les étapes de Jacques

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Une première page pour une portion du parcours que je ne ferai pas 

Cette page qui n'est pas de moi, celle de Jacques, en photo ci-contre qui m'a raconté sont petit morceaux de chemin du Nord


ne croyez surtout pas que c'est un débutant, le chemin il l'a fait maintes fois, en France et en Espagne.

Il lui arrive aussi de sévir en tant qu'Hopitalier

Pour lui adresser un petit mot c'est ici


Merci à toi de me permettre de reproduire ces lignes ou je n'ai rien changé sauf

sauf le nom d'une ville que je me suis permis de rectifier : Castro Urdiales et non comme dans ta version Castro Cordiales


ce lapsus est significatif  de tes attentes déçues

 

CAMINO DEL  NORTE

 

 

MARDI  18 /07  IRUN- SAN SEBASTIAN  -   25 kms      Beau temps très chaud

          Je suis parti de Sorges le 16 – les deux hospitaliers qui me relevaient à Sorges m’ont conduit à Périgueux et on a  passé la journée avec Aminata Gregory, ma copine Hollandaise qui fait de l’accueil de pèlerin et que les deux hospitaliers connaissaient aussi.

Après avoir dormi chez Aminata j’ai pris le train Périgueux/Bordeaux/ Irun.

Le refuge d’IRUN est un vrai refuge de Pèlerin – balisé des la sortie de la gare – j’y ai rencontré le président de l’association Jacquaire Local – Une halte bien sympa – avec quelques pèlerins pas très

bavards il est vrai - dont une Française suivie par une radio local de la région parisienne qui s’est mis dans la tête de faire le Camino avec cinq euros de budget par jour !   Je demande à voir !

A moins de faire l’aumône je ne vois comment elle va faire pour survivre ?  

Mais ce n’est pas mon problème – et la mendicité c’est pas mon truc – c’est pour moi une atteinte à la dignité humaine..

 

Le lendemain j’ai pris le sentier de SAN SEBASTIAN  - 25 kms dans un décor de montagne pyrénéenne

- c’est à dire rien à voir avec le plat pays d’où je viens comme chante Brel !!!

Le dénivelé est assez important -  en plus le balisage laisse parfois à désirer…

J’avais fait le pari il est vrai de naviguer  sans  topo comme je le fais sur le Camino Frances.

Je me suis planté à un endroit et me suis perdu sur un GR (blanc et rouge) qui m’a emmené à flanc de falaise dans une forêt vierge de fougères  et j’ai du faire un peu d’alpinisme pour retrouver le chemin balisé à un kilomètre en retrait de la falaise et après avoir traversé une propriété privée.

A San Sebastian – je n’avais pas de topo mais une bonne liste des albergues – je me suis retrouvé dans une grande auberge de jeunesse avec  beaucoup de monde – des jeunes étudiants en vadrouille – des travailleurs étrangers en déplacement – Sympa quand même – un groupe de jeunes italiens revenant de la coupe du monde m’a invité – moi le Français -   à manger – devinez ?     des pâtes bolognaise – Bien entendu.

Le foot c’est pas mon truc alors qu’ils se prennent pour les champions du monde – à ce niveau là cela ne me dérange pas – je préfère les footeux hilares et un peu cons que  ceux qui rêvent de dominer le monde d’une autre manière…

Dans cette caserne je suis le seul Français mais aussi le seul Pèlerin…

 

 MERCREDI 19/07     SAN SEBASTIAN – ZUMAIA   31 KMS

Même décor – mêmes grimpettes – balisage moyen – temps pluvieux mais très chaud

Là j’ai compris que le NORTE  c’était quelques kms de paysages sublimes ( montagne à pic dans la mer)

dont les pèlerins sont friands avec entre les séquences des plages de sables fins interminables – avec tous les installations touristiques et les milliers de vacanciers en train de faire bronzette qui regardent passer  d’étranges personnages qui ne collent pas au décor…

Je devais normalement faire halte à GUETARIA  ( 23/24 kms) – mais à l’OT on m’a déclaré que c’était inutile de chercher – tout était complet

Une jeune fille – qui devait avoir l’habitude du scénario m’a proposé de pousser jusque ZUMAIA à plus de 6 kms –en plein midi – là elle avait un frère qui venait de divorcer et qui louait des chambres dans son appartement vide à 10 € .  Arrivé à 14h à Zumaia j’ai  du attendre jusque 18 h la venue du beau-frère !

