Préparation


Accueil                                                                                                                                                                                                                                                                                            page suivante 

Le programme est arrêté, en particulier le point de départ sera à Laredo

 il y a a quelques variantes avec quelques étapes découpées un peu différemment - le terrain et les circonstances choisiront pour nous - de toute façon nous disposons maintenant d'un itinéraire aussi clair que possible, avec différentes variantes plus ou moins courtes pour certaines zones (les fléchages seront sans doute incertains et c'est peut-être le hasard d'une marque ignorée qui choisira pour nous)

nous disposons aussi d'un bon panel d'adresses de toutes sortes (albergue, auberges de jeunesse, casa rural, hostal et hôtels ) qui ne devrait pas nous laisser dépourvus.

 

Ce qui est certain c'est que le terrain, les rencontre, le temps et notre forme nous dicteront ce que ce Chemin sera - sans doute assez éloigné de ce projet

 Je me suis livré à un exercice de traduction de haut vol : ne connaissant pas l'espagnol, traduire un guide trouvé sur le net : " Camino de Santiago"

La traduction mot à mot donne un jargon en français pour le moins original. je vous en livre un petit extrait pour sourire :

"En sortant de l’albergue et nous poursuivons la route qui est signalé à il y a  entrée. La première chose qui nous ferons será arriver le pont du Diablo, un historique passage sur le río Cadeau. La route continue s’appelle Chemin Royal va de Bilbao à Balmaseda, et a c’est avec Burgos. Ne pas la suivre, seulement nous suivre le marquage pour arriver a la ermitage de Santa Águeda."

  Ce n'est pas de la haute littérature, mais si çà peut éviter de se perdre...

 

 

pour l'heure, échauffements à l'ordre du jour, et tant qu'à faire, autant bien faire et se préparer sur le chemin lui même 

 

 Je profite de cette vague de temps médiocre pour saluer un "vieux" pèlerin qui a beaucoup bourlinguer - Jacques - qui m'a fait part de sa mauvaise expérience du chemin du nord.

Pour me réconforté je me dis que :

Nous démarrons de là ou il s'est arrêté (près de Santander) - qu'il à marché en été le long de plages bondées de touristes - et que, s'il a eu le malheur de rencontrer (peu) de pèlerins pas sympa, il nous suffira de rencontrer peu de pèlerins plus sympa (çà doit bien exister...)
Reste effectivement le problème récurent d'un chemin mal balisé, des topos guides confus, confusion amplifiée par le fait qu'il n'y a pas deux topos qui proposent exactement le même sentier - chacun allant de sa variante. Ceci s'expliquant sans doute aussi par les travaux de l'autoroute qui perturbent quelque peu le tracé.

Il est vrai que beaucoup de ceux qui partent par le nord depuis Irun ou saint Sébastien rejoigne le Camino Frances  en arrivant à Bilbao ou à Santander - Il est vrai aussi que passé ces deux villes il y a moins de possibilités pour piquer vers le sud...ne laissons pas le doute s'insinuer...


Si Jacques le permet je me propose de publier ici son journal sur les étapes que nous ne ferons pas...


La Préparation

22/23/24/02/08

Premières marches de préparation en profitant de la chaleur de cette fin Février 2008 -

sur le chemin du littoral du Bassin d'Arcachon, secteur dArès/ Andernos. - Ce Gr 8 se confond ici avec la voie de Soulac, branche peu fréquentée il vrai par les pèlerins qui préfèrent passer par Bordeaux.


Le cheminement se fait entre pinède et bassin, tantôt sur la plage, tantôt le chemin serpente sur les digues entre les bassins artificiels - ces premières sorties sont une sorte d'amuse-gueule, plus promenade que randonnées, des aller retours de deux à trois heures à vitesse de chaland - juste assez pour comprendre qu'il va falloir s'y remettre sérieusement


Déjà le 10 mars, le départ c'est dans 2 petits mois et le temps est exécrable - pas possible de mettre un pèlerin sur les chemins par ce temps tempétueux.

Dans les semaines qui suivent mon programme d'entrainement sera encore au point zéro : la visite de l'Inde du nord. La visite en circuit organiser n'est pas propice aux longues marches solitaires.

