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OUVERTURE DE LA BELLE SAISON



15h - Table ronde "Notre Part d'enfance"



Organisée par Scène(s) d'enfance et d'ailleurs et le Festival d'Avignon
Modération : Dominique Berody
Avec : Geneviève Lefaure, Pierre Péju, Olivier Py, Mathieu Roy, Pauline Sales, Estelle Savasta


NOTE D'INTENTION 

Il s’agit d’interroger cette part d’enfance source de création, de transmission, d’engagement…

« Tout ce qui constitue un homme ou une femme prend sa source dans l’enfance. On n’en finit jamais avec elle » (Marie Desplechin).

« Nos spectacles opèrent comme une descente en rappel dans la faille de l’enfance pour entrevoir le secret de fabrication de nos raisons de vivre » (Christian Duchange).

Qu’est-ce qui de l’enfance en nous s’échappe en œuvre d’art ? « Non pas quelque chose qui remonte au passé et qu’il faudrait retrouver, mais quelque chose qui reste profondément présent, qui est là, la trace de perceptions et d’impressions premières, la trace de premières fois qui se sont installées en nous. L’enfantin : l’énergie par excellence de tout geste artistique. » (Pierre Péju). Si la part d’enfance est inhérente à tout acte de création, quelle part (spécifique ?) faut-il retrouver pour créer des spectacles pour l’enfance et la jeunesse ?

Ce qui a tissé notre enfance. L’enfance blessée, l’enfance comblée peuvent-elles être la source de nos désirs de création ? Et detransmission ?

Enfance perdue, oubliée, imaginée, magnifiée, reconstruite, enfouie, idéalisée. Nostalgie. De quoi nous emparons-nous quand nous destinons nos œuvres, nos militances à la jeunesse ? Pourquoi PARTicipons-nous à ce désir de faire grandir l’enfant, donc à faire disparaître l’enfance pour qu’il devienne adulte ? Paradoxe, ne mettons-nous pas notre vie d’adulte entière à renouer avec notre enfance ? Que cherchons-nous quand nous explorons ces territoires d’enfance ? Un autre nous-mêmes ? Un bain de jouvence ? Une régression ? Cette « fontaine de créativité, de joie, de capacité d’adaptation… » (Marie Desplechin) ?

Comment notre intime rejoint-il l’universel ? Notre part d’enfance peut-elle participer à notre rencontre avec la jeunesse, aujourd’hui ? Est-ce notre part d’enfance qui nous pousse à transmettre, à consacrer une grande partie de notre vie à/avec l’enfance et la jeunesse ? Cette enfance-là, quelle part de possibles rencontres avec l’art vivant lui offrons-nous ?

De « l’enfance retrouvée à volonté » (Baudelaire) à Peter Pan, l’enfant à jamais, qui en appelle à l’imagination pour vivre.


Photo Table ronde
Table ronde "notre part d'enfance"





19h - Discours d'Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication




... Suite :

Plus que jamais, c’est la devise de notre République que j’entends mettre en avant comme fondement de cette Belle Saison que nous lançons véritablement aujourd’hui. Car il s’agit bien et d’abord d’égalité d’accès de tous nos jeunes concitoyens à cette offre. Fraternité, également, parce que la culture et l'art rapprochent les gens. Elle crée des ponts, des passerelles, elle apprend à découvrir l'autre et donc aussi à se découvrir soi-même. Bien sûr, la liberté

parce que la création, la culture, c'est la liberté et qu'il n'y a pas de plus beau symbole de liberté qu'un artiste qui crée, qu'un collectif qui joue et qu'un public qui communie avec eux, devant une scène ou des tréteaux.

C’est ce message, que nous devons porter pour les enfants et pour les jeunes ; pour les aider à grandir, à se forger une identité, une future citoyenneté.

Que peut apporter de fondateur et d'irremplaçable à notre jeunesse l'expérience du spectacle vivant et, plus largement, la rencontre avec les oeuvres ? Ce sera l'ambition de La Belle saison avec l'enfance et la jeunesse que de fournir, tout au long de son déroulement, des réponses concrètes à ces questions clé.