Mais le contrat était honnête.  C’est le système combine à l’espagnol.

J’ai donc passé la soirée, seul, dans une chambre d’ HLM d’un quartier populaire – avec les voisins qui se disputaient – les enfants qui braillaient – le jukebox du café en dessous – et un bel orage pour ajouter un peu d’ambiance dans ce théâtre improvisé.

Si vous n’êtes pas regardant sur la propreté c’est une expérience à vivre ! mais cela est plutôt le genre

bourlingueur – Globe trotter que pèlerin -   mais je ne m’en plains pas – je suis friand de ce genre de situation inattendue.  

 

JEUDI 20/07   ZUMAIA – MARKINA XEMEIN  38 kms  - beau et chaud

Même refrain – entre quelques kilomètres de décors pour carte postale – des plages – des quais – des agglomérations – pas de pèlerins – pas de refuge avant Markina  - une longue étape.

A la fin une belle grimpette au monastère de Zenaruza – en dehors du chemin.

Des anciens pèlerins espagnols m’y emmènent presque de force -en voiture sur les derniers Kms.

Là enfin quelques pèlerins – Bérengère la Française vue à IRUN qui a du aussi faire du stop…et un groupe de quatre espagnols pas des plus sympas..

Mais le monastère vaut le détour – il est classé – et les moines dans la tradition viennent – avec une brouette  – vous porter le pain et la soupe et la pastèque du repas du soir…

Là on retrouve un peu de l’esprit Camino… j’avais acheté du vin aux moines – mais personne n’en a voulu -  tous des buveurs d’eau !!!!  triste comme des buveurs d’eau…

Pourtant :  c’est écrit dans les multiples dictons Jacquaires : « Le pain et le vin c’est le pèlerin ! »

Les traditions se perdent… pas grave il m’en restera pour demain…

 

VENDREDI 21/07    MARKINA – GERNIKA  25 kms  Beau et très chaud  - orageux

Etape du même genre – avec mon super entrainement de coureur à pied je ne rechigne pas à l’effort mais le NORTE – faut le dire - c’est sportif.

J’aurai bien poussé encore un petit bout mais je n’étais pas sur de trouver un refuge à dix kms au-dessus.

Et en plus l’orage menaçait et je voulais visiter GERNIKA – ce haut lieu de l’histoire

Je ne l’ai pas regretté il y a là un vrai refuge de pèlerins et  il faut s’arrêter à Gernika.

Cette ville martyr -  enfin comme tant d’autres – mais qui ne sont pas tombées sous le pinceau de Picasso.

comme la ville de mes ancêtres – en 45 c’était pire que GERNIKA – il en restait que le beffroi et l’Eglise Ste Eloi -  en ruine…

On a eu en prime à l’heure du repas  un fabuleux spectacle avec de terribles orages et des averses de grêlons gros comme des œufs de pigeon. Un vrai bombardement !!! Mais bon rien à voir avec les Heinkel11 et les junkers 52  qui écrasèrent la ville le 26 avril 1937 !   1654 morts !   Pour rien !

Sur le camino Francés je ne connais qu’une stèle qui témoigne de cette époque – dessus il est écrit »

« aux morts inutiles » -  A GERNIKA  ce passé tragique fait désormais un peu partie de l’aspect touristique de la ville avec le célèbre tableau de Picasso sur les cartes postales.

