M. Sartre, Peut-on parler d'un Proche-Orient romain ?

 

Il est sans doute inutile de présenter Maurice Sartre, historien spécialiste de l’histoire de la Méditerranée orientale dans l’Antiquité, professeur émérite de l’université François-Rabelais de Tours, auteur de nombreux ouvrages consacrés en particulier à la Syrie antique. Signalons, parmi eux, à l’attention du lecteur non spécialiste, le petit ouvrage d’érudition joyeuse, rédigé avec Annie Sartre-Fauriat : Palmyre. Vérités et légendes (Perrin, 2016). Cet ouvrage retrace l’histoire de Palmyre, cité grecque puis colonie romaine dans l’Antiquité, pour établir la carte de son territoire, entre la mer et le désert, pour redresser la mémoire de ses plus vieux monuments, temples et tours-tombeaux récemment mis à terre par les horreurs de la guerre, pour ranimer le visage de ses habitants aux costumes et langues multiples, pour faire revivre ses plus beaux mythes comme celui de Zénobie. L’ouvrage se referme sur l’idée que les Syriens d’aujourd’hui ont du mal à reconnaître cet héritage antique, à la fois hellénistique et romain, qui précède la conquête musulmane. Cette méconnaissance est aggravée par la situation actuelle, qui fait de la Syrie un des lieux de fomentation du djihadisme, un lieu où se développent et sont entretenues certaines des valeurs les plus étrangères à nos civilisations occidentales. Pourtant, le Proche-Orient et l’Europe occidentale ont fait partie du même territoire qu’était l’Empire romain. Mais quel Empire ?

C’est avec une érudition légère et une grande générosité que Maurice Sartre a bien voulu dresser pour nous le portrait d’un territoire auquel il a consacré un livre (L’Orient romain. Provinces et sociétés provinciales en Méditerranée orientale de 31 av. J.-C. à 235 ap. J.-C., Paris, Le Seuil, 1991). Que signifie parler d’un « Proche-Orient romain » ? Quel était le degré de romanisation de ces peuples qui font aujourd’hui partie du « monde arabe » ?

Laissons-lui immédiatement la parole.

Adeline Desbois-Ientile

 

 

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Peut-on parler d’un Proche-Orient romain ?

 

(résumé)

 

Poser cette question à l’auteur d’un ouvrage intitulé L’Orient romain (Le Seuil, 1991) pourrait sembler une provocation tant la réponse semble à première vue évidente : Rome n’a-t-elle pas dominé le Proche-Orient pendant plusieurs siècles et n’est-ce pas en Orient que l’Empire survit jusqu’en 1453 ? La réalité se révèle naturellement plus complexe et le premier réflexe, pour quiconque a été formé à l’Antiquité classique, nous fait tourner vers la Grèce dont la marque au Proche-Orient semble infiniment plus forte que celle de Rome. N’est-ce pas dans sa version hellénophone que l’Empire survit dans Byzance ? Mais ce serait oublier d’autres composantes sur lesquelles il nous reviendra d’attirer l’attention.

 

Il faut d’abord rappeler quelques dates essentielles qui marquent la prise de possession progressive de Rome en Méditerranée orientale. Si l’on laisse de côté la péninsule Balkanique sur laquelle la mainmise de Rome se fait progressivement entre la fin du iiie siècle et 146 av. J.-C., quelques dates permettent de fournir des jalons : 133-129, création de la province d’Asie à la place de l’ancien royaume de Pergame ; 96, héritage par Rome du royaume de Cyrène et création d’un commandement en Cilicie ; 74 : création de la province de Bithynie grâce au legs de son dernier roi ; 64 : annexion des derniers lambeaux du royaume séleucide pour créer la province de Syrie ; 30 : création de la province d’Égypte ; 106 ap. J.-C : création de la province d’Arabie par annexion du dernier État-client à l’ouest de l’Euphrate. Il faut ajouter à cela l’annexion progressive des États-clients d’Anatolie (provinces de Galatie, Cappadoce, Pont) et du Proche-Orient syrien (annexés à la Syrie, sauf la Judée devenue à terme une province propre), et les conquêtes ultimes au-delà de l’Euphrate, éphémères sous Trajan, plus solides après les campagnes de Septime Sévère. C’est donc un monde mouvant dont cette sèche énumération ne donne évidemment pas à voir la complexité de l’histoire administrative. Ce qui importe peu pour notre présent propos.