Avant d'aller plus loin dans ce qui m'apparaît comme remarquable, et à bien des égards exceptionnel dans La Belle Saison, pour qu'il n'y ait pas de malentendu sur l'opportunité de lancer une telle opération dans cette période difficile et parfois incertaine, je voudrais rappeler que c'est un engagement très fort, un engagement que j'ai pris dès mon arrivée au ministère de la Culture de faire de l'éducation artistique et culturelle, des pratiques artistiques pour les jeunes, la priorité de mon mandat, de ma fonction ; que cela doive irriguer toutes les politiques du Ministère, qu'il n'y ait pas de secteurs où l'on cloisonnerait l'expression artistique des plus jeunes, ou les oeuvres qui leur sont destinées.

C'est aussi la confluence de volontés, de mouvements qui sont exprimés, qui sont portés de longue date par des centaines, des milliers d'artistes et de professionnels du spectacle vivant, qui aspirent aussi à ce que leur engagement vis-à-vis des jeunes générations soit mieux reconnu et valorisé, soit mieux considéré et encore plus partagé et donc diffusé.

J'ai donc décidé que le temps était venu, et particulièrement bienvenu, de mettre en lumière toutes les richesses de la création et des projets pour les enfants et pour la jeunesse ; d'encourager clairement tous les acteurs de l'art vivant, à porter des propositions artistiques ambitieuses, inventives à destination des nouvelles générations. Et ceci arrive à un très bon moment, parce que le paysage a profondément évolué dans ce domaine.


La création elle-même, à destination des jeunes publics, a été trop souvent sous-estimée, considérée finalement comme une niche, et les artistes qui s'y prêtaient étaient parfois regardés avec un peu de condescendance par les autres : comme de dire par exemple que les marionnettes, c'est pour les enfants, ou bien, qu’il y a forcément des spectacles pour les enfants et des spectacles pour les adultes, comme si les enfants ne pouvaient pas voir des spectacles. Aujourd’hui cette création trouve un renouveau qualitatif, une vitalité impressionnante dans ses écritures, bien sûr, dans ses incarnations scéniques, et ce dans toutes les disciplines et tous les langages artistiques.


Et puis, il y a le réseau, le réseau institutionnel, les équipements qui sont nombreux et étoffés : les scènes conventionnées, les scènes nationales, les centres chorégraphiques, les centres dramatiques, les orchestres, les opéras; tous intègrent désormais l'adresse aux enfants, dans leurs programmations, dans leurs logiques de production, et, là encore, quelle que soit la discipline.

Ce sont les professionnels, les artistes, les réseaux engagés dans la création contemporaine, dans la diffusion en direction de la jeunesse, dont pour un certain nombre, vous êtes les représentants, qui avez su vous organiser, vous rassembler. D'abord sous l'impulsion de l'association Scène(s) d'Enfance et d'Ailleurs, dont je salue l'infatigable présidente : Geneviève Lefaure, et puis bien sûr, tous les autres associations et réseaux de l'action artistique, les réseaux de l'éducation populaire aussi qui se sont fédérés en élargissant le cercle qui a été initié par Scène(s) d'Enfance et d'Ailleurs.


Vos réflexions et propositions, l'esprit de responsabilité collective, de confiance, qui ont caractérisé ce rassemblement, ont ainsi largement préparé et préfiguré LA BELLE SAISON, dont le temps s'ouvre aujourd'hui.

La manière dont s'est montée La Belle Saison n'était pas exempte de risques.

Vous avez ainsi lancé huit commissions nationales thématiques sur les grands enjeux de l'offre artistique faite à la jeunesse. En même temps, il fallait encourager des plateformes régionales, transversales ; en travaillant avec les élus et les collectivités territoriales, en s'appuyant sur les réseaux et les identités locales. Il fallait fédérer des professionnels de tous statuts et de toutes disciplines pour proposer un programme de rendez-vous et de manifestations artistiques, associer progressivement nos administrations centrales et déconcentrées à un projet fondé sur le volontarisme et la conviction. Il fallait orchestrer l'ensemble avec un appui professionnel hors pair.


