Et c'est parti - SANTONA

 

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vendredi 9 mai 2008

 SANTONA

       Nous avons passé la nuit à Bilbao, ou plus exactement à la sortie de Bilbao dans un petit hôtel que nous avions réservé par internet.

La nuit a été bruyante, nous n'étions pas seuls et franchement  les autres clients ont manqué de discrétion.

 

 

 

 

 

 Arrivés dans la matinée à Bilbao, nous  en avons profité pour faire un peu de tourisme, la vielle ville, quelques édifices religieux et le musée Guggenheim.
Je pense ne pas être inculte en matière d'art contemporain.
Comment qualifier ce musée ?

Belle architecture, c'est incontestable
d'immenses espaces - mais cette sensation de vide..au rez de chaussée, des  "choses" qu'on ne qualifiera d'artistique uniquement parce qu'elles sont exposée dans un lieu dit musée - une ou deux œuvres sauvent cet ensemble douteux

un étage est condamné pour cause de mise en place d'une nouvelle expo, heureusement l'étage consacré aux surréalistes est plus à mon goût

 

 

Ce matin c'est donc notre dernière journée d'hommes "civilisés", motorisés, épousés et consommateurs.

 

 

 

 

 

 

En quittant Bilbao nous flânons un peu,   touristes toujours, touristes encore

 

 

et nous arrivons sous une pluie battante à Laredo. Notre point de départ officiel.

Il est tôt. Nous profitons de la voiture pour repérer les lieux. La route depuis le vieux village vers le point d'embarquement est rectiligne, désespérément longue et rectiligne entre des immeubles sans âmes,  des résidences de vacances vides. la mer n'est même pas visible. Est-ce cette pluie incessante, ce ciel lourd et bas, je ne me sens pas l'envie d'un départ. Pas l'envie de descendre de voiture.

Au bout, tout au bout de 6 à 7 km d'asphalte se trouve une place avec quelques bars et restaurants- il pleut de plus en plus. On cherche l'embarcadère sans rien voir - finalement on nous indique un passage sur la droite, le long de la plage ou un vague chemin mène à travers dunes vers un panneaux qui indique les conditions de passage. il n'y a pas d'embarcadère, manifestement l'embarquement se fait directement sur la plage.

Les lieux sont totalement déserts, il pleut de plus en plus...on ne le sent pas bien, en plus nous ne sommes pas très sûr de la disponibilité d'un hébergement en face. Commencer comme çà ne nous tente pas.


Une boisson chaude au bar et  nous décidons de reprendre la voiture pour faire le tour de l'embouchure du rio Ason en passant par Colindres. Nous ne partirons pas de Laredo, c'est écrit.

 

 

 


Santona - Un joli petit port de pêche. 

 Premier travail, trouver l'auberge de jeunesse, juste à l'entrée du village, mais nous ne la voyons pas  nos regards de pèlerins débutants ne sont pas encore affûtés - donc tour complet de la petite ville pour trouver ce que nous avons laissé derrière. 

L'auberge de jeunesse abrite une salle de sports et aussi un centre nautique. Heureusement en ce vendredi, les gamins qui occupaient les lieux s'en vont - Week-end oblige - nous avons donc de la place.

 Les lieux sont déjà occupés par un groupe de jeunes allemands et leur accompagnateur, mais ils ont leur propre chambre. 

On nous donne une chambre à 6 lits  nous occupons donc nos deux lits près de la fenêtre, laissons nos sacs (attachés) et repartons pour le déjeuner d'adieux avec nos épouses.



Visite touristique, sous une pluie battante, d'une vieille église.

Recherche d'un restaurant face à la mer et à une encablure, la pointe de Laredo- il pleut toujours. Il est à peine midi mais on veut bien nous servir - les autres clients Espagnols commenceront à arriver quand nous partirons. Poisson au menu, ce serait dommage de s'en priver ici.

 

 

La pluie cesse et on se promène en front de mer.
Le passeur est en pleine traversée et sa passagère , poncho, sac à dos, bâton et coquille, est sans aucun doute notre première marcheuse rencontrée (ce soir elle partagera d'ailleurs la chambre.

 

 

Vient le moment de la séparation : Geneviève et Josseline repartent vers la France (elle passeront la nuit à San Sebastian).

 

  Nous repartons vers l'Albergue Juvenil.


Les jeunes Allemands ont passé la journée complète ici, besoin de reprendre des forces après une première semaine de marche depuis Bilbao. Demain, comme nous, tout le monde s'en ira à la recherche des flèches jaunes.

 



Une menace plane sur ce pèlerinage : ma sœur m'a appelé hier soir, tard : Papa a été hospitalisé avec de sérieux problèmes respiratoires. ce matin, les dernières nouvelles ne semblent pas être trop alarmistes et ensemble nous avons décidé de poursuivre. 

Ma sœur donnera des nouvelles à Geneviève et grâce au portable, par sms ou appel vocal je serai tenu au courant des évolutions...


Ce soir  l'auberge ne propose pas de repas, seulement quand il y a des groupes de mioches : repas sandwich et bonne nuit à demain