Il faut ensuite définir ce « Proche-Orient ». Pour faire simple, je le bornerai au nord par la mer Noire, au Sud par la mer Rouge (dans son sens antique, c’est-à-dire de la mer Rouge au golfe Persique en passant par l’océan Indien), en y ajoutant néanmoins l’Égypte. La limite orientale sera celle que fixe, selon les époques, la conquête romaine. Ensemble très composite aussi bien par la géographie, le climat ou l’histoire, mais surtout par les cultures. La diversité des langues traduit imparfaitement la diversité des peuples car l’araméen qui s’est imposé dans de larges secteurs de la Syrie et de la Mésopotamie recouvre une grande diversité en matière de cultes et de cultures. Pour cette raison, il faut impérativement ne jamais qualifier ces peuples « d’Orientaux », notion fourre-tout qui ne sert qu’à introduire de la confusion. L’Orient ne peut être qu’une notion géographique, en rien un élément de définition culturelle.

 

 

Poser la question d’un Proche-Orient romain sous-entend qu’il pourrait ne pas l’être malgré des siècles de domination politique. Et, implicitement, l’historien du monde classique songe non pas à la multiplicité des cultures indigènes mais à la trace laissée par des siècles de domination gréco-macédonienne après la conquête d’Alexandre. Et, disons-le d’emblée, cette marque reste essentielle et ne se trouve pas effacée par l’arrivée de Rome. D’abord sur le plan linguistique, le grec qui a été utilisé comme langue commune au sein des royaumes hellénistiques et hellénisés, reste sous l’Empire une langue essentielle de communication. Mieux, elle est la langue officielle de l’administration romaine (sauf au sein de l’armée) qui fait ainsi afficher des traductions de tous les édits impériaux. De même, le grec s’impose comme la langue officielle au sein des cités, y compris dans des zones qui n’avaient pas ou peu été touchées par le mouvement de fondations urbaines des souverains hellénistiques. Ainsi, Palmyre utilise le grec dans ses textes officiels, quitte à donner une traduction (souvent un résumé) en araméen à la suite. Mais même dans la sphère privée, le grec est d’usage largement majoritaire chez ceux qui écrivent : les épitaphes de Syrie (très nombreuses), d’Anatolie (moins nombreuses) sont en grec ; les langues indigènes disparaissent de l’écrit, dans une large mesure ce qui ne signifie pas que celles-ci sortent de l’usage parlé. Ce triomphe du grec s’amplifie sous l’Empire qui se conduit en ce domaine comme un diffuseur de la culture grecque, non de la langue latine.

On a évoqué chemin faisant un autre apport grec : la cité (polis). Bien loin de créer des municipes ou des colonies (avec quelques exceptions), Rome développe le modèle de la polis que les souverains hellénistiques avaient imposé dans de vastes régions du Proche-Orient, notamment en Syrie du Nord et dans le centre et l’est anatolien. Certes, Rome a créé quelques rares colonies de peuplement (en Pisidie, et en Syrie à Bérytos, Ptolémaïs et Jérusalem/Aelia Capitolina), mais les autres colonies que l’on pourrait ajouter à cette courte liste ne sont que des colonies honoraires, sans apport substantiel de population, et certaines ne prirent même jamais la peine d’utiliser le latin comme on pourrait s’y attendre.

