la part belle à "Notre part d'enfance"


 La part belle à

"Notre part d'enfance" 

Table ronde en partenariat avec
le Festival d'Avignon. 
17 juillet 2014, 15h. 
Site Louis Pasteur de l'Université






TABLE RONDE 
"NOTRE PART D'ENFANCE", 
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    Note d'intention




    Il s’agit d’interroger cette part d’enfance source de création, de transmission, d’engagement…

    « Tout ce qui constitue un homme ou une femme prend sa source dans l’enfance. On n’en finit jamais avec elle » (Marie Desplechin).

    « Nos spectacles opèrent comme une descente en rappel dans la faille de l’enfance pour entrevoir le secret de fabrication de nos raisons de vivre » (Christian Duchange).

    Qu’est-ce qui de l’enfance en nous s’échappe en œuvre d’art ? « Non pas quelque chose qui remonte au passé et qu’il faudrait retrouver, mais quelque chose qui reste profondément présent, qui est là, la trace de perceptions et d’impressions premières, la trace de premières fois qui se sont installées en nous. L’enfantin : l’énergie par excellence de tout geste artistique. » (Pierre Péju). Si la part d’enfance est inhérente à tout acte de création, quelle part (spécifique ?) faut-il retrouver pour créer des spectacles pour l’enfance et la jeunesse ?

    Ce qui a tissé notre enfance. L’enfance blessée, l’enfance comblée peuvent-elles être la source de nos désirs de création ? Et de transmission ?

    Enfance perdue, oubliée, imaginée, magnifiée, reconstruite, enfouie, idéalisée. Nostalgie. De quoi nous emparons-nous quand nous destinons nos œuvres, nos militances à la jeunesse ? Pourquoi PARTicipons-nous à ce désir de faire grandir l’enfant, donc à faire disparaître l’enfance pour qu’il devienne adulte ? Paradoxe, ne mettons-nous pas notre vie d’adulte entière à renouer avec notre enfance ? Que cherchons-nous quand nous explorons ces territoires d’enfance ? Un autre nous-mêmes ? Un bain de jouvence ? Une régression ? Cette « fontaine de créativité, de joie, de capacité d’adaptation… » (Marie Desplechin) ?

    Comment notre intime rejoint-il l’universel ? Notre part d’enfance peut-elle participer à notre rencontre avec la jeunesse, aujourd’hui ? Est-ce notre part d’enfance qui nous pousse à transmettre, à consacrer une grande partie de notre vie à/avec l’enfance et la jeunesse ? Cette enfance-là, quelle part de possibles rencontres avec l’art vivant lui offrons-nous ?

    De « l’enfance retrouvée à volonté » (Baudelaire) à Peter Pan, l’enfant à jamais, qui en appelle à l’imagination pour vivre.


    Avec : Geneviève Lefaure, Julie Nioche,  Pierre Péju, Olivier Py, Mathieu Roy, Pauline Sales, Estelle Savasta. Modération : Dominique Berody



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