Ceci nous mène tout droit au 1 er Avril - 5 ou 6 semaines pour la remise en jambes et tester les derniers accessoires anti-bobo, le tout sans provoquer la fatigue prématurée du bonhomme - Il faudra jouer serré.


pour le moment, satisfaction. Satisfaction de recevoir des retours d'internautes qui ont visité (déjà) cette page ou plus probablement la précédente. Internautes pèlerins qui m'offrent leurs expériences, internautes sédentaires qui envient un peu ces fous qui osent marcher aussi longtemps et qui disent le plaisir de leur lecture et qui m'encouragent à écrire la suite de cette aventure.


La préparation du départ de mai est commencée - çà ressemble un peu à un blog au jour le jour

mon premier soucis, je m'en suis aperçu avec deux petites marches de rien du tout, c'est que l'ampoule de l'an dernier, celle placée au bout du petit orteil droit, est toujours là, présente, inexorable, ne demandant qu'une toute petite sollicitation pour revenir plus grosse, plus belle, plus..ampoule que jamais.

Je savais déjà que les bobos ne sont pas innocents, maintenant je les sais têtus.


J'ai donc explorer l'officine de mon pharmacien à la recherche d'une astuce préventive : bien sur les compeed sont une approche, couteuse, et difficile à mettre en œuvre à cet endroit - comme si tous les problèmes se devaient d'être mal placés.

L'an dernier j'avais utilisé de l'elastoplast, satisfaisant, mais le pansement se déformait, était difficile à faire correctement...je garde cette solution en secours.

 

là j'ai trouvé des manchons produits par "Akileine"

premier manchon: un doigtier en silicone , lavable, imprégné d'antiseptique et de bactéricide. il se place à merveille sur le petit orteil.

Seulement il est épais et en 1/2 de marche je souffre le martyre, non seulement sur cet orteil mais aussi sur son voisin - insupportable


2éme essai, toujours chez "Akiléine"des "digitubes à découper, une sorte de tuyau de silicone mince, aussi imprégné d'antiseptique et bactéricide, le tout manchonné d'un "tricot " à mailles élastiques. Il faut couper le tube en fonction de la zone à protéger - le tube de 15 cm me permet de faire 3 ou 4 manchons bien protecteurs.

Cette fois le confort est total - le tube (neuf) reste bien en place  et je n'ai ressenti aucune gène ni aucun échauffement précurseur d'ampoule. 

mes prochaines sorties serviront à tester ce dispositif sur une durée proche de la réalité qui m'attend, mais aussi à vérifier la longévité des protection données pour lavables et réutilisables. 

Si çà marche il faudra approvisionner la bonne quantité avant le départ - et çà vaut le coup de ne pas se tromper à raison de 8€85 les 15 cm - Oui - c'est hors de prix

 

 

Ces manchons sont efficaces et réutilisables - je ne connais pas encore leur durée de vie. En effet gros problème 

 

Je suis en train de me faire une tendinite, en deux petites marches de préparation.

Tellement à l'écoute de la réaction de mon petit orteil , voilà que je compense exagérément mes appuis et Paf...tendinite.

Rdv chez le médecin et aussi chez un podologue, il me reste un petit mois pour remettre le tout en état 

 

Diagnostique : Hallus valgus + hallus rigidus - en Français déviation du gros orteil et arthrose de l'articulation -

Proposition : intervention chirurgicale à envisager - mais surtout pas maintenant  pour le moment on se contente d'un peu de préventif (semelles  à voir avec un podologue) pour éviter les compensations qui démolissent les chevilles - voire les genoux), et en curatif, si besoin des anti-inflammatoires dans la trousse à pharmacie. Rien de bien nouveau en somme. mais à gérer avec bon sens 



les semelles sont faites - nous sommes maintenant le 21 avril et le mois de mai approche.



La marche, ou plutôt les marches de préparation ont repris - le rythme est satisfaisant avec une moyenne de 12 à 15km 3 fois par semaine - comme l'an dernier les parcours sont un peu monotones, mais je découvre peu à peu des variantes pour ne pas trop se lasser, alternant chemin de grave, bitume et sous bois.Les manchons pour le petit orteil sont parfait. Çà me permet enfin de l'oublier. Je m'efforce de "lâcher la tête" pour ne pas surveiller la façon de poser le pied - pour retrouver une démarche qui ne fasse pas mal aux chevilles ou aux rotules le plus simple est de laisser le corps bouger à sa guise, sans surveillance de ce stupide cerveau qui veut tout régenter et impose des supplices aux parties saines sous pré&texte de sauvegarder les plus faibles. des plus faible on s'en occupe par protections interposées , ils n'ont qu'à bien se tenir...