Ces cités conservent jusqu’au milieu du iiie siècle l’usage de leurs propres monnaies (les « impériales grecques »), avec leur nom et leurs symboles, héritage hellénistique. Certes, l’effigie des empereurs introduit une nouveauté qui rappelle qui est le maître, mais l’usage de la monnaie romaine reste cantonné au paiement des impôts et des troupes.

Autre trait emblématique de l’hellénisme, les concours (agônes) qui avaient commencé à s’implanter dans de rares cités dans l’époque des royaumes hellénistiques (à Tyr et à Sidon de façon certaine, sans parler des fondations nouvelles comme Antioche) se multiplient à l’époque impériale, y compris dans des cités entrées tardivement sous la domination de Rome (ainsi les Aktia Dousaria de Bostra). On sait combien l’admission aux concours vaut brevet d’hellénisme, les Romains admis à concourir bénéficiant généralement d’une citoyenneté locale grecque. Quelques cités, quoique prospères, ne participèrent pas à ce mouvement (Palmyre, Pétra), et cela témoigne sans doute d’une réticence face aux pratiques grecques de la nudité sportive, mais elles restent marginales et peu nombreuses. Même les métropoles d’Égypte, à partir du iiie siècle, après qu’elles eurent obtenu le statut de cité, participèrent à ce vaste mouvement de création agonistique.

Dans le domaine des arts et de l’urbanisme, l’héritage hellénistique n’est pas moins visible et durable. Ainsi les temples sur stylobates de tradition grecque (Temple de Nabu à Palmyre), le décor de style alexandrin, peint ou sculpté, comme à Pétra.

Dans le domaine des cultes, on ne peut oublier que le culte des souverains, tel qu’il est célébré sous l’Empire, est un héritage de la tradition grecque du culte des souverains, et les empereurs bénéficient du titre de théos, « dieu », qui va plus loin que le simple diuus, « divin », latin. Mais on verra que certains traits du culte sont nouveaux.

On pourrait ajouter encore quelques rubriques à cet inventaire, comme le grand nombre d’auteurs grecs originaires de Syrie, à la fois des cités de la côte, grecques depuis longtemps, comme Tyr, Sidon ou Byblos, mais aussi de l’intérieur comme Damas, Emèse, Gadara ou Pétra. Ou la généralisation du costume gréco-romain avec tunique et himation. La conclusion resterait identique : sous l’Empire romain, le Proche-Orient conserve et amplifie les traits culturels grecs qu’il avait commencé à emprunter après la conquête d’Alexandre. Le Proche-Orient fait pleinement partie de la pars graeca de l’Empire.

 

 

Est-ce à dire que Rome se contente d’y encaisser les impôts et d’y afficher les images des empereurs ? Qu’il faudrait récuser l’idée d’un Proche-Orient romain ? Certainement pas, et tout en écartant d’emblée le terme de « romanisation », terme trop vague pour être utile, et probablement trop fort quand bien même on en limiterait le sens aux seuls aspects culturels, il faut admettre que Rome a marqué profondément et durablement le Proche-Orient qu’elle domine.

Certes, le latin reste d’usage très limité, dans les milieux militaires et dans les colonies (ce qui se recouvre en partie, du moins jusqu’au début du iie siècle ap. J.-C.), mais on trouve nombre de militaires qui possèdent une épitaphe en grec et les colonies repassent au grec dans le courant du iie siècle ; Bérytus seule ou presque conserve un large emploi du latin dans ses inscriptions officielles comme privées.