 

SAMEDI 22//07 GERNIKA – LEZAMA 25  kms 

  temps couvert et chaud.

Toujours alternance de petits chemins en bord de mer, de plages à touristes et d’agglomération

Et quelques bons raidillons

Les côtes ne sont en général pas très longues mais souvent très raides – casse pattes – et les descentes font plus mal que les montées en plus tout autour il n’y a que des montagnes.

A noter qu’il n’est pas nécessaire de se presser  - les refuges n’ouvrent pas avant seize heures ce qui est gênant pour un marcheur de mon espèce qui avalent facilement  25 kms entre 6 h et midi.

Le refuge de LEZAMA est dans un bungalow de chantier en plein soleil à proximité de la salle de sports  avec le bruit du climatiseur  à supporter pour ne pas y crever de chaleur.

La jeune hospitalière fait de son mieux pour donner un petit air de pèlerinage à cet hébergement de fortune.  C’est à peu près propre. Un peu pèlerin quand même !

Pour manger faut mieux aller au resto du coin.

J’y retrouve ma fille à 5 euros par jour -   ce soir la Bérengère a du craquer !   au resto elle a bien laissé trois jours de budget à 5 euros… J’aurai peut-être du l’inviter !  J’ai passé l’âge et le goût de draguer mais ce genre de truc est toujours ambigu..

 

DIMANCHE 23/07  LEZAMA – PORTUGALETE  27 KMS    

 temps couvert et chaud

Au départ avec le guide du groupe de pèlerins espagnols, le Outdoor des allemands  et le guide Français de Bérengère – on s’est quand-même perdu…  j’en ai eu marre et suis parti à l’aventure avec mon flair de marin – en laissant tout ce petit monde se lamenter sur leurs guides !

J’ai du supporter au moins 10 kms de zone portuaire pour y arriver – mais faut pas rater PORTUGALETE  -  le refuge y est superbe – très spacieux – au centre ville – et l’hospitalier de service était un vrai pro….  Très sympa…

De plus comme il n’y a pas beaucoup de pèlerin on peut-y prendre ses aises.

Comme je n’avais pas pris l’estuaire du bon coté j’ai du le franchir dans la cabine du téléphérique suspendue à un portique géant - ouvrage qui fêtait son centenaire le jour de mon passage – la grosse fiesta espagnol ! olé !

A noter qu’en beaucoup d’endroit il faut chercher et prendre un bac  ( barqua) pour traverser divers estuaires des petits fleuves qui de jettent à la mer sur la cote Nord.

Cela n’est pas toujours bien indiqué mais cela ne manque pas de folklore non plus et faut pas s’énerver

Ce n’est pas comme sur Calais/Douvres - ces ferries de fortune ne sont jamais à l’heure.

 

 

LUNDI 24/07     PORTUGALETE – cASTRO uRDIALES  36 KMS 

  ensoleillé et chaud

Là l’étape est un peu longue – mais le pire c’est de trouver un hébergement – j’ai fini avec tout le petit

groupe dans le vestiaire d’une salle de sports – où l’on nous a enfermé à clés – enfin il n’y avait qu’une

clé pour une douzaine de pèlerins – on a du s’arranger – pour sortir ce n’était pas un problème mais pour entrer fallait attendre la clé…ou faire ouvrir par quelqu’un resté à l’intérieur – un vrai folklore…

Ce que j’appelle mon groupe – Bérengère et le couple d’espagnols – m’étonnent beaucoup – quand je marche avec eux ils n’arrivent pas à me suivre et font toujours des pauses et quand j’arrive à l’étape –

Il arrivent juste derrière moi quand c’est pas avant ?   mystère ?  

Mais peu importe – de toute façon le courant ne passe pas… et quand c’est comme à faut pas insister.