Ces paris sont déjà gagnés. J'ai été impressionnée par l'adhésion très rapide d'un nombre croissant d'acteurs d'une rare diversité, qui se sont assemblés autour des objectifs partagés. Et vous en êtes les représentants ce soir.

LA BELLE SAISON est ce fruit, du travail de tous et de chacun ; qui prouve que la coopération, la confiance, la prise de risque, peuvent ouvrir grand de nouveaux horizons. Il suffit pour s'en convaincre de découvrir la brochure "Avec l'enfance et la jeunesse à Avignon".

Le voyage de 18 mois qui est proposé par LA BELLE SAISON devait, en effet, s'ouvrir cette année à Avignon. Évidemment, parce qu'Avignon est le lieu du théâtre, le lieu des auteurs aussi, le lieu des comédiens, des metteurs en scène, des danseurs et chorégraphes, le lieu du débat, cette part pionnière et militante du festival et en même temps cette exigence de création, d'extrême attention aussi pour tous les publics. Olivier Py, qui est engagé de longue date dans la création à destination des jeunes publics, a tout de suite relevé le défi et souhaité, 45 ans après Jean Vilar, s'engager et remettre l'enfance au coeur du festival.


Après Avignon, les chantiers de LA BELLE SAISON sont désormais fermement tracés, nourris déjà par plusieurs centaines de propositions, construites par les acteurs de terrain, accompagnés par les Drac, avec les collectivités territoriales, jalonnées par une série de rendez-vous et d'événements de portée nationale.

LA BELLE SAISON va d’abord distinguer les chemins de la création à travers des écritures ou des formes dédiées. Puis elle va faire savoir ce que peut procurer, avec intelligence, avec émotion, la rencontre avec les oeuvres.

Comment cela peut guider et permettre de transcender des parcours d'éducation artistique et culturel, en leur donnant encore plus de sens, d'épaisseur, en donnant des références aux enseignants, bien sûr, mais aussi aux artistes et à tous les professionnels engagés auprès des enfants et des jeunes. 

Avec LA BELLE SAISON, ce sont les projets de territoire, les nouvelles solidarités professionnelles au service des futures générations que nous allons privilégier et promouvoir. Grâce à LA BELLE SAISON, nous allons voyager pour interroger la manière dont l'art vient aux enfants, au-delà de nos frontières et aussi ouvrir pour les artistes et les professionnels de nouveaux espaces de coopération, de production et de diffusion.


Enfin, le temps long de La Belle Saison, parce que c'est un temps long qui s'ouvre là, va vous permettre d'installer des chantiers d'avenir pour lesquels vous aurez l'appui continu de l'Etat. Il sera indispensable. Il est financier, bien sûr. Et l'engagement financier du ministère de la Culture sera non seulement maintenu en faveur de toutes les initiatives d'éducation artistique et culturelle, mais aussi, augmenté. Je l'ai voulu depuis 2 ans et maintenant avec un budget préservé pour les 3 années à venir, je vais le porter encore davantage.


Vous aurez besoin aussi, évidemment de l'appui et de l'accompagnement professionnel, concernant la formation des artistes, la formation des médiateurs, des futurs cadres et professionnels de la culture, afin de pouvoir préparer les nouvelles générations de professionnels ou de créateurs à la rencontre et au dialogue avec la jeunesse. On peut avoir l’envie du dialogue avec les jeunes et les enfants de manière innée, spontanée.

Mais cela s'apprend aussi. Il y a des méthodes. Un artiste n'est d’ailleurs pas forcément porté naturellement à faire ce partage vis-à-vis des jeunes générations. On peut l'accompagner ou bien, travailler avec des médiateurs, qui eux, servent de passeurs entre les artistes et les jeunes publics.

Tout cela, ce sont nos défis, nos chemins à construire aussi, parce qu’au terme de cette Belle Saison, sur chacun des sujets qui viennent d'être évoqués, dont vous avez fait d'ailleurs le sommaire de la manifestation, les choses auront bougé. Nous aurons évolué, les regards et les appréciations auront changé sur les oeuvres à destination des jeunes publics, sur les parcours artistiques.