Par ailleurs, si la polis reste l’unité de base de la vie des individus, des évolutions apparaissent au sein de ses institutions. Ainsi, la fonction de bouleute (membre d’un conseil, boulè) qui dans la tradition classique était annuelle (voire semestrielle pour mieux répartir la charge) devient viagère, avant de devenir, de facto, héréditaire. De même, Rome favorise la multiplication des conseils d’Anciens (gérousia), réputés plus modérés. De plus, les cités appartiennent désormais toutes à une province romaine, circonscription administrative à laquelle les provinciaux ont dû s’habituer, avec son gouverneur, ses agents, ses pratiques judiciaires. Le droit romain et les procédures judiciaires qui lui sont associées pénètrent peu à peu l’ensemble des groupes civiques ou villageois, même si les pérégrins peuvent toujours se réclamer de leur droit propre. Mais l’accroissement du nombre de citoyens romains (très variable d’une province à l’autre) contribue à répandre ces pratiques juridiques nouvelles, qui tendent à devenir la norme lorsque l’édit de Caracalla en 212 octroie la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l’Empire, ou peu s’en faut. On mesure mal la portée pratique de cet édit, mais on peut affirmer que sa portée symbolique fut immense : les nouveaux citoyens s’empressèrent de faire mention de leur nouveau gentilice, et les inscriptions témoignent de la fierté de tous ces nouveaux Aurelii. On trouverait des nuances locales ou régionales, mais, globalement, les anciens pérégrins adoptèrent leur nouveau statut juridique. Toute cette population faisant usage du grec se considère désormais comme les Rhômaioi. Ce n’est pas une innovation de peu d’importance.

 

Par ailleurs, les monnaies locales disparurent vers le milieu du iiie siècle et seule la monnaie impériale circula, avec les avantages (absence de nécessité de change) et les inconvénients (dévaluations et manipulation des taux de fin) d’une telle situation. La monnaie s’accordait à la situation politique et économique avec deux ou trois siècles de retard, mais elle devenait un symbole de l’unité de l’Empire. Déjà, la présence des portraits impériaux, y compris sur les monnaies civiques, avait introduit un élément étranger à la tradition grecque.

 

Le culte impérial, quoiqu’il soit un héritage du culte des souverains de l’époque hellénistique, s’est modifié et enrichi de pratiques clairement « occidentales » comme les chasses et les combats de gladiateurs, dont les spectateurs grecs ne raffolent pas moins que les populations d’Occident.

 

Le paysage urbain porte la marque de transformations importantes. On a souvent écrit avec raison que les villes d’époque impériale avaient fait disparaître les traces des villes de l’époque précédente. C’est souvent vrai au Proche-Orient où les niveaux hellénistiques sont souvent difficiles à retrouver sous la splendeur des édifices d’époque impériale. Mais la « pétrification » de la richesse accumulée sous l’Empire ne marque pas seulement un changement de niveau de prospérité ; elle s’accompagne de réelles innovations urbanistiques. Ainsi, sans vouloir être exhaustif, on doit signaler l’envahissement des centres urbains, voire de certains villages, par les thermes, apport romain étranger à la tradition grecque où le bain qui accompagne le gymnase occupait généralement une place modeste. Dans une cité comme Bostra, tout le centre-ville semble occupé par deux gigantesques ensembles thermaux. On en trouve d’importants aussi bien à Tyr qu’à Bérytus, à Gérasa, à Philadelphie (Amman) ou Palmyre. Il faudrait y ajouter les latrines publiques, parfois luxueuses (Apamée, Éphèse).

Si les rues à colonnades sont une innovation qui apparaît la première fois à Antioche au tournant de l’ère et se répand à partir de là, c’est bien à Rome que les cités empruntent des monuments comme les arcs, les tétrapyles, les arcs quadrifrons, les hippodromes (Tyr possède le plus vaste après le Circus maximus), et bien entendu les amphithéâtres dédiés aux ludi romains. On a longtemps estimé que ces monuments étaient absents du monde hellénophone : ce n’est plus vrai depuis la découverte de ceux d’Eleuthéropolis en Palestine, de Bostra en Arabie, des aménagements de l’hippodrome de Gérasa et du repérage possible d’un amphithéâtre à Palmyre. On sait par les textes que César avait offert un amphithéâtre à Antioche. On pourrait encore ajouter les marchés fermés, sur le modèle du macellum romain (par exemple à Gérasa), mais il existe aussi une tradition grecque du marché clos que l’on trouve dès l’époque hellénistique en Asie Mineure et qui a pu inspirer un édifice comme l’agora de Palmyre. Il faut donc rester prudent et ne pas chercher à tout prix à attribuer une origine unique à des édifices de tradition mixte.