Ils ont d’ailleurs décidés de faire vestiaire ensemble -  ce qui me vaut de partager la soirée avec des cyclistes espagnols – pas plus affables !   Décidément il y a des jours sans…

Cela ne m’est jamais arrivé sur le Frances…

Une halte à oublier

 

MARDI 25/07    CASTRO URDIALES – SANTONIA   40 KMS

Sortie de Castro Urdiales mal balisée – marche avec le petit groupe de pèlerins espagnols –

Toujours pas très familiers malgré 5 étapes de galère ensemble – Bérengère suit toujours –

Avec trois topos – une fois de plus - on n’a toujours du mal à retrouver le chemin -  Beaux tronçons – sur des sentiers de falaises et le long d’une corniche de 6 kms – sinon la route ordinaire – des agglomérations  - une traversés d’estuaire sur un petit bateau avec embarquement pas signalé sur une plage – il faut demander désespérément à droite et à gauche où accoste le bateau…

A Santonia – pas de refuge – l’hébergement se fait au bout du port à deux kms du centre ville – dans une école de voile qui sert d’hébergement de colonie de vacances –  hébergement sous tente  d’une saleté repoussante – on est obligé de demander au directeur de la base de faire nettoyer les tentes pour y entrer.

Et là c’est la goutte qui fait déborder le vase – pendant que l’on est aux douches des voleurs venus de l’extérieur par le terrain vague qui entoure le camp – embarquent deux  sacs à dos – l’un d’une polonaise

d’un certain âge qui rentre de Santiago avec sa copine et l’autre une jeune Française..

Heureusement  elles avaient gardé  sur elles le principal : argent, papier, portable….les voleurs avaient

aussi ouvert leurs sacs dans leur fuite et on a pu récupérer un peu de leur équipement dans le terrain vague avec la Guarda  Civil…. Sauf les médicaments de la polonaise qui suivait un traitement médical !

Après cela on avait peur de quitter notre sac et pas le courage de retourner manger en ville – on a mangé

avec  la colo de vacances au réfectoire – repas infecte avec 50 gosses qui n’arrêtaient pas de crier….

Rien à boire que de l’eau avec un fort gout d’eau de javel -  vraiment dégueu !  pas même une bière ou un verre de vin à vendre – que du coke dans le distributeur…Vive le Pèlerinage….

Ce genre d’épreuve n’est vraiment pas inscrit dans les manuels de pèlerinage…

Le moral était au plus bas dans la petite troupe – et en plus il pleuvait – la totale

 

MERCREDI 27/07   SANTONIA – SANTANDER    33 kms

Le balisage étant quasi inexistant je suis resté collé au petit groupe – mais ces gens s’arrêtent toutes les heures pour faire une pause et cela  ma fatigue beaucoup -  après un passage agréable le long de la côte bordée de falaises entrecoupées de plages de sable fin pas trop saturées de touristes le matin on atteint une route ordinaire qui mène à Santander -  là je laisse le groupe et je me paie 25 km d’un trait.

Le bateau arrive juste à point pour la traversée d’un autre grand estuaire qui mène à Santander.

A Santander  le refuge est  parfait – une vraie albergue de pèlerins en plein centre ville ….

Mais un bon refuge tous les cents kilomètres – le manque de vrais pèlerins avec qui on peut-être vraiment être en communion – le balisage toujours incertain – l’ambiance touristique qui gâche tout - et

la soirée d’hier plus un regard sur les  types d’hébergement qui suivent Santander -  font que j’en ai vraiment ma claque et que je n’ai pas  envie de continuer dans de telles conditions.

 

De plus à Santander j’ai la correspondance avec Leon pour retourner à mes premières amours sur le Camino Francés -  – après c’est plus compliqué pendant plusieurs étapes.