Matériel


Coté matériel on ne va pas révolutionner l'équipement :

même sac, même couchage, (même chaussures ) 

 non justement, changement de dernière minute : nouvelles chaussures : la météo est tellement exécrable que je me suis décidé à investir dans une paire de chaussures imperméables (goretex) - en effet mes chaussures de l'an dernier sont loin de l'imperméabilité et en marchant dans les herbes mouillées, l'eau pénètre par le dessus. - marcher une fois de temps en temps avec les pieds humides c'est faisable, avoir les pieds mouillés pendant une semaine et plus c'est totalement déraisonnable, les ampoules sont au rendez-vous en 24h mini.

mêmes chaussettes,mêmes vêtements aussi à un ou deux détails mineurs près.

c'est sur les petits accessoires que se portera mon attention :

mieux et plus accessibles pour les trucs quotidiens comme le crédential, l'appareil photo, l'eau....

Plus de sécurité sur les équipements de soins (protection des tubes de crème... )

Il faudra aussi pouvoir gérer la doc et les cartes, indispensables cette fois 

 

 

j'ai acheté une nouvelle serviette microfibres plus grande pour compensé celle que j'ai oublié quelque part l'an dernier


prévu aussi des gants de soie - pour quelques grammes de plus c'est au moins le confort assuré

Ces quelques grammes je les retrouverai en remplaçant un pull fin à manches longues par un teeshirt à manches longues en fibres anti transpirantes - léger et vite sec en cas de lavage


une petite gourde alu avec crochet - c'est cool, sauvé, et aussi un petit sac amovible qui se monte sur la ceinture du sac (passant large adapté) et se retire au besoin (le soir pour circuler en ville avec appareil photo, crédential argent et papiers

 c'est en bonne voie

il faudrait que je me trouve (c'est fait) des couverts et une assiette plus pratiques que l'an dernier, en plus cette année on risque fort d'en avoir vraiment besoin

 

l'appareil photo sera plus petit et léger - je laisse le "bridge" Minolta à la maison contre un Canon compact - ce qui se perds d'un coté se regagne de l'autre - tout semble indiquer que je vais gagner en poids avec un plus en confort d'équipement - que du bonheur 


il faudra aussi trouver(c'est fait) le carnet de voyage( un superbe carnet avec couverture cuir tout doux ) et définir le style de ce carnet - j'espère plus vivant, plus d'anecdotes, plus de vécu, plus de pensées intimes aussi - de toute façon il ne faut pas refaire ce qui a été fait...

Arlette nous encourage

 

on vient de recevoir ( 17/04/08) ce gentil Email d'Arlette qui partagea un temps notre chemin l'an dernier - merci Arlette et toute notre sympathie

(pour les nouveaux lecteurs, Arlette a fait un bout de chemin avec nous en 2007 sur le Chemin Français)

 

"Bien chers amis peregrinos promo du 17 avril 2007 et autres rattachés de cette période, 

 

Vous souvenez-vous ?

 

Voilà un an tout juste, nous avions quitté nos premières pénates (les gentilles soeurettes de Saint François pour nous et les Debèze que nous rencontrions pour la première fois et qui avaient, eux, rencontré leur première misère : ils avaient déjà perdu leur appareil photo !!!) ;  nous avions écouté avec beaucoup d’émotion les vœux d’encouragements en la cathédrale ; nous avions reçu nos petites médailles que nous chargions de toutes nos futures douleurs envisagées déjà à cette heure. Nous avions reçu les petits papiers d’intention (qui allaient avoir ce pouvoir de nous pousser en avant aux moments difficiles…). Et enfin, après les quelques photos sur les escaliers de la cathédrale, où bizarrement l’objectif nous rassemblait, nous qui sans nous connaitre encore allions ne plus cesser de nous retrouver tout au long de ce merveilleux Chemin, nous avons  lancé notre enthousiasme et notre rêve en avant sur la première montée du Puy (Compostelle 1521 km),  vers le plateau et premiers vallonnements qui conduisent  à Saint Christophe sur Dolaizon, puis redescendent  vers Saint-Privat d’Allier. Nous plantions enfin nos pas dans ceux de nos ainés et avions bien du mal à envisager le bout du Chemin  (qu’il nous était très difficile d’ailleurs à envisager) et même les proches lendemains. A cette heure nous avions quitté notre première halte sous les bois. Il faisait un temps magnifique, vous en souvenez vous ?  Hum, je me délecte encore de cette première halte et de ce premier casse-croute… ! Et j’ai une pensée pour les pèlerins de ce 17 avril 2008 qui doivent avoir, eux,  un  peu froid pour leur premier jour de marche.