Il n'y a pas d'artistes qui soient nécessairement cantonnés à faire des oeuvres pour adultes. Et l'enrichissement que procure la création à destination des jeunes publics vient évidemment nourrir l'expérience de la création artistique dans tous les domaines ainsi que de la création d'un artiste. Ce sera donc tout ce processus de rencontres entre les artistes et les enfants, entre les jeunes et l'art qui s'en trouvera ainsi affirmé et renforcé, affermi et étoffé.


Je ne me hasarderais pas, pour finir, à la liste des remerciements individuels ou particuliers, parce que la liste serait trop longue. Je veux simplement vous dire qu'avec vous, grâce à vous, je vais suivre, accompagner, faire vivre La Belle Saison avec l'enfance et la jeunesse. Le ministère de la Culture n'en sera jamais que le premier partenaire, parce que l'aventure que nous proposons n'a de sens qu'avec vous. Elle n'a de sens que si elle est contributive et collective. Elle n'a de sens que si elle est une citoyenneté partagée, un dialogue avec l'art renouvelé. Un dialogue aussi, entre les générations, fécond et fertile, qui permet autour de l'émotion artistique de réfléchir à tous les enjeux de notre

société, de se regarder avec davantage de fierté et d'offrir aux jeunes générations et aux enfants d'où qu'ils viennent et habitent, quels que soit leurs parcours et leurs origines, la chance de la liberté. Merci.


Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la communication - 17 juillet 2014




20h - Remise de la médaille de Chevalière des arts des lettres à Geneviève Lefaure





Aurélie Filippetti et Geneviève Lefaure, 
faite chevalière des arts et des lettres


Madame la Ministre,
Et vous Mesdames et Messieurs : éluEs, représentantEs  de l’Etat et des collectivités territoriales, famille, amis, administrateurs/trices et proches de Scène(s) d’Enfance et d’Ailleurs, collègues… je ne vais pas touTEs vous nommer, mais touTEs vous comptez pour moi.

Petit détour par ma part d’enfance : cette médaille n’est pas sans me rappeler celles de mon enfance, l’émotion que j’éprouvais lorsque j’entendais mon nom, lorsque j’avançais vers l’estrade, lorsqu’on me l’épinglait, cette décoration, lorsqu’après avoir fait la révérence, la petite fille en uniforme que j’étais repartait à sa place. Cérémonie - rituel - qui rejoint une autre expérience, déterminante celle-là, qui m’habite encore aujourd’hui : dans cette même salle, tout-à-fait solennelle, à l’âge de trois ans, je découvrais - en temps scolaire – ce qui ne m’a jamais quitté, à savoir le théâtre. Aujourd’hui encore, j’ai la mémoire de cet instant où je traversais le plateau, canard parmi d’autres canards. Mon corps se souvient.

J’ai pu découvrir très jeune le théâtre et « comprendre [très] jeune qu’il n’y a pas que deux et deux qui font quatre, et quatre et quatre qui font huit, que la vie est pleine de mystères… » (Philippe Avron). « Sacré silence », heureusement il y a « des poèmes sur le feu » (Philippe Dorin). Le théâtre, une traversée de l’autre côté du miroir. Un chemin initiatique qui ne finit jamais, une quête permanente du sens de la vie.

Une traversée, oui, mais jamais seule. Traversée d’une vie d’enseignante, de responsable culturelle, de militante associative. Comment ne pas transmettre ce qui est devenu une passion d’adulte, contagieuse ? A mes très proches, mes enfants – et la réponse est belle -, à des élèves, à de jeunes spectateurs, au public et au non-public, souvent si lointain (Francis Jeanson). Une traversée de vie avec des équipes, en particulier celle de l’Espace 600 et celle de Scène(s) d’Enfance et d’Ailleurs, avec des centaines d’artistes, comédienNEs, auteurEs, musicienNEs, danseurs-danseuses… avec des centaines de professionnelLEs, avec des centaines et des centaines d’élèves, avec des centaines et des centaines de spectateurs-spectatrices.