 

J’ai vraiment la nostalgie du Frances et envie d’aller me ressourcer chez mes amis d’Hospital de Orbigo

 

Un coup de fatigue peut-être – une déception c’est certain…

 

Mais c’est pas grave – je suis venu – j’ai vu

Peut-être qu’il ne faudrait pas avoir fait trois fois le Frances avant de mettre les pieds sur le Norte

Peut-être qu’il faudrait choisir une saison où il y a moins de touristes

Peut-être qu’il faudrait opter dans la moitié des étapes pour l’hôtel – et en avoir l’envie et les moyens..

Mais cela est-il du pèlerinage ?

 

En résumé je ne veux pas décourager personne – j’ai lu pas mal de réactions sur internet

D’un pèlerin à l’autre - c’est le jour et la nuit –

Moi je dirai qu’il ne faut pas cracher dans la soupe – il y a de bonnes choses sur le Norte

mais trop dispersées et sur divers point il faut aussi savoir ce qu’on est venu chercher.

 

1/ Parcours   On vante beaucoup les paysages  - le décor du Norte – c’est vrai qu’il y de beaux

    panoramiques – mais il faut aussi être honnête et additionner les kms de plages noires de monde,

    les kms de route et de quais des zones portuaires et comme partout la traversée de multiples

    agglomérations.

    Il faut aussi prendre en considération que c’est un parcours très sportif  avec des dénivelés courts et

    secs qui coupent les jambes et des sentiers comme ceux  de Galicie du coté de l’O cebriero…

 

 

2/ Hébergement une auberge de jeunesse – un centre de colonie de vacances – ne sont pas des refuges de

    pèlerins –  parfois cela peut y ressembler… ou faire office – mais c’est autre chose avec d’autres 

    personnages et d’autres motivations.

 

3/ Balisage il ne faut pas raconter n’importe quoi -  A part mon premier Camino Francés j’ai fait les trois

     autres sans topo – ce n’est à mon avis pas possible sur le Norte et même avec un bon topo c’est pas de

     la tarte – j’en ai testé trois différents -  Lepere – In door et un espagnol – on peut parfois être distrait

     mais quand on est à cinq ou six penchés sur le topo et qu’on ne trouve pas son chemin c’est je pense

     qu’il y a problème.

 

4/ Fréquentation   Je ne connais pas les statistiques officielles mais pour ma part je n’ai pas rencontré

    plus de vingt pèlerins dans un refuge – je n’y ai pas non plus rencontré la diversité au niveau

    nationalités et encore moins au niveau de la sympathie des personnages – mais ce dernier point n’est   

    qu’une question de hasard  -  je ne sais pas pourquoi – question d’ambiance ?  mais deux jours après

    sur le Frances je faisais la connaissance d’un tas d’individus sympas. Hasard aussi peut-être ?

 

 

  Je sais que tout ceci n’est pas très encourageant mais dire que le Norte c’est le paradis du pèlerin

  Ce ne serait pas honnête –

  Un pèlerin de passage à Sorges qui avait l’intention de faire St Jean Pied de Port – Santiago –en 

   septembre,  m’avait  aussi demandé de lui donner mon avis après mon expérience du mois d’août – on    

  avait   fait le bilan de ses capacités à avaler les kms et les dénivelés et malgré qu’il est à mon avis à

  classer dans  les marcheurs moyens je lui ai déconseillé de commencer par le Norte -    il est allé à

   Santiago par le Frances et   m’a remercié  car à Leon il a rencontré des pèlerins qui venaient comme je

   l’ai fait de   Santander – des  pèlerins fatigués et complètement écœurés de leur expérience.

 

  

 

 

 

                                               Mais il ne faut pas écouter que les mauvais sons de cloches

                                               Il y a des pèlerins enchantés d’avoir cheminé par le Norte…

 

 

                                               On n'a pas tous les mêmes appréciations des choses…

                                  

Si vous en avez vraiment envie –essayez – vous n’en mourrez pas

Et après –tout vous n’êtes qu’à quelques heures de bus du Frances

 

 

                                                                                  Jacques Hayaert

                                                                                 

           

                                                                                                                                 Le 15/11/06