 

Mes vœux les accompagnent comme ils accompagnent ceux d’entre vous qui vont partir ou  repartir dans les jours ou semaines prochaines.

 

Ainsi,

 Marie-Do et Jean-Pierre qui ont à retrouver ce caillou posé à leur intention à la Cruz de Ferro et qui ont prévu de repartir vers mai je crois,

Les ‘’ Bernard’’ qui vont faire le Chemin du Nord, 

Jacques qui repart de Cajarc,

Jacques et Mado devaient repartir ?

Béa qui se lance pour la première fois sur le Chemin,

William ?

Les copines  qui avancent par étape…

 

Buen camino à vous tous et toutes. Que la petite Vierge noire du Puy vous accompagne. Ultreïa !!!

 

Permettez-moi d’associer à ces vœux mes amis pèlerins du 12 mai 2006 avec qui j’avais marché jusqu’à Conques. Je ne serai pas étonnée que certains ou certaines poursuivent ou reprennent  le périple.

 

Je voudrais aussi associer et remercier Eléa et Gabriel qui nous ont permis à Ivan et moi de faire le Chemin en s’occupant de notre petite chienne pendant deux mois, Antoine qui veillait sur la maison,  et Myriam qui s’est occupé de notre courrier et de notre administratif. Nous savons que tout ceci n’est pas négligeable n’est-ce-pas ?  Chacun nous avions des proches généreux  qui  nous ont permis d’aller notre Chemin sans nous soucier de ce fichu quotidien pendant deux mois. Encore merci à eux.

 

 Bon anniversaire à tous et bon Chemin.

Et à bientôt dans vos e-mail et SMS.  

 

Arlette"

 

Dernière intervention sur ce "journal" avant le départ. Tout est prêt, la tête, les jambes, les pieds aussi - de toute façon il est trop tard pour tenter de mieux faire, il ne resterait que le risque de mal faire.

Prêt aussi le sac et les dernières bricoles que l'on oublie. C'est le moment critique pour le chargement, la tentation est forte de mettre le petit machin qui, sait on jamais , rendra bien service au cas ou...NON- STOP - c'est le moment au contraire que j'ai choisi pour vider le sac, tout regarder avec un œil critique pour retirer le petit machin en trop, inutile comme un jeu de batteries, 1/2 douzaine de barres de céréales (5 ou 6 suffisent largement, nous  partons en pays civilisé - que diable)-  la pochette que j'avais accroché (astucieusement) au sac, se révèle assez grande pour tout ranger : photo téléphone, argent, papiers, crédential...je la prendrai donc à la ceinture à la place de l'autre pochette que j'avais prévue - une sacoche de moins en plus...

Reste juste la météo - là j'avoue ma totale impuissance à modifier la donne. La donne ne semble pas géniale. Les sites que je consulte régulièrement me font frémir en prévoyant de la pluie, de la pluie et encore et toujours de la pluie, tout çà sans presque discontinuer au moins jusqu'au 20 mai  et plus si affinité

"J'affine " pas vraiment  mais je ne vois pas d'alternative sauf une : ils se gourent, ils se trompent, c'est pas possible.

A moi tous les Saints de la création (eux ils ont Vraiment existé - même si la sainteté demeure pour moi une vaste escroquerie sur la postérité) 

à moi donc tous les gradés et les sans grades, les saint Patique, saint Fonie et autres saint Biose : chassez ces nuées obscènes qui engrisaillent mon horizon, fendez ces averses déferlantes et inondez notre périple des douceurs rayonnantes de Phébus, que de braves zéphyrs Atlantiques entrainent les miasmes mauvais vers d'autres cieux que ceux du sol que je foule...Que les météorologues et leurs ordinaires ordinateurs soient voués aux supplices les plus ignobles, que la foudre foudroie ces Cassandre,  oiseaux de mauvaises augures,

 et 

surtout, 

pourvu qu'ils se soient planté, viandé,,. lamentablement, profondément ridicules dans leur catastrophisme, qu'un bugg de l'an 2000 imbécilise la rigueurs cybernétique des machines ...