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Benzodiazépines, somnifères : dépendance et sevrage

Ce site est consacré aux benzodiazépines, dont les méfaits sont très largement méconnus à la fois du grand public et des professionnels de santé.

L'usage des benzodiazépines peut provoquer l'apparition d'effets secondaires et/ou paradoxaux conduisant souvent à une mauvaise interprétation de l'état de santé du patient, qui implique le maintien d'un traitement inadapté. 

Les méfaits des benzodiazépines et des somnifères

En effet, la prise chronique de benzodiazépines et de somnifères a très souvent pour conséquence l'aggravation des symptômes pour lesquels ils ont initialement été prescrits (insomnie, anxiété). Ceci est vrai surtout pour les benzodiazépines à demi-vie courte et moyenne, qui sont parmi les plus prescrites en France (ainsi le Lexomil, le Xanax ou le Témesta), dans la mesure où elles provoquent souvent un phénomène de manque entre les doses, qui se manifeste notamment par une anxiété accrue. De la même manière, en raison de leur demi-vie courte, les somnifères Stilnox et Imovane aggravent souvent l'insomnie qu'ils étaient censés soigner, et peuvent causer des insomnies sévères - et notamment des réveils précoces dûs au manque.

Par ailleurs, l'usage prolongé des benzodiazépines est facteur de dépression, les benzodiazépines agissant comme un dépresseur du système nerveux central. Cette dépression iatrogène est rarement identifié par le médecin, qui plutôt que de procéder à un sevrage aux benzodiazépines, ajoutera un antidépresseur au cocktail (avec peu de succès, mais d'autres effets secondaires).

Enfin, le traitement de long terme aux benzodiazépines susciter une tolérance de l'organisme (qui conduit le patient à augmenter les doses pour retrouver l'effet initial) ainsi que l'apparition d'une forte dépendance physique.

A l'arrêt du traitement, des symptômes de sevrage multiples apparaissent dans un grand nombre de cas, qui sont à nouveau l'objet d'autant de diagnostics erronés pouvant conduire à la reprise du traitement - qui a pourtant déjà signalé son inefficacité, voire sa nocivité. Le syndrome de sevrage aux benzodiazépines est mal identifié par les médecins prescripteurs qui y voient à tort un phénomène de rebond, ou l'expression d'un problème "psychologique" sous-jacent, alors qu'il s'agit purement et simplement de l'expression d'un manque physique. Les différents symptômes de sevrage ne leur sont pas familiers, et ils ont tendance à minimiser à la fois leur sévérité et leur durabilité. Symptômes de sevrage

La durée du syndrome de sevrage aux benzodiazépines est un point particulièrement controversé : en France en effet, les professionnels de santé ne reconnaissent pas son existence après deux à quatre semaines, tandis que les patients ou ex-patients s'accordent sur la persistence de certains symptômes des mois voire des années après le traitement. L'existence de ce que certains appellent le syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines (persistance des symptômes après plusieurs mois ou années de sevrage) est pourtant reconnu par la National Health Security (NHS) en Grande-Bretagne qui préconise, pour en limiter la durée et la sévérité, un sevrage lent inspiré des protocoles proposés par le Professeur Heather Ashton. Le syndrome de sevrage prolongé

En effet, les souffrances extrêmement fortes et durables que peut causer un sevrage mal conduit pourraient être évitées par l'application de règles de bon sens, à savoir la substitution d'une benzodiazépine à demi-vie longue en cas de besoin, un sevrage par paliers progressifs et diminutions de très petites taille. La substitution ou l'ajout d'un autre psychotrope quelqu'il soit est fortement déconseillée, car en période de sevrage aux benzodiazépines, la moindre substance psychoactive est susceptible d'aggraver la fragilité du système nerveux et les symptômes de sevrage. 
 
 
Le site dépendance et sevrage aux benzodiazépines a pour objectif de partager une information trop rare sur le sujet. Il est associé au groupe de soutien http://fr.groups.yahoo.com/group/sevrageauxbenzodiazepines/ qui propose une aide à la mise en place de protocoles de sevrage et un soutien psychologique.
 
 
Les principales benzodiazépines :

Alprazolam (Xanax, Apotex)

Bromazépam (Lexomil, Lectopam, Lexotanil)

Clobazam (Urbanyl)

Clonazépam (Rivotril, Klonopin)

Clotiazépam (Clozan, Veratran)

Chlordiazépoxide (Librium, Librax)

Clorazépate (Tranxène, Noctran)

Diazépam (Valium)

Estazolam (Nuctalon)

Flunitrazépam (Narcozep, Rohypnol)

Lorazépam (Témesta, Ativan, Loridem, Sérénase)

Lormétazépam (Noctamide)

Midazolam (Dormicum, Hypnovel)

Nitrazépam (Mogadon, Imeson)

Nordazepam (Nordaz)

Oxazépam (Seresta, Serax)

Prazépam (Démetrin, Lysanxia, Serax)

Témazepam (Restoril, Euhypnos, Levanxol, Planum)

Tétrazepam (Mégavix, Myolastan, Panos)

Triazolam (Halcion)

 

Les substances suivantes ne sont pas des benzodiazépines, mais ont des effets similaires :

Avertissement

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