En revanche, dans le domaine religieux, aucun dieu romain n’est honoré pour lui-même en dehors des colonies romaines et des offrandes de fidèles venus d’Occident Il est vrai que les dieux romains bénéficiaient déjà tous ou presque d’une interprétation grecque, qui s’était imposée depuis longtemps. En revanche, dans le domaine architectural, on voit se multiplier les temples sur podium, à la romaine, par exemple dans les villages de la montagne libanaise ou dans le Hauran en Syrie du Sud.

Même dans le domaine de la maison, si le style de la maison grecque à péristyle reste la règle (en dehors des maisons indigènes) comme on l’observe à Palmyre, le décor est souvent influencé par des apports romains, comme dans les maisons rupestres de Pétra, ornées de peintures de style pompéien.

Ces innovations urbaines correspondent à autant de pratiques sociales, notamment de loisirs, qui traduisent l’influence des habitudes venues d’Italie : courses de chevaux et chasses, combats de gladiateurs, longs séjours aux thermes.

 

 

Mais réduire l’inventaire à un catalogue des apports grecs ou romains fausse singulièrement la perspective. Car, c’est oublier qu’il existe de nombreuses traditions locales très vivantes et qui s’enrichissent, se transforment, non seulement sous l’influence de la Méditerranée, mais aussi de celle de la Mésopotamie ou de l’Arabie. Si le grec est répandu partout, l’arabe progresse dans les tribus du désert qui s’installent parfois sur les marges. Si les tombeaux monumentaux de Pétra ou de Hégra empruntent une partie de leur vocabulaire décoratif à la tradition hellénistique, le choix même de ce mode d’ensevelissement est proprement indigène et la technique est purement locale. On pourrait en dire autant des tombeaux de Palmyre : le passage de la tour à l’hypogée n’obéit à aucune mode gréco-romaine, mais à une évolution de la société palmyrénienne elle-même. Est-ce à dire qu’il faille parler d’un « vernis » culturel gréco-romain, comme le font certains historiens dont on aimerait qu’ils définissent ce qu’est un « vernis » culturel. Le choix de mythes grecs pour orner maison ou tombeaux, mythes qui ne recouvrent aucune tradition indigène, montre que les propriétaires apprécient la culture grecque pour elle-même. Pour prendre un autre exemple de la force des traditions locales, les temples de Palmyre pouvaient bien s’orner de colonnes, ils conservent un plan qui n’a rien de gréco-romain, répondant aux nécessités du culte des dieux de Palmyre. Le métissage culturel est affaire de choix, collectif ou personnel, selon les domaines, et il convient donc d’être prudent dans notre appréciation. Les Palmyréniens savaient très bien, selon le contexte, les circonstances de la vie sociale, passer de costume gréco-romain, voire de la toge pour ceux qui étaient citoyens romains, au costume du désert, le soi-disant « costume parthe ». De la même manière, les Égyptiens qui gravaient le portait d’Auguste en pharaon sur les murs du temple de Kalabsha savaient très bien que le maître de Rome ne s’habillait jamais ainsi, mais ils tenaient à conserver une tradition qui légitimait en quelque sorte le pouvoir du César romain.

 

On doit donc se garder, en conclusion, de négliger les traditions et innovations indigènes et de réduire l’analyse des phénomènes culturels dans le Proche-Orient gréco-romain à un inventaire des apports extérieurs venus de la Méditerranée. Ce serait se priver des moyens de comprendre les évolutions ultérieures, lorsqu’un nouvel envahisseur surgi du désert d’Arabie imposa sa loi, sa foi et sa langue.

 

Maurice Sartre.

 

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