Je ne suis qu’une passeuse, passeuse de ce qui m’a été transmis et que je désire transmettre, passeuse de ce grand mouvement de la profession à travers les chantiers, le Manifeste, les commissions, les plateformes, les réseaux, de ce grand mouvement qui est le nôtre. Ce sont ceux/celles-là, vous tous, qui aujourd’hui, alors que je suis promue chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres, sont honoréEs. Aujourd’hui, au pays des Arts et des Lettres, des milliers de chevaliers/chevalières trop inconnuEs sont honoréEs, des chevaliers/chevalières de la Villeneuve de Grenoble qui m’est chère, du jeune public, de l’école et de la culture, des scènes d’enfance et d’ailleurs. « J’ai la liste des enfants qui vont venir, ils sont très nombreux. Des milliers. Ils sont très contents, ils vont étaler leurs rêves et vont pouvoir se rouler dedans. » (Nathalie Papin). Les chevalières et les chevaliers ne sont pas prêts de tomber dans l’oubli…

Comment permettre que le feu se répande ? Comment partager le patrimoine hérité ? Comment mettre en valeur les richesses dans leur grande diversité ? Comment inventer les unEs avec les autres ce qui fait culture aujourd’hui, sans le réserver à quelques privilégiés ? Questions lancinantes, moteurs d’une existence.

Cette cérémonie est pour moi comme le manifeste d’une république où les mots Liberté, Egalité, Fraternité ne devraient pas être « les mots usés, délavés, qu’on ne regarde même plus, à force d’habitude » (Sylvain Levey). Il s’agit d’être debout, enfants pour regarder bien en face les professeurs, adultes pour regarder bien en face ceux à qui nous avons confié la république, celle que nous voulons : une république des Égaux. Être chevalière, c’est un combat, celui de la cause des enfants, de leur rencontre avec l’art. Aujourd’hui ceux/celles qui permettent cette rencontre sont mis à mal, promis à une précarité inacceptable, alors que nous attendons de cette république qu’elle les protège, qu’elle nous protège. C’est un combat. Citoyen.

La Belle Saison, cette utopie collective que nous avons tant désirée, s’ouvre aujourd’hui, porteuse elle aussi des valeurs de solidarité, de coopération, de mutualisation, du désir de travailler et de vivre autrement. Cette utopie est une conquête, vivons-la ensemble ! La Belle Saison est un signe, fêtons-la !

Cette médaille n’est pas qu’un insigne, je la prends aussi comme un signe, un engagement du ministère de la Culture et de la Communication de permettre à tous les enfants de recevoir une éducation sensible, particulièrement ceux des quartiers dits « sensibles », de reconnaître comme grands - et non mineurs – des professionnels qui travaillent dans ce secteur, comme des éléments majeurs d’une politique culturelle et artistique véritablement démocratique. Voilà pourquoi je suis heureuse, émue, confiante dans l’avenir.




20h30 - communiqué de Scène(s) d'enfance et d'ailleurs



Ce jeudi 17 juillet 2014, Aurélie Filippetti ouvrait 
la Belle Saison avec l’enfance et la 
jeunesse, 
ce temps fort initié par Scène(s) d'enfance et d'ailleurs, 
porté aujourd'hui 
par le Ministère de la Culture et de la Communication.

A cette occasion, l’association Scène(s) d'enfance et d'ailleurs a transmis 
à la Ministre 
de la Culture et de la Communication le message suivant :

« Cette Belle Saison nous l’avons désirée ardemment. Comment ne pas se réjouir 
d’un mouvement associatif qui a provoqué une volonté politique ?
Nous avons l’espoir que son ouverture aujourd'hui initie une politique innovante et audacieuse, 
tant attendue par l’ensemble de ses acteurs 
artistiques, culturels, éducatifs.
  
Mais comment ne pas s’inquiéter de cette 
ouverture qui se fait dans un contexte 
qui fragilise inévitablement la 
réalisation de cette belle saison ?

Nous affirmons notre solidarité avec le
mouvement des intermittents. »


Le CA de scène(s) d'enfance et Aurélie Filippetti,
Lecture du communiqué de presse et échange
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