L'économie de marché: une économie aristotélicienne:

Un des domaines dans lesquels une restructuration non-aristotélicienne est la plus urgente actuellement ( fin 2007) est l'économie. L'économie occidentale actuelle est encore structurée sur les postulats de la logique d'Aristote, qui nous maintiennent dans ce domaine à un stade d'évolution fixé. Les conséquences en sont dramatiques à tous les niveaux: individuel, national et mondial.

Cette économie repose sur des théories économiques élaborées par les humains, à partir d'un ensemble de croyances, de postulats et d'une conception antique de l'argent, sans tenir compte des faits, à savoir des conséquences effectives de leurs applications, et sans que les résultats négatifs remettent en question ces postulats.

Restructurer l'économie sur les principes de la sémantique générale permettrait de résoudre les oppositions doctrinales dépourvues de fondement qui régissent la vie économique actuelle, non pas seulement dans l'intérêt d'une partie des partenaires (opposition "patrons/travailleurs"), mais dans l'intérêt de tous les acteurs de la vie économique, à quelque niveau qu'ils se situent. Une économie débarrassée de conflits sociaux, un monde du travail sans stress, une prise en compte des ressources réelles, à tous les niveaux, qui se révèlent bien plus importantes que les ressources théoriques limitées à une économie fondée sur la pénurie, etc., ne seraient-ils pas plus vivables pour tout le monde, du bas jusqu'en haut de la pyramide, et du nord au sud de la planète ? " Le bonheur est un dérivé de la fonction. " William Burroughs.

Le tableau de la page "Economie A / économie non-A" qui contient deux colones, une sur l'économie aristotélicienne, et une autre non-aristotélicienne, permet de voir de quoi il en retourne exactement . Son contenu est compréhensible par tout le monde: ce dont il est question ici est de choses simples: la sémantique générale traite de choses très simples.

Chacun peut alors visualiser les résultats d'une économie reposant sur de telles bases, et prévoir quels en seraient les résultats pour sa propre personne, indépendamment de son statut dans le monde du travail, en comparaison de ce qu'il constate dans le contexte de l'économie actuelle.

A partir de là, chacun est à même de décider de l'appliquer dans son propre milieu s'il le souhaite : le pouvoir de décision ici n'émane pas du haut, mais du niveau individuel.

Sortir de la logique du tiers exclu:

Il n'existe pas seulement deux possibilités dans notre monde économique: " soit " accepter le système économique actuel, " soit " le combattre. Il devient également possible d'en définir et d'en mettre sur pied un autre plus conforme à nos attentes et à nos besoins, y compris dans les entreprises déjà existantes qui peuvent y consacrer un secteur de recherche et vérifier elles-mêmes la validité et les résultats à une petite échelle, avec un investissement minime: si celui-ci se révèle productif, il peut ensuite être expérimenté au niveau de l'entreprise elle-même.

Sortir de la problématique de culpabilité:

Au delà de toute autre considération d'ordre éthique, il importe de réaliser plusieurs points importants ici:

a) Il est impossible de venir à bout des " faillites " économiques de tous ordres sur la base de donnée qui les engendre, en espérant "améliorer" ces dernières. Nous devons reformuler les choses en partant de nouveaux postulats permettant de concevoir l'argent comme un symbole d'échange entre humains, dont la valeur, contractuelle, repose sur un commun accord entre ses utilisateurs, et de l'utiliser comme tel. (Voir "Du symbolisme", Science and Sanity, Alfred Korzybski). 

b) L'assainissement de l'économie n'est pas seulement une question de bonnes intentions, il dépend de l'application de données précises, sans lesquelles il est impossible d'y parvenir.

Or pour les appliquer, encore faut-il les connaître. En raison du peu de livres en français traitant de cette discipline, personne n'ayant la science infuse, peu de gens peuvent se former en sémantique générale. D'où ma décision, depuis quelques années, de mettre en ligne, accessible à tout le monde gratuitement, ma documentation en sémantique générale.

A partir de là, cette documentation devient une référence commune possible, une grille de relations possible sur la base d'un commun accord.

Le système économique actuel repose sur des règles truquées qui engendrent les divers scandales financiers dont nous entendons parler dans les média. Les personnes impliquées dans ces scandales sont alors généralement poursuivies et condamnées, sans que soient remises en question les règles du jeu économique qui continuent d'engendrer les mêmes effets.

Question: Plutôt que de condamner des gens qui appliquent ces règles et de perpétuer ces dernières, ne serait-il pas plus cohérent et plus sain pour tout le monde de les remplacer par des règles non truquées ? Il n'existe aucune loi ni règle économique comparable à celle du monde physique, indépendante de la volonté humaine, qui existerait de tout temps et de toute éternité indépendamment de nous et datant d'avant l'apparition des êtres humains sur la planète: les règles économiques sont faites par l'homme, tout comme les règles d'un jeu de carte : le choix du jeu dépend des joueurs: c'est à ces derniers, et à personne d'autre, de décider s'ils veulent jouer à la bataille, au poker, au bridge ou à la crapette.

L'objectif principal de cette rubrique consiste à réunir divers acteurs  de la vie économique, à différents niveaux, y compris celui des personnes rejetées par le système économique actuel, afin de mettre sur pied un groupe de recherche permettant d'élaborer ensemble une structure viable et satisfaisante pour tout le monde.