d'abord, de la vivre et de s'y confronter ». C'est-à-dire, ensemble ou avec l'aide d'un thérapeute, d'essayer de trouver d'autres aménagements, psychiques et matériels. C'est ainsi que l'on verra si l'on est capable, ou pas, de faire le deuil de certaines illusions sur le couple "d'avant la crise".
Si la réponse est oui, un nouveau départ est possible. Dans le cas inverse, la rupture s'imposera comme la seule issue réaliste. Les "symptômes" ? Une absence totale de communication verbale, la multiplication de petits et de grands conflits, des silences pleins de ressentiment, un examen permanent de l'autre, un sentiment d'amertume... Lorsqu'elles persistent, ces attitudes et réactions signifient que l'on s'est figé dans une position de défense et d'agressivité, et que la confiance et la complicité, indispensables à la vie à deux, ont totalement disparu.

L'ARGENT : Pomme de discorde

La gestion de la vie quotidienne, la sexualité et, enfin, les questions d'argent sont les principaux motifs de crise dans le couple. Françoise Sand, conseillère conjugale, explique pourquoi on parle davantage des deux premiers que du troisième.
« Les questions d'argent sont moins souvent évoquées mais sont de plus en plus fréquentes dans la réalité des couples. Soit l'un dépense beaucoup et l'autre thésaurise à l'excès, soit les deux partenaires se mènent la vie impossible à vouloir vivre dans un partage sans faille des dépenses... Ces différences dans les rapports à l'argent peuvent mener à la séparation parce qu'elles sont un indicateur de la confiance mutuelle que l'on s'accorde et qu'elles renvoient à la capacité (ou à l'incapacité) à surmonter la réalité qui, dans ce domaine, peut parfois être rude.
Elles sont aussi le signe d'une lutte de pouvoir. Garder ou, au contraire, brûler l'argent du couple devient un moyen de s'imposer face à l'autre. « Quelle "valeur" ai-je à tes yeux ? », « Est-ce que tu m'aimes pour ce que je représente ou pour ce que je suis vraiment ? », etc. Ce sont ces questions, relatives à l'identité de chacun, qui sont énoncées à travers ces comportements. »



Ont collaboré à cet article :
• Patrick Estrade, psychologue et thérapeute de couple. Auteur du "Couple retrouvé. Les mésententes conjugales et leurs remèdes" (Dangles, 1991).
• Nadine Grafeille, psychiatre, sexologue et directrice d'enseignement de sexologie à l'université de Bordeaux.
• Alice de Lara, conseillère conjugale formée à la thérapie de couple et médiatrice familiale.
• Jacques-Antoine Malarewicz, psychiatre, psychothérapeute spécialisé dans la thérapie de couple. Auteur de "Repenser le couple" (Livre de poche, 2002).
• Françoise Sand, conseillère conjugale. Auteur du "Couple au risque de la durée" (Desclée De Brouwer, 1998).
• Alain Valtier, psychanalyste et thérapeute de couple. Auteur de "La Solitude à deux" (Odile Jacob, 2003).





Hypnose et Sexologie

publié le 3 juil. 2015 à 01:34 par Frédéric Six   [ mis à jour : 22 févr. 2016 à 05:07 ]

Nous entendons de plus en plus souvent parler des sciences sexologiques et de l’hypnose. Dès lors, plutôt que de les regarder comme deux thérapies distinctes, nous pouvons aussi les entremêler et constater à quel point l’hypnose peut être un élément important en sexothérapie.


Qu’est-ce que la Sexologie ?

La sexologie est la science qui va traiter des difficultés sexuelles. Nous parlons notamment du vaginisme, des troubles de l’érection, du Désir Sexuel Hypoactif, de l’anorgasmie, etc.La sexologie regroupe un grand nombre d’auteurs apportant tous des éléments importants en sexothérapie. Cette dernière est alors composé de diverses techniques telles que la sexofonctionnelle, le sensate focus, la sexo-analyse, etc.A travers toutes ces techniques, nous pouvons alors donner des moyens pratiques aux personnes pour contrer les difficultés sexuelles qu’elles rencontrent.


Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose, quant à elle, est un état modifié de conscience lors duquel nous pouvons travailler sur différents événements de vie et les émotions qui y sont alors liées.
L’hypnose dont nous parlons est appelée « Hypnose conversationnelle ». Lors de celle-ci, le patient est conscient et acteur de son changement. En co-création avec le thérapeute, on utilise les ressources du patient pour amener un changement au niveau souhaité. On parle du traitement des traumatismes, des phobies, des addictions, des douleurs psychosomatiques et même de certains troubles sexuels.


Hypnose et sexologie, plus proche qu’on ne le croit…

Au travers de ma pratique, j’ai pu à de nombreuses reprises travailler sur le manque de désir sexuel. En effet, il s’agit de modifier la perception et les émotions que la personne lie aux relations intimes. Parfois considérée comme taboue, comme honteuse, etc. il est important de s’ouvrir à la sexualité et de permettre aux patients, à travers l’hypnose, de réaliser leurs propres expériences. Dans le respect du rythme et des limites de la personne, nous rendons alors à la sexualité toutes ses formes possibles et ses bienfaits positifs.
Dans de nombreux troubles sexuels, il arrive souvent que la personne ait perdu tout contact à son ressentit corporel. Dès lors, l’hypnose est un outil intéressant car il permet aux patients de renouer ce lien étroit entre corps et esprit. Ils peuvent alors à nouveau prendre conscience de ce qu’ils ressentent suite au toucher de leur partenaire, aux préliminaires, etc.
Ils peuvent également se rendre compte de cognitions négatives et/ou erronées qu’ils auraient par rapport à leurs relations intimes.


En conclusion, le travail en hypnose se fait souvent en parallèle à une sexothérapie même si il arrive que l’hypnose puisse suffire à rendre aux patients une sexualité satisfaisante. Il sera donc utile de travailler avec le thérapeute en vue de définir les objectifs à atteindre et la manière d’y arriver. Cette étape se fera généralement lors des premières séances.
Notons qu’une thérapie ne sera jamais identique à une autre et il est important de toujours travailler en collaboration avec le patient et dans le respect de son propre rythme.




http://www.psycho-bien-etre.be/sante/sexualite/hypnose-et-sexologie





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