Journée manifeste : "Quel français voulons-nous ?"

 Quel français
voulons-nous ?
 Journée manifeste organisée
par l’Association ALLE, le
latin dans les littératures
européennes
Vendredi 2 octobre 2015
Institut de France – Fondation Del Duca
10 rue Alfred de Vigny – Paris 8e
Métro ligne 2, station Courcelles

Matin

9h00 Accueil et introduction par Cecilia SUZZONI, présidente d’honneur de l’ALLE

9h30 Ouverture de la journée par Michel ZINK, professeur au Collège de France, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres.
Lecture d’un message d’Yves BONNEFOY.

Présidente de séance : Adeline Desbois-Ientile, présidente de l’ALLE
9h45 Thomas PAVEL, professeur à l’université de Chicago : « La politique de l’oubli »
10h15 Michel DEGUY, poète, écrivain : « De l’indestructibilité »

Pause

Président de séance : Thomas Pavel
11h15 Mireille HUCHON, professeur à l’université Paris-Sorbonne : « Pour un nouvel
Hercule gaulois »
11h45 Valère NOVARINA, écrivain, dramaturge, metteur en scène : « Désoubli »


Après-midi

14h15 Ouverture par Régis DEBRAY, philosophe

Président de séance : Alain Borer
14h30 Pascale BOURGAIN, professeur à l’École Nationale des Chartes : « Nous latins »
15h Alain BENTOLILA, linguiste, essayiste : « Le français, langue de résistance »

Pause

Président de séance : Hubert Aupetit, secrétaire de l’ALLE
16h Jean-Michel MAULPOIX, poète et critique littéraire, professeur à l’université Paris-III : « Pour
une ligne de langue claire »
16h30 Alain BORER, poète, essayiste : « Le latin est l’avenir du français »
17h Jean-Michel DELACOMPTÉE, écrivain, essayiste : « L'art d'être simple »

Table ronde et échanges avec la salle, avec la participation de Xavier DARCOS (sous réserve) et
de Marc FUMAROLI et Régis DEBRAY
Informations et contacts : Association le latin dans les littératures européennes
(contacter.alle@gmail.com)


Journée manifeste « Quel français voulons-nous ? »

                Nous vivons une crise des humanités dans une société du présent, de l’utilité et de la rentabilité.
Les réformes de l’enseignement qui se succèdent nous prennent de court. Elles tendent à fracturer un
peu plus le socle langagier sur lequel s’appuient notre histoire et notre culture. Il est temps d’exposer
au grand public, au monde politique et journalistique, les fondements intellectuels de ces enjeux qui
concernent l’avenir de la langue française.
                Le latin n’est pas une langue ancienne parmi les autres : il est la langue ancienne du français, non
seulement parce que le français est du « latin continué », mais aussi parce qu’il s’est défini, au moins
depuis le XVIème siècle, par rapport au latin, dans une relation de filiation à la fois critique et
constructive. Le français doit-il rester cette langue de culture qui tient sa substance vive d’un long
compagnonnage, amoureux et conflictuel, avec sa langue mère le latin, et qui lui a permis de servir
d’outil à toutes les formes de la pensée et du génie humains : science, droit, histoire, philosophie,
poésie ? Préfère-t-on le couper de ses racines, reléguer l’étude du latin et des langues anciennes à
quelques laboratoires antiquisants, faire de notre idiome une simple langue de communication, en
concurrence directe et forcément défavorable avec l’anglais global ?
                Le développement accéléré des technologies modernes de communication soumet les langues à
rude épreuve. Les impératifs de vitesse, de mécanisation et de monosémie, appauvrissent leur potentiel
de signification. C’est désormais une responsabilité historique pour l’École de la République de
défendre le français comme langue de culture, enracinée dans une histoire et une littérature qui
constituent les garantes indispensables d’une richesse, d’une audace et d’une originalité de pensée.
Personne, sans doute, n’imagine sérieusement un enseignement de la langue et de la littérature
françaises amputé de cette latinité bien vivante; et pourtant, par étourderie, paresse, irresponsabilité, on
peut renoncer à la langue ancienne et ce faisant priver sa langue maternelle de la profondeur historique
qui en fait une langue de culture. On croit rompre avec les Anciens ; on rompt avec le plus proche,
c’est-à- dire avec soi-même.

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3 sept. 2015 à 